Depuis quelques semaines, un conflit oppose les élus lyonnais aux enseignants de la ville. A l’origine, la
réunion, par la municipalité de Lyon, dans les écoles, de représentants des ATSEM et des ATSEP pour évoquer la réorganisation de la semaine scolaire.
Réunis le 18 novembre à l’initiative du SNUDI-FO, 35 collègues de 19 écoles ont lancé l’appel suivant :
« Nous avons pris connaissance des projets de la ville de Lyon
qui voudrait mettre en place les EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire) en réorganisant la semaine scolaire.
Dans le cadre de cette réorganisation, les écoles fonctionneraient
4,5 jours par semaine.
Cette organisation conduirait inévitablement à ce que les animations
pédagogiques et de nombreux conseils des maîtres soient placés le mercredi après-midi, contraignant ainsi les enseignants à une semaine de 5 jours plein à l'école.
Cette réorganisation serait le prétexte pour mettre en place les
EPEP : les EPEP seraient des regroupements d'école gérés par un conseil d’administration où siègeraient majoritairement élus politiques et associations de parents. Ces conseils d'administration
auraient toutes compétences en matière de gestion financière, de gestion des postes, de gestion des personnels, de pédagogie.
Les EPEP signifieraient ainsi la disparition de l’école laïque
républicaine, la destruction du statut des enseignants fonctionnaires d’Etat et de nombreuses suppressions de poste.
Depuis des années, les ministres successifs (Fillon, De Robien,
Darcos, Chatel) ont dû renoncer à mettre en place les EPEP devant la résistance des maires, des collègues et des parents d'élèves. Nous ne comprenons pas pourquoi la ville de Lyon propose son
aide au gouvernement en proposant d'expérimenter les EPEP.
Nous sommes fonctionnaires d'Etat, nous voulons le rester. Nous
refusons que la ville de Lyon détermine nos obligations de service.
Nous demandons au maire de Lyon de renoncer à ses projets d'EPEP et
de réorganisation de la semaine scolaire. »
« Le SNUDI-FO alerte toute la profession ! »
Sa demande d’audience auprès de l’Adjoint au maire chargé de l’éducation ayant été repoussée à fin novembre, le syndicat en pointe sur ce dossier en profite pour rendre public le
communiqué suivant :
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Les directeurs, enseignants fonctionnaires d’Etat, n’ont rien à
gagner avec les EPEP.
Les directeurs sont confrontés chaque jour davantage à la multiplication des sollicitations, des tâches
diverses et des partenaires imposés. Cette situation est le produit direct des orientations ministérielles de remise en cause de nos garanties statutaires de fonctionnaire d’Etat qui impose la
flexibilité et la déréglementation pour accélérer les suppressions de postes dans l’Education nationale.
L’empilement des tâches doit cesser.
Ainsi la mastérisation des concours conduit à l’envoi de 50 000 étudiants en stage « en responsabilité » dans des classes pendant 4 à 5 semaines. Elle transférera immanquablement la prise en charge de la formation de ces étudiants sur les
directeurs comme ce fut déjà le cas avec les stages filés.
L’Aide Personnalisée et son cortège de bilans, tableaux de présence, fiches de suivi … désorganisent les
écoles et aggravent les conditions de travail des enseignants comme des directeurs. Il faut mettre un terme au processus de déréglementation et de flexibilité.
Cette situation ne saurait être le prétexte pour instrumentaliser
les directeurs et en faire le cheval de Troie des EPEP.
« Proposer d’installer dans le 1er degré une structure ayant
les compétences d’un établissement public » au niveau duquel « les modalités d’organisation doivent se prendre » comme le
revendique le SGEN-CFDT, c’est accroître l’autonomie des écoles au détriment d’une réglementation nationale inscrite dans le statut général de la fonction publique et les statuts
particuliers.
Qu’est-ce qu’un établissement public composé « des écoles d’un
quartier ou d’un chef lieu de canton » ou « d’un collège et des écoles qui l’entourent » sinon un EPEP ?
C’est exactement ce que propose M. F. Reiss, député du Bas Rhin, et initiateur de la proposition de loi sur
les EPEP, pour introduire du « contrat dans le statut » et ouvrir la voie au transfert vers les collectivités territoriales.
C’est exactement ce que rejettent les enseignants depuis 5 ans rejoints par 86% des maires selon une étude
réalisée pour l’AMF et l’ANDEV en octobre 2009.
Un « statut d’emploi
fonctionnel » ou des garanties statutaires gage de l’indépendance professionnelle
Revendiquer un « statut d’emploi fonctionnel » pour
les directeurs au prétexte que « trop de décisions concernant la gestion de l’école sont prises à l’inspection académique (…), à la mairie » revient de fait à les extraire du statut
d’enseignant fonctionnaire d’Etat pour en faire une catégorie à part placée au dessus de leurs collègues enseignants et en dehors de l’Education nationale.
Comme tout emploi fonctionnel, il peut être ouvert à tous les corps de fonctionnaire sans garantir aux
directeurs un accès privilégié.
Comme tout emploi fonctionnel, l’accès est conditionné au bon vouloir de la hiérarchie livrant les
personnels aux pressions diverses et au mérite.
Il viendrait de plus s’ajouter au dispositif déjà existant de rémunération au mérite (hors classe) décriée
par l’ensemble de nos collègues et que le ministre entend amplifier avec le « Pacte de carrière ».
Le SNUDI FO rappelle les propos du député Reiss à propos des perspectives d’accès au poste de directeur
d’EPEP pour les actuels directeurs d‘école : « Beaucoup de candidats et bien peu d’élus ».
Ni « statut d’emploi fonctionnel », ni
« établissement public », non aux EPEP, non aux fusions d’écoles, oui à un directeur par école.
La défense des conditions de travail des directeurs nécessite l’ouverture de négociations sur l’amélioration
des décharges de service, l’amélioration financière, l’allègement des tâches et la clarification des responsabilités.
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Dans ce texte, le SNUDI-FO affirme clairement son opposition à la « création d’EPEP » mais
également à la mise en place d’un « statut d’emploi fonctionnel ». Certes, ce syndicat se prononce pour « l’ouverture de négociations » et « la défense des conditions de
travail » mais se garde bien de préciser s’il est favorable ou non à un statut des directeurs.
Il nous semble que « l’amélioration des décharges de service,
l’amélioration financière, l’allègement des tâches et la clarification des responsabilités » seraient mieux garanties par un statut professionnel. Qu’en pense le SNUDI-FO ?
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Faut pas se moquer.
Bon d'accord ça énerve un peu après une journée de travail de lire encore des trucs qui éloignent du sujet : à quand un statut pour les dirlos , et quel contenu?
Ce n'est pas parceque l'aide personnalisée fait partie de nos tâches qu'il faille en faire un lien ici pour savoir ce qu'on en pense.
Ou alors on en fait un aussi sur pour ou contre le nettoyage des sanitaires de la cour à patir de 16H15...?
35 collègues de 19 écoles de la ville de Lyon :
“Dans le cadre de cette réorganisation, les écoles fonctionneraient 4,5 jours par semaine. Cette organisation conduirait inévitablement à ce que les animations pédagogiques et de nombreux conseils des maîtres soient placés le mercredi après-midi, contraignant ainsi les enseignants à une semaine de 5 jours plein à l'école."
Nous avons fonctionné sur ce calendrier pendant des décennies, il nous laissait le temps de finir le programme, la pression était moins forte sur les enfants. Dans le seul intérêt supposé des adultes, on est passé à la semaine de 4 jours, quitte à surcharger les journées surtout pour les enfants en difficulté.
35 collègues de 19 écoles de la ville de Lyon :
“Les EPEP signifieraient ainsi la disparition de l’école laïque républicaine, la destruction du statut des enseignants fonctionnaires d’Etat et de nombreuses suppressions de poste."
Le fonctionnement actuel des collèges et lycée montre qu’il n’en est rien.
Le SNUDI-FO :
“Revendiquer un « statut d’emploi fonctionnel » pour les directeurs au prétexte que « trop de décisions concernant la gestion de l’école sont prises à l’inspection académique (…), à la mairie » revient de fait à les extraire du statut d’enseignant fonctionnaire d’Etat … et en dehors de l’Education nationale."
Tout simplement faux.
Le SNUDI-FO :
“… pour en faire une catégorie à part placée au dessus de leurs collègues enseignants" C’est déjà une réalité : le directeur décide de la répartition des classe, des services, signe les autorisations de sortie, etc….
Le SNUDI-FO :
“ Comme tout emploi fonctionnel, il peut être ouvert à tous les corps de fonctionnaire sans garantir aux directeurs un accès privilégié. Comme tout emploi fonctionnel, l’accès est conditionné au bon vouloir de la hiérarchie livrant les personnels aux pressions diverses et au mérite. "
Exact : le statut d’emploi permet à l’IA d’accorder et de retirer le titre de directeur selon son bon vouloir. C’est inadmissible, seul un statut de corps peut protéger les directeurs des abus hiérarchiques. Il doit être réservé aux professeurs des écoles ayant effectivement exercé en classe une certaine période (5 ans ? plus ?)
Le SNUDI-FO :
“… ce que propose M. F. Reiss, député du Bas Rhin, et initiateur de la proposition de loi sur les EPEP, pour introduire du « contrat dans le statut » et ouvrir la voie au transfert vers les collectivités territoriales."
Le projet initial des EPEP est en effet inacceptable. Par contre, la création d’un établissement public est nécessaire et inévitable, à nous d’agir pour qu’il respecte le caractère national de l’éducation et qu’il ne broie pas les petites écoles rurales. Une opposition constructive permettant de modeler l’avenir de l’école me paraît plus pertinente qu’un refus systématique de tout qui revient à laisser le champ libre au gouvernement.
JC RAMEY
Et quand c'est fait en toute mauvaise foi ?
@ Denis : vendre des FsC au kilo, tu crois que ça peut rapporter à la coop ?! Je n'avais jamais osé essayer !... Chez nous, les FsC ne restent jamais sous cellophane. "A cause que le film plastique, c'est pas recyclable"...
Plus sérieusement et puisque l'on parle de cela : vous faites comment avec la presse des syndicats qui arrive dans l'école. Vous faites le facteur ?
Moi, comme je ne vois pas pourquoi j'irais distribuer la prose de syndicats auquels je n'adhère pas, j'ai demandé en début d'année s'il y avait des correspondants des syndicats dans l'équipe. Ceux qui se sont désignés pour un syndicat, je leur remets le paquet de prospectus quand il arrive. A charge pour ces collègues de faire leur boulot syndical. S'il n'y a pas de correspondant, la presse s'entasse dans le bureau en attendant qu'un syndiqué se manifeste.
Un collègue m'a dit que ce n'est pas réglementaire ce que je fais. Qui a des infos là-dessus ?
(PS : Le SNUIpp a un correspondant dans l'école. Mais les FsC finissent quand même dans la poubelle de tri... Doivent pas aimer la lecture, les collègues. Et c'est qui qui doit sortir les FsC de leur film plastique, vu que etc...? (et un boulot supplémentaire quand même. Ils sont très forts, au SNUIpp pour faire bosser les autres))
Bon, et maintenant, puisque désormais on peut raconter n'importe quoi ici, je ne vais pas me gêner, je vais faire comme cet enfoiré de Dedel, voici une histoire drôle:
Quel est le point commun entre les riches et les SDF ?
Les riches changent de ferrari chaque jour, les SDF, eux, changent de porche chaque jour.
"Lorsqu'elles [les distributions de documents] ont lieu pendant les heures de service, elles ne peuvent être assurées que par des agents qui ne sont pas en service ou qui bénéficient d'une décharge de service". (Décret n° 82-447 du 28 mai 1 982 relatif à l'exercice du droit syndical dans la fonction publique ; "Section IV : "distribution des documents d'origine syndicale")
Un directeur est toujours en service, non ?
En attendant petite devinette puisqu'ici on peut à présent dire tout et n'importe quoi:
Quel est le nerf le plus long du corps humain ?
Le nerf optique, car quand on se tire un poil du cul, on en a les larmes aux yeux.
Sinon pour Dédel, je vends, et puis non je donne timbres contre bons soins. Ca lui permettra peut-être de répondre au courrier que le GDID lui envoie depuis quelques années.
Excuse-moi, M’sieu Directeurenlutte, mais je crois que tu te trompes
Tu te berlures en ne voyant dans ma demande que de tristes représailles envers un syndicat et l’ensemble de ses adhérents. Ce n’est pas le cas : le SNUipp du Var vient d’écrire au GDID pour lui proposer une rencontre. Nous y irons avec plaisir et on débattra avec eux. Pas d’ostracisme de notre part, ce n’est donc pas le militant du SNU que je remets en cause, c’est le commentaire n° 41 du sieur dedel…
Tu te plantes en croyant qu’il pourrait y avoir « abus d’utilisation des commentaires à des fins de propagande »
C’est gentillet, mais à côté de la plaque : les dedel, c’est tout, sauf bête… Et ils n’ont certainement pas la naïveté de croire qu’ils pourraient ici déverser des flots de propagande leur assurant des milliers d’adhésions sans que l’on y trouve mot à redire et à contredire… L’agit-prop, M’sieu Directeurenlutte, ça a un objectif, mais ce n’est pas celui que vise le dedel de service
Tu te gourres en pensant mettre une limite qui serait celle d’une volonté réelle de participer au débat.
Reprends ce 41° commentaire. Même avec un angélisme forcené, bien duraille d’y trouver trace de quoi que ce soit en la matière…
Il n’y a là-dedans aucune volonté de participer au débat, mais une simple volonté évidente d’occuper le terrain, de provoquer, de chercher systématiquement à flinguer tout débat possible. Pourrais-tu simplement vérifier les interventions des uns et des autres et tenter de trouver celles du dedel de service, du Théo-te-ment, du Gégé-pas-de-figure qui feraient preuve de cette volonté de débattre ?
Si tu crois x’a va, x’a va durer toujours, ce que tu te gourres… (?)
Tu te viandes en pensant, comme tu le dis en page d’accueil « susciter réflexion et analyse chez nos collègues. »
La qualité des articles de ton blog est vite estompée par les commentaires à la noix qui surgissent immanquablement. Et tout débat est vite rendu impossible, tant les provos de tous poils s’y baladent en toute impunité. Reprends les dernières analyses, discutables certainement, et qui auraient été passionnantes à discuter : elles ne servent que de faire-valoir aux trolls en tous genres qui en polluent les commentaires.
Après, M’sieu Directeurenlutte, c’est ton blog, ton boulot et la terre n’appartient qu’à ceux qui la travaillent… A toi donc de voir si tu souhaites le voir systématiquement pourri par trois clampins professionnels, ou si tu te décides à y faire du ménage….
Thierry fabre
PS Par rapport à la rubrique "petites annonces" qui se développe ici, les FSC, je n'en ai pas trop l'usage, mais les BD dédicacées, Jmih, c'est sérieux ?
IL reste une majorité(silencieuse) d''indécis', de syndicalistes(si,si) et des tout simplement non informés qui ne demandent qu'à l'être. Pas sûr que la 'pensée unique' soit la plus convaincante. C'est vrai Le dernier commentaire de Dédel n'a aucun rapport avec la fonction mais si 20 lui font l'honneur de répondre, il a obtenu ce qu'il voulait...
Il y en a qui ne s'ennuie pas . C'est du délire .
C'est ça les Enseignants ?
Je me demande: Comment peut-on confier l'avenir des enfants avec ces gens-là ?
Ca veut rester archaïque !!!