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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

5

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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directeurs en lutte

Lundi 8 mai 2006 1 08 /05 /Mai /2006 11:25

Les négociations ont débuté le 10 avril, nous dit-on. A quelques jours près, on aurait pensé à un poisson d’avril en lisant le contenu du protocole…

                                                     

 

  Très vite, on a su qu’il n’en était rien en découvrant nos négociateurs de choc faire le tour des médias pour faire savoir à quel point ils étaient contents d’eux-mêmes…

 

Ah ! Nos bons représentants, si fiers de se retrouver en qualité d’interlocuteurs dans les Palais de la République, devant un jus d’orange et un café, qu’ils en oublient l’essentiel pour s’attacher aux détails !

 

 

 

 Hélas ! Ils ne font pas le « poids » face aux « grosses pointures intellectuelles » qui travaillent dans l’ombre des ministres. Il leur manque cette étincelle, cette lueur, ce trait de génie, cette capacité d’analyse et de synthèse qui feraient d’eux des négociateurs avertis et redoutables pour lutter à armes égales… Hélas ! Trois fois hélas !

  

A l’issue de la première journée, installés au café du coin, devant une bonne « Kro », nos syndicalistes se félicitent des « avancées » du protocole… Un dernier effort de négociation et le dossier « direction d’école » sera refermé pour 10 ans…

Pendant ce temps, derrière les lourdes portes cochères du ministère, le ministre félicite son conseiller principal :

« Formidable, Charles-Edouard, votre idée d’inclure le vade-mecum dans le protocole de mesures ! Les syndicalistes ont vraiment apprécié… Demain, il nous faut conclure les négociations et arracher les signatures. Je compte sur vous pour une autre idée aussi lumineuse

-    J’en ai une, Monsieur le Ministre. On leur a promis une augmentation de 15 % de l’ISS, l’équivalent d’un timbre poste en tarif lent… On pourrait pousser jusqu’à 20 % de quoi leur permettre d’envoyer leur courrier au tarif normal

-    Vous pensez que ça suffira, Charles-Edouard ?

-    Je vous garantis qu’avec le vade mecum et 51 centimes d’euro par jour, le SE-Unsa et le SNUipp vont signer à deux mains

-    Vous êtes génial, Charles-Edouard !».

 

 

 

 

 Et de partir, avec l'ensemble des conseillers, dans de gros rires bruyants…

                                                 

 

 

Eh oui, il le sait bien, le conseiller, que l’art d’un bon négociateur c’est de laisser croire à son benêt d’interlocuteur que ce qu’on lui a « généreusement » octroyé, c’est lui, le benêt qui l’a arraché de haute lutte…

Si vous passez rue de Grenelle, devant le ministère, écoutez bien : les rires résonnent encore

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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 22:07

 Les masques tombent. La comédie touche à sa fin. Le scénario était presque parfait. On aurait presque pu y croire...

 

En deux jours, le ministère sort de son chapeau un protocole concocté avec le SNUipp et le SE-UNSA essentiellement. On allait voir ce qu'on allait voir ! Les communiqués tombent. Les "grands" syndicats se félicitent. Ils se répandent dans les médias. Ils voient de belles "avancées". Le gouvernement est généreux : il offre 50 000 EVS aux directeurs ! Il ne s'arrête pas là. Les écoles de 4 classes auront 1/4 de décharge ! Et ce n'est pas tout, les amis... On vous aime. On avait décidé d'augmenter l'ISS de 15 %. A la demande des syndicats, et parce que c'est vous et que vous le méritez bien, on ira jusqu'à 20 % ! Et ce n'est pas tout... Vous aurez un vade-mecum et même un outil informatique... Bien entendu, il faudra redevenir sérieux et arrêter la grève administrative, les amis... Aucun problème, les co-décideurs sont sereins.

Incroyable ! Tout cela en quelques heures de discussion ! Les syndicats la tiennent leur victoire ! Ils en sont sûrs ! D'ailleurs, ils vont "consulter la profession". Ah, non ! Pas seulement les directeurs. Tout le monde. On est démocratique ou on ne l'est pas, n'est-ce pas ?

Mais voilà que les directeurs se mettent à examiner les mesures qu'on leur propose... Ils ne pourraient pas nous faire confiance, pensent ces messieurs qui ont négocié durant des heures... Bref, on s'aperçoit que le compte n'y est pas. On en est même loin !

On nous donne un EVS alors qu'on a lutté contre le CPE et ses emplois précaires... Bizarre... Les 1/4 de décharge seront assurés par des PE2 et pas toute l'année, bien sûr... Il faut quand même assurer un peu de formation continue...

L'outil informatique ? Il dépendra des moyens financiers des communes et de la volonté des élus... Le vade-mecum ? Justement, j'avais terminé mon livre de chevet et je m'ennuyais...

Heureusement, il y a les 20 % d'augmentation de l'ISS pour mettre un peu de baume au coeur... Oui, mais voilà, 20 % de presque rien, ça ne fait toujours pas grand chose... Même pas un timbre poste par jour (pour du courrier jusqu'à 20 g) !

Et se produit alors l'imprévisible ! La colère gronde. Les mails s'échangent à haut débit. Les boîtes sont saturées. Une poussée de fièvre emporte les directeurs et les fait sortir de leur mutisme résigné. "Ils délirent", doivent penser ces messieurs qui ont pourtant négocié avec abnégation, sans compter leurs heures...

Du coup, les certitudes des "puissants syndicats" se ramollissent quelque peu... Le Snudi-Fo fait savoir qu'il ne signera pas... bientôt suivi par le Sgen-Cfdt. Au SNUipp, les discussions vont bon train. Quelques sections n'apprécient pas la position de Paris et le font savoir... Ah ! ces directeurs,  empêcheurs de tourner en rond !

Au SE-Unsa, on reste droit dans ses bottes. C'est qu'on est courageux ! On va leur montrer qu'ils ne nous font pas peur, ces gueux de directeurs ! D'ailleurs, le SE a organisé une consultation. Bon, d'accord, c'est vrai... ils ont eu des problèmes de connexion Internet au moment de mettre le questionnaire en ligne... et certaines questions se sont perdues en route. Désolé, il y avait justement celle qui vous demandait si vous autorisiez le "bon syndicat" à signer le protocole... et aussi une autre : celle qui évoquait le statut... C'est promis, juré... A l'issue de la prochaine grève administative, dans 14 ans, cette question figurera dans l'enquête qui sera adressée aux directeurs.

 

Cette histoire qui ressemble à une farce n'a pas été inventée... Elle vous relate la MASCARADE telle qu'elle s'est déroulée sous nos yeux en avril - mai 2006...

                   

    C'est la "petite souris" qui nous l'a racontée...

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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 15:20

Le SE-Unsa signera. Le Sgen-Cfdt et le Snudi-Fo refusent ce protocole. Au SNUipp, au plus haut niveau, la tentation de signer doit être grande mais certaines sections départementales sont réticentes. Il est vrai que la "base" ressent le vif mécontement qui s'exprime depuis trois semaines.

Le Sgen-Cfdt écrit : "ces propositions ont suscité quelques émois internautiques sur les boîtes mails des écoles... laissant transparaître le malaise profond des directeurs. Sous des formes parfois très contestables : discours anti-syndical rappelant un discours anti-politique bien connu..."

Non, il ne s'agit pas d'un combat anti-syndical mais plutôt d'une révolte contre ces syndicats-là. Les directeurs ont compris que "leurs" syndicats ne tiennent pas à ce que leur fonction soit "trop" reconnue.

Et ne nous y trompons pas ! C'est l'accumulation de réactions virulentes et spontanées qui a fait reculer le Sgen-Cfdt et le Snudi-Fo. Sur le fond, ils épousent exactement les mêmes idées que le syndicat collaborateur SE-Unsa ou que le SNUipp. Rien ne les différencie sur ce thème, si ce n'est une rivalité idéologique.

Soyons vigilants ! Ceux qui ne signeront pas ce protocole essaieront de nous endormir pour mieux négocier ensuite un détail par-ci, un point par-là et sous prétexte d'avoir obtenu des "avancées" supplémentaires, finiront par apposer leur signature.

N'oublions jamais que l'objectif premier de ces quatre "syndicats" est de nous priver, à tout jamais, d'obtenir un statut. 

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Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /Mai /2006 23:19

Direction d’école : le SE-UNSA signera le protocole d’accord

 

 

Le Conseil National du SE-UNSA a décidé que le syndicat signerait avec le ministère de l’Education nationale le protocole d’accord sur la direction d’école. Cette décision fait suite à des débats nourris et à une consultation individuelle ouverte à la profession sur internet.

 

Après dix ans de blocage sur ce dossier, il aura fallu six ans d’une grève administrative, déclenchée en janvier 2000 par le SE-UNSA, pour obtenir ce compromis, fruit d’une difficile négociation. Il permettra d’apporter enfin du nouveau pour les directeurs d’école dès la rentrée 2006 :

 

 - obtention d’une journée hebdomadaire de décharge pour les écoles de quatre classes (coût : 1641 emplois) ;
 - augmentation de 20 % de l’indemnité de tous les directeurs (coût : un peu plus de 10 millions d’euros) ;
 - élaboration d’un vade-mecum juridique destiné à faciliter l’exercice des missions et engagement d’un travail pour clarifier et simplifier les procédures administratives ;

 

 - reconnaissance par le ministère, pour la première fois, du principe d’une aide au travail administratif des directeurs, même si les 50 000 « emplois vie scolaire » précaires qu’il implantera pour cela ne sont pas les postes de secrétariat voulus par le SE-UNSA.

 

Ce protocole d’accord ne satisfait pas toutes les revendications. Il ne règlera pas toutes les questions posées sur la direction et le fonctionnement de l’école primaire, mais il permettra d’engranger des avancées concrètes. Le SE-UNSA a donc décidé de suspendre la grève administrative, qui s’essoufflait au bout de six longues années.

 

Pour autant, le SE-UNSA ne considère pas ce dossier comme clos. Face à ses interlocuteurs ministériels actuels et à venir, il s’appuiera sur le comité national de suivi du protocole, notamment chargé de « formuler des propositions d’amélioration ». Des propositions, le SE-UNSA n’en manque pas, à commencer par ses revendications encore insatisfaites. Sa signature est donc l’engagement d’une nouvelle phase de son combat.

 

 

Paris, le 30 Mars 2006

La consultation est terminée. Il y a 4 126 réponses au questionnaire.

Le SE-Unsa fait figurer les réponses question par question sous forme de 2 graphiques : l'un représentant les résultats des syndiqués, l'autre ceux des non syndiqués. Sans préciser la proportion de syndiqués par rapport aux non syndiqués.

Le SE-Unsa a défié les directeurs. Ils sauront s'en souvenir !

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Samedi 29 avril 2006 6 29 /04 /Avr /2006 16:00

Il en va ainsi pour tous les postes à responsabilité : point de reconnaissance véritable sans statut. Pourquoi y aurait-il une exception notable pour les directeurs d'école ?

Les lycées publics et privés ont un chef d'établissement reconnu et responsable.

Les collèges publics et privés ont un chef d'établissement reconnu et responsable.

Les directeurs d'écoles privées ont le statut de chef d'établissement.

Les directeurs d'écoles publiques sont .... "chargés d'école", dit-on !!!

Les directeurs d'écoles publiques auraient-ils vocation à être taillables et corvéables à merci ? Doivent-ils être les seuls à faire le travail de chef d'établissement sans être ni reconnus comme tels ni rémunérés pour la charge et les responsabilités qu'ils assument ? Quelle logique dans tout cela ?

Comment expliquer qu'eux seuls ne doivent pas avoir de statut ? A-t-on entendu dire que la tyrannie règne dans les lycées et collèges du fait qu'ils ont à leur tête un chef d'établissement avec un véritable statut ?

A-t-on connaissance d'un moins bon fonctionnement des écoles privées parce qu'elles sont dirigées par un chef d'établissement ? L'école publique a-t-elle meilleure image parce que ses directeurs ne sont pas reconnus statutairement ?

Rappelons que de nombreuses écoles sont plus importantes que beaucoup de collèges. Ces derniers n'ont-ils pas pour autant un chef d'établissement et tout un service administratif pour le seconder ?

Alors, pourquoi cette spécificité d'un autre âge  pour la catégorie des directeurs des écoles publiques ? Parce que, de toutes celles citées ci-dessus,  elle est la seule à ne pas avoir ses intérêts professionnels défendus.

La corporation des directeurs d'école n'existe pas en tant que telle dans les syndicats "majoritaires". Ils sont si faibles qu'ils ne peuvent que pratiquer la démagogie auprès de leurs adhérents, en l'occurrence peu nombreux et parmi lesquels les directeurs sont ultra minoritaires. En effet, comment ne pas comprendre (et c'est humain) que les adjoints préfèrent que leur directeur ne soit pas statutairement reconnu ? Au moins, il reste leur égal...

Voilà qui arrange tout le monde : le gouvernement qui ne doit pas trouver des moyens financiers supplémentaires, les syndicats qui peuvent faire plaisir à bon compte à ce qu'il leur reste d'adhérents...

Et l'école publique ? Et son image ? Et son fonctionnnement ? Et la concurrence avec le privé ? Et les directeurs ?

Ne pourrait-on pas imaginer un métier reconnu, celui de directeur d'école ? Un métier à part entière qui serait attractif ? Un métier différent qui serait une promotion pour les enseignants qui veulent évoluer dans leur carrière ? L'école publique n'en sortirait-elle pas renforcée ? Son image n'en serait-elle pas améliorée dans l'opinion ? Se retrouverait-on avec près de 5 000 écoles sans directeur à chaque rentrée malgré le "forcing amical" des IEN pour "inciter" des collègues à se "charger" d'une direction ?

Qu'attendre et espérer de syndicats empreints d'idéologie et si peu représentatifs ? Rien d'autre que le statu quo... hélas !

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