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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

15

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 17:18


Début septembre, Philippe CLAUS, Inspecteur général de l’éducation nationale, et Odile ROZE, Inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, remettent un rapport intitulé «Troisième note de synthèse sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire ». Cette note permet à l’Inspection générale de donner son avis sur "la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire". (relire notre article)

 

Parmi les points abordés, les rapporteurs insistent sur les nombreux inconvénients de « la généralisation de la semaine de 4 jours ».

 

« La situation n’est pas satisfaisante. Les conséquences du resserrement du temps scolaire se font sentir :

                 

Sur la fatigue des élèves et des enseignants : les constats effectués dès le premier trimestre scolaire ont été confirmés à l’issue de l’année, conduisant parfois à la suspension de l’aide personnalisée les semaines précédant les vacances scolaires.

 

Sur la réduction du temps de dialogue avec les parents : le samedi matin est supprimé, les enseignants, pris par l’aide personnalisée ou par une autre activité, ne sont plus disponibles à la sortie de l’école le soir.

 

Sur le temps de concertation des enseignants : des doutes sont exprimés par l’encadrement sur la qualité (voire la réalité) des concertations qui ont lieu le vendredi soir à la fin d’une semaine chargée.

 

Enfin, et surtout, sur le temps consacré aux enseignements : au terme de l’année scolaire, il se confirme que, de l’avis général des enseignants, le temps manque pour faire tout le programme d’enseignement, ce qui était d’ailleurs prévisible. L’année scolaire n’est plus que de 144 jours théoriques (quatre jours pendant 36 semaines), et 140 jours en fait, alors que la moyenne européenne est de 185 jours (Regards sur l’éducation - OCDE 2008). »

 

Cette note de synthèse rappelle également que « l’évolution souhaitable de la situation n’est pas dans le retour au samedi matin, que personne ne revendique, mais dans la scolarisation du mercredi matin, en vue d’alléger la journée de travail scolaire dans une semaine rééquilibrée. »

 

Les Inspecteurs généraux abordent également l’aide personnalisée. S’ils reconnaissent l’adhésion des familles et des élèves, ils sont davantage sceptiques sur les bienfaits de cette mesure : « Les effets sur les apprentissages et les acquis sont plus difficiles à mesurer. » [L’aide personnalisée] « ne permet pas, selon les enseignants, de compenser les difficultés lourdes, elle ne permet donc pas d’infléchir l’organisation du cursus scolaire des élèves. »

 

La FCPE milite également pour le retour de la semaine de quatre jours et demi. Pour son président, Jean-Jacques Hazan, il faut juste expliquer aux adultes que c’est pour le bien-être des enfants : "Si les chronobiologistes et chronopsychologues, depuis plus de vingt ans, ont expliqué qu’il fallait baisser le nombre d’heures de classe et étaler ça sur plus de journées, c’est pour une raison. Il faut que les parents comprennent pourquoi ce n’est pas bon pour leurs enfants ni pour la réussite scolaire."

 

Les contestations de la semaine de quatre jours se font plus nombreuses et s’alimentent de l’avis des experts de terrain. Pas très réjouissant pour Luc Chatel, nouveau ministre et qui, nous dit-on, est en place pour « gérer les affaires courantes » avant le prochain grand changement de gouvernement.

Il est évident que Luc Chatel aura suffisamment à faire avec les suppressions de postes  et la réforme des lycées décidées par son prédécesseur. Lorsqu'un nouveau ministre de l'éducation est nommé à mi-mandat, c'est généralement pour calmer le jeu. D’ailleurs, chose maintes fois vérifiée à l’Education nationale : à une période agitée à cause de réformes mal acceptées, succède souvent une période d’apaisement. Comme une sorte de trêve…

 

Il devenait donc urgent d’allumer un contre-feu pour faire oublier les contestations. Pour ce faire, quoi de mieux que d’utiliser l’opinion dont on sait qu’elle est favorable à la suppression des cours le samedi

En effet, beaucoup apprécient ce réaménagement du rythme hebdomadaire, notamment les familles recomposées. Il suffisait donc de canaliser les bonnes opinions pour donner une belle image de cette réforme.

C’est ce que confirmera l’enquête commandée par le Ministère de l’Education nationale à l’Institut de sondage Ipsos.

 

On y apprend, sans surprise, que « 77% des Français jugent que la suppression des cours le samedi matin à l’école primaire pour mettre en place un dispositif de soutien aux élèves en difficulté est une bonne chose » et que « 88% des parents d’élèves considèrent que la suppression de l’école le samedi est une bonne chose pour les familles ».

 

Cependant, la question la plus « intéressante » pour le ministère est la suivante :

 

« De manière générale, considérez-vous que la suppression de l’école le samedi matin en primaire est une bonne ou une mauvaise chose pour assurer un enseignement de qualité aux élèves ? »

Réponse positive à 76%.

 

Cette question, au demeurant innocente, appelle les remarques suivantes :

-       C’est une question fermée qui n’offre que peu de possibilités aux parents d’apporter une réponse autre que celle attendue

-       Cette question découle tout naturellement des autres. Les parents approuvent la suppression de l’école le samedi ; ils répondent prioritairement à cette partie de la question

 

Si la question a été posée ainsi, c’était avant tout pour la réponse induite qu’elle ne manquerait pas de fournir. A question fermée, réponse évidente…

 

Les parents auraient-ils répondu aussi massivement si la question avait été posée différemment :

« Pensez-vous que la suppression de l’école le samedi permet d’assurer un enseignement de qualité aux élèves ? » Il est permis d’en douter.

 

En effet, les parents sont-ils en mesure de juger de la qualité de l’enseignement du fait de la suppression de classe le samedi ? Les professionnels sont déjà bien en peine de le faire. Y avait-il nécessité impérieuse à leur poser cette seconde partie de la question ?

 

Bien connue des pompiers qui luttent contre les incendies, la technique du contre-feu est également très utilisée par les politiques. Elle permet souvent de détourner l’attention d’un sujet brûlant…

Nous avons là un nouveau et bel exemple de stratégie de communication gouvernementale. Puisque les « gens de terrain » critiquent la semaine de quatre jours, il faut leur montrer que cette réforme est plébiscitée par les familles.

 

Deux semaines après la publication de la synthèse de l’IGEN, le sondage tombe à pic pour enfoncer le clou : non seulement les familles adhèrent à la semaine des 4 jours mais, en plus, elles estiment à 76% que c’est une bonne mesure pour « assurer un enseignement de qualité aux élèves ». CQFD.

 

Hélas, si le ministère tire son épingle du jeu par cet artifice, il nous faut déplorer qu’une stratégie de communication tienne lieu de réflexion sur des sujets aussi importants. Ce n’est pas de cette façon que l’on pourra progresser et améliorer le système scolaire qui en a pourtant un besoin urgent.
 

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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 12:10


L’on pouvait s’attendre à de nombreuses et fortes réactions syndicales suite à la publication du rapport établi par Philippe CLAUS, Inspecteur général de l’éducation nationale, et Odile ROZE, Inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche. Il n’en est rien.

Manque d’intérêt ou embarras des syndicats de l’enseignement primaire ? En effet, rien de très significatif, hormis un entretien de Gilles Moindrot pour le SNUipp et un communiqué du SE-Unsa...

 

Dans son entretien, Gilles Moindrot, estime que « le rapport confirme bien les analyses du SNUipp ». Le Secrétaire général du SNUipp passe en revue chacun des thèmes évoqués dans la note de synthèse : l'aide personnalisée, les évaluations de CM2 et CE1, la semaine de 4 jours, les réformes de 2008-2009, les réformes qui passent bien et le bilan positif de l'année passée malgré les oppositions syndicales…

 

Cependant, il est un paragraphe important de ce rapport que Gilles Moindrot n’aborde pas dans son entretien, celui qui concerne le statut des écoles (EPEP) ou la valorisation du rôle du directeur… Curieusement, le responsable syndical, si disert sur les autres thèmes, n’a manifestement rien à dire sur cette partie, pourtant importante, de la note de synthèse des deux inspecteurs généraux. D’ailleurs, il est tout aussi curieux qu’aucune question ne lui ait été posée sur ce sujet pourtant très sensible au SNUipp… Souci de l’intervieweur de ne pas mettre mal à l’aise Gilles Moindrot ou volonté de l’interviewé de ne pas envenimer ses rapports avec les directeurs d’école ?

 

Côté SE-Unsa, la réaction est tout aussi convenue. « Les auteurs du rapport concluent leur introduction en affirmant qu’il est évidemment nécessaire de poursuivre la mise en œuvre de toutes les réformes. Le reste du rapport est loin de confirmer cette évidence. »

 

« Le succès des réformes a apaisé les tensions et permet d’envisager de progresser dans la modernisation de la gestion des enseignants sur deux points en particulier, celui du suivi des services et celui de l’individualisation de l’affectation ». L’inspection générale est-elle vraiment allée dans les écoles pour conclure ainsi son rapport sur les réformes en cours ? Nos collègues sont sous pression pour mettre en œuvre des réformes qui n’apportent pas d’amélioration significative de la réussite des élèves et qui sont ressenties comme une détérioration des conditions d’exercice de leur métier.

« Pour le SE-UNSA, que des réformes « éducatives » servent d’alibi à des modifications fonctionnelles n’est pas acceptable. La gestion des personnels doit faire l’objet d’une concertation spécifique et ne peut pas s’imposer comme un simple corollaire. »

 

Mais les inquiétudes du Se-Unsa se portent surtout sur la réforme du statut des enseignants.

"La note affirme que toutes ces réformes « comportent en elles-mêmes de profondes modifications dans la définition du service des enseignants », l’individualisation du service, la différenciation des activités du service obligatoire, la possibilité de faire des heures supplémentaires… Pour le SE-UNSA, que des réformes « éducatives » servent d’alibi à des modifications fonctionnelles n’est pas acceptable. La gestion des personnels doit faire l’objet d’une concertation spécifique et ne peut pas s’imposer comme un simple corollaire."

Comment peut-on prétendre qu’il faut aller plus loin encore ? Et, en particulier, imposer à l’occasion de ces réformes « pédagogiques » qui complexifient résolument le fonctionnement des écoles, des réformes « structurelles » et « statutaires », dont on ne voit pas en quoi elles constitueraient une réponse à la difficulté scolaire ? Peut-on faire remarquer que si la réussite des élèves dépendait de la structure juridique et administrative des établissements et si l’établissement public « type EPLE » était la solution, nous n’aurions plus depuis longtemps d’élèves en échec au collège…

 

Si le SNUipp a « oublié » de commenter la proposition des IG sur le statut de l’école (EPEP) et la reconnaissance du rôle du directeur, le SE-Unsa laisse transparaître son opposition à des « réformes structurelles et statutaires dont [il] ne voit pas en quoi elles seraient une réponse à la difficulté scolaire ». Cette petite phrase mériterait d’être développée car elle intéresse fortement les directeurs d’école.

Le SE-Unsa ne voit manifestement pas la nécessité de doter les écoles d’un « statut juridique et administratif ». Ne pas y croire, c’est une chose, mais s’y opposerait-il ?

La réforme du statut des enseignants semble également lui poser problème. L’utilisation d’expressions telles que « modifications fonctionnelles » ou « gestion des personnels » s’apparente beaucoup à une forme de « langue de bois » syndicale. Des précisions seraient les bienvenues, là-aussi…

 

Manifestement, certains thèmes semblent bigrement embarrasser les responsables syndicaux de l’enseignement primaire. Les directeurs d’école attendent du SNUipp et du SE une prise de position moins ambiguë, moins fuyante et surtout plus clairement exprimée sur la question du statut de l’école et celui de leur propre reconnaissance institutionnelle.

 

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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 10:04

Philippe CLAUS, Inspecteur général de l’éducation nationale, et Odile ROZE, Inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, viennent de remettre un rapport intitulé «Troisième note de synthèse sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire ». Cette note permet à l’Inspection générale de donner son avis sur "la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire".

 

La semaine de quatre jours.

 

Elle fatigue élèves et enseignants. Les temps de dialogue avec les parents sont plus difficiles.

il se confirme que, de l’avis général des enseignants, le temps manque pour faire tout le programme d’enseignement. Le rapport invite le ministre à agir en installant la classe le mercredi matin. « Il est indispensable de lutter contre les habitudes de grignotage du temps installées avec les sorties scolaires et les interventions extérieures, qui déconcentrent les élèves et qui font perdre beaucoup de temps sur les apprentissages ».

 

Les 60 heures d’aide personnalisée.

 

"Le bilan est positif ", mais… les effets sur la réussite des élèves ne se voient pas franchement. Les directeurs, les enseignants et les parents sont contents ("sauf quelques centaines d’opposants déclarés"). L’aide est "vécue comme un privilège", mais "l’apport pédagogique de l’encadrement n’a certainement pas été à la hauteur des attentes". L’aide personnalisée ne permet d’infléchir que les difficultés légères.

Le rôle des directeurs d’école a été localement déterminant pour faire en sorte que la réflexion des enseignants soit d’abord pédagogique. La mission avait recommandé de supprimer, après cette première année de mise en place, le temps accordé pour l’organisation, sauf pour les directeurs d’école. Ce temps peut en effet être pris sur le temps de concertation institutionnel.

 

Les évaluations CM2 et CE1

 

L’IG concède que l’opposition syndicale a rencontré un "écho indéniable" auprès des enseignants. Mais grâce à l’investissement des IEN (et malgré les "points faibles" de l’application nationale), 70% des résultats sont remontés pour les CM2, 85% pour les CE1.

 

Les nouveaux programmes

 

S’ils ne sont plus remis en cause, dit le rapport, il apparaît que les enseignants ne maîtrisent pas l’organisation du travail en « modules » de temps dont la durée et le rythme n’entrent pas dans les routines hebdomadaires. Les enseignants ne programment pas assez  "rigoureusement" les répartitions.

 

Les stages de remise à niveau

 

Les enseignants "prennent conscience de l’intérêt financier et pédagogique" de ce dispositif, même si certains se comportent en "mercenaires". Mais l’IG confesse qu’aucun bilan qualitatif ni quantitatif n’est disponible, sauf quelques "bilans déclaratifs". "Il conviendrait donc d’évaluer l’effet de ces stages"…

 

Les relations IEN / enseignants

 

Les IEN étant fortement incités à aller au contact des enseignants pour la mise en œuvre de la réforme ou pour "contrer les opposants",  la "relation hiérarchique s’est renforcée" et "le succès des réformes a apaisé les tensions" malgré la "désinformation" des élus du personnel hostiles "par principe" aux réformes…

 

Aide aux élèves en difficulté

 

Le  rapport pointe la plus grande confusion dans l’articulation entre les différentes aides : aide individualisée, prise en charge par les RASED désormais "recentrés", autres dispositifs subsistant (PPRE, accompagnement éducatif, réussite éducative…). Les RASED ne jouent pas assez "le rôle de conseil auprès des enseignants attendu d’eux". Le rapport rappelle donc que le PPRE doit être davantage une "référence du projet d’aide global" qu’un dispositif spécifique et supplémentaire.

 

L’organisation de l’enseignement primaire

 

L’IGEN constate que les IEN croulent sous les tâches administratives et les injonctions, et souhaite qu’ils se recentrent sur leurs missions de contrôle et d’animation pédagogique, dans le cadre d’une circonscription où leurs conseillers seraient mieux reconnus par une "évolution de leur cadre réglementaire" et de leurs indemnités.

Le rapport recommande de "déconcentrer" une partie de leurs tâches sur les écoles, en modifiant le statut des écoles pour leur donner une existence juridique d'établissement  (les EPEP).

Les IG notent également l’évolution du rôle du directeur d’école et sa difficulté à arbitrer les conflits et à jouer un rôle plus grand dans la "mise en œuvre de la politique de l’Etat", faute de statut hiérarchique.

 

Ci-dessous, l’extrait du rapport concernant la création des EPEP et le rôle du directeur d’école.

 

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Cette année exceptionnelle par le nombre et la simultanéité des réformes a été d’une exigence exceptionnelle pour l’implication personnelle des cadres qui ont mobilisé toute leur force d’engagement, de loyauté et de conviction.

Jusqu’où peut-on aller encore dans la mobilisation des IEN, pour mener de front les tâches d’encadrement pédagogique induites par les nouvelles mesures, le suivi des organisations des écoles et des services des enseignants, l’affinement des inspections à la suite des évaluations, l’accroissement des journées de formation à organiser, la négociation avec les autorités locales sur les temps scolaire et péri-scolaire, le dialogue avec les équipes sur les projets d’école, le suivi des élèves qui relèvent d’un projet particulier ou d’une autorisation, le dialogue avec les parents en situation de conflit avec l’école, etc. ?

Sachant que toutes les réformes aboutissent à augmenter l’information disponible à traiter et la demande d’individualisation de la relation ? Sachant que la qualité de la mise en œuvre des réformes dans la durée est étroitement liée à la qualité de la présence et de l’exigence de l’inspecteur auprès des directeurs d’école et des enseignants ?

 

La réponse est dans la « déconcentration » d’une partie de leurs tâches au niveau des écoles, à la condition de donner à ce niveau une existence juridique et fonctionnelle, qu’il n’a pas actuellement, et dans la consolidation des équipes de circonscription.

 

Les écoles, la gestion du temps et la direction d’école

 

Le besoin d’asseoir la réforme de l’enseignement primaire dans un cadre institutionnel plus solide est manifeste.

Les premières observations faites à ce sujet sont confirmées par le constat de l’élargissement du rôle du directeur, de l’absence de maîtrise de l’institution sur la gestion du temps à l’école et de l’accoutumance des esprits à l’idée de donner un statut à l’école.

 

Le rôle du directeur évolue et le système de décharges devient obsolète.

Les nouvelles mesures élargissent le champ du travail en équipe : pour la répartition des enseignements des nouveaux programmes, pour l’organisation de l’aide personnalisée, pour l’utilisation de l’évaluation, pour les projets de remédiation, pour la réorientation des projets d’école, pour les échanges de service qui sont en augmentation.

 

Or la position du directeur en coordonnateur de ses pairs n’est pas toujours facile. Aux conflits habituels sur la constitution des classes et sur la répartition des services s’ajoutent désormais les divergences sur le positionnement horaire de l’aide personnalisée, sur le maintien des intervenants extérieurs dans le temps scolaire.

 

Le système de décharges devient obsolète et sans doute inéquitable du point de vue de l’adaptation de la décharge à la réalité des fonctions exercées. Est-il justifié que le directeur d’une école primaire de neuf classes en regroupement pédagogique concentré (RPC), qui accueille de l’accompagnement éducatif, un stage de remise à niveau, peut-être bientôt un jardin d’éveil, n’ait qu’un jour de décharge comme le directeur d’une simple école de quatre classes qui ne fait rien de particulier ?

Par ailleurs, est-il encore acceptable que le directeur d’école ait plusieurs « employeurs » et souvent au moins deux, l’Etat et le maire, et que, dans cette circonstance, le maire puisse s’opposer à ce que le directeur mette en œuvre une politique de l’Etat ?

 

La gestion du temps à l’école se complique.

Le temps d’ouverture de l’école comporte actuellement des activités sous responsabilité de l’éducation nationale et des activités sous responsabilité municipale ou associative, des activités sur temps scolaire (jours de classe) et hors temps scolaire (mercredi et vacances scolaires). Toutes ces activités mobilisent des enseignants, à titre obligatoire (temps de service) ou facultatif (heures supplémentaires et vacations), dans un cadre public ou privé.

La participation des directeurs à ces activités, indépendamment de leur participation personnelle en tant qu’enseignant, pose le problème de leur mobilisation involontaire (induite par le volontariat des autres) et de leur responsabilité pendant le temps d’ouverture de l’école au-delà du temps de classe et d’aide personnalisée.

Il devient nécessaire de redéfinir le temps de l’école. Au-delà des aspects juridiques, c’est bien d’un problème politique qu’il s’agit : celui de la cohérence pédagogique et éducative que l’on veut donner à l’ensemble des activités organisées pour les élèves au sein de leur école.

 

Le statut de l’école

 

La création de l’établissement public d’enseignement primaire (EPEP) donnerait aux inspecteurs un relais au sein de l’école sur les questions d’organisation et d’administration et elle leur permettrait de retrouver du temps pour le pilotage pédagogique et l’encadrement personnalisé des enseignants.

Des inspecteurs, constatant que le temps disponible pour les inspections se réduit, sont en attente de la création d’EPEP dans leur circonscription ; des projets sont préparés, en lien notamment avec des créations de RPC dans les zones rurales.

 

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Ce rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale est important. Il ne se contente pas de dresser un bilan des réformes entreprises par Xavier Darcos, il fait également des suggestions pour améliorer le fonctionnement de l’école.

A noter, d’ailleurs, que cette note de synthèse met, une nouvelle fois, l’accent sur la nécessité de doter l’école et son directeur d’un statut. En ce sens, elle relance le débat et contraint le nouveau ministre à réfléchir sur une réforme qui s’avère indispensable malgré les fortes oppositions syndicales. Espérons que ce énième rapport sur les difficultés rencontrées par les directeurs d’école ne restera pas, comme les précédents, lettre morte. Il en va de la survie de notre école publique.  

 

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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 17:03


Un marronnier en journalisme est un article d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible.

Les syndicats majoritaires (SNUipp et SE-Unsa) nous ont habitués à lancer ou relancer le débat sur la direction d’école. A cette rentrée 2009, le SNUipp revient sur le sujet et lance sa petite complainte qui pourrait s’apparenter à la définition du « marronnier ».

 

Alors, cet article syndical sur la « demande d’ouverture de négociations sur la direction et le fonctionnement de l’école », un nouveau marronnier ?

Probablement. Cependant, nous ne le traiterons pas comme tel et accorderons crédit à ce syndicat de sincèrement vouloir rouvrir les négociations sur le métier de directeur d’école.

 

Sans illusion, certes, mais pour mieux surveiller les éventuelles discussions que ce syndicat pourrait ouvrir avec le nouveau ministre pour parvenir à ses fins qui, nous le savons, ne sont pas favorables aux directeurs. En effet, le SNUipp n’a pas renoncé à imposer « la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision ».

 

Comme nous le faisons régulièrement, nous avons décidé de retranscrire, dans son intégralité, le texte du SNUipp concernant la direction.

 

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La nouvelle organisation de la semaine, la mise en œuvre de l’accompagnement éducatif ou des stages de remise à niveau ont complété la liste de plus en plus longue des tâches des directeurs et directrices d’école. L’annonce de l’augmentation des indemnités de sujétions spéciales et le report de l’étude de la proposition de loi sur les EPEP, s’ils sont des signes positifs de la reconnaissance d’une véritable activité syndicale nous laissent pourtant sur notre faim. L’ouverture rapide de négociations sur la direction et le fonctionnement des écoles reste d’actualité.

D’autant que le renouvellement des personnels EVS, arrivés au terme de leurs possibilités contractuelles, ne sert pas la continuité de l’aide administrative et que la réforme de la formation des maîtres laisse en suspens la question des décharges des directions d’école de quatre classes.

 

Les réformes confirment le rôle primordial du conseil des maîtres et la place centrale des directeurs et directrices d’école de par leur mission d’animation de l’équipe pédagogique. L’autoritarisme qui s’est manifesté en certains endroits pour imposer ces réformes se sont traduit par des sanctions à l’encontre de celles et ceux qui s’y opposaient. Des directeurs et directrices qui ont refusé d’entrer dans base élèves subissent des retraits de salaires et/ou sont empêchés d’exercer les fonctions de directeur d’école. Le SNUIPP exige la levée des sanctions.

 

Au titre de leur contribution à l’organisation et à la coordination de l’aide personnalisée, chaque directeur peut bénéficier d’une décharge, mais cette mesure reste très insuffisante. Les décharges nécessaires vont d’une demi-journée hebdomadaire pour les écoles à classe unique à une décharge complète à partir de 10 classes. Les suppressions de postes, notamment de stagiaires, ne vont pas dans le sens d’une amélioration de la situation des décharges de direction.

 

Si le SNUIPP se félicite du retrait de la proposition de loi sur les EPEP de l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée Nationale, il n’exclut pas une réflexion sur l’évolution du statut des écoles et revendique le renforcement des prérogatives du conseil des maîtres.

 

Depuis l’année 2000, l’indemnité de sujétion spéciale a été multipliée par quatre pour les écoles à classe unique (de 350 euros à 1500 euros) et par plus de deux pour les écoles de 10 classes et plus (de 800 euros à 1900 euros). En 2003, le Ministère a répondu à notre demande de mise en place d’une indemnité unique indépendante de la taille de l’école. Les mesures annoncées en septembre dernier réintroduisent un élément de différenciation avec l’apparition d’une part variable (de 200 à 600 euros selon le nombre de classes).

Pour le SNUIPP, cette augmentation ne peut compenser la faiblesse des moyens attribués à la direction et au fonctionnement de l’école. D’autant que les personnels chargés de l’aide administrative à la direction connaissent chaque fin d’année scolaire, l’incertitude de la non reconduction de leurs contrats, voire de leur poste.

C’est pourquoi le SNUIPP maintient sa demande de pérennisation des emplois de vie scolaire sous la forme d’emplois stables et statutaires permettant de reconnaître les spécificités de leurs missions.

 

L’école et la réussite de tous les élèves sont au carrefour des préoccupations des enseignants et des familles.

La fonction de directeur et directrice doit être mieux reconnue, les missions clarifiées et la charge de travail allégée. C’est pourquoi nous réitérons notre demande d’ouverture de négociations sur la direction et le fonctionnement des écoles.

 

Pour la direction et le fonctionnement de l’école, le SNUipp demande :

 

• du temps supplémentaire de décharge pour la direction et le fonctionnement de l’école

• la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision ;

• une définition claire des tâches demandées et un allègement significatif de celles-ci ;

• une revalorisation des bonifications indiciaires des directeurs d’école et une amélioration des  rémunérations ;

• la création de postes administratifs et des emplois statutaires

• une réelle formation relative à la prise d’un poste de direction ;

 

 Indemnité Direction d’école

 

L’arrêté fixant les modalités de l’augmentation de l’indemnité de charge administrative est paru.

L’arrêté du 12 septembre 2008 a fixé les nouvelles modalités et les nouveaux montants de l’indemnité de sujétions spéciales attribuée aux directeurs d’école.

Cette indemnité se compose dorénavant d’une part fixe commune à toutes les écoles et d’une part variable liée à la taille de l’école :

                            

 

Nombre de classes de l’école

Part fixe

Part variable

De 1 à 4 classes

1295,62 € (107,97 € / mois)

    200 €

De 5 à 9 classes

1295,62 € (107,97 € / mois)

    400 €

10 classes et plus

1295,62 € (107,97 € / mois)

    600 €

   

La part fixe est versée mensuellement (soit 107,97 € brut par mois), la part variable payée en une seule fois au cours du premier trimestre de l’année scolaire.

L’indemnité est majorée de 20 % pour les écoles en ZEP.

Une réponse qui reconnait que rien n’est réglé.

La réponse attendue sur la question de la direction d’école est loin de pouvoir se limiter à cette indemnité. Le dossier reste donc entier.

 

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Comme nous le voyons, cette fois, le SNUipp utilise les mots tabous « directeur » et « directrice ». Il évoque « la liste de plus en plus longue des tâches des directeurs et directrices d’école ». Il reconnaît que les directeurs ne disposent pas d’une décharge suffisante pour « leur contribution à l’organisation et à la coordination de l’aide personnalisée ». Pour la première fois, sans doute, le SNUipp estime que « la fonction de directeur et directrice doit être mieux reconnue, les missions clarifiées et la charge de travail allégée ». Dont acte.

 

A quand la prochaine étape qui conduira ce syndicat à transformer l’essai et à réclamer la reconnaissance de la fonction par un statut ? On peut l’imaginer puisque le SNUipp « n’exclut pas une réflexion sur l’évolution du statut des écoles »… On se pince pour s’assurer qu’on ne rêve pas…  

Mais il faut vite déchanter car ces belles formules sont, hélas, suivies d’autres qui, elles, ne trompent pas sur les véritables aspects de la réflexion menée par les responsables syndicaux. Ils le clament ouvertement : leur volonté reste inchangée. Il s’agit bel et bien de déposséder les directeurs de toute forme d’existence réelle en revendiquant « la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision ».

 

Le SNUipp n’a pas varié d’un iota dans sa volonté d’imposer cette réforme à la profession qui non seulement ne le demande pas mais n’en veut pas.

Les responsables de ce syndicat font preuve d’une idéologie d’un autre temps et seraient bien inspirés de prendre le pouls des salariés qu’ils sont censés représenter.

S’ils ne veulent pas continuer à se couper un peu plus encore de la base, nous ne saurions trop leur conseiller de relire les résultats de l’enquête IFOP commandée par le GDID en 2006. Cette enquête, bien que datant de trois ans, reste complètement d’actualité comme le confirment les nombreux rapports qui s’entassent sur le bureau du ministre.

 

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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 15:11

En cette période d’actualité réduite inhérente aux vacances d’été, nous poursuivons notre publication de sujets de réflexion plus généraux. Après « le bac » et « la suppression de postes d’enseignants », nous livrons un dernier volet : « la réforme de la fonction publique ».


Cette réforme risque d’avoir des conséquences inattendues pour les directeurs d’école qui réclament un statut particulier. En effet, comme nous le lirons ci-dessous, l’un des objectifs de la réforme est de réduire fortement le nombre de statuts particuliers et de rassembler les corps dans des filières professionnelles. Autant dire que les directeurs d’école, s’ils obtiennent un jour satisfaction, pourraient se retrouver dans un corps élargi regroupant l’ensemble des métiers de direction…

 

 

Comme la réforme de l’Etat, la réforme de la fonction publique est perpétuellement à l’ordre du jour. La raison principale étant de nature économique : le poids de la fonction publique dans les finances nationales.

 

Bilan des deux dernières années

Lorsqu’il dresse le bilan de l’action du gouvernement en matière de fonction publique, Eric Woerth relève que l’engagement de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux a été tenu et que l’économie ainsi réalisée a été reportée pour moitié sur les fonctionnaires en exercice.

Il rappelle également les mesures prises pour moderniser la carrière des fonctionnaires : professionnalisation des concours, remplacement progressif de la notation par l’évaluation et suppression des entraves à la mobilité.

Enfin, il insiste sur la poursuite des travaux pour promouvoir une fonction publique de métiers.

 

L’avenir de la fonction publique

Le statut actuel de la fonction publique date de 1983. Un Livre blanc sur l’avenir de la fonction publique fait ressortir un fort attachement au modèle français de service public mais aussi une grande attente de rénovation.

Un accès modernisé à la fonction publique, des parcours professionnels plus diversifiés, une gestion des carrières plus individualisée et plus personnalisée, une adaptabilité plus grande à la demande du public : tels sont les objectifs que le débat public a fait apparaître et que le Livre blanc remis au gouvernement a retenus en proposant de construire une fonction publique de métiers.

 

 

Une fonction publique de métiers

 

Réduire le nombre de corps

Il s’agit de supprimer des corps pour créer de véritables « filières professionnelles », inter-administrations, par niveau de qualification.

Selon le rapport, le nombre de corps et de statuts d’emplois, qui était d’une centaine en 1946, a été porté à 1500 à la fin des années 90 et ramené à environ 700 aujourd’hui.

S’agissant de l’organisation statutaire de la fonction publique d’Etat, le gouvernement a prévu, d’une part, de ramener dès la fin de cette année le nombre de corps de 680 à 380, par suppression des corps en voie d’extinction ou à effectifs très réduits et, d’autre part, d’engager un programme de fusion de corps, l’objectif étant de les rapprocher par familles de métiers et de développer leur caractère interministériel..

A terme, il est proposé, comme pour la fonction publique territoriale, 50 à 60 cadres statutaires pour la fonction publique d’Etat.

 

Réduire le nombre de statuts

Selon Jean-Ludovic Silicani, Conseiller d’Etat et auteur du Livre blanc, la « pulvérisation corporatiste » n’a aucun sens fonctionnel et aucune justification. Non seulement, elle complique la gestion et rigidifie la carrière et la mobilité des agents, mais elle empêche l’adaptation et parfois la continuité même du service public : elle est contraire à l’intérêt général et aux intérêts particuliers.

Il recommande donc de réduire fortement le nombre de statuts particuliers et surtout de changer leur signification. Un statut particulier doit être défini en fonction du domaine (la filière professionnelle) et du niveau de qualification professionnelle des agents qu’il régit et non plus de leur appartenance à telle ou telle administration.

 

Des statuts fondés sur la qualification des agents et ayant tous une vocation inter administrative : telle est la définition de la fonction publique de métiers.

 

 

Quelques chiffres…

 

Fonction publique

Effectifs

ETP

 

 

 

d'Etat

2 524 440

2 396 934

Territoriale

1 662 501

1 508 036

Hospitalière

1 014 142

937 033

 

 

 

Total (au 31/12/2006)

5 201 083

4 842 003

     

ETP : équivalent temps plein

 

 

 

Si la revendication des directeurs d’école demeure une exigence incontournable, légitime et toujours d’actualité, la réforme de la fonction publique constitue une nouvelle donne qu’il convient d’intégrer dans la demande de reconnaissance institutionnelle du métier.

Une réflexion doit s’engager dans la profession si l’on veut éviter deux écueils. Le premier écueil serait d’apparaître décalés et en porte-à-faux par rapport aux réformes entreprises, et donc de perpétuer le statu quo actuel qui n’a que trop duré.

Le second écueil, tout aussi redoutable, consisterait à nous emporter comme dans un tourbillon, sans possibilité de peser sur une réforme, ce qui nous éloignerait fortement et durablement de notre demande de statut.

  

Il convient d’analyser l’évolution en cours, d’en mesurer la portée et de revoir notre stratégie pour mieux adapter nos revendications aux effets induits par la réforme de la fonction publique.

 

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