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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

7

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Position des syndicats

Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /Déc /2006 13:49

"On ne prête qu'aux riches", dit l'adage. C'est aussi ce que pense le SNUipp qui commence à s'effrayer de la dimension prise par le GDID et le site des "directeurs en lutte" et surtout de l'adhésion qu'ils rencontrent auprès des directeurs. La "puissance syndicale" serait-elle à ce point déstabilisée qu'elle doive réagir dans l'urgence, quitte à utiliser des arguments usés et mensongers ?

 

Le SNUipp du Gard, à propos des réunions ministérielles, ne craint pas d'affirmer : "En invitant pour la première fois le GDID (association de directeurs prônant entre autres le statut de "chef hiérarchique", et allant dans les sens des propositions ministérielles), le ministère cherche à contourner les représentants élus de la profession...".

 

Plus c'est gros, mieux ça passe... doit-on penser au SNUipp. Non ! Ce temps est révolu. Les collègues connaissent bien les positions du GDID. Argument dérisoire. Quant à contourner les représentants élus, rien de plus facile puisqu'ils fuient la discussion en appliquant la politique de la chaise vide.

 

Le SNUipp du Val de Marne, toujours à propos des groupes de travail sur le statut des directeurs, écrit : "Le ministère tente de se créer une nouvelle marge de manoeuvre... en ouvrant les discussions à une organisation non représentative et qui, jusque-là, affirmait son souhait d'en rester à contribuer au débat : le GDID. Cette pratique apparaît comme un soutien à la création d'un syndicalisme corporatiste en direction de la direction d'école...

Comme en témoigne le dernier courriel du GDID qui se permet de rédiger lui-même de "futurs statuts" qui ont bien du mal à masquer le caractère hiérarchique de leur contenu, il s'agit bien de répondre par un statut spécifique et donc d'introduire de fait une nouvelle rupture entre les personnels comme dans le fonctionnement de l'école".

 

Qui du SNUipp ou de "l'organisation non représentative" (GDID) jouit de la meilleure adhésion des directeurs ? La "représentativité" n'a-t-elle pas changé de camp ? Et la crédibilité ? Et la légitimité ?

 

Le SNUipp du Pas-de-Calais consacre une large place au problème de la direction dans le "fenêtre sur cours" n° 102. Page 4, il nous fait l'honneur d'emprunter le titre de notre site. Nous lui ferons cadeau des droits d'auteur...

 A l'instar de leurs homologues du Gard et du Val de Marne, les auteurs de ce dossier argumentent contre le "statut non hiérarchique". Le SNUipp 62 en profite pour louer son action, aux côtés du SGEN-CFDT et du SNUDI-FO. Jamais, le mot "directeur" n'aura été autant utilisé. Certes, pour mieux stigmatiser les "directeurs en lutte"... on l'aura deviné.

 déclare le SNUipp. Nous ne le contesterons pas. En effet, "un millier de collègues en lutte, directeurs ou non" étaient à Paris le 22 novembre. Des réunions ont été organisées dans les départements. On nous a cité celle de Villeneuve d'Ascq (59) où l'intersyndicale départementale a rassemblé 12 personnes (y compris les 6 organisateurs)... Nous ajouterons simplement que le SNUipp a tort de négliger l'utilisation d'Internet. Et nous lui conseillons de prendre connaissance de l'excellente étude de l'UTC Compiègne qui a montré l'importance du web lors du référendum sur le Traîté Constitutionnel et son influence dans la victoire du "NON". Le SNUipp comprendra alors que le site du GDID et celui des "directeurs en lutte" sont bien plus consultés que le sien.

  

    

Les 93 % de directeurs favorables à un statut apprécieront : ils luttent pour "la mise à mort de l'école communale" !!!

 

Suite à notre campagne d'information à destination de Nicolas Sarkozy, les "directeurs en lutte" ont également reçu un mail d'un fantassin du SNUipp 59.

 Nous demandions alors aux collègues d'écrire eux aussi à Nicolas Sarkozy. Nous reproduisons ce mail intégralement :

"ça devrait être facile puisqu'un des des héraults de machinenlutte est le suppléant d'un candidat ump aux législatives du nord et que sur les 4 députés qui ont répondu, 4 sont soit udf soit ump...".

Rappelons que nous ne sommes composés que de directeurs et que nous sommes indépendants de tous les pouvoirs (politiques, syndicaux, médiatiques...). Quant à être "suppléant d'un candidat"...

  

Ce défenseur zélé du statu quo n'en est pas à sa première ineptie. Plus d'une douzaine de correspondants du Nord nous ont transféré certains de ses messages dont un mémorable mail dans lequel il s'était essayé à une calamiteuse tentative pour décrédibiliser la consultation Ifop. Entre "consultation", "sondage" et "panel", il s'était pris les pieds dans le tapis... RI-DI-CU-LE !

A ce héraut du SNUipp, pour l'ensemble de son oeuvre, nous décernons un ZERO pointé.

 

Faut-il répondre à toutes ces provocations ? Nous avons choisi la dérision. Nos lecteurs se feront eux-mêmes leur opinion. Ils ont face à eux deux conceptions de la direction et du fonctionnement de l'école :

D'un côté, un syndicat figé dans ses certitudes ; de l'autre, une association (GDID) qui évolue avec la profession.

D'un côté, des représentants syndicaux qui voient l'avenir en regardant leur pendule arrêtée voilà un siècle ; de l'autre, des directeurs qui avancent avec leur temps et souhaitent adapter leurs conditions de travail au XXIème siècle.

 

Les directeurs se sont exprimés clairement lors de la consultation Ifop. Les résultats sont clairs, nets et incontestables (sauf à être de mauvaise foi... ça existe...).

 

Finalement, en braquant leurs projecteurs sur le site des "directeurs en lutte", le SNUipp 62 nous a fait une belle publicité gratuite. En effet, nous avons connu un afflux de visiteurs sans précédent.

Quant aux attaques éhontées contre le GDID, nul doute qu'elles produiront un effet "adhésion" probablement conséquent.

 

Belle leçon pour le SNUipp qui aura vérifié, à ses dépens, la teneur de l'adage selon lequel "on ne prête qu'aux riches"...

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Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /Nov /2006 10:42

Le 13 octobre dernier, dans un article intitulé "Le SNUipp et le SE-Unsa vont-ils freiner des 4 fers ?", nous écrivions : "Curieuse situation. D'un côté, un ministre qui semble donner l'occasion d'ouvrir des discussions pour répondre aux aspirations largement exprimées par une profession. De l'autre, des syndicats immobilistes, arc-boutés sur des positions d'un autre âge, coupés de leur base, prêts à tout pour faire échouer ces discussions". Et nous ajoutions : "La messe est dite. Le SE-Unsa et le SNUipp [...] feront tout pour freiner des 4 fers et priver, ainsi, les directeurs de toute reconnaissance statutaire comme ils viennent de l'exprimer à la quasi unanimité (à 93 %) dans la récente consultation Ifop commandée par le GDID".

Un mois plus tard, le scénario imaginé par "les directeurs en lutte" se vérifie. En effet, le 16 novembre, le SE-Unsa et le SNUipp flanqué du SGEN-CFDT, nouveau compagnon d'infortune, ont quitté la réunion organisée par le Cabinet du Ministre.

La raison officielle de ce courroux syndical : le double langage du ministre : "On ne peut afficher d'un côté une volonté de dialogue et, de l'autre, manier la menace", affirme le SE-Unsa. Dans un même élan, le SNUipp et le Sgen-Cfdt "renouvellent leur appel à maintenir le blocage administratif".

De son côté, dans un communiqué, le ministre déclare que "la fin de la grève ouvre un chapitre nouveau et constructif dans les relations entre les directeurs d'école et le ministère". Sur France Info, Emmanuel Davidenkoff y a consacré sa chronique matinale ce matin. En voici le script intégral :

"France info annonçait dès le 26 octobre dernier la nature du casus belli. Flash back. Après des années de grève administrative des directeurs d'école, le ministère a signé un accord avec l'un des syndicats du primaire, le SE-Unsa. Dès lors, le ministère a considéré que le dossier était clos. Vite dit. Si 85 % des directeurs d'école, selon l'Education nationale, ont bien repris leurs activités administratives, 15 % d'irréductibles sont toujours en grève. Ils subiront dans les prochains jours des prélèvements de salaire pour service non fait. Ils porteront, selon l'entourage du ministre, sur l'intégralité du salaire et pas seulement sur l'indemnité correspondant à leur fonction de direction. C'est en quelque sorte l'application de la jurisprudence du printemps 2003 (relire notre article relatif à la circulaire du 30 juillet 2003). Depuis cette date, l'Education nationale applique la loi dans toute sa rigueur en cas de grève. Auparavant, les longs mouvements ne faisaient pas l'objet de prélèvement à 100 % qui étaient appliqués seulement pour les mouvements courts. Deux des quatre syndicats convoqués la semaine dernière par Gilles de Robien pour négocier sur les directions du primaire ont donc claqué la porte. Ils appellent à une journée nationale d'action ce mercredi".

Face à la détermination ministérielle, le SNUipp et le Sgen-Cfdt, en pleine lune de miel, "appellent leurs organisations départementales à faire du mercredi 22 novembre une journée nationale d'action". Le SNUipp mobilise ses troupes. 1000 délégués sont attendus à Paris ! Quels délégués ? Délégués pour représenter qui ? Pour réclamer quoi ? Le mystère reste entier.

Enigmatique, le SNUipp répète qu'il envoie 1000 délégués. Peut-il s'agir de 1000 directeurs ? Assurément non ! Il est de notoriété publique que les gros bataillons de directeurs ont déserté depuis longtemps les centrales syndicales entraînant dans leur désaffection un nombre sans cesse croissant de collègues adjoints. Et même s'il s'agissait de directeurs qui veulent encore croire aux sirènes syndicales, quelle serait leur légitimité pour parler au nom de l'ensemble de leurs collègues ? Les directeurs se sont exprimés massivement sans contestation possible en faveur d'un statut. La légitimité a changé de camp. Elle est du côté des 93 % qui ont clairement répondu à la question centrale posée par l'Ifop pour le compte du GDID.

Le SNUipp le sait bien. Son objectif est de réussir à contrer ces 93 % de directeurs qui perturbent sa stratégie. Conscient de sa difficulté à mobiliser les troupes, le SNUipp met sur pied une manifestation minimale : 1000 enseignants, pardon "1000 délégués", le risque d'échec de la manifestation s'en trouve réduit... Le SNUipp reste prudent. Il a raison.

Pour le SNUipp, l'objectif est de créer un rapport de force en donnant l'illusion de soutenir les directeurs. Il espère gagner sur les deux tableaux. Il sera doublement perdant. Perdant vis à vis de l'immense majorité des directeurs qui ne seront pas trompés par le jeu habile de la direction syndicale dont la transparence n'est pas, loin s'en faut, la vertu première. Cet aréopage d'anciens enseignants à contre courant de l'opinion de la base n'offre pas un exemple de démocratie. Rappelons-nous la pseudo consultation sur le protocole en mai, modèle de manipulation, et plus récemment la volonté affichée de nier les résultats de l'enquête conduite par l'Ifop. Dirigeants à contre-courant et système verrouillé au sommet ne peuvent que mener à la faillite. Pour le plus grand malheur de l'ensemble de la profession enseignante.

Dans l'immédiat, les hommes d'appareil sont condamnés à réussir le bras de fer engagé contre le ministre. La partie est vitale pour eux. Ils ont besoin de redorer leur blason pour freiner l'hémorragie de militants, garder leur place aux prochaines élections professionnelles et ainsi conserver les privilèges liés à la fonction.

A côté de cet objectif interne, se cache l'autre objectif lié à l'idéologie dominante au sein de l'équipe entourant Gilles Moindrot : "pas de petit chef à l'école" et donc "haro sur le statut ! Il faut empêcher toute négociation sur le sujet. La tactique utilisée est simple, elle a maintes fois fait ses preuves : "pourrir la situation".

Le premier acte s'est joué le 16 novembre. Les syndicats ont quitté la table de négociation au Cabinet du Ministre. D'autres suivront. Les syndicats le savent : le temps joue pour eux. Celui de Gilles de Robien est compté. Ils useront et abuseront de l'inertie et de l'immobilisme pour arriver dans les derniers mois de la campagne présidentielle, moment où tout conflit doit être évité par le gouvernement en place.

En s'opposant au ministère, en réalité c'est aux directeurs d'école que "nos syndicats" s'opposent. En mai 2006, le SE-Unsa n'a pas craint d'ouvrir les hostilités. Depuis, le SNUipp a renchéri. D'abord en réclamant l'institutionnalisation d'un conseil des maîtres décisionnaire et maintenant en jetant toutes ses forces dans la bataille pour faire échouer la discussion sur le statut des directeurs.

Qu'ils n'oublient pas que 93 % des directeurs sont favorables à la création d'un statut... Qu'ils soient assurés que ces mêmes 93 % sauront le leur rappeler le moment venu.

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 09:15

 

L'histoire est édifiante ! Elle se passe dans l'Isère.

Le 15 septembre, le SNUipp et le SGEN-CFDT appellent les directeurs au "blocage administratif". Ils demandent un "blocage total de l'enquête 19 dite enquête lourde" et concluent par cette phrase "ne cédez à aucune pression !".

L'IA fait pression sur les IEN qui répercutent sur les directeurs. Néanmoins, les plus récalcitrants d'entre eux refusent de fournir l'enquête 19. L'IA voit rouge et les menace d'un "retrait sur salaire" et non sur l'ISS, pour "service non fait".

Le chantage est inadmissible, intolérable ! Réunies en inter-syndicale, les diverses organisations syndicales, sous la pression des directeurs (disent-elles), décident d'aller remettre à l'IA les enquêtes 19 confiées par les collègues.

Certes la menace brandie par l'IA et la méthode utilisée pour faire plier les directeurs sont indignes d'une administration. Mais les syndicats devaient-ils céder aussi rapidement ? Voilà qui n'est guère rassurant !

Où sont Gilles Moindrot et Luc Bérille si prompts à se répandre dans les médias ? Leur devoir n'est-il pas de dénoncer ce coup de force et de se montrer aux côtés de nos collègues en difficulté ?

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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /Oct /2006 13:02

L'un de nos correspondants dans le Nord nous transmet le mail envoyé ce jour par le SNUipp à toutes les écoles de l'Académie de Lille. Nous le reproduisons ci-dessous.

"Direction et fonctionnement d'école. Le dossier n'est pas clos ! Le blocage administratif continue !

La mise en place du protocole sur la direction d'école est une fausse solution. Le Ministre de l'Education s'appuie sur la signature pour ouvrir de nouvelles "tables rondes" pour une nouvelle étape sur le dossier de la direction et du fonctionnement de l'école.

Depuis plus de six ans, les principales revendications portées par une forte majorité de la profession :

- une formation initiale et continue de qualité pour les collègues chargés de direction

- une reconnaissance plus importante du rôle du conseil des maîtres

- du temps supplémentaire pour toutes les écoles

- des emplois administratifs stables

- des aides matérielles

- une redéfinition et un allègement des tâches de direction

- une réelle revalorisation indiciaire.

C'est sur ces revendications que le SNUipp-FSU travaillera lors de ces tables rondes. Pour que ces revendications aboutissent, ne nous laissons pas intimider par l'autoritarisme affiché de notre ministre. Le blocage administratif continue, à l'appel du SNUipp-FSU, du SGEN-CFDT au niveau national et du SDEN-CGT au niveau départemental. Plus que jamais, bloquons l'enquête 19".

Ce texte appelle plusieurs commentaires de notre part.

Tout d'abord, une fois encore, nous constatons que le mot "directeur" est véritablement tabou au SNUipp. Pas une fois, ce mot n'est mentionné dans ce texte ! On y trouve "direction", "collègues chargés de direction" mais jamais le mot "directeur"... Mais à qui d'autre que les directeurs le SNUipp demande-t-il de bloquer l'enquête 19 ? N'est-il censé lutter pour améliorer leurs conditions de travail...

Ensuite, le texte du SNUipp fait allusion aux "revendications portées par une forte majorité de la profession"... Qui compose cette "forte majorité" ? Le SNUipp aurait-il consulté "la profession" ? Le SNUipp annonce clairement la couleur : il refuse de discuter de l'ordre du jour proposé par le ministre, notamment du statut des directeurs, dans son récent courrier envoyé aux syndicats.

Enfin, notons encore l'absence de référence à la revendication unanimement exprimée récemment par les directeurs : leur souhait d'être reconnus statutairement.

Décidément, en persistant dans ses provocations, le SNUipp se coupe de plus en plus des directeurs et leur affiche, de plus en plus ouvertement, son plus profond mépris.

Nous appelons les "responsables" du SNUipp à plus d'humilité dans leurs déclarations, à plus de respect à l'égard des collègues directrices et directeurs de ce pays.

Nous leur conseillons de lire ou relire les conclusions de la consultation Ifop commandée par le GDID. Elles fourmillent d'informations qui éviteront au SNUipp d'écrire tant de contrevérités.

Le rôle d'un syndicat est-il de se complaire dans la provocation de ceux dont il devrait défendre les intérêts ? Si tel est le cas du SNUipp, c'est qu'il est tombé bien bas !

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Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /Oct /2006 08:07

Direction d'école : le ministre veut engager de nouvelles discussions.

"La conclusion en 2006 d'un protocole, mis en oeuvre dès cette rentrée scolaire, rend désormais possibles de nouvelles concertations destinées à examiner et améliorer la situation des directeurs tout en oeuvrant pour un meilleur fonctionnement des écoles", écrit le ministre de l'Education nationale.

Alors qu'il nous avait annoncé que le problème de la direction d'école était réglé, notre ministre a probablement perçu la colère et l'indignation des directeurs. Pour ne pas perdre la face, le ministre déclare qu'il souhaite maintenant passer "à une seconde étape" du dialogue.

Trois thèmes et plusieurs questions serviront de fil conducteur à la discussion.

Premièrement, les fonctions de directeur d'école :

"Quelles conditions de travail, quels domaines pour l'assistance ? Quelles relations avec l'équipe enseignante ? Avec l'IEN ? Avec l'équipe de circonscription ?"

Deuxièmement, le statut de directeur d'école :

"Faudrait-il un corps de directeurs ? Pourquoi ? Pour toutes les écoles ou pour les plus importantes ? Quel régime indemnitaire spécifique aux directeurs d'école ?"

Troisièmement, le fonctionnement de l'école :

"Quelle analyse des causes des vacances de postes ? Comment développer des logiques de réseaux ? Quelle autonomie pour les écoles et quelle gestion de cette autonomie ? Comment permettre à une école (ou plusieurs écoles) de constituer un établissement public du premier degré ? Quelles conséquences pour le directeur ?"

Pour la première fois, peut-être, le ministre se montre ouvert à toutes les questions qui méritent débat et qui peuvent déboucher sur une amélioration des conditions de travail des directeurs pour un meilleur fonctionnement de l'école.

Hélas ! La "toute puissance syndicale enseignante" est sur la défensive. Pensez donc... Le SNUipp et le SE-Unsa ont failli s'étrangler en lisant les mots tabous du ministre : "statut", "corps de directeurs", "autonomie", "établissement public du premier degré"... Nos "responsables syndicaux" ne manifestent pas un enthousiasme débordant. Ils sont aux abois. L'initiative de Gilles de Robien les a surpris en leur proposant de s'aventurer sur le terrain glissant d'une discussion sur le staut du directeur. On les sent K.O. debout et tel un boxeur sonné, leurs premières réactions montrent leur faiblesse en accentuant un peu plus encore leur image de syndicalistes pétris d'idéologie à la tête d'organisations malades de démocratie.

Sans doute, le SE-Unsa se serait-il contenté d'une petite amélioration des "avancées engrangées"... Pour Luc Bérille, son secrétaire général, le cadre des discussions proposé par le ministre n'est pas "viable". Bien que disposé à une concertation "sérieuse", le SE-Unsa rappelle que c'est le comité national de suivi créé par le protocole d'accord qui est chargé "de formuler des propositions d'amélioration".

Le SE-Unsa se croyait en chasse gardée. Etant le seul à avoir signé le protocole, et jaloux de ses prérogatives, il s'estimait interlocuteur privilégié du ministère. Tout naturellement, croyait-il, lui revenait de droit d'être le négociateur patenté et exclusif d'autres "avancées à engranger"... Mais voilà, notre bon ministre se montre ingrat envers son partenaire signataire... Tout ça pour ça ! doit penser le SE-Unsa...

Côté SNUipp, la situation n'est pas plus confortable. Le dos au mur, assis entre deux chaises, son secrétaire général, Gilles Moindrot, déclare : "Nous avons besoin d'en savoir plus et de connaître le calendrier". En effet, essentiel, le calendrier !!! Une bouffée d'air et Gilles Moindrot poursuit : "Nous nous interrogeons également sur les mesures budgétaires et sur les intentions ministérielles sur tous ces sujets". et notre brave représentant syndical d'ajouter : "Nous n'avons jamais demandé d'ouvrir des discussions sur le statut hiérarchique de la direction". Pourquoi se sent-il obligé d'accoler "hiérarchique" au mot "statut" ? Nulle trace dans les propositions du ministre... Est-ce dèjà le premier prétexte à un refus de discussion ? L'idéologie suinte.

Curieuse situation. D'un côté, un ministre qui semble donner l'occasion d'ouvrir des discussions pour répondre aux aspirations largement exprimées par une profession. De l'autre, des syndicats immobilistes, arc-boutés sur des positions d'un autre âge, coupés de leur base, prêts à tout pour faire échouer ces dicussions.

La messe est dite. Le SE-Unsa et le SNUipp, "grands défenseurs de la direction et du fonctionnement de l'école" feront tout pour freiner des 4 fers et priver, ainsi, les directeurs de toute reconnaissance statutaire comme ils viennent de l'exprimer à la quasi unanimité (à 93 %) dans la récente consultation IFOP commandée par le GDID.

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