Jeudi 3 avril 2008
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Ayant eu écho d’une discussion entre un collègue directeur et un inspecteur général de l’Education nationale, nous avons cherché à en savoir davantage. Non sans peine, nous avons réussi à identifier et à joindre, par téléphone, ce collègue qui a accepté de nous faire un récit détaillé de
cette conversation et nous autorise à le publier.
Date : lundi 10 mars.
Lieu : une circonscription de l’Académie de Lille.
Situation : réunion de directeurs
Ordre du jour : mise en place des stages de remise à niveau (vacances de printemps)
Particularité : présence de Jean Hébrard (IGEN) en visite d’inspection de
l’IEN (validation de la formation de l'IEN).
Une première question est posée par notre collègue sur la responsabilité des directeurs lors des stages de remise à niveau qui
se déroulent pendant les vacances lorsque le directeur n’y participe pas personnellement et n’est donc pas présent dans l’école.
L’IGEN : « En cas d’accident (surveillance des enfants…), c’est la responsabilité des enseignants qui est
engagée. En ce qui concerne la responsabilité pénale, c’est celle du directeur si, par exemple, vous avez omis de signaler un défaut lié à l’entretien des bâtiments et que ce défaut risque
d’entraîner un accident. Mais je dirais, comme toujours. Ni plus ni moins. On ne peut pas vous reprocher autre chose… ».
En seconde partie de réunion, la discussion est lancée sur la demi-journée banalisée pour l’étude des nouveaux programmes. Jean
Hébrard intervient pour assurer les directeurs que « le ministre attache beaucoup d’importance à l’avis des enseignants et qu’il en tiendra compte ».
Notre collègue directeur demande la parole et émet des doutes sur la prise en compte des remarques faites par les enseignants. Il rappelle l’exemple du « Débat national sur l’avenir de
l’école en 2003 ».
Le directeur : « Alors qu’on nous demandait d’établir une synthèse, en demi-journée banalisée, de son côté, Claude Thélot, président de
la commission du débat national, travaillait sur une enquête qualitative commandée à un institut de sondage…
L’IGEN : Détrompez-vous. Vous nous avez donné énormément de travail à étudier les
synthèses de synthèses de synthèses… Et nous en avons tenu compte. Ce sera pareil avec les nouveaux programmes, je vous le dis : faites-vous entendre. Faites part de vos remarques. Dites ce
que vous avez à dire. C’est important. Le ministre y tient beaucoup.
Le directeur : N’ayant pas souvent la chance de dialoguer avec un IGEN, si je puis me
permettre de sortir de l’ordre du jour pour…
L’IGEN : Je vous en prie. Je suis ici pour répondre à vos interrogations.
Profitez-en.
Le directeur : Vous dites que le ministre tient toujours compte de ce qu’il entend… Ce
n’est pas toujours vrai. Sur les difficultés rencontrées par les directeurs, sur leurs revendications… Tous les rapports vont dans le même sens... Votre collègue IGEN Jean-Pierre Obin, le HCE,
Georges Fotinos… Tous reconnaissent qu’il est indispensable de mieux reconnaître les directeurs. Une association de directeurs a fait réaliser une consultation par l’Ifop en 2006. Les résultats
sont éloquents : 93 % des directeurs réclament un statut. Et pourtant… pas un mot, pas une remarque du ministre, ni du précédent, ni de l’actuel !
L’IGEN : Oui, c’est vrai. Vous avez un rôle extrêmement important et pas suffisamment
reconnu. Tout le monde le sait, tout le monde le dit : « un bon établissement, c’est d’abord un bon directeur ». Et cependant ça n’avance pas. Il faut dire que vos
syndicats y sont opposés.
Le directeur : Il est des situations où le ministère a su aller à l’encontre des
syndicats. Dans notre cas, c’est un manque de volonté politique…
L’IGEN : C’est un problème très complexe. Pas facile à résoudre du fait de la grande diversité des établissements. Mais, là aussi, faites-vous entendre.
Continuez à défendre votre cause ».
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Condition nécessaire mais pas suffisante. C'est une réponse un peu trop réductrice. Il faudrait commencer par définir ce que cet Igen appelle un "bon directeur"...
Que peut faire un "bon directeur" s'il n'a pas de "bons adjoints" ?
- concernant la responsabilité des directeurs d'école lors des stages de remise à niveau, rappelons que la question "délicate" a été soulevée voici plusieurs semaines par des collègues du G. D. I. D. et que bien des réactions et des textes se trouvent dans plusieurs "blogs" départementaux de l'association (la publicité est gratuite et libre de droits !)
- sur le dernier point soulevé par l'I. G. E. N. rappelons là aussi une des conclusions du rapport de Georges Fotinos publié voici deux pour la M. G. E. N. :
"La sociologie, et particulièrement celle du travail, nous montre que toute organisation sociale, petite ou grande, nécessite pour fonctionner harmonieusement la désignation d’un « leader » capable d’assurer le bon fonctionnement, de mobiliser les énergies et de conduire le changement. L’évolution actuelle de la fonction de directeur d’école (…) conduit à penser qu’une réflexion plus approfondie sur ce sujet serait opportune »."
...et depuis deux ans ......
Moi, je retiens 2 choses de cet échange :
1-- l'inspecteur général est au courant des problèmes liés à la direction. Il est même d'accord avec le fait qu'il faut reconnaître le métier. J'en déduis que le ministre aussi est au courant de la situation puisque M. Hébrard dit "tout le monde le sait, tout le monde le dit". Il parle de "ceux d'en haut", je suppose.
2-- Il fait le lien entre le fait que "ça n'avance pas" et la conséquence "il faut dire que vos syndicats y sont opposés". Il est évident qu'il traduit une discussion qui a eu lieu au ministère.
Hélas ! hélas pour nous ! là voilà la cause première de la non reconnaissance de notre fonction. Il ne faut pas chercher ailleurs. Et il faut le dire haut et fort !
Anne-Marie
Dédel, lis bien:
« un bon établissement, c’est d’abord un bon directeur » ...
ce d'abord Il ne suppose aucune exclusive, au contraire, il implique d'autres conditions, il hiérarchise...
par contre:
L’IGEN : « En cas d’accident (surveillance des enfants…), c’est la responsabilité des enseignants qui est engagée. En ce qui concerne la responsabilité pénale, c’est celle du directeur si, par exemple, vous avez omis de signaler un défaut lié à l’entretien des bâtiments et que ce défaut risque d’entraîner un accident. Mais je dirais, comme toujours. Ni plus ni moins. On ne peut pas vous reprocher autre chose… ».
plutôt plus que moins, puisque pendant les vacances il y aura des élèves dans l'école.
École qui devrait être vide ou sous la seule responsabilité du Maire.
C'est pourtant évident, et depuis le début, que pèse, sur les épaules du dirlo (à qui la municipalité confie les locaux scolaires - règlement départemental type)) une responsabilité pénale.
Ce qui est lamentable, ce sont les silences coupables de l'administration et des syndicats (...décharges, service juridique).
Là, on tient un bel exemple de connivence...
à lire l'article de la lettre éducation de cette semaine:
http://www.lalettredeleducation.fr/Les-directeurs-d-ecole-exasperes.htm
Les directeurs d’école exaspérés par la multiplication des réformes
extrait:
Tous sont demandeurs d’un statut, qui ne comporte peut-être pas une mission d’évaluation des collègues, mais qui leur permette d’organiser les écoles, affirme un autre IEN. Il n’y a pas là de facteur générationnel, mais les esprits désormais sont mûrs. Le problème, c’est qu’ils ne sont pas représentés syndicalement. Le SNUipp, quelles que soient ses déclarations de façade, ne porte pas leurs revendications, et le SE-UNSA, seul syndicat à avoir encore une culture premier degré, est très minoritaire. Les directeurs s’en rendent compte aujourd’hui et cherchent des structures qui les portent pour ne plus crier seuls dans le désert. »
le SE-UNSA, seul syndicat à avoir encore une culture premier degré, est très minoritaire
Franchement, j'attends qu'on m'explique ce qu'on appelle "culture premier degré" chez un syndicat...
Si le SE-unsa avait tellement une culture qui corresponde au 1er degré, il serait moins minoritaire.
Ce sont des propos de journalistes qui font un article en prenant des bribes par-ci, par-là et qui ne connaissent rien des réalités du coeur même de leur article.
Pour moi, le SE-Unsa est autant responsable que le SNUipp si on n'a pas de statut. N'oublions pas qu'en signant le protocole, il a mis fin à la grève administrative et que depuis, le ministère n'arrête pas de déclarer que le problème est "réglé"...
Attention de réfléchir à toutes les conséquences quand on met le doigt dans l'engrenage...
Directrice ET femme de proviseur , je tiens à préciser que les vacances réduites sont essentiellement une contrepartie au fait d'être logés gratuitement et parce que les lycées doivent ouvrir leur secrétariat en dehors des jours de cours ...Mais ce n'est pas à cause du STATUT ! Pour information, les intendants, les CPE ont aussi leurs vacances réduites (pour les raisons citées)Isabelle
Isabelle, beaucoup de collègues s'imaginent qu'un statut n'apporterait que des points positifs. Il y a bien longtemps que je ne crois plus à l'Etat providence. Il y aurait FORCEMENT des contreparties assez désagréables. Peut-on affirmer qu'on ne nous obligerait pas à habiter un logement de fonction ? Je sais qu'ils n'existent plus dans toutes les communes. Mais, attention... attention... On nous donne d'une main (pas grand chose généralement) et on nous reprend de l'autre (souvent davantage)...
Dans le cas du stage, je te trouve léger, car il ne s'agit pas d'en ajouter, mais, déjà, de ne pas nous cacher celles qui sont les nôtres!
En matière de sécurité, nous avons les mêmes responsabilités que celles d'un chef d'établissement (il n'y a qu'à lire les BO):
-nous sommes les "exploitants" des locaux.
-nous sommes redevables des biens et des personnes
-nous montons le PPMS
...
On compare les bulletins de salaire?
Ma main reste dans l'engrenage!
L'avantage de la reconnaissance statutaire est double,(en gardant quand même en tête que, même dans les "consultations" du SNUipp, le besoin de reconnaissance est la préoccupation majeure des dirlos)
-une position claire vis à vis des partenaires (parents, municipalité, enseignants)
-des tâches définies.
Or, tu le sais sans doute, le fait que nous occupions une "fonction" fait que c'est notre sup. hiérarchique direct qui fixe nos missions et choisit les priorités (d'où le fait que la retenue de salaire pour "service non fait" ne s'est pas faite dans toutes les IA...).
Un autre exemple?
d'accord.
Suite au procès de la malheureuse affaire dite du Drac, quand la justice à chercher les responsables, elle a trouvÉ le dirlo...
Depuis, c'est plus clair, c'est lui qui autorise les sorties sans nuité.
pourquoi pas l'IEN?
Parce qu'il a un statut protecteur et nous avons une fonction passoire.
Enfin, comme les stages, les programmes, les heures de soutien, le service d'a&ccueil minimum... Les EPEP se mettent en place...
-Si nous n'obtenons pas le statut qui garde à l'école sa fonction primordiale: service public de proximité, nous aurons les EPEP.
Il est donc URGENT, de pouvoir se mettre d'accord sur notre futur.
Mais peut-être que les EPEP vous irez, puisque l'opacité de la nomination du Directeur n'aura d'égal que la complexité du montage physique...
Quelques extraits du commentaire de G. Fontinos (13 mars 2008) :
L’étude sur le moral des personnels de direction des lycées et collèges : Proviseurs et principaux n’ont plus le moral.
Conditions de travail dégradées, manque de reconnaissance, solitude… Les chefs d’établissement ont le blues, selon une récente étude remise à Xavier Darcos. Un mal inhérent à un métier en pleine mutation ?
D’un côté, ils sont sollicités en permanence par leur hiérarchie, les représentants de l’Etat. De l’autre, les injonctions données par les représentants de région sont de plus en plus fréquentes. Enfin, s’y ajoutent les problématiques sociales auxquelles ils sont plus régulièrement confrontés. Dans une solitude extrême, ils doivent faire face à ces trois logiques différentes et parfois contradictoires. Pas étonnant qu’ils craquent.
Leur charge de travail est de plus en plus importante, et leur rôle social et éducatif s’est accru.
Je sais, il y en a eu une sur le moral des directeurs au 36ème dessous..
Mais, comment expliquer que le statut ne change rien ? On n'en a pas. Ils en ont un. Et pourtant, même moral en berne. C'est qu'il doit bien y avoir d'autres facteurs qui entrent en jeu, non ?
Marcel, pourquoi le doute va-t-il toujours dans le même sens, pourquoi l'intérêt à mentir ne serait qu'un d'un seul bord?
Et, (ce qui répond à Dédel), une fois encore, si tu penses cet IGEN menteur, que penses-tu de l'enquête de la MGEN (le même Fotinos, Dédel. Fin 2006):
<i>Préfacée par le pédagogue Philippe Meirieu, elle dresse un constat "effroyable" selon Georges Fotinos : "le roi est nu, le moral des directeurs d'école est pire que ce que l'on craignait. Leur moral est au 36e dessous alors que ce sont des responsables d'école"</i>
...
<i>Enfin, il a calculé que la satisfaction professionnelle des directeurs d'école est de 52 % contre 74 % chez les chefs d'établissements du secondaire (collège et lycée).
Et "16 % des directeurs d'école se montrent optimistes contre 48 % des chefs d'établissement du secondaire, ce qui montre que quelque chose ne va pas!", ajoute M. Fotinos.</i>
-ou le rapport de la DESCO, qui montre que nos charges ont augmenté de façon exponentielle (parce que occupons une fonction), sans contrepartie.
-ou encore de la demande des dirlos, à toutes les consultations, d'être reconnus.
-ou encore de l'enquête IFOP, (participation record à l'IFOP pour ce genre d'enquête, plus de 1 dirlo sur 5 à avoir pris le temps de répondre): 93% veulent un statut...
-que répondre à la demande de la FCPE, lors du débat Thélot, d'avoir un directeur avec un statut spécifique.
-que répondre aux Maires qui préfèrent avoir à faire avec un dirlo plutôt qu’avec les CP (équipe départementale)
-on balaye tout ça d'un revers de manche?
Dédel, avant de nous décrire l'Apocalypse qu'entraînerait un statut pour les dirlos (qui viendrait juste reconnaître notre rôle dans l'école), relis les enquêtes et redis tranquillement:
<i>un tu tiens vaut mieux que tu tu l'auras?</i>
Non seulement en plus de 15 ans nous n'avons pratiquement rien obtenu, mais en plus la situation s'est considérablement aggravée...
Et tu continues à nous dire que l'on se trompe?
Le problème n'est pas entre des collègues qui pensent que leurs difficultés proviennent des syndicats et de l'autre des responsables syndicaux odieux et machiavéliques.
Tout le monde sait bien que la machine ne tourne pas rond, que les collègues directeurs sont surchargés de boulot, que les remplacements ne sont plus assurés alors même qu'on va demander à des retraités de reprendre la classe.
Tout le monde sait bien qu'il manque des postes dans les RASED, que les postes ouverts au concours sont insuffisants...
On est tous d'accord sur le constat. Y compris pour la direction. C'est sur les solutions que nous divergeons.
Certains pensent que la solution passe par UN(E) RESPONSABLE tout puissant à la tête de l'école. Je les respecte même si je partage pas leurs arguments.
D'autres sont convaincus que l'on peut travailler MIEUX en travaillant AUTREMENT en créant des rapports différents au sein des équipes, en incitant tous les adjoints à s'investir dans des responsabilités plus enrichissantes pour chacun d'eux, mieux reconnues, mieux admises par tous.
C'est un choix qui induit un partage des responsabilités de décision, qui s'appuie sur le respect des personnes, de leur travail en leur laissant une véritable initiative dans la vie de l'établissement.
Bref, une autre mentalité. Faire en sorte que personne ne sente exclu dans l'équipe...
Ai-je raison d'y croire ? Je l'espère.
Nous sommes partis vers plusieurs années de "gestion rigoureuse des finances de l'Etat" comme dit Méhaignerie. On n'emploie pas le mot "rigueur" qui fait peur...
Vendredi, Nicolas Sarkozy va annoncer de"mesures structurelles" qui permettront de réduire le "train de vie de l'Etat"...
Le gouvernement, nous dit-on, va réduire "les dépenses improductives ou inutiles" Il faut "trouver 10 milliards d'euros" par ans jusqu'en 2012 !!! " (5 milliards sur le train de vie et autant sur les dépenses de sécurité sociale). Rien que ça !!!
On ne remplacera pas un fonctionnaire sur deux...
Bref, on parle d'un "plan d'économie d'une ampleur jamais vue".
J'arrête ma litanie car le moral des directeurs va encore baisser. Il n'est déjà pas bien haut...
Tout ça pour dire, mes chers collègues, qu'il est vain de prétendre obtenir la moindre mesurette dans les 4 années à venir. Alors, espérer le statut que nous attendons tous depuis si longtemps, n'y comptons pas. Nous serions trop déçus.
Alors directrices, directeurs, regroupez-vous au moins derrière ce seul drapeau: BASTA !
Compte-rendu du sgen-CFDT (Lorraine)
CAPD du 28 mars 2008
(...)
5/ Stage de rattrapage : (question du Snuipp) Que se passe t-il si un enseignant est malade ? Qui prévient les familles ?…
L’IA demande au syndicat majoritaire s’il faut inscrire au PV que le Snuipp demande la réquisition des directeurs pendant les vacances…
Rires dans la salle…(...)
On peut retrouver la totalité du compte-rendu ici :
http://www.sgencfdtlorraine.org/spip.php?article476
Faut bien rire un peu, non ?Je sais que la Ville de Toulouse a déclaré qu'il n'y aurait pas de stages de remise à niveau dans ses écoles à Pâques. Mais, là, ça vient des élus.
Partout autour de moi, je me rends compte que les stages vont pouvoir se dérouler quasi normalement. Est-ce le cas partout ?
Tiens donc, ça ne coûterait rien... Tu conçois donc le statut comme une fin en soi. Attention, Stéphan, en disant cela tu donnes du grain à moudre à ceux qui y sont opposés. Car ça revient à dire que le seul statut te donne autorité et que c'est ce que tu voulais en toute priorité. De là à penser que c'est pour mieux t'imposer dans ton école, il n'y a pas loin.
Personnellement, je ne te fais pas ce reproche car je te suis depuis pas mal de temps au travers des commentaires que tu laisses sur ce site et je sais que ce n'est pas ce que tu penses, mais tu es maladroit en disant cela. Tu distribues des verges pour te faire battre.
Bien sûr que si qu'un statut coûterait cher car il devrait s'accompagner des moyens liés à la reconnaissance : décharges supplémentaires donc création de postes, matériel adéquat à un fonctionnement digne du XXIème siècle, augmentation significative de la rémunération indiciaire voire de primes...
Un statut SEC ne serait pas apprécié des collègues, j'en suis certain. Les 93 % attendent le statut parce qu'ils savent qu'il serait accompagné de mesures sonnantes et trébuchantes...
le moral des directeurs d'école est pire que ce que l'on craignait. Leur moral est au 36e dessous alors que ce sont des responsables d'école
Oui
la satisfaction professionnelle des directeurs d'école est de 52 % contre 74 % chez les chefs d'établissements du secondaire (collège et lycée).
Oui
16 % des directeurs d'école se montrent optimistes contre 48 % des chefs d'établissement du secondaire, ce qui montre que quelque chose ne va pas!"
Oui
en plus de 15 ans nous n'avons pratiquement rien obtenu, mais en plus la situation s'est considérablement aggravée...
Oui
etc
On balaye tout ça d'un revers de manche?
Non, pas du tout!
Et tu continues à nous dire que l'on se trompe?
Excuse moi mais si je suis 250% d'accord avec le constat, je ne trouve nulle part dans ces arguments la démonstration qu'un statut changerait notre vie.
Il est certain qu'un changement s'impose, il est sûr que mon syndicat (majoritaire) a une position pas claire à ce sujet, mais il y a 1 seul point avec lequel il a totalement raison : direction et fonctionnement d'école sont liés.
Bref, le changement quel qu'il soit coûtera un max et, pour cette raison uniquement le gouvernement ne fera rien
Pourtant il est 250% d'accord avec le fait que nous ayons un statut, mais lui pense à un statut de chef, contrairement au GDID qui, dans sa grande bonté (et ce n'est pas ironique) croit qu'un statut de pas chef peut régler le pb!
Arrêtons de nous prendre le chou avec ça : yaplusd'sous papa (air connu), donc, il n'y aura pas de statut avant longtemps, ni un bô statut à la GDID, ni un pabô statut de chef galonné à la Sarko.
Marcel
les difficultés que rencontrent les dirlos (et pas le fonctionnement des écoles...) sont aujourd'hui patents.
-Il est certain qu'avec des décharges complètes à partir de 5 classes, un logement de fonction et une indemnité supplémentaire de 500€, on n'aurait pas de crise de vacation...(à Paris 5 postulants pour 1 poste...)
Reste le reste:
La gestion des relations humaines. Le rôle dans le tissage des liens sociaux, la place dans ce maillage complexe:
-les enfants, les parents, les grands-parents, les services sociaux, les élus, les associations, les commerciaux...
Ce genre de position, si on la veut efficace (autonomie, réactivité, réponse de proximité) il faut un interlocuteur reconnu.
On n'en sort pas.
Le statut sans les moyens?
Impossible. Bien d'accord avec toi Froment. Mais... cela peut se faire en plusieurs étapes.
Le statut, en soi, règle tous les problèmes, et ils sont nombreux, qui découlent du flou dans lequel l'école est en train de se perdre.
Marcel,les gouvernements sont hostiles à un statut du dirlo (sinon on l'aurait, voir la facilité avec laquelle tout passe). Et on en a rencontré plusieurs. Ils veulent voir l'école faible, ses liens avec les citoyens distendus, pour organiser les économies (toujours délicates quand on parle d'école)
Dans leur besace, les EPEP (à la Darcos)...
Qui a intérêt à les voir fleurir?
Qui se régalent des grosses structures à cogérer?
Marcel, comme Dédel, je le répète, on ferait mieux de s'entendre.
Le rôle d'un syndicat c'est de porter les revendications de ses salariés, pas de les faire taire, ni leur faire la morale.
La situation que nous vivons ne tient pas de la génération spontanée, elle est le fruit d'un processus, de rendez-vous manqués.
Si les "acquis" étaient à la hauteur de la prolifération de nos tâches, je pourrais être sensible à votre discours.
Mais ce n'est pas le cas, et de loin...
Aujourd'hui, vous avez une profession en souffrance (je ne parle pas de moi, je fais allusion au rapport de la MGEN, notre mutuelle!)
Il faut changer le fusil d'épaule.
Un statut ne changerait pas notre vie?
-demande aux 23 dirlos (recensés depuis décembre 2007) à qui on a retiré la fonction sans autre forme de procès
-Aux dirlos à qui leur IA a retiré 1/30 de leur salaire pour service non fait.
...
Conséquences directes du fait que nous occupons une fonction!
Dans mon département 1 % de participants pour les stages de PRINTEMPS. Ce n'est pas la conséquence des mots d'ordre d'un syndicat, c'est la volonté des collègues et, à mon avis, selon ce que j'entends, du bon sens.
Mais sur un point je pense qu'il voit juste : le gouvernement aurait envie de nous transformer en chef d'établissement. Et il le fera probablement un jour par le biais des EPEP. Seulement, il ne le fera qu'avec parcimonie car il n'en a pas les moyens financiers. Froment l'a bien expliqué lui aussi.
Et il me semble qu'on oublie une raison qui ralentit les pouvoirs de droite comme de gauche à passer à l'acte : c'est le fait que nous refusions toute contrepartie à la délivrance d'un statut.
Soyons honnêtes, nous ne réclamons que des avantages : un statut qui, entre autres, nous mettrait à l'abri d'un retrait d'emploi. C'est considérable et ce n'e serait que justice. Oui, mais voilà, nous clamons haut et fort que ce doit être un statut NON hiérachique. Quel intérêt pour un gouvernement ?
J'utilise à dessein le mot "intérêt" car aucun gouvernement ne fait de cadeaux "gratuitement" surtout en période difficile comme actuellement. Il faut bien qu'il y trouve une nécessité quelconque sinon il ne le fait pas. Et c'est ce qui nous arrive. On veut le beurre et l'argent du beurre mais surtout pas les inconvénients et les responsabilités inhérentes au statut. Alors, je crois qu'on va encore attendre longtemps...
@ Delphine.
Non, le gouvernement n'est pas dans le "donnant/donnant".
Il ne veut pas d'un "chef d'établissement" dans les écoles.
Comment aborde-t-il le problème de la direction ?
STP, lis ce compte-rendu, là:
http://dirpri.free.fr/documents/table_ronde_03-02-05.htm
et tu comprendras que l'on est loin de ce que tu penses être la réalité des choses...
Tu es dans le fantasme savamment entretenu par le SNUipp:
-le MEN veut installer des "petits-chefs" à la tête des écoles. Il faut s'y opposer et proposer un autre fonctionnement de l’école.
Autre preuve:
- les EPEP. à leur tête pas de dirlo avec statut, mais une "fonction d'emploi" et, surtout, minoritaire au sein du CA...
(ce qui permettra au MEN de faire des économies, vue la taille des regroupements, aux syndicats, à la fois d’avoir du grain pour contester et des places pour siéger...)
La difficulté réside essentiellement dans la grande diversité des écoles primaires françaises, mais l’intérêt du gouvernement se situe uniquement du côté des économies réalisables.
Dans l’administration, le supérieur hiérarchique est celui qui note et qui sanctionne.
Dans le Primaire, ce n’est pas à ce niveau que cela pèche, mais dans le pilotage, dans le maillage social de proximité, dont l’école est un élément essentiel, dans la réactivité des réponses à apporter à des partenaires de plus en plus exigeants, procéduriers, face à une administration de plus en plus envahissante à la limite du harcèlement (ça il faudrait prendre le temps d’en parler, de dire combien ce que l’on nomme aujourd’hui les équipes départementales sont en train de nous bouffer...).
De ce point de vue, le temps, indispensable, ne suffit plus. Il faut, parce que le contrat implicite entre l’école et la société s’est dilué, institutionnaliser le rôle et les missions du dirlo.
De se point de vue, il est démagogique d’essayer de se comparer aux collèges ou aux lycées dont les missions et le publics sont différents.
Je suis assez consterné de lire chez les détracteurs, le statut ne règlera pas tout.
Ben, non, bien sûr.
Mais qu’a réglé l’absence de statut ?
Qu’a réglé une stratégie syndicale uniquement basée sur « plus de... ».
Nous partageons le constat. SOIT !
Mais les causes ?
Si les acquis (moyens) avaient, quelque peu, suivit l’augmentation de nos charges, ce discours pourrait être audible, car je pense qu’il y a une sorte de reconnaissance dans le plus d’AVOIR.
Mais c’est justement l’accroissement exponentiel (voir enquête DESCO) des missions et des demandes et le peu de compensation (protocole) qui imposent le changement d’épaule pour la tenue du fusil.
2 choses encore
-à propos de la « « dépersonnalisation du traitement du problème par le SNIupp et le SE: « direction et fonctionnement de l’école ».
Comment un syndicat peut faire l’impasse sur la souffrance d’une catégorie de personnel, des dirlottes & dirlos, mise en évidence par le rapport de la MGEN ?
-et son pendant, CM décisionnaire, est-il le lieu où la démocratie participative est la plus pertinente pour décider?
sur Dailymotion la vidéo Bonnet d'âne pour Darcos.
C'est Barbier du SNUDI-FO qui dit ceci :
P.Barbier : Il n’y a rien sur la direction d’école dans le projet de loi. S’il est interpellé par certains députés exigeant l'instauration d'un statut pour les directeurs, rien n'empêche le ministre et le gouvernement de dire qu'ils sont contre.
Et que semblent sous-entendre les représentants du ministère ? Que les parlementaires pourraient proposer un statut :
J’attire cependant votre attention sur le fait que la discussion sur la loi d’orientation va débuter à l’Assemblée Nationale et que des parlementaires, si le conflit n’est pas réglé, peuvent être tentés de s’intéresser à la direction d’école. Je n’en dirai pas plus.
Par cette petite phrase "anodine", en réalité, le ministère fait pression sur les syndicalistes car il sait que cet argument fera mouche. En fait, le gouvernement les manipule comme des marionnettes car il sait qu'ils ne représentent pas grand chose et qu'ils ne pèsent pas lourd, même réunis. Et c'est chaque fois le même scénario. Le ministère fait semblant de les laisser décider de l'évolution de la discussion sachant qu'en définitive, ils viendront à où il est prévu de les amener. C'est finement joué et eux tombent dans le panneau à tous les coups.
Pour revenir à ce que tu disais, Stéphan, je pense comme Delphine que le gouvernement "accèderait" à nos demandes pour peu que les syndicats soient d'accord. Mais comme Froment, je pense qu'il n'y a pas de sous pour faire cette réforme... Alors... ça attendra bien encore un peu...
c'est exactement ce que je dis. <b>Le MEN ne veut pas d'un statut</b>, il sait que les 3 syndicats, devant lui, non plus. Il s'en sert comme chiffon rouge...
Et ça marche, à la sortie on a eu le Proutocole et le calme plat au niveau des actions syndicales.
Par contre je crois forte l'influence des syndicats, et ce que montre ce genre de CR, c'est qu'ils se mettent d'accord ensemble:
•le MEN contre ses députés (un projet de loi allait être déposé par les parlementaires),
•les syndicats contre des salariés.
Le MEN ne veut pas d'un statut, il n'y a pas de fric dans les caisses, mais, soyez certains, que si nous sommes assez nombreux il y aura le statut original que nous réclamons.
Tout reste dans le rapport de force que l'on saura instauré.
Et quand on voit d'où on est parti, il y a vraiment de l'ESPOIR!
Pas la même interprétation que toi. Plutôt d'accord avec Patrick. Aucune importance car pas d'actualité.
Une chose évidente et c'est la leçon que j'en tire : tous les syndicats à mettre dans le même sac. Aux 3 cités dans ton article, faut ajouter le Sgen.
L'autre jour, quelqu'un a écrit "le SE est le seul à avoir une culture du 1er degré". Foutaise ! Sa culture c'est le protocole de m...
Les élections pro c'est fin 2008, si je ne me trompe pas. Eh bien, les bulletins de la bande des 4, poubelle ! Et je vais leur en faire de la pub. Qu'ils comptent sur moi !
Pour ma part, j'ai obtenu le poste de direction à mon entrée dans l'éducation nationale en tant que T1!!!!
Un inspecteur est censé avoir l'expérience pédagogique et la connaissance des textes, en tout cas, plus que moi.