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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

8

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 22:41

A 57 ans, Gérard Aschieri, devenu une figure du syndicalisme français, va quitter la tête de la FSU la semaine prochaine au congrès de Lille après trois mandats depuis son élection en janvier 2001.

 

Bernadette Groison devrait être la prochaine secrétaire générale de la FSU à l'issue du sixième congrès de la fédération organisé du 1er au 5 février 2010 à Lille, à condition d’obtenir 70% des voix.

Membre du SNUIPP (le syndicat des enseignants du premier degré), elle figure en seconde position sur la liste des candidats de la liste « Unité et action » (tendance majoritaire) derrière Gérard Aschieri (Snes - enseignants du second degré).


Née le 26 juillet 1961, Bernadette Groison sort de l'école normale des instituteurs en 1987. Elle commence sa carrière dans l'académie de Dijon. En 1993, elle intègre la direction nationale du SNUIPP dont elle devient secrétaire générale adjointe en 2001, puis co-secrétaire en 2004 et jusqu'au congrès de 2007. Au sein de la FSU, elle siège actuellement au BDFN (Bureau délibératif fédéral national) et au CDFN (Conseil délibératif fédéral national) de la FSU.

 

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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 12:02

La ville de Nogent sur Marne (94) est en passe de battre un record : celui de la plus grande école primaire de France avec ses 27 classes et 700 élèves de la grande section maternelle au CM2.

L’an dernier, déjà, le maire de Nogent, J. Martin, avait évoqué ce projet de fusion des deux écoles voisines : Paul Bert et Guy Môquet. L’affaire avait alors fait grand bruit et nous nous en étions fait l’écho (relire nos articles référencés ci-dessous).

L’IA avait même « dépouillé » l’école P. Bert de son poste de direction. Hormis le SNUDI-FO 94, les syndicats avaient été étrangement absents devant ce qui ressemblait à une forme de collusion entre la mairie et l’Inspection académique.

Pétitions, manifestations, délégation de parents au ministère et menace de grève des enseignants avaient contraint l’IA à nommer une directrice à titre provisoire. Le maire avait alors déclaré ne pas vouloir faire aboutir ce projet contre les parents.

Mais voilà, le 19 janvier dernier, la proposition du maire refait surface. J. Martin précise que ce projet de fusion des écoles sera présenté à l’inspection dès la fin de ce mois. Comme l’an dernier, la municipalité semble bénéficier du soutien bienveillant de l’Education nationale. L’inspecteur de circonscription, Marc Teulier, rappelle qu’il s’agit d’un projet municipal et ne manifeste aucune réticence : « Je ne pense pas que le fonctionnement soit forcément plus harmonieux ou moins harmonieux en fonction du nombre de classes. Certaines grosses écoles tournent très bien car l’équipe s’entend bien tandis que des petites écoles ne fonctionnent pas bien car l’équipe ne s’entend pas. Nous avons organisé ces derniers temps plusieurs réunions avec les deux écoles et ce n’est pas vraiment un problème de travailler avec quinze enseignants ou trente. De plus, si l’école maternelle Galliéni [extension prévue dans quelques années] récupère ses grandes sections, l’école descendra à 23 classes ».

 

Mutualiser les investissements

Pour le maire (UMP) de la ville, J. Martin, ce regroupement devrait permettre d’investir dans de nouveaux équipements, qui seront installés entre les cours des deux écoles voisines et mutualisés, comme une bibliothèque, un laboratoire de langue et encore une salle informatique avec un tableau interactif. L’élu souhaite également faire rejaillir la bonne réputation de l’école Guy Môquet sur sa voisine Paul Bert, davantage considérée comme l’école du quartier populaire.

Monsieur le maire semble pressé de fusionner les deux écoles sans même attendre l’extension de la maternelle Galliéni qui pourrait récupérer les grandes sections de Guy Môquet. « Nous souhaitons continuer dans la lancée 2009-2010 en allant vers une seule école car l’organisation et le fonctionnement resteront similaires. Je ne vois donc pas de raison à ne pas le faire, en dehors du nombre de classes. C’est le seul élément qui peut faire peur. Or, aujourd’hui, les deux directeurs gèrent déjà 27 classes au total, réparties dans leurs  deux établissements.  Et dans le fonctionnement de chaque classe, cela ne changera rien. Donc pourquoi attendre ? ».


Quelques échanges assez vifs opposent l’élu aux parents qui redoutent la création de ce mastodonte que certains appellent déjà
« l’usine de la zone ».

« Qu’est-ce que cela change concrètement en termes de budget et de personnel ? », demande un parent.

« La seule chose qui changera, sera la possibilité de proposer davantage d’équipements comme la salle informatique, le laboratoire de langue et la bibliothèque, car ils seront mutualisés entre les deux écoles. L’objectif du projet n’est pas de faire des économies mais des investissements appropriés et partagés »,  explique le maire.

« Pourquoi ne pas mutualiser ces équipements sans fusionner puisqu’ils seront situés entre les deux écoles et que les deux directeurs auront juste à se répartir les plages horaires pour les utiliser, ce qui ne pose pas de problème s’ils s’entendent bien ? », poursuit un autre parent.

« Dans ce cas, cela deviendrait un collectif municipal ! », réplique le maire. Votre problème est que vous refusez simplement le nombre de classes alors que vous dites vous-même que si les directeurs s’entendent, tout va bien. Dans ce cas, autant entériner tout de suite le rapprochement. Si je ne faisais pas ce projet, vous me reprocheriez dans dix ans de ne pas avoir posé la question aujourd’hui, car dans dix ans, ce sera fait, malgré vous, parce qu’il n’y aura pas d’autre solution. Car je ne vais pas disperser des écoles dans toute la ville simplement parce qu’il y a des augmentations d’effectif ! Qui va payer la gestion de ces écoles ? Il n’y a pas d’alternative. Le seul problème est que vous avez peur du nombre de classes, quelque soit ce que l’on dit ».

« Mais ce n’est pas la ville qui paie le directeur »

« Ce n’est pas ce qui coûte le plus cher ! » conclue le maire.

 

La direction de l’établissement

Se pose naturellement la question de la direction de l’école. Un seul directeur sera-t-il suffisant pour gérer un établissement de cette taille ?

« J’essaierai de faire en sorte qu’il y ait quelqu’un, et pas un emploi précaire, au moins un mi-temps », promet l’inspecteur Marc Teulier.

 

Qu’en pensent les enseignants ?

« Certains sont pour, d’autres contre. C’est vrai que certains enseignants ont tendance – et c’est humain- à avoir un lien affectif avec leur école et penser que c’est LEUR école, mais ce n’est pas leur école », rapporte la directrice de l’école Paul Bert.

Difficile d’en savoir plus car l’IEN indique qu’il est trop tard pour réunir un conseil d’école avant la décision de l’inspection qui doit être prise début février pour permettre aux enseignants qui veulent partir de demander leur mutation…

Il restera ensuite à soumettre, pour avis, ce projet de rapprochement au C.D.E.N. (Conseil Départemental de l’Education Nationale où siègent le Préfet, le Président du Conseil Général, des élus et des représentants des personnels), à éclaircir le statut du nouvel établissement (fusion…).

Après validation par l’Education nationale, le conseil municipal pourra enfin l’entériner par un vote.

 

Le maire ne compte pas s’arrêter en si bon chemin dans sa volonté de restructurer les écoles de sa ville. Après avoir rassemblé deux écoles en un établissement de 18 classes, il envisage de regrouper une école maternelle et une école élémentaire comptant respectivement 8 et 17 classes…

 

L’exemple de Nogent sur Marne préfigure-t-il ce que seront, demain, les écoles primaires françaises ? Ces « rapprochements » seront-ils une façon de contourner les EPEP ? La réflexion devrait s’engager rapidement, notamment dans les organisations syndicales, avant toute frénésie de généralisation…

 

Articles à lire ou relire

" Fusions, EPEP, regroupements… Ohé, les syndicats ! Y a quelqu’un ? " (28 mars 2009)

" Directeurs d’école et syndicats : le divorce" (4 avril 2009) 

" Nogent citoyen " (20 janvier 2010) 

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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 12:09

Mercredi 20 janvier, des parents et enseignants de Seine-Saint-Denis ont manifesté sous les fenêtres du  ministre de l’Education nationale pour lui signifier leur ras-le-bol de voir de plus en plus de maîtres absents non remplacés. A l’appui de leur exaspération, une comptabilité des jours sans cours (1 738 jours d’absences non remplacées depuis septembre 2009).

La grippe H1N1 puis la gastro en sont-elles les seules causes ? Comme nous l’avons souvent dénoncé, les suppressions de postes liées au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux en sont la raison principale. Pour les syndicats d’enseignants, à force de restrictions budgétaires, « on a attaqué l’os ». Pour le ministère, rien à voir avec les moyens.

 

Invité de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1, Luc Chatel a annoncé qu'il allait « travailler avec les organisations syndicales sur plusieurs pistes » pour améliorer le système de remplacement des enseignants absents. Le ministre a ensuite détaillé les trois pistes, qui, selon lui, devraient apporter une solution au problème dénoncé par les parents et les enseignants :

 

Une plus grande réactivité. « Aujourd'hui, on remplace trop lentement les professeurs absents », il y a « un délai de carence de 14 jours, pendant lesquels le lycée doit se débrouiller avec un professeur absent » et « c'est seulement au bout de 14 jours que le rectorat intervient, il faut que dès le premier jour les autorités académiques soient mobilisées », a expliqué le ministre.

 

Rappelons que ce délai de carence n’existe pas dans le premier degré et que la situation n’est pas meilleure pour autant. Combien de classes sans maîtres ? Combien de journées perdues ? Combien de surcroît de travail et de fatigue pour les enseignants qui doivent accueillir ces élèves ? Combien de difficultés supplémentaires pour les directeurs d’école qui doivent gérer dans l’urgence l’absence d’un collègue ?

 

Une plus grande souplesse. « Si vous avez un manque de professeurs de mathématiques à Paris et que vous avez des professeurs de mathématiques disponibles à Créteil, et bien les professeurs de Créteil ne peuvent pas aller à Paris. Donc on va assouplir ce dispositif » entre académies, a ajouté Luc Chatel.

 

Cette souplesse ne permettra que quelques arrangements à la marge… Tous les départements connaissent les mêmes difficultés, la même pénurie de moyens de remplacement.

 

Un vivier de remplaçants. « Troisième exemple : nous devons diversifier et enrichir notre vivier de remplacement, par exemple avec des partenariats avec Pôle emploi, en mobilisant ici ou là de jeunes retraités de l'Education nationale ou en travaillant avec des étudiants qui ne sont pas encore admis aux concours », a poursuivi le ministre.

 

Cette troisième piste ressemble étrangement à l’agence nationale du remplacement que souhaitait créer Xavier Darcos et que Luc Chatel ne jugeait pas pertinente.  

 

Interrogé pour savoir si les difficultés de remplacement n'étaient pas une conséquence des suppressions de postes de professeurs, le ministre a répondu : « Non, ce n'est pas un problème nouveau, il est nettement antérieur à la question de la réduction des postes dans l'Education nationale ».

Il est vrai qu’en 2005, déjà, François Fillon pensait améliorer une situation jugée délicate. En 2008, Xavier Darcos avait promis la création d’une agence nationale du remplacement que Luc Chatel n’a pas jugée pertinente. Le ministre de l’Education nationale attend pour la fin du mois un rapport interne, avec un état des lieux et des recommandations.

 

Certes, le problème est récurrent, mais faut-il un nouveau rapport pour constater que la situation ne fait que se dégrader d’année en année et qu’elle devient critique depuis que le gouvernement s’est lancé dans une politique idéologique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Politique justifiée en quelques mots par Luc Chatel au micro d’Europe 1 : « Les professeurs ne sont pas assez payés dans notre pays… Moins d’enseignants mieux rémunérés, telle est la politique que nous menons. »

Explication bien courte qui méritait d’être développée. En effet, seuls les débuts de carrière seront concernés par des augmentations de salaire. Rien pour l’immense majorité des enseignants en place.

Il est regrettable que des journalistes aussi chevronnés que Jean-Pierre Elkabbach ne réagissent pas devant de telles affirmations, se contentent de vagues explications et ne cherchent pas à obtenir une meilleure information…

 

Il se dit aussi que courant février, une circulaire ministérielle autoriserait les directeurs d’école, les principaux de collège et les proviseurs de lycée à rechercher des remplaçants (piste n° 3) pour pallier les insuffisances de l’Administration…

On voit tout de suite les limites d’une telle démarche. Qui ? Quand ? Comment ? Avec quels moyens ? Quels contrats ? Bref, un beau bricolage pas du tout à la mesure du problème…

 

Chef de rayon « bricolo bricolette » ? La nouvelle mission confiée aux directeurs d’école ?

 

Relire nos derniers articles sur le sujet :

-       La règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux dans le collimateur de la Cour des Comptes

-       Une cause du malaise enseignant : la faillite du remplacement des maîtres absents

 

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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 17:02

En pleine préparation de son congrès de mars 2010, le SE-UNSA dresse un bilan de son action édictée par le précédent mandat. Ainsi, Philippe Martin, secrétaire départemental 59, publie-t-il un « rapport d’activité départemental » sur la « direction d’école ».

 

Direction d’école : dossier non clos

 

En mai 2006, était signé entre le ministère de l’Education nationale et le SE-UNSA le protocole sur la direction d’école. Que n’avons-nous entendu à l’époque ?

Et puis le temps a passé. La fuite de nos directeurs syndiqués n’a pas eu lieu et le SE-UNSA a été confirmé comme syndicat majoritaire des écoles dans notre département.

Avec le recul, considérons à nouveau les avancées :

-          Généralisation des décharges pour les directeurs d’école à 5 classes et extension à toutes les écoles à 4 classes ; décharges de rentrée pour les petites écoles ;

-          Dotation d’une aide administrative dans chaque école en ayant fait la demande ; le SE-UNSA sait bien que certaines d’entre elles n’ont pu en bénéficier et intervient régulièrement pour que le quota d’aide administrative soit abondé :

-          Augmentation de l’indemnité de direction ; celle-ci sera augmentée une seconde fois en 2007 pour atteindre 1295 euros.

Et puis il ya eu la signature du protocole sur les 108 heures signé par le SE-UNSA et le SGEN-CFDT. A cette occasion :

-          Une décharge de service a été attribuée aux directrices et directeurs d’école pour organiser l’aide personnalisée (de 10 heures pour les petites écoles à une décharge de service totale pour les plus grosses) ;

L’indemnité de direction a été augmentée de 200 à 600 euros.

Pourtant, le SE-UNSA considère-t-il que le dossier est clos ? Non, bien sûr, et les débats qui auront lieu lors du congrès de Brest, en mars prochain, iront, notamment, dans le sens

-          d’une augmentation du temps de décharge,

-          d’une revalorisation de l’indemnité et de la bonification indiciaire,

-          de la dotation dans chaque école d’un secrétariat administratif dont les missions seront pérennisées, dont les emplois seront stables et qualifiés.

Depuis plusieurs années maintenant, le gouvernement tente d’imposer les EPEP. Au-delà des EPEP, c’est l’évolution du fonctionnement et de la direction d’école qui interroge notre syndicat, comme les autres d’ailleurs… sauf qu’au SE-UNSA les débats ont lieu pour faire avancer des pistes concrètes, y compris lorsqu’ils sont contradictoires. A nouveau, à Brest, le SE-UNSA débattra du fonctionnement de l’école, de sa structuration juridique, de son autonomie financière à seule fin de l’amélioration de l’efficacité pédagogique.

 

 

Le SE-UNSA n’échappe pas à l’autosatisfaction rencontrée dans les syndicats ou partis politiques à la veille d’un congrès. L’équipe en place est globalement contente du travail accompli. Tout aussi naturellement, elle agrémente son bilan d’un bémol pour justifier ses difficultés à remplir totalement son mandat d’où la nécessité souvent réaffirmée de reconduire les dirigeants afin de parachever leur œuvre… Rien que de très classique.

 

Constatons, cependant, que le SE-UNSA fait abstraction de bon nombre de critiques qui lui ont été adressées durant cette mandature. Certes, si l’obtention d’une décharge pour les écoles de 4 classes a été saluée comme une juste et réelle avancée, rappelons que les conditions de sa mise en place ont été souvent difficiles. Les PE2 ont parfois été imposés sans concertation ni sur le jour de décharge ni sur le contenu de leurs interventions. Le suivi et la formation de ces jeunes stagiaires a souvent été une charge supplémentaire pour nombre de collègues directeurs. Enfin, rappelons, l’incertitude qui se fait jour avec la disparition de ces PE2 à la prochaine rentrée scolaire.

Le SE-UNSA présente aussi comme une avancée la double augmentation de l’ISS. L'honnêteté commande de la relativiser car cette augmentation ne représente que la modeste somme de 2 fois 15 euros…

Quant à la part fixe de l’indemnité versée comme une prime et allant de 200 à 600 euros, rappelons que l’immense majorité des collègues travaillent dans des écoles de moins de 10 classes et ne touchent donc, pour la plupart, que 200 ou 400 euros. Peut-on, pour autant, admettre que cette augmentation soit à la mesure de la reconnaissance de leur métier ?

 

Ce syndicat semble également se féliciter d’avoir signé le protocole sur les 108 heures. Là encore, il faut relativiser « l’avancée » que constitue l’attribution d’une décharge de service pour organiser l’aide personnalisée. Nous savons que certains IA  et IEN n’ont pas été très coopératifs pour simplifier le travail des directeurs. Nous ne comprenons d’ailleurs toujours pas pourquoi certaines catégories de personnels ont été exemptées de l’aide personnalisée pendant que l’immense majorité des directeurs y étaient contraints.

 

A quelques mois de son congrès, l’équipe dirigeante du SE-UNSA présente ses perspectives pour le prochain mandat. Curieusement, ces mesures sont annoncées avant les débats du congrès… Ce qui signifie qu’elles « coulent de source » et qu’elles constituent une revendication permanente hors mandat (augmentation du temps de décharge et revalorisation financière).

Quant à la demande de « dotation dans chaque école d’un secrétariat administratif dont les missions seront pérennisées, dont les emplois seront stables et qualifiés », qui peut croire qu’elle puisse aboutir rapidement et être exaucée par un quelconque gouvernement ? Pas même les dirigeants du SE-UNSA qui savent bien que cette mesure n’a aucune chance d’être retenue en ces temps de RGPP et de coupes budgétaires. D’ailleurs, la structure de la grande majorité des écoles ne nécessite pas « un secrétariat administratif ». Les directeurs ont surtout besoin d'une décharge pour assurer eux-mêmes le bon fonctionnement de leur école.

Qui peut également croire que ces « emplois seraient stables et pérennisés » alors qu’ils ne sont actuellement assurés que par des personnes en contrat aidé, sans formation et mal rémunérées ?

Comment croire que ces personnels seraient « qualifiés » alors même que la formation des enseignants est revue à la baisse pour de simples raisons budgétaires ? A l'évidence, le SE-UNSA verse sciemment dans la démagogie en avançant ce type de mesure qu'il sait irréaliste et irréalisable.
 
 

Philippe Martin semble aussi minimiser l'impact de la signature du protocole en mai 2006. Comment vérifier que les directeurs syndiqués n’ont pas quitté le navire ? Est-ce le fruit du hasard si les directeurs d’école ont été si nombreux à répondre à la consultation IFOP commandée par le GDID en septembre 2006 ? Le SE-UNSA aurait-il oublié que 93 % des collègues ont manifesté leur désir d’être reconnus par un véritable statut professionnel ?

N'oublie-t-il pas également que les élections professionnelles ont traduit une érosion de 1,6 point sur le plan national malgré une participation en hausse de près de 2 points. En outre le SE-UNSA a recueilli moins de 25 % des suffrages exprimés.

Certes, il est bon que les débats aient lieu au sein du SE-UNSA à propos de la direction d’école. En effet, ce n’est pas le cas dans toutes les organisations syndicales. Mais les directeurs attendent davantage que des débats. Il est temps que le SE-UNSA prenne clairement position sur la question du statut et qu’il inscrive enfin cette mesure au premier rang de ses revendications. Il est temps que le SE-UNSA considère la reconnaissance institutionnelle des directeurs d’école comme une priorité absolue de son action « à seule fin de l’efficacité pédagogique », comme il dit…

 

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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 12:29

Le débat actuel ne cesse de tourner autour de ce que les médias et analystes appellent « la politique du chiffre ».

Politique du chiffre dans les reconduites aux frontières.

La polémique est permanente. De multiples reportages nous ont montré le va-et-vient des Roumains qui reçoivent une prime de départ volontaire pour mieux revenir quelques mois plus tard avant d’être de nouveau « expulsés », comptant ainsi plusieurs fois dans les statistiques…

 

Politique du chiffre dans le domaine de l’insécurité.

Libération nous confirme ce que chacun pressentait, à savoir que la politique sécuritaire mise en place par Nicolas Sarkozy passe par des chiffres et des quotas.

Ainsi, apprend-on qu’à Châlons-en-Champagne, le « chef de l’unité de sécurité de proximité » détaillait les « objectifs chiffrés en matière de voie publique pour l’année 2009 ». Le capitaine de police y fixe des quotas à atteindre. « Chaque brigade de roulement de jour devra à minima procéder à 65 interpellations hors IPM (ivresse publique et manifeste) et délits routiers, à 10 interpellations de personnes faisant l’objet de fiches de recherches, établir 230 TA (timbres-amende) pour des infractions au code de la route hors stationnement et 75 TA pour comportement dangereux », etc. La brigade anti criminalité de Châlons-en-Champagne avait pour ordre de réaliser « 162 interpellations » et de retrouver 24 personnes recherchées.

Bref, l’essentiel étant de faire du chiffre en multipliant les élucidations « faciles » au détriment des enquêtes longues et pas toujours couronnées de succès.

 

Politique des quotas pour atteindre 30% de boursiers dans les grandes écoles.

Une politique qui peut paraître « juste » à première vue mais qui pose plus de problèmes qu’elle n’en résout.

Hakim El Karoui, normalien, président et fondateur du club du XXIe siècle, qui réunit les élites issues de la diversité souligne la complexité du débat et la nécessité d'agir en amont.

« Il faut aller vers plus de boursiers en grandes écoles, c’est une évidence. Mais je ne suis pas favorable aux quotas. Si l’on veut 30 % d’élèves boursiers à HEC, l’ENA ou Polytechnique, avec la méthode des quotas, cela signifie de fait qu’il faut mettre en place un concours parallèle.
Par exemple, Polytechnique garderait les 400 premiers reçus à son concours et irait chercher ensuite les boursiers dans les rangs suivants. Il y aurait donc un concours pour les riches et un pour les pauvres, fondé en outre sur un critère assez fluctuant : celui des bourses.
 »

 

Politique du chiffre encore dans la Fonction Publique.

Nous n’avons cessé de dénoncer le non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux qui n'est pas la meilleure façon de résorber le déficit public quand on sait que la gabegie en postes se situe essentiellement dans les collectivités territoriales.

L’Education nationale en est d’ailleurs la première victime avec des incidences parfois inattendues comme le rapporte le SE-Unsa 59.

« Le Ministre pourra toujours claironner que l’Académie du Nord/Pas de Calais gagnera 55 postes à la rentrée prochaine ; la réalité sur le terrain sera toute autre.

En effet, ces 55 postes devront compenser la perte des moyens de décharge des directeurs à 4 classes  assurés par les PE2 lors de leur stage filé.

Les PE2 sont cette année près de 600 (392 pour le Nord, 210 pour le Pas de Calais) et occupent dans les écoles 150 postes (sur 1/4 de décharge). 150 - 55 = près de 100 postes que le 1er degré de l’Académie du Nord perdra à la rentrée 2010.  

Où seront récupérés ces postes ?

Dans les écoles maternelles ou élémentaires ou dans les brigades de remplacement puisque le département ne compte quasiment plus de postes hors classes (ceux-ci ayant déjà été largement supprimés ces dernières années) ? »

 

On le voit, la politique menée dans le but de réduire le déficit public est davantage la traduction d’une idéologie libérale que le fruit d’une véritable réforme réfléchie et concertée.

C’est ce que déplore Jacques Marseille lorsqu’il déclare "Sarkozy n'a pas engagé les réformes structurelles"

Jacques Marseille avait salué le programme et l’élection de Nicolas Sarkozy et accompagné le besoin d’une rupture. Aujourd’hui, l’essayiste libéral regrette "le temps perdu" et "l’autosatisfaction".

Et lorsqu’on lui demande si « La suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux va dans le bon sens », Jacques Marseille répond :

« C’est un slogan, ce n’est pas une réforme. Il fallait analyser chaque fonction, supprimer des services qui ne servent à rien, quitte à en créer d’autres. Il fallait revoir totalement notre système de formation, seul sésame pour retrouver une dynamique d’emploi. Ces actions n’ont pas été engagées et je crains qu’elles ne le soient pas avant 2012. »

 

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