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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

15

 

Recommander

Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 13:27
 

Le 7 octobre, c'est la journée mondiale pour le travail décent. Les syndicats se mobilisent dans plus de 100 pays pour exiger une action plus ferme des gouvernements par rapport à la reprise et à la réforme économique, a indiqué la Confédération syndicale internationale (CSI).

 

Si l’on se bat pour le travail décent, alors, les directeurs d’école français devraient être aux premières places des préoccupations syndicales.

 

Le SNUipp participera à ce « 7 octobre intersyndical » avec pour slogan : « Et si l’éducation avait besoin d’idées neuves ». Il se base sur de récentes études de l’OCDE qui indiquent « qu’avec 5,9 % de son PIB consacré à l’éducation, elle [la France]  se classe au 11ème rang des pays de l’OCDE. Bien en deçà de la moyenne qui s’élève à 6,1 %. Loin derrière des élèves apparemment plus innovants comme le Danemark, l’Islande, les Etats-Unis ou la Corée qui dépassent les 7 % du PIB. »

L’OCDE précise également que « la taille des classes constitue le principal déterminant de la différence de coût salarial moyen par élève en pourcentage du PIB ».

 

C’est le moment qu’a choisi Luc Chatel pour annoncer des premières propositions en la matière conscient de la nécessité « d’améliorer les conditions de travail, le statut social et les revenus » des enseignants.


C’est dans cette perspective que la FSU et 6 autres organisations appellent les enseignants des écoles à participer à la journée internationale sur le travail décent prévue le 7 octobre. Des rassemblements, meetings, manifestations, conférences de presse, sont programmés un peu partout en France.

Le SNUipp, quant à lui, n’entend pas en rester là et annonce que dans les prochaines semaines, il souhaite débattre avec les enseignants de la notion de « travailler mieux, travailler autrement »

 

Différentes questions seront ainsi étudiées :

-          comment travailler avec des petits groupes ?

-          Quelles utilisations possibles du « plus de maîtres que de classe » ?

-          Quelles missions pour la maternelle ?

-          Comment renforcer les collaborations avec les RASED ?

-          Quels besoins en formation ?

-          Quelles nouvelles organisations élaborer pour la direction ?

Autant de questions à explorer avec les enseignants pour inventer d’autres fonctionnements et débattre des modalités d’action pour obtenir les moyens de cette nouvelle école.

 

Non, nous n’avons pas rêvé, le SNUipp envisage bel et bien de rechercher de « nouvelles organisations pour la direction ». Prise de conscience que le statu quo ne mène à rien ? Amorce de réflexion sur la reconnaissance du métier de directeur d’école au XXIème siècle ?

 

Si nous saluons la volonté syndicale de s’intéresser enfin au problème des directeurs, il convient de ne pas nous réjouir trop vite… En effet, le SNUipp évoque la « direction » et non le « directeur ».

Les mots ont un sens. Ils reflètent la pensée et leur choix est rarement le fruit du hasard, notamment chez les responsables syndicaux.

 

Est-ce un premier pas timide vers une reconnaissance institutionnelle du directeur d’école ? Une sorte de revirement discret pour ne pas effrayer les tenants de la ligne dure « anti-p’tits chefs » ?
La direction nationale du SNUipp devra notamment convaincre ses sections départementales, à commencer par celle de l’Oise qui conteste les textes régissant l’organisation de l’école.

 

Ainsi, dans ce département, le SNUipp 60 publie le communiqué suivant :

« …dans l’Oise, l’Inspecteur d’Académie utilise les résultats départementaux [des évaluations CE1-CM2] pour remettre en cause l’organisation pédagogique des équipes dans certaines écoles, en demandant aux directeurs d’exercer une « responsabilité pédagogique globale », tête de pont aux prémices d’un statut hiérarchique : en effet, il fait injonction à ces directeurs de « juger de la pertinence de l’attribution des classes de cycle 2 » en la modifiant autoritairement, alors que cette organisation incombe réglementairement au conseil des maîtres. »

 

Le Décret n°89-122 du 24 février 1989 relatif aux directeurs d'école est pourtant clair et notamment son article 2 qui définit les fonctions du directeur :

 

Il [le directeur d’école] répartit les élèves entre les classes et les groupes, après avis du conseil des maîtres. Il répartit les moyens d'enseignement. Après avis du conseil des maîtres, il arrête le service des instituteurs et professeurs des écoles, fixe les modalités d'utilisation des locaux scolaires pendant les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l'enseignement et de la formation.

 

L’IA de l’Oise ne fait que rappeler les prérogatives des directeurs et l’on voit mal en quoi ce rappel des textes serait une « tête de pont aux prémices d’un statut hiérarchique »…

 

On peut donc légitimement se demander si l’objectif annoncé de rechercher « quelles nouvelles organisations élaborer pour la direction » n’est pas, au contraire, une façon déguisée d’amener les adhérents à se prononcer pour un « conseil des maîtres décisionnaire » ? On sait la direction nationale du SNUipp très attachée à ce concept.

Pour l’instant, pas de procès d’intention mais une clarification s’impose. L’ambiguïté doit être levée au plus tôt.

Si, comme le dit  le slogan, l’éducation a besoin d’idées neuves, il serait bon de commencer par la gestion des écoles et la reconnaissance du directeur.
Comme le rapporte le SNUipp, « les vieilles recettes ne font plus fortune… » Alors, souhaitons que ce 7 octobre, journée mondiale pour le travail décent, on pense un tant soit peu aux directeurs d’école…

 

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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 22:43

L'Education nationale paiera le plus lourd tribut aux suppressions d'emplois en 2010, avec 16 000 postes en moins après 13 500 en 2009 et 11 200 en 2008.

 

Les 16 000 emplois supprimés concernent essentiellement des postes de fonctionnaires stagiaires, effet direct de la réforme de la formation des enseignants. Celle-ci prévoit un recrutement au niveau "master 2" (bac 5) et une formation incombant aux universités et non plus aux IUFM. Pour la première année d'application, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d'enseignant ne seront donc plus affectés en IUFM mais directement en classe, ce qui permettra d'économiser les postes de stagiaires.

 

"La poursuite de suppressions qui viennent s'ajouter à d'autres déjà intervenues va dégrader les conditions de travail et réduire les possibilités du service public de faire face aux besoins et de lutter contre l'échec et les inégalités", a réagi à l'AFP le patron de la FSU, Gérard Aschieri. Il fustige "des mesures très marquées par l'idéologie, et paradoxales : hier, Nicolas Sarkozy faisait un discours sur la jeunesse, mais ces suppressions, ce sont des postes en moins pour les jeunes ».

 

Les effets négatifs sont connus : classes surchargées, manque de remplaçants, baisse de la scolarisation des moins de trois ans en maternelle, déficit de personnels accompagnant les enfants handicapés, etc.

Perspectives peu reluisantes également pour les directeurs d’école qui ne pourront bénéficier d’EVS en nombre suffisant et voient s’éloigner tout espoir de meilleures conditions de décharges de cours.

 

Ces suppressions de postes ne préparent pas l’avenir. Pourtant, les démographes ont alerté le gouvernement : à partir de 2010 et surtout 2011, le boom démographique ayant débuté en 2000 se fera sentir au collège et la France risque de manquer d’enseignants (relire notre article du 7 août 2009 intitulé « Suppressions de postes d’enseignants : une faute, une tromperie ».

 

Les suppressions d’emplois dans la Fonction publique d’Etat sont présentées comme un remède indispensable au redressement des finances de notre pays. En réalité, elles ne représentent que 500 millions d’euros d’économies sur les 140 milliards du déficit public !

En 2008, grâce au bouclier fiscal, 834 contribuables dont le patrimoine est supérieur à 15,6 millions d’euros ont profité chacun d’une baisse d’impôt de 368 261 euros. Au total, 14 000 redevables ont bénéficié du bouclier fiscal, pour un coût total pour la collectivité de 458 millions d’euros.

 

Pour Gérard Aschiéri, "Si l'on compare ce que rapportent les suppressions de postes, environ 500 millions d'euros par an, et les mesures fiscales qui réduisent les recettes de l'Etat, par exemple 2,5 à 3 milliards pour la baisse de la TVA dans la restauration, c'est sans commune mesure", et il déplore qu'il n'y ait "jamais de débat sur l'efficacité comparée de ces choix".

 

N’existe-t-il donc d’autre solution que le démantèlement des services publics pour combler le déficit public ? Pourtant, des sources d’économies importantes sont possibles et connues : la lutte contre la fraude fiscale, la suppression des niches fiscales, la chasse au gaspillage exorbitant des décentralisations et du train de vie des collectivités locales… Il conviendrait également de redéfinir la contribution budgétaire de notre pays à l’Europe. La France verse chaque année au budget européen 7 milliards d'euros de plus que ce qu'elle en reçoit en retour, aides agricoles de la PAC comprises. En 2013, la perte sèche atteindra 10 milliards d'euros par an.

 

Nous l’avons maintes fois écrit : la RGPP est avant tout une réforme idéologique. Ses conséquences sont néfastes pour les services publics et en particulier pour l’Education nationale.

 

Les directeurs d’école sont aussi victimes de cette politique. Tous les ministres savent que l’amélioration du fonctionnement de l’école passe par des mesures en faveur des directeurs. Tous les rapports, sans exception, le confirment. Le refus des syndicats enseignants de reconnaître statutairement leur métier n’est qu’un prétexte rêvé pour tout ministre contraint de serrer son budget.

 

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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 12:00

Un de nos collègues a attiré notre attention sur la lecture sélective que fait le SE-Unsa 59 du « rapport sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire ».


Effectivement, la page 3 de "la lettre de l'enseignant du Nord" envoyée le 25/09 à toutes les écoles, est consacrée à la critique de la note de synthèse de l’IGEN.

 

Dans ce  "4 pages", Betty Guillaume commente abondamment "le rapport sur la mise en œuvre de la réforme de l'enseignement primaire". Elle y apporte ses commentaires mêlés d’ironie et d'humour souvent drôle...

 

« L’année scolaire 2008-2009 a été une année exceptionnelle de réforme de l’enseignement primaire.

Qu’on se le dise ! »

 

Elle passe ainsi en revue différents sujets abordés dans ce rapport :


- l'aide personnalisée : « L’aide aux élèves en difficulté c’est vachement bien mais maintenant on va essayer d’avoir des résultats… »


- le pilotage des circonscriptions : « Les IEN ont fait un boulot remarquable, véritable courroie de transmission des attentes ministérielles, mais il faut maintenant qu’ils fassent le lien entre l’évaluation et le pilotage pédagogique ; ils devaient jusqu’à présent piloter sur des simulateurs de vol ! »


- la semaine de 4 jours : « Tout le monde a applaudi le passage à la semaine de 4 jours, fortement conseillé par l’IA en juin 2008… Proposition des IGEN : que le ministère impose qu’on travaille le mercredi matin ! »


- les évaluations CE1-CM2 : « On pourrait croire que les auteurs parlent du taux de réussite des élèves. Mais non, ils parlent des remontées des résultats : d’abord 70% des résultats ont été remontés au niveau CM (c’est une victoire ?) ! Et 85% au niveau CEUn vrai succès quand on sait qu’il n’y avait pas de consigne de blocage ! »


- les nouveaux programmes : « il n’y a plus de refus de principe de ces nouveaux programmes » ! Sans rire ! »


- les stages de remise à niveau : « Ils ont connu une forte progression cette année et… personne n’est capable de dire s’ils ont une utilité puisque, curieusement, rien n’a été envisagé pour mesurer leur efficacité ! »


- la relation entre l'encadrement et les enseignants : « … Il a fallu beaucoup de réunions de directeurs d’école et de visites dans les écoles pour expliquer les réformes, pour persuader les sceptiques, pour contrer les opposants.

La relation hiérarchique s’est renforcée tout autant que la relation personnelle et individualisée ».

So sexy ! »


Et pis c'est tout !!! Comme dirait un très médiatique entraîneur de natation.

 

Vous l'aurez compris : pas un mot sur la partie du rapport intitulée : « Les écoles, la gestion du temps et la direction d’école »

 

Pourtant, la note de synthèse des IG ne se limitait pas au seul catalogue des réformes en cours. Aussi, Nous aurions aimé connaître le point de vue de Betty du SE-Unsa sur les autres points importants abordés dans leur rapport…

 

Ainsi que pense le SE-Unsa de Betty des propos de Philippe CLAUS, Inspecteur général de l’éducation nationale, et Odile ROZE, Inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche ?

 

« Le besoin d’asseoir la réforme de l’enseignement primaire dans un cadre institutionnel plus solide est manifeste. »

« L’élargissement du rôle du directeur, le système de décharges qui devient obsolète et inéquitable du point de vue de l’adaptation de la décharge à la réalité des fonctions exercées, la position du directeur en coordonnateur de ses pairs qui n’est pas toujours facile…

 

Le statut de l’école : La création de l’établissement public d’enseignement primaire (EPEP) donnerait aux inspecteurs un relais au sein de l’école sur les questions d’organisation et d’administration et elle leur permettrait de retrouver du temps pour le pilotage pédagogique et l’encadrement personnalisé des enseignants. »

 

Bref ! Il est vraiment dommage que Betty du SE-Unsa se soit arrêtée à l’examen des réformes en cours et qu’elle n’ait pas poursuivi son exercice aux propositions des rapporteurs… Dommage car les sujets abordés sont d’actualité et nous intéressent beaucoup.

Oui, nous restons sur notre faim et nous regrettons qu’elle n’ait pas utilisé son talent de commentatrice avisée pour traiter l’ensemble des points du rapport…

 

Plusieurs hypothèses pour expliquer cette copie incomplète :

 

On peut imaginer un problème technique obligeant le SE-Unsa à limiter à 4 pages « la lettre de l’enseignant » ou encore le manque de temps qui a contraint Betty à stopper net son travail d’écriture…

 

Il est possible aussi que la décision initiale était de ne commenter que les éléments du rapport qui chagrinent le SE-Unsa et de passer sous silence les points qui ne posent pas problèmeCe qui sous-entendrait que le SE-Unsa est en accord avec les constats du rapport sur le rôle des directeurs et les diverses propositions sur le statut de l’école…

 

Autre hypothèse encore : le SE-Unsa n’a pas osé donner son point de vue sur les sujets qui fâchent (rôle du directeur et statut de l’école) afin de ne pas se mettre en position délicate vis-à-vis des directeurs d’école…La signature du protocole lui ayant valu une volée de bois vert, le SE-Unsa se montrerait désormais plus prudent lorsqu’il s’agit d’aborder les problèmes liés à la direction d’école…

 

Pour ce qui nous concerne, nous aurions tendance à privilégier la dernière hypothèse… A nos lecteurs de se faire leur propre idée sur la question…

 

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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 11:41


Les directrices et directeurs d’école, réunis à Paris le 23 Septembre, appellent l’ensemble de leurs collègues, de France et de Navarre, de métropole et des DOM-TOM à signer cet appel adressé à tous les syndicats enseignants :

 

« … Les directrices et directeurs d’école existent !

Leur travail, leur métier n’est pourtant pas reconnu…

La direction d’école existe !

Elle ne reste à ce jour qu’une simple fonction, sans moyens véritables, sans temps nécessaires, sans réel salaire, sans la moindre reconnaissance statutaire…

 

Pour les parents d’élèves, pour les mairies, pour nos IEN, pour nos IA, pour nos collègues adjoints, pour nos élèves, nous sommes directrices et directeurs d’école. Pour notre Ministère, cela dépend…

Notre administration nous considère comme Directeurs lorsqu’il s’agit de nous confier, d’année en année, toujours plus de tâches, toujours plus de charges, toujours plus de responsabilités. Quand il s‘agit de nous donner les moyens de faire ce travail, le temps pour l’accomplir, le salaire de nos efforts, la reconnaissance de notre métier, elle s’y refuse…

 

D’année en année, la désaffection croissante pour notre métier s’accentue.

En 10 ans, ce sont plus de 30 000 directrices et directeurs d’école qui ont renoncé à cette fonction. Près de 10 % des écoles, régulièrement, sont « dirigées » par des collègues désignés « volontaires », sans formation, sans expérience, sans envie ni attrait pour cette responsabilité. Au travers de cette vacance de la direction d’école, se pose, des maintenant, la question de la réalité du pilotage éducatif de nos écoles, et se joue, à terme, la question de l’existence même de l’Ecole Publique.

 

Face à cette situation, le choix n’est pas d’ETRE ou d’AVOIR.

 

On ne résoudra pas la crise de la direction d’école par le seul AVOIR. Les mesures catégorielles (AVOIR un peu plus de décharge, AVOIR quelques d’indemnités supplémentaires, etc ) ne répondent pas, ne répondent plus à nos demandes.

 

On ne résoudra pas la crise de la direction d’école par le seul ETRE. Obtenir un statut, ETRE reconnus directeurs,  est à notre portée, mais cela serait vain si ce statut ne correspond pas à nos attentes.

 

Nous devons aujourd’hui conjuguer ETRE ET AVOIR, et ceux qui nous représentent paritairement, ceux qui ont vocation à nous défendre, doivent conjuguer ceci avec nous, à tous les temps, à tous les modes.

Notre combat n’est pas celui de l’égoïsme, du corporatisme, c’est celui de la dignité de notre travail, c’est, celui du devenir de l’Ecole Publique, laïque et républicaine…

 

- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à écouter la voix, les demandes, les revendications des 50 000 directrices et directeurs d’école

 

- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à comprendre l’urgence d’agir avec nous. Au travers de la direction d’école, c’est le sort de l’Ecole Publique qui se joue.

 

- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à diffuser sur leurs sites et dans leur presse cet appel. Nous les appelons à soutenir cet appel et à le contresigner.

 

- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à reconnaître que le directeur d’école n’est plus un enseignant comme les autres, qu’il a, au sein de l’école et des équipes pédagogiques, une place, un rôle, un travail, des responsabilités différents de ceux de ses collègues adjoints.

 

- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à ouvrir enfin un vrai débat sur la direction d’école, sans tabous, sans exclusives, sans préjugés.

 

- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à entamer avec les 50 000 directrices et directeurs d’école, avec leurs associations, un échange et un dialogue permanent et constructif. Que plus un seul syndicat n’agisse sans nous, mais que tous soient désormais avec nous.

 

- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à établir avec nous une démarche commune auprès de notre Ministère qui tiendrait compte, et de nos conditions de travail (l’AVOIR) et de l’indispensable reconnaissance de notre métier (l’ETRE)

 

Directrices et Directeurs d’Ecole, nous sommes et serons désormais les acteurs de notre propre métier…

 

Pour signer la pétition, c’est ici : http://petition.dirlo.info/php/index.php

 

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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 12:03

Dans le dossier des EVS destinés à l’aide administrative des directeurs d’école, on ne sait trop comment qualifier le SNUipp… L’arroseur arrosé ? Le pompier pyromane ? On pourrait l’affubler d’autres qualificatifs si les premières victimes n’étaient pas, avant tout, les directeurs eux-mêmes.

 

Le SNUipp-FSU Nord a été reçu le lundi 21 septembre en audience par l’IA du Nord… A l’issue de cette audience de rentrée qu’il qualifie de « riche en échanges mais pauvre en moyens pour améliorer les conditions d’exercice », ce syndicat nous dresse l’état des lieux sur un certain nombre de « dossiers des personnels ». Nous avons retenu celui des EVS qui nous concerne directement.

 

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« EVS-AVS : état des lieux

Depuis 1998, avec la création des premiers contrats précaires et l’apparition des aides éducateurs, le besoin de personnels supplémentaires pour l’aide administrative, la vie scolaire, puis l’accompagnement des élèves en situation de handicap est réel. Malheureusement depuis cette période l’état n’a cessé de multiplier le recrutement de personnels sous contrats précaires. Alors que le SNUipp-FSU demande que ces personnels soient recrutés sur des emplois pérennes sous statut public. Nous déplorons qu’à cette rentrée trop d’écoles et d’élèves pâtissent du désengagement de l’Etat.

Le nombre global d’EVS, pour l’aide à la direction, n’a pas augmenté. Les écoles qui font la demande d’un EVS ne sont pas satisfaites. Qu’en est-il ? »

 

Réponse de l’IA

« Lors de la mise en place de ce dispositif en 2006, toutes les écoles n’avaient pas répondu.

Depuis les nouvelles demandes posent problème.

Pour satisfaire les quelques 60 écoles qui réclament une aide administrative, nous devons « redéployer » les contrats d’EVS. Pour ce faire il faut anticiper les fins de contrats, élaborer une carte cible faisant apparaître les nouvelles demandes (nouveaux besoins) et les écoles qui ont plusieurs EVS. La contrainte supplémentaire est de redéployer ces moyens sur un même secteur d’emplois.»

Commentaires du SNUipp

« Concrètement, le SNUipp-FSU regrette que les écoles qui ont fait une demande postérieure à 2007 n’auront pas satisfaction.

Le SNUipp a dénoncé cette gestion de la crise. Elle fait apparaître que malgré la signature d’un protocole d’accord signé par deux organisations syndicales minoritaires (SE-Unsa et Sgen-Cfdt) en 2006, l’Etat ne tient pas ses promesses et ne cesse de se désengager.

Le SNUipp Nord appelle les écoles qui ont fait ces demandes à les renouveler à l’Inspection

Académique et d’en envoyer un double au SNUipp-FSU. Dans le même temps, il invite les écoles qui bénéficient de plusieurs EVS de rappeler leurs besoins légitimes (puisque reconnus en leur temps) et qui risqueraient de faire les frais du redéploiement.

Pour le SNUipp-FSU c’est la création en nombre suffisant d’emplois pérennes sous statut public dont les écoles et le service public ont besoin. »

 

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En 2006, nous avons dénoncé la signature du protocole par le SE-Unsa qui a eu pour conséquence le gel des revendications des directeurs d’école.

Nous avons estimé que les « avancées » n’étaient pas à la hauteur de nos espérances. Certes, nous avons salué l’obtention d’une journée de décharge pour les écoles à 4 classes, mais on sait que les moyens mis en place ont posé de nombreux problèmes aux écoles de 5 à 9 classes.

L’augmentation de 15 euros de l’ISS était inférieure au coût d’un timbre par jour. Les EVS, bien qu’apportant une aide significative, ne nous semblaient pas la solution la mieux adaptée à la situation difficile vécue par les collègues insuffisamment déchargés de cours. D’ailleurs, plus de 10 000 directeurs ont mis en avant leurs revendications dans l’enquête IFOP commandée par le GDID.

 

Beaucoup de directeurs ont cependant demandé et obtenu un(e) EVS. Certains ont refusé pour des raisons très respectables et continuent d’assumer leur choix. D’autres, enfin, ont suivi le SNUipp fer de lance de l’opposition au protocole, et ont donc refusé les EVS.

Problème pour cette dernière catégorie : depuis 2006, le SNUipp a changé d’avis et ces collègues éprouvent maintenant les pires difficultés à obtenir le moyen convoité.

Il nous semble que le SNUipp n’a pas adopté une attitude responsable vis-à-vis de ces collègues. En effet, il suffit de relire les nombreux textes qu’il a publiés en 2006 pour dénoncer le recrutement des EVS et encourager les directeurs à les refuser.

 

Quelques exemples :

 

Extrait du courrier destiné à l’IEN et l’IA (SNUipp 21)

« Les EVS ne correspondent en aucun cas à cette attente qui est la nôtre et à notre conception du service public. Nous avons donc choisi de ne pas en accueillir dans notre école. »

 

Texte de la résolution à rédiger en conseil des maîtres (SNUipp 22) :

« Le conseil des maîtres de l’école de ................................... réuni le ................... dénonce le recrutement d’Emploi de Vie Scolaire qui amplifie et aggrave la précarité dans les services publics de l’Education nationale. Les enseignants revendiquent un temps de décharge pour toutes les écoles sans que cela porte atteinte à la formation initiale et continue. »

 

« Il [SNUipp 83] suit en cela les instructions de ses membres, hostiles à 61% au texte même si une majorité de mesures sont approuvées, comme la décharge partielle. Les adhérents ont refusé les EVS et la revalorisation salariale.

Les mesures ne sont assorties d’aucune création de postes et remettent en cause la formation continue et initiale.

En outre le recrutement d’un EVS (Emploi de Vie Scolaire) renforce la précarité et ne correspond pas aux besoins de personnels aux fonctions pérennes et qualifiées. Pour la même somme qu’il s’apprête à dégager afin de recruter 50 000 EVS, le gouvernement pourrait créer 27 000 emplois de fonctionnaires. »

 

Aujourd’hui, trois ans plus tard, le SNUipp déplore que les postes d’EVS ne soient pas en nombre suffisant… encourage les directeurs à réclamer une aide administrative et invite ceux qui en ont plusieurs à lutter pour les conserver.

Les collègues qui ont suivi ce syndicat dans ses pérégrinations ont bien des raisons d’être mécontents car, malgré ses efforts, le SNUipp ne parvient pas à leur faire obtenir ce qu’il leur a demandé de ne pas accepter en 2006.

La volte-face du SNUipp, dès 2007, sur les EVS souligne, une fois de plus, l’absence de réflexion sur le métier de directeur d’école. Il faut en effet rappeler que les EVS ont d’abord été créés pour apporter une aide administrative aux directeurs.

Il serait temps que le SNUipp se libère de sa vision idéologique du « p’tit chef » et adopte une position claire, réfléchie et pragmatique sur la nécessaire reconnaissance institutionnelle du directeur d’école, véritable moteur de notre école publique.

 

Hélas, le SNUipp n’en prend pas le chemin. Dans un « chat » au Monde.fr, le 2 septembre dernier, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU se prononce clairement contre un statut de directeur d’école.

 

Question : Pourquoi êtes-vous contre un statut pour les directeurs d'école ?

 

Gérard Aschieri : Cet avis est partagé par la masse des collègues du premier degré, qui considèrent important que le directeur d'école soit un de leurs pairs et à franchement parler, je ne vois pas en quoi mettre une étagère supplémentaire dans la hiérarchie de l'éducation nationale permettrait d'améliorer la lutte contre l'échec des élèves. En revanche, ce qu'il faut, c'est donner à ces directeurs les moyens d'exercer correctement leurs fonctions en termes de temps, mais aussi de personnels, par exemple de secrétariat.

 

Question : Quand vous dites que les écoles doivent être dirigées par un "pair", cela veut-il dire qu'il ne doit pas il y avoir d'autorité hiérarchique ?

 

Gérard Aschieri : Le directeur, sans avoir de pouvoir hiérarchique, a en général une autorité sur ses collègues. Mais il n'y a pas besoin pour cela de statut. Il y a d'abord besoin de conditions de travail qui lui permettent d'exercer sa fonction.

 

Décidément, le SNUipp reste enfermé dans ses certitudes passéistes et idéologiques. Et l’on comprend mieux « pourquoi les syndicats ne pèsent plus vraiment sur l’évolution de l’Education nationale » comme le déclare un internaute.

 

La réponse de Gérard Aschieri sonne comme un aveu d’impuissance :

« …là où nous ne faisons pas bouger de manière sensible la politique gouvernementale, c'est sur la question des suppressions de postes, mais aussi, sans doute, sur la conception même de l'école et de son organisation … »

Cher Monsieur Aschieri, la politique du statu quo n’a jamais fait évoluer les choses… dans quelque domaine que ce soit.

 

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