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Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

5

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante :

http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp

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Il nous reste beaucoup à faire pour l'obtenir... ce STATUT

Jeudi 1 mai 2008

Après « la lettre de l’éducation », c’est au tour du « Monde de l’éducation » (édition de mai 2008) de publier un « éclairage » sur la fonction de directeur d’école, son absence de statut, les revendications et les attentes des directeurs. Nous reproduisons, ci-après, l’article de Maryline Baumard.

 

Tâches qui s’accumulent, faibles décharges… Les directeurs d’école voient leurs journées s’allonger, mais pas leur rémunération. Car contrairement aux principaux et aux proviseurs, ils n’ont ni statut ni prime de fonction.

 

Ça grogne chez les directeurs, ces enseignants qui bénéficient d’un petit dédommagement et d’une décharge (si leur école compte plus de quatre classes) pour assurer des missions de plus en plus lourdes. La position n’est pas facile et les postes peu prisés : 3500 d’entre eux sont aujourd’hui vacants, et un bon nombre ont été attribués d’office aux sortants d’IUFM, apportant une nouvelle preuve que les bagarres syndicales pour obtenir ces décharges (passées récemment de 6 à 4 classes) n’ont pas tout résolu.

Mais un malaise plus profond semble gangrener cette catégorie hétéroclite. Ce n’est pas nouveau mais le phénomène s’aggrave. Dans son étude sur le climat des écoles primaires, Georges Fotinos tirait déjà la sonnette d’alarme fin 2006 : sur 900 directeurs interrogés, 85 % se montraient pessimistes sur le système scolaire, soit 33 % de plus que dans le second degré. Aux yeux de cet inspecteur général, « les directeurs d’école souffrent de l’absence d’une identité professionnelle. On leur demande la quadrature du cercle, alors qu’ils n’ont ni budget, ni autorité, ni même de mission reconnue ».

 

Il est temps d’agir

« Identité professionnelle » : le terme masque le besoin d’un statut, inexistant puisque le directeur est un enseignant choisi parmi ses pairs, et de surcroît tabou depuis une vingtaine d’années. En 1986-1988, le ministre de l’éducation René Monory s’était attiré les foudres du corps enseignant en cherchant à mettre en place un statut de maître-directeur. Face à ce rejet, la formule fut enterrée, ses successeurs se gardant de rouvrir le dossier afin de ne pas fâcher les syndicats les plus représentatifs. Il est peut-être temps de reposer la question.

« Nos écoles primaires sont-elles en mesure d’être pilotées, alors que l’institution ne reconnaît aucun statut à ses directeurs et ne leur offre aucune formation longue dans ce domaine », se demande Laurence Bergugnat-Janot, maître de conférence à l’IUFM d’Aquitaine. Et elle n’est pas la seule. Une association de directeurs, le Groupement de défense des intérêts des directrices et directeurs (GDID), qui compte 1300 adhérents et enregistre chaque semaine plusieurs dizaines de nouveaux venus, relaye cette requête. « L’absence de statut génère un conflit identitaire qui empêche nos collègues de se penser comme chefs d’établissement », résume le président de l’association, Alain Rei, qui se définit moins comme « enseignant avec une fonction de directeur que [comme] directeur qui conserve une fonction d’enseignement ». Prudente, l’association précise que le statut qu’elle revendique ne doit pas inclure le volet hiérarchique. Directeur d’école oui, mais chef des professeurs d’école non ! Un refus que partagent les syndicats d’enseignants. Le Syndicat des enseignants UNSA accepte une discussion sur le statut des établissements, mais pas un corps de direction. Au SNUipp (FSU), Gilles Moindrot s’interroge autant sur ce qu’un statut des directeurs ou de l’établissement améliorerait dans le fonctionnement des écoles, que sur ce qu’il y a derrière le terme de « statut ». Fin de la discussion ?

Le débat ne peut que rebondir. Comme le rappelle Alain Rei, les directeurs agissent en chefs d’établissement lorsqu’ils signent une autorisation de sortie pour un collègue ou décident une évacuation d’élèves… Il est donc hypocrite de leur refuser la reconnaissance de cette fonction – et accessoirement le salaire – qui l’accompagne. L’association a testé cette idée auprès de 40 000 directeurs. Sur les 10 000 réponses dépouillées, il apparaît que 93 % d’entre eux souhaitent un statut, quelle que soit la taille de l’école qu’ils dirigent.

« Dans une telle enquête, on table en général sur 10 % de retours. Notre enquête réalisée à la demande du GDID a obtenu ce taux incroyable de retours ! » s’étonne encore Damien Philippot, le directeur d’études de l’IFOP. De là à conclure que ceux qui font tourner les écoles ont un réel besoin de se faire entendre, il n’y a qu’un pas. Que les directeurs franchissent dans cette même enquête, estimant, à hauteur de 53 %, n’être pas assez bien représentés par les syndicats.

Au-delà des grognes conjoncturelles – contrairement à leurs collègues du second degré, les directeurs d’école n’ont pas eu droit à une prime substantielle de fin d’année – cette question du statut fait apparaître un changement de fond. Une nouvelle culture serait-elle en train de naître dans un premier degré anarcho-syndicaliste ?

Qui sont donc ces nouveaux directeurs an quête d’une définition de leur métier ? La dernière promotion de chefs d’établissement du second degré compte 12 % de transfuges du premier degré. Les observateurs notent que, pour une nouvelle génération d’enseignants du premier degré, l’école est devenue un passage et non plus une carrière. « Ils passent ce concours [de professeur des écoles], projettent de rester cinq ou six ans et de passer ensuite d’autres concours en interne », assure un professeur d’IUFM. S’il existait une fonction de chef d’établissement du premier degré, peut-être n’iraient-ils pas vers le secondaire…

En 2000-2001, l’administration de Jack Lang avait pour projet de créer des regroupements d’écoles avec un « responsable de regroupement » à sa tête. A son tour, Gilles de Robien a proposé un texte. Xavier Darcos, lui, a voulu ouvrir une expérimentation, « mais personne ne s’est porté volontaire parce que c’était l’inspecteur d’académie qui devait désigner le chef d’établissement », regrette Alain Rei. Le dossier a été de nouveau remisé. Et ce alors que l’école à la française – sans statut ni directeur – fait toujours figure d’exception dans le concert international.

Maryline Baumard

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par Les directeurs en lutte publié dans : Analyses
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Jeudi 1 mai 2008



Ce matin, après avoir lu l’édito du journal « Le Monde », je m’en vais voir les réactions des lecteurs. Et là, stupeur ! Mais « qu’est-ce que c’est que ça ? » Les commentaires étaient tous signés de noms les plus farfelus : « Bellacio, Marc P., Galilée, nodog, skiron, Eh (dito) !... ». QUOI ?!?! « Le Monde », ce journal de référence, aurait bidonné les commentaires ?

Bien sûr que non ! Les lecteurs utilisent des pseudos comme cela se fait sur tous les sites, dans tous les forums. Ouf, rassuré parce, sans nous comparer au grand quotidien national (on n’a pas encore la grosse tête à la rédac’ de « directeurs en lutte », « ON » nous soupçonne de « bidonner » nos commentaires…

Faut relativiser, évidemment, car « ON » se compte « sur les doigts du pouce » comme disait Coluche… Mais pourquoi ce soupçon ? Tout vient de deux articles écrits l’un après l’autre et qui ne sont pas dans le droit fil de ce qu’il est bon ton de penser.

Delphine, fidèle lectrice nous donne son point de vue sur la notion de statut hiérarchique. Nous le publions. Juste après, un autre lecteur réagit par un long texte que nous publions également.




Mais « qui c’est celui-là ? », ce Jacques Marmey qui ose aller dans le même sens de déviance. Nous allons vous le dire. Il est réellement CPAIEN. Il a été directeur. Mais il a écrit sous un pseudo. Pourquoi ? Parce qu’il relate une discussion privée qu’il a eue avec son IEN et qu’il ne tient pas à la gêner. Son identité ne sera donc pas révélée (à sa demande).

Deux articles favorables à un statut qui comporte une part de hiérarchie, deux têtes qui sortent du rang… c’est louche ! Et si on y ajoute des collègues qui réagissent sous des pseudos (saluons Pierre, Stéphan, Henri, Ewen, Cédric, Lucien, Patrick, Merlin et les autres…), c’est carrément suspect... Pensez donc, ils écrivent sans décliner leur identité (Nom, Prénom, lieu d’activité, Nom de jeune fille de la mère…). Et parmi eux, certains « osent » même défier le « statut non hiérarchique ». Inconcevable, c’est truqué, c’est bidon…

Le mois dernier est sorti un livre qui a fait du bruit « Faut-il supprimer les écoles maternelles ? » écrit par Julien Dazay (un pseudonyme). Promis, juré, ici, aux « directeurs en lutte », on n’y est pour rien, c’est pas nous…

La semaine dernière, « Marianne.fr » révèle que les élèves de l’ENA ont voté en AG pour demander la suppression du classement de fin de sortie. Ils ont ensuite publié un texte expliquant la situation sous le nom de Arnaud Mandrin. Encore un pseudonyme. Promis, juré, ici, aux « directeurs en lutte », on n’y est pour rien, c’est pas nous…

 

Redevenons sérieux un instant. Lorsque que le directeur lambda se rend sur les forums du GDID et qu’il lit ce qu’ont écrit « Surfer, DirloNet, Randonneur, ou Baby… », connaît-il qui se cache sous ces pseudos ? Se pose-t-il seulement la question de savoir s’il y a vraiment quelqu’un ? Non ! Il s’y rend parce qu’il est intéressé par les analyses que font nos collègues « Surfer, DirloNet, Randonneur, ou Baby… ». Il fait confiance aux administrateurs du site et aux nombreux collègues qui donnent de leur temps à faire avancer le débat. Là est bien l’essentiel.

 

Quant à nous, modestement, nous continuerons à informer, dénoncer, proposer, expliquer pour parvenir à notre unique objectif : la reconnaissance du métier de directeur d’école.

Nous continuerons dans l’autonomie qui nous caractérise (nos écrits en attestent) tant vis-à-vis du pouvoir que des organisations syndicales. Nous travaillerons parallèlement mais indépendamment du GDID comme, cela a toujours été le cas. Nous avons toujours pensé que complémentarité valait addition.

Oui, c’est vrai, l’histoire que nous venons de vous conter est d’un ridicule… Mais, on le sait bien, le ridicule ne tue pas… Elle nous aura, cependant, permis de nous détendre en concevant cet article...

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par Les directeurs en lutte publié dans : Analyses
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