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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

10

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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directeurs en lutte

Mardi 23 mai 2006 2 23 /05 /Mai /2006 22:36

Polémique autour des enseignants déchargés de cours

Un rapport sur les décharges de cours chiffre le coût de cette pratique à 1,65 milliard d'euros par an. Commandé en janvier aux Inspections de l'Education nationale et des Finances, il porte essentiellement sur les professeurs de lycées et de collèges. Il affirme que 6% du potentiel enseignant est ainsi "perdu". Le rapport fait référence aux décharges syndicales (équivalent de 1.435 postes) ou aux décharges horaires pour situations particulières.
Il propose de revoir le système des décharges, de les utiliser autrement et surtout de les plafonner à hauteur de la moitié de l'horaire réglementaire des enseignants concernés. En mars 2005, un rapport de la Cour des comptes faisait déjà le même constat. Il signalait 97.000 enseignants (primaire compris), soit l'équivalent de 32.000 postes (sur 665.000) n'exerçant pas devant une classe mais étant employés par l'Education nationale.

Voilà qui ne devrait pas faire plaisir à nos "représentants syndicaux"...

Un rapport de l'Inspection Générale de l'Education Nationale

L'école n'accorde pas suffisamment de place aux parents. C'est la conclusion sans appel d'un rapport d'étape de l'Inspection générale de l'éducation nationale, qui estime que les enseignants devraient afficher vis-à-vis des parents «le respect qui leur est dû en tant qu'éducateurs». 

Les auteurs veulent en finir avec la vision «dissociatrice encore répandue chez les enseignants» qui veut que les parents «jouent leur rôle et élèvent leurs enfants» tandis que les enseignants font leur travail «sans que les parents s'en mêlent». Critiques, les inspecteurs estiment qu'«on ne peut attendre des parents d'élèves une valorisation de l'école au sein de la famille, un suivi du travail scolaire et une attention portée aux exigences de l'école, si on les tient à l'écart». Le rapport définitif, rendu en juin, sera étudié par le ministère qui prépare un texte sur le statut du parent d'élève. Entre autres pistes, les inspecteurs proposent la remise trimestrielle des bulletins en mains propres ou des rencontres systématiques entre parents et professeurs. Ils estiment nécessaire d'instaurer des «lieux de parole», comme une salle des parents. Pour les inspecteurs, la participation des parents devrait dépasser la «présence formelle» aux instances de l'établissement et recommande de réaffirmer leur pouvoir d'intervention. Ainsi, toute décision prise en matière d'orientation des élèves devrait être justifiée ainsi que toute sanction disciplinaire.

Et... un statut... pour les parents d'élèves...

Un représentant des élèves pourrait participer au conseil d'école

Pour le député UMP des Vosges François Vannson, "la démocratie s'apprend dès le plus jeune âge". Aussi, il propose "d'intéresser davantage les enfants à la vie de leur propre école". Pour cela, le député propose d'élire en chaque début d'année scolaire dans les écoles primaires, parallèlement aux délégués de classe, un représentant des élèves qui puisse participer aux conseils d'école.

"Ce délégué unique et son suppléant seraient élus par un vote secret auquel participeraient tous les élèves de l'école", précise le député. Le délégué d'école serait par ailleurs en contact avec les délégués de classe chargés de "recueillir les préoccupations de leurs camarades".

Démocratie ou démagogie ?

Le directeur sera bientôt le seul à ne pas avoir de statut dans l'école...

Communiqué du Syndicat National des Personnels de Direction  (principaux et proviseurs)

"Sans propositions concrètes et satisfaisantes, le S.N.P.D.E.N. maintient sa consigne aux personnels de direction de s’opposer au recrutement et à la gestion par l’E.P.L.E. de personnel affecté dans les établissements scolaires du 1er degré."

Les principaux et proviseurs ont un statut qui définit précisément leurs fonctions. Ce statut leur permet de refuser tout travail supplémentaire qui n'entre pas dans le cadre de leurs missions.

Un statut, ça ne présente pas que des désavantages... Puissent nos "syndicats majoritaires" y réfléchir un tant soit peu...

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Mardi 23 mai 2006 2 23 /05 /Mai /2006 21:21

Après plusieurs semaines très agitées, depuis la présentation des propositions du ministère et les commentaires positifs des syndicats dans les médias jusqu'à la signature du protocole par le SE-Unsa, le temps est venu de dresser le bilan pour chacun des protagonistes.

Bilan pour le gouvernement

Alors qu'il était déconsidéré par le retrait du CPE et empêtré dans l'affaire Clearstream, il a rebondi de façon inattendue et inespérée avec le concours du SE-Unsa. En annonçant la création de 50 000 emplois pour les jeunes, il est assuré d'avoir le soutien de l'opinion. La grève administrative est mise en veille pour de très longues années. Les syndicats sont divisés et les directeurs isolés. Bref, bilan plutôt satisfaisant.

Bilan pour les syndicats

Le SE-Unsa, par son zèle à servir de faire-valoir au gouvernement, a perdu son âme. Le SNUipp est pitoyable dans sa subite dénonciation de l'accord et sa guéguerre avec le SE-Unsa. N'ont-ils pas la même "vision" de la direction d'école ? Cela s'apparente à une tentative de récupération du mécontentement. Les directeurs seront-ils dupes ?

Bilan pour les directeurs

Ils ont été humiliés par les mesures proposées par le gouvernement, le manque de considération de leur ministre et le peu d'empressement de leurs organisations syndicales à les soutenir véritablement. L'attitude du SE-Unsa leur a ouvert les yeux sur le refus des syndicats majoritaires à obtenir une vraie reconnaissance de leur métier. Ils sauront s'en souvenir.

 

 

 

 

 

 

 

Bilan pour l'école publique

Les fissures apparues depuis longtemps avaient tendance à se multiplier. La situation est chaque année plus grave. L'opinion se tourne de plus en plus vers la concurrence privée. Des milliers d'écoles n'ont pas de directeur ayant vraiment souhaité ce poste. Le malaise s'amplifie. Ces mesures acceptées par le SE-Unsa n'arrangeront rien et démotiveront probablement de nombreux collègues. Un nouveau pan vient de s'écrouler. .

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Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /Mai /2006 21:22

A vos crayons...                    Qui a dit quoi ?

Nous vous proposons un petit jeu de devinettes. Vous trouverez les réponses en fin de questionnaire.

Pour vous aider, nous ferons suivre chaque citation d'un petit commentaire en rouge.

1)  Ce succès remporté sur le CPE donnera à tous la confiance et la dynamique nécessaire pour permettre que les questions de l’emploi des jeunes, de la formation et de la précarité du travail trouvent rapidement des réponses.

Quelques jours plus tard, la précarité des EVS chassait celle du CPE. Dommage...

2) Les organisations syndicales ont fait la preuve de leur détermination, de leur efficacité et de l'importance de l'action collective. Ensemble et fort de ce succès, nous pouvons encore gagner et refuser toutes les précarités...

Pourquoi être allé se fourvoyer dans des négociations pour gagner 50 centimes, un vade-mecum et un EVS ? Belle efficacité, en effet...

3) CPE : une victoire qui impose au syndicalisme de nouvelles responsabilités.

Paroles, paroles, paroles...

4) Il est essentiel de lier la question de la direction d'école à celle du fonctionnement de l'école (plus de maîtres que de classes, développement du travail en équipe...).

Essentiel pour noyer le poisson...

5) Nous appuyant sur de nombreuses années d’expérience dans nos équipes pédagogiques et conformément à la plate-forme des équipes Freinet, nous affirmons que la gestion coopérative ou collégiale d’une école est une alternative particulièrement efficace et dynamisante à la direction
reposant sur une seule tête.

 

Elle permet :
- une responsabilisation de tous les acteurs de l’école
- le partage des responsabilités dévolues traditionnellement au seul directeur,
- le renforcement du rôle du conseil des maîtres (prise de décisions, prise d’initiatives. 

Tout le monde, il est beau... tout le monde, il est gentil... 

 6) Nous demandons que l’ISS soit augmentée de 25% pour tous les directeurs dès la rentrée 2006 et que cette augmentation soit portée à 30% dès 2007.

Qui dit mieux ? de 51 centimes mesure proposée par le ministre, on passerait à 53,5 puis à 55 centimes en 2007... De quoi, enfin, s'acheter un timbre à 53 centimes !

7) Ce débat (sur le statut du directeur) est d'ailleurs très ancien dans le métier puisqu'on le retrouve en des termes quasi-identiques dans les archives syndicales des années... 1920 !

A ce rythme-là, nos arrières petits enfants devront encore poursuivre la grève administrative pour le réclamer ce statut...

8) Nos revendications vont au-delà des mesures contenues dans le protocole : …mise en place de personnels de secrétariat qualifiés en lieu et place des emplois précaires auxquels le ministère fait appel à la rentrée 2006.

Vous faites bien de le dire... D'ailleurs, n'est-ce pas ce que vous nous avez obtenu avec les EVS ...?

9) Ensemble, nous devrons envisager de nouvelles perspectives d'action pour faire réellement avancer ce dossier et obliger le gouvernement à prendre en compte les revendications de toute la profession.

Ah ! qu'il écorche la bouche, le mot "directeur"...

10) Nous avons dit qu'il ne faut pas que ce soit une charge pour les directeurs, mais une aide… Nous n’avons aucune illusion sur l’existence d’un objectif pédagogique de la part du MEN...

Remarque pertinente... Bravo !

Résultats :   

SE-Unsa : 1 - 3 - 7 - 8 - 10                       SNUipp : 2 - 4 - 9

Confédération Nationale du Travail : 5        Sgen-Cfdt : 6

Si vous avez 10 réponses justes, vous êtes un "directeur en lutte". Si vous avez entre 5 et 9 réponses, vous avez des excuses, certaines de ces citations sont interchangeables. Entre 0 et 4 réponses, nous vous conseillons de relire nos analyses et commentaires... 

Question subsidiaire :

Imaginez un instant : vous êtes directeur, vous voulez que votre travail soit reconnu à sa juste valeur pour le temps que vous y consacrez, pour l'investissement que vous lui réservez. Vous estimez que vous méritez mieux qu'une aumône humiliante. Vous pensez qu'un statut est indispensable pour obtenir enfin cette reconnaissance...

Accorderiez-vous un quelconque crédit aux syndicats cités ci-dessus pour vous représenter dans des négociations ? Mériteraient-ils votre confiance ? Ne valez-vous pas mieux ?

Ne rêvez pas... Tout cela n'était qu'un jeu...

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Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /Mai /2006 21:15

COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN                   SNUipp-FSU        SGEN-CFDT

DIRECTION ET FONCTIONNEMENT DE L’ÉCOLE

Le SNUipp et le Sgen-CFDT se sont rencontrés le 16 mai 2006. Ils ont constaté leur convergence de vues quant à l’appréciation des mesures du protocole d’accord sur la direction d’école proposée par le ministère de l’Éducation nationale.

 

 

Le SNUipp et le Sgen-CFDT ont refusé de signer ce protocole. En effet si le ministère de l’Éducation nationale reconnaît pour la première fois le principe de l’aide au travail administratif et donc le bien fondé des demandes des écoles, les mesures ministérielles sont bien trop limitées et reposent sur de mauvaises solutions :  

- l’assistance accordée à toutes les écoles par des EVS embauchés pour 10 mois à raison de 26 heures par semaine sans formation constitue un développement de la précarité alors que l’engagement des enseignants contre le CPE a été manifeste.

- la remise en cause de la formation initiale et continue des enseignants du premier degré.

Ces mesures qui n’étaient assorties d’aucune création de postes ont été refusées par une très large majorité de nos collègues.

Le SNUipp et le Sgen-CFDT rappellent que les consignes de blocage administratif sont toujours en vigueur et ils invitent l'ensemble de la profession à se réunir pour débattre des actions et des interventions à mettre en oeuvre en faveur de la direction et du fonctionnement de l'école. Ils ont convenu de se retrouver à l'issue de ces rencontres avec les enseignants, afin de décider les actions de la rentrée.

 

 

 

Paris, le 19 mai 2006

 

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Jeudi 18 mai 2006 4 18 /05 /Mai /2006 22:12

Comment le conflit dormant depuis tant d’années a-t-il pu trouver une solution sous la forme d’un protocole après seulement 2 petites journées de négociation ?

 

Pourquoi le SNUipp et le SE-Unsa se sont-ils empressés d’indiquer aux médias qu’ils y trouvaient des « avancées » ?

 

Pourquoi Luc Bérille a-t-il déclaré le 12 avril (lendemain de négociation) sur Europe 1, au sujet des EVS : « Nos collègues sont prêts majoritairement à les accepter » avant même de consulter la profession ?

 

Pourquoi ces deux organisations syndicales n’ont-elles pas joué la transparence complète dans la publication des résultats de leurs pseudo consultations ?

 

Pourquoi le SE-Unsa s’est-il précipité pour signer ce texte sans même attendre la fin des vacances de Pâques ?

 

Pourquoi le SE-Unsa a-t-il cédé si rapidement aux injonctions de signer à la date fixée ?

 

Que n’a-t-il vu que le gouvernement était dans une situation de fragilité extrême juste après le retrait forcé du CPE et pendant la crise de Clearstream ?

 

Pourquoi s’est-il empressé de venir au secours du gouvernement en acceptant les quelques miettes jetées à ses pieds ?

 

Pourquoi cette volonté de mettre un terme au conflit alors que nous entrons en année électorale et qu’il devenait, de ce fait, intéressant de faire entendre notre voix et nos revendications ?

 

Est-il à ce point ignare, le SE-Unsa, qu’il ne sait pas encore que les périodes électorales sont propices à l’ouverture de débats ?  

 

Y avait-il urgence absolue à trouver une si mauvaise solution immédiatement ?

 

Pourquoi les syndicats ont-ils poussé le ridicule à accepter une négociation sur la mise en place d’un vade mecum, la surenchère pour passer de 15 à 20 % d’augmentation sur une ISS misérable ?

 

Que veulent vraiment ces syndicats ? Ou plutôt que ne veulent-ils pas pour les directeurs ?

 

Pourquoi tant de mépris pour les directeurs ?

 

Que nous cache-t-on ?

Y aurait-il des accointances honteuses ?

 

 

Toutes ces questions, les directeurs se les posent encore !

 

 

Sur ce blog, nous avons répondu à la plupart d’entre elles. Il n’est que de relire nos analyses.

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