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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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directeurs en lutte

Dimanche 25 juin 2006 7 25 /06 /Juin /2006 19:02

Après avoir examiné les positions personnelles de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, au sujet du statut des directeurs d'école, les "directeurs en lutte" s'attachent à décortiquer le programme de leur parti respectif. Aujourd'hui, nous avons connaissance de celui du PS.

On vient de l’apprendre, moins d'un adhérent du Parti Socialiste sur deux s'est rendu aux urnes pour voter sur le projet présidentiel du mouvement. Parmi les nouveaux membres, le résultat est encore plus mauvais : seulement 46% de participation, alors qu'on aurait pu croire les petits nouveaux plus motivés que les anciens...

Cette faible mobilisation traduit un enthousiasme plus que modéré quant au projet du parti, et pour cause...Ce projet (ICI si vous souhaitez le lire) reste bien vague sur la plupart des sujets abordés. (source : « le vrai débat »).

Les « directeurs en lutte » se sont attachés à étudier de plus près la partie du projet concernant l’éducation.

« Pour répondre aux inquiétudes et aux attentes de nos concitoyens, nous ferons de l’Education Nationale notre première priorité. » Ainsi commence la partie consacrée à l’éducation.

Première surprise : Le PS a planché courant mai à Marseille sur son projet sur l'éducation en vue de 2007 en l'absence de ses présidentiables, au grand dam du premier secrétaire François Hollande qui a manifesté son agacement à leur égard. 

 

Deuxième surprise : La partie D « Améliorer le fonctionnement de l’Education nationale concernant les personnels ne contient que généralités et banalités. »

 « Les personnels de l’Education nationale concourent, chacun à leur place, à la réussite scolaire. Les enseignants ont un rôle majeur dans la transmission du savoir et dans l’éducation des futurs citoyens. Les conditions de leur métier ont profondément changé. Il faut en tenir compte.

→ Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société.

→ Nous proposons de revoir les conditions d’accès aux métiers d’enseignant en rétablissant le pré-recrutement, et en améliorant la formation initiale des enseignants (IUFM). »

Troisième surprise : Lors de l’élaboration du projet (en l’absence des éléphants du parti), l’atelier 3 était consacré à « enseigner aujourd’hui ». Le PS avait invité des « experts » pour l’aider à débattre de son projet. La liste des invités à l’atelier 3 est intéressante :

 

Atelier 3 : « Enseigner aujourd’hui », animé par Philippe DARRIULAT, responsable national aux Etats Généraux du Projet

Jean-Louis AUDUC, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil – Alain BECKER, secrétaire national du SNEP – Nicole BELLOUBET, ancienne rectrice – Jean Luc BÉRILLE, secrétaire général du SE-UNSA – Pierre FRACKOWIACK, inspecteur de l’Education nationale – Barbara LEFEVRE, professeure, auteure des « Territoires perdus de la République » – Gilles MOINDROD, secrétaire général du SNUIPP – Pierre OBIN, inspecteur général de l’Education nationale –Safia OTOKORE, secrétaire nationale adjointe au Sport Frédérique - ROLLET, secrétaire générale du SNES – Jean-Luc VILLENEUVE, secrétaire général du SGEN-CFDT

Lors de la présentation du protocole, les « experts » du SE-Unsa et du SNUipp ont montré leur méconnaissance totale du fonctionnement de l’école. Ils n’en ont d’autre vision que celle de leur idéologie.

Est-ce avec ces « experts » que l’on va améliorer l’image de l’école publique et redonner confiance à ses acteurs ?

Est-ce avec ces « experts » que nos représentants politiques vont réformer en profondeur l’Education nationale ?

Est-ce avec ces « experts » que les directeurs d’école peuvent espérer voir leurs conditions de travail s’améliorer ?

Voilà notre petit monde de l’éducation qui se mord la queue…

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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /Juin /2006 23:21

Un de nos correspondants qui avait écrit aux parlementaires cités dans un précédent article des "directeurs en lutte" nous a transmis copie de la réponse qu'il a reçue de monsieur Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône.

Nous la reproduisons ci-après.

Paris, le 20 juin 2006

GT/LRP/BT n°06/272

Madame, Monsieur,

C’est avec intérêt et une attention particulière que j’ai pris connaissance de votre courrier relatif aux attentes des directeurs d’école.

Comme vous le savez, la question des directeurs d’école n’est pas nouvelle pour moi. Pour être au contact régulier des enseignants et des directeurs d’école, je connais leurs problèmes et leurs attentes. Déjà en 2002, face à la mise en cause pénale de plus en plus fréquente de responsables éducatifs, j’avais déposé une proposition de loi d’orientation relative au statut, à la formation et à la protection juridique des enseignants exerçant des fonctions de directeur d’école. Fort de cette proposition de loi qui avait à l’époque reçu le soutien de 120 députés cosignataires, il m’a semblé indispensable, dès l’annonce par le gouvernement d’un projet de loi relatif à l’école, de mettre en place un groupe de travail afin, le moment venu, de faire des propositions concrètes et viables.

Il y a de cela un an, j’ai ainsi réuni à cinq reprises les représentants des directeurs d’école (associés au sein de la Fédération DEFI) et une centaine de parlementaires afin d’aborder l’ensemble des questions liées aux responsabilités des directeurs d’école, à leur recrutement et leur formation, à leur rémunération et leur régime de décharge. Nous avons pu, ce faisant, envisager dans son ensemble la question de la direction d’école.

Qu’il s’agisse de l’enseignement maternel ou élémentaire, la fonction de directeur d’école représente pour moi un échelon essentiel de la vie scolaire. Les enseignants qui assument ces responsabilités sont en effet les premiers interlocuteurs des parents d’élèves, des élus locaux et de nombreux intervenants sociaux.

Leurs tâches, déjà nombreuses, se sont considérablement alourdies au fil des années, leurs responsabilités ont évolué, aboutissant à une désaffection des candidatures et, par conséquent, à des vacances de postes -près de 5 000- qui perturbent le fonctionnement de nos écoles. La grève administrative commencée sous le gouvernement de Lionel JOSPIN et qui perdure depuis lors est le symptôme du profond malaise de la profession.

Parce que les directeurs d’école ont aujourd’hui le sentiment justifié de ne pas disposer des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, il convenait d’apporter à leur métier la reconnaissance qu’il mérite. Le sujet est vaste et le chantier considérable. La réunion de travail que les représentants des directeurs d’école ont eu avec le cabinet du Ministre, et les entretiens que j’ai eu avec le Ministre lui-même, ont permis de définir ce qui était envisageable et ce qui ne l’était pas, étant donné l’hostilité traditionnelle de certains partenaires sociaux vis-à-vis de toute avancée en matière de reconnaissance du statut de la direction d’école.

Le Ministre a notamment souligné que la direction d’école est un sujet qui fait naturellement l’objet d’une étude attentive de sa part. Des réponses ont d’ailleurs été apportées ces dernières années aux directeurs d’école à travers la facilitation de l’accès aux fonctions, l’extension des décharges aux écoles de cinq classes (pour un coût de plus de 1 000 emplois), l’augmentation et l’uniformisation de l’indemnité de sujétion spéciale pour un coût de plus de 24 millions d’euros...

Tout au long des réunions que nous avons tenues, la principale attente des directeurs d’école a cependant porté sur la reconnaissance spécifique et symbolique de leur métier. Contrairement aux principaux de collèges ou aux proviseurs de lycées, la fonction de directeur d’école maternelle ou élémentaire n’est pas en effet véritablement reconnue.

Parce que le projet de loi d’orientation n’abordait pas directement le cas de la direction d’école, il m’a semblé essentiel de proposer un amendement prévoyant qu’un « décret en Conseil d’Etat fixe les conditions de recrutement, de formation et d’exercice des fonctions spécifiques des directeurs d’école maternelle et élémentaire ». Cette mesure symbolique -mais essentielle- est celle que les directeurs d’école appellent de leurs vœux et à partir de laquelle d’autres avancées pourront être faîtes ultérieurement.

Lors de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école, l’amendement que j’ai déposé en faveur des directeurs d’école a reçu l’avis favorable du rapporteur et du Ministre et a donc pu être adopté grâce aux voix des députés UMP et UDF.

De façon beaucoup récente, le protocole d’accord qui a été signé prévoit une décharge des directeurs d’école de quatre classes un jour par semaine, le recrutement de 50 000 employés de vie scolaire, la réalisation d’un vade-mecum juridique et une augmentation de 20% de l’indemnité de sujétion spéciale.

En conclusion, je sais fort bien que ces réformes ne régleront pas toutes les difficultés et qu’elles ne satisferont pas toutes vos demandes. Mais je sais aussi que c’est une maladie bien française que de s’évertuer à élaborer une réforme parfaite, à tel point que jamais la réforme ne voit le jour… Il y a tellement de rattrapage à effectuer que les avancées en la matière ne peuvent être que progressives dans le contexte tendu que nous impose le refus systématique de certains syndicats à trouver une solution définitive à ce sujet.

Vous pouvez être assuré que je suis particulièrement touché par l’intérêt que vous portez au bien public et au soin que vous mettez à me faire part de vos remarques. C’est pourquoi vous trouverez toujours en moi un interlocuteur attentif à vos préoccupations de directeur d’école.

Demeurant attentif à cette question, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.

Guy TEISSIER

 Député des Bouches-du-Rhône

Soyez nombreux à soliciter le soutien de nos parlementaires.

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Jeudi 15 juin 2006 4 15 /06 /Juin /2006 23:49

Alors qu'en Province on gratte les fonds de tiroirs pour trouver quelques moyens de décharger un petit nombre de directeurs, à Paris l'Inspection académique lance un appel pour occuper les PE2.

En effet, et c'est tant mieux pour eux, les directeurs parisiens sont pour la plupart totalement déchargés.

"La circulaire académique détaillant la réforme de la formation initiale et ses conséquences sur la formation continue vient de parvenir dans les écoles.

 

Elle contient notamment un appel afin de trouver 350 collègues qui seraient susceptibles d’être déchargés 1 jour par semaine pendant 30 semaines pour laisser leur classe à un PE2. En échange, l’académie propose aux volontaires 12 jours « pour des projets personnalisés » comme des « préparation de concours » ou de « l’autoformation accompagnée » (!), 15 jours « au service du projet d’école » et 3 jours pour « l’articulation des enseignements avec le PE2 ».

Concernant l’appel pour libérer des classes, le SNUipp se félicite que, notamment suite à son intervention, cet appel ait été adressé à l’ensemble des collègues afin que chacun puisse, ou non, décider d’être candidat à un tel dispositif."

"Pour le SNUipp Paris, la question de la direction d’école concerne l’ensemble de la vie des écoles, des collègues et des directeurs bien sûr".

Heureux collègues adjoints parisiens qui vont bénéficier de 12 jours "d'autoformation accompagnée"...

Les collègues directeurs de Province apprécieront le discours du SNUipp...

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Mercredi 14 juin 2006 3 14 /06 /Juin /2006 18:36

Dans ces colonnes, nous l'avons souvent écrit : le protocole aura des incidences néfastes pour un grand nombre de collègues directeurs. En voici quelques-unes, parmi d'autres...

Les délégués du SNUipp 59 et 62 font le compte rendu de leur entretien avec le directeur de l'IUFM Nord /Pas-de-Calais.

Les affectations des PE2 seront effectuées fin août par l'IA puis par l'IUFM. Les PE2 seront placés d'abord en fonction des cycles puis en fonction de la zone géographique.

Décharges direction 4 classes et plus :

Le mardi (cycle 1), le jeudi (cycle 3), le vendredi (cycle 2).

Conséquences pour les directeurs :

Pas de décharge durant les 2 stages R3. Plus de roulement sur le samedi. Le jour de décharge imposé.

Le quart temps se réduira donc à 2/9. Ceci risque de concerner également les écoles de 4 à 8 classes.

Conséquences pour les PE2 :

2 semaines de cours en plus dans l'année, pendant les vacances de Toussaint (1 semaine) et celles de février (1 semaine). 

Tout cela n'était-il pas prévisible ? Tout cela n'est-il pas annonciateur d'autres "dégats collatéraux" ? Comment le SE-Unsa a-t-il pu tomber dans un tel traquenard ? Ne l'a-t-il pas cherché, délibérément, pour mettre un terme à ce conflit dont il craignait qu'il ne débouche sur un statut ? N'était-ce pas d'ailleurs le même calcul qu'avait fait le SNUipp avant de se rétracter face à la montée du mécontentement ?

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Lundi 12 juin 2006 1 12 /06 /Juin /2006 22:44

Pour avoir accès à la messagerie du groupe de députés, cliquez sur le mot "ICI" situé à la fin de chaque série de parlementaires. Il vous suffit ensuite de copier la lettre proposée dans l'article "lettre aux députés" et de le copier dans la messagerie (ou d'écrire un texte personnel de votre choix).

Pour écrire aux députés : Guy TEISSIER,  Manuel AESCHLIMANN, René ANDRE, Bertho AUDIFAX, Mme Sylvia BASSOT, MM. Jean-Claude BEAULIEU, Jacques-Alain BENISTI, Jean-Louis BERNARD, Gabriel BIANCHERI, Etienne BLANC, Roland BLUM, Jacques BOBE, Gilles BOURDOULEIX-RONDAERT, Bruno BOURG-BROC, Michel BOUVARD, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Ghislain BRAY, Dominique CAILLAUD, François CALVET, Pierre CARDO, Gérard CHERPION, Dino CINIERI, Louis COSYNS, Alain COUSIN, Jean-Yves COUSIN, Yves COUSSAIN, Jean-Michel COUVE, Charles COVA, Olivier DASSAULT, Bern DORD, Jean-Michel DUBERNARD, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Philippe DUBOURG, Nico ard DEFLESSELLES, Léonce DEPREZ, Eric DIARD, Michel DIEFENBACHER, Nicolas DUPONT-AIGNAN, Christian ESTROSI, Jean-Michel FERRAND, Jean-Claude FLORY, Mme Cécile GALLEZ, MM. René GALY-DEJEAN, Daniel GARRIGUE, Franck GILARD, Bruno GILLES, Maurice GIRO, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Claude GOASGUEN, François-Michel GONNOT, Jean-Pierre GORGES, Jean-Pierre GRAND, Jean-Claude GUIBAL, Jean-Jacques GUILLET, Gérard HAMEL, Emmanuel HAMELIN, Pierre HELLIER, Pierre HERIAUD, Jean-Yves HUGON, Edouard JACQUE, Christian JEANJEAN, Mme Maryse JOISSAINS-MASINI, MM. Aimé KERGUERIS, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Christian KERT, Jacques KOSSOWSKI, Patrick LABAUNE, Yvan LACHAUD, Edouard LANDRAIN, Marc LE FUR, Edouard LEVEAU, Mme Geneviève LEVY, MM. Lionnel LUCA, Daniel MACH, Richard MALLIE, Thierry MARIANI, Mme Muriel MARLAND-MILITELLO, MM. Alain MARLEIX, Jean MARSAUDON, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Patrice MARTIN-LALANDE, Jean-Claude MATHIS, Christian MENARD, Denis MERVILLE, Mme Nadine MORANO, MM. Georges MOTHRON, Etienne MOURRUT, Alain MOYNE-BRESSAND, Jean-Marc NESME, Jean-Pierre NICOLAS, Patrick OLLIER, Dominique PAILLÉ, Mme Françoise de PANAFIEU, MM. Jacques PELISSARD, Bernard PERRUT, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Christian PHILIP, Mme Josette PONS, MM. Daniel POULOU, Daniel PREVOST, Christophe PRIOU, Didier QUENTIN, Michel RAISON, Mmes Marcelle RAMONET, Juliana RIMANE, MM. Jean ROATTA, Serge ROQUES, André SAMITIER, André SCHNEIDER, Bernard SCHREINER, Daniel SPAGNOU, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Mme Hélène TANGUY, MM. André THIEN AH KOON, Dominique TIAN, Georges TRON, Jean UEBERSCHLAG, Léon VACHET, Christian VANNESTE, Jean-Sébastien VIALATTE, René-Paul VICTORIA, Philippe VITEL, Gérard VOISIN, Michel VOISIN, Michel ZUMKELLER, cliquez ICI.

 

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