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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

 

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

 

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

 

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

 

6

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 17:03


Un marronnier en journalisme est un article d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible.

Les syndicats majoritaires (SNUipp et SE-Unsa) nous ont habitués à lancer ou relancer le débat sur la direction d’école. A cette rentrée 2009, le SNUipp revient sur le sujet et lance sa petite complainte qui pourrait s’apparenter à la définition du « marronnier ».

 

Alors, cet article syndical sur la « demande d’ouverture de négociations sur la direction et le fonctionnement de l’école », un nouveau marronnier ?

Probablement. Cependant, nous ne le traiterons pas comme tel et accorderons crédit à ce syndicat de sincèrement vouloir rouvrir les négociations sur le métier de directeur d’école.

 

Sans illusion, certes, mais pour mieux surveiller les éventuelles discussions que ce syndicat pourrait ouvrir avec le nouveau ministre pour parvenir à ses fins qui, nous le savons, ne sont pas favorables aux directeurs. En effet, le SNUipp n’a pas renoncé à imposer « la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision ».

 

Comme nous le faisons régulièrement, nous avons décidé de retranscrire, dans son intégralité, le texte du SNUipp concernant la direction.

 

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La nouvelle organisation de la semaine, la mise en œuvre de l’accompagnement éducatif ou des stages de remise à niveau ont complété la liste de plus en plus longue des tâches des directeurs et directrices d’école. L’annonce de l’augmentation des indemnités de sujétions spéciales et le report de l’étude de la proposition de loi sur les EPEP, s’ils sont des signes positifs de la reconnaissance d’une véritable activité syndicale nous laissent pourtant sur notre faim. L’ouverture rapide de négociations sur la direction et le fonctionnement des écoles reste d’actualité.

D’autant que le renouvellement des personnels EVS, arrivés au terme de leurs possibilités contractuelles, ne sert pas la continuité de l’aide administrative et que la réforme de la formation des maîtres laisse en suspens la question des décharges des directions d’école de quatre classes.

 

Les réformes confirment le rôle primordial du conseil des maîtres et la place centrale des directeurs et directrices d’école de par leur mission d’animation de l’équipe pédagogique. L’autoritarisme qui s’est manifesté en certains endroits pour imposer ces réformes se sont traduit par des sanctions à l’encontre de celles et ceux qui s’y opposaient. Des directeurs et directrices qui ont refusé d’entrer dans base élèves subissent des retraits de salaires et/ou sont empêchés d’exercer les fonctions de directeur d’école. Le SNUIPP exige la levée des sanctions.

 

Au titre de leur contribution à l’organisation et à la coordination de l’aide personnalisée, chaque directeur peut bénéficier d’une décharge, mais cette mesure reste très insuffisante. Les décharges nécessaires vont d’une demi-journée hebdomadaire pour les écoles à classe unique à une décharge complète à partir de 10 classes. Les suppressions de postes, notamment de stagiaires, ne vont pas dans le sens d’une amélioration de la situation des décharges de direction.

 

Si le SNUIPP se félicite du retrait de la proposition de loi sur les EPEP de l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée Nationale, il n’exclut pas une réflexion sur l’évolution du statut des écoles et revendique le renforcement des prérogatives du conseil des maîtres.

 

Depuis l’année 2000, l’indemnité de sujétion spéciale a été multipliée par quatre pour les écoles à classe unique (de 350 euros à 1500 euros) et par plus de deux pour les écoles de 10 classes et plus (de 800 euros à 1900 euros). En 2003, le Ministère a répondu à notre demande de mise en place d’une indemnité unique indépendante de la taille de l’école. Les mesures annoncées en septembre dernier réintroduisent un élément de différenciation avec l’apparition d’une part variable (de 200 à 600 euros selon le nombre de classes).

Pour le SNUIPP, cette augmentation ne peut compenser la faiblesse des moyens attribués à la direction et au fonctionnement de l’école. D’autant que les personnels chargés de l’aide administrative à la direction connaissent chaque fin d’année scolaire, l’incertitude de la non reconduction de leurs contrats, voire de leur poste.

C’est pourquoi le SNUIPP maintient sa demande de pérennisation des emplois de vie scolaire sous la forme d’emplois stables et statutaires permettant de reconnaître les spécificités de leurs missions.

 

L’école et la réussite de tous les élèves sont au carrefour des préoccupations des enseignants et des familles.

La fonction de directeur et directrice doit être mieux reconnue, les missions clarifiées et la charge de travail allégée. C’est pourquoi nous réitérons notre demande d’ouverture de négociations sur la direction et le fonctionnement des écoles.

 

Pour la direction et le fonctionnement de l’école, le SNUipp demande :

 

• du temps supplémentaire de décharge pour la direction et le fonctionnement de l’école

• la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision ;

• une définition claire des tâches demandées et un allègement significatif de celles-ci ;

• une revalorisation des bonifications indiciaires des directeurs d’école et une amélioration des  rémunérations ;

• la création de postes administratifs et des emplois statutaires

• une réelle formation relative à la prise d’un poste de direction ;

 

 Indemnité Direction d’école

 

L’arrêté fixant les modalités de l’augmentation de l’indemnité de charge administrative est paru.

L’arrêté du 12 septembre 2008 a fixé les nouvelles modalités et les nouveaux montants de l’indemnité de sujétions spéciales attribuée aux directeurs d’école.

Cette indemnité se compose dorénavant d’une part fixe commune à toutes les écoles et d’une part variable liée à la taille de l’école :

                            

 

Nombre de classes de l’école

Part fixe

Part variable

De 1 à 4 classes

1295,62 € (107,97 € / mois)

    200 €

De 5 à 9 classes

1295,62 € (107,97 € / mois)

    400 €

10 classes et plus

1295,62 € (107,97 € / mois)

    600 €

   

La part fixe est versée mensuellement (soit 107,97 € brut par mois), la part variable payée en une seule fois au cours du premier trimestre de l’année scolaire.

L’indemnité est majorée de 20 % pour les écoles en ZEP.

Une réponse qui reconnait que rien n’est réglé.

La réponse attendue sur la question de la direction d’école est loin de pouvoir se limiter à cette indemnité. Le dossier reste donc entier.

 

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Comme nous le voyons, cette fois, le SNUipp utilise les mots tabous « directeur » et « directrice ». Il évoque « la liste de plus en plus longue des tâches des directeurs et directrices d’école ». Il reconnaît que les directeurs ne disposent pas d’une décharge suffisante pour « leur contribution à l’organisation et à la coordination de l’aide personnalisée ». Pour la première fois, sans doute, le SNUipp estime que « la fonction de directeur et directrice doit être mieux reconnue, les missions clarifiées et la charge de travail allégée ». Dont acte.

 

A quand la prochaine étape qui conduira ce syndicat à transformer l’essai et à réclamer la reconnaissance de la fonction par un statut ? On peut l’imaginer puisque le SNUipp « n’exclut pas une réflexion sur l’évolution du statut des écoles »… On se pince pour s’assurer qu’on ne rêve pas…  

Mais il faut vite déchanter car ces belles formules sont, hélas, suivies d’autres qui, elles, ne trompent pas sur les véritables aspects de la réflexion menée par les responsables syndicaux. Ils le clament ouvertement : leur volonté reste inchangée. Il s’agit bel et bien de déposséder les directeurs de toute forme d’existence réelle en revendiquant « la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision ».

 

Le SNUipp n’a pas varié d’un iota dans sa volonté d’imposer cette réforme à la profession qui non seulement ne le demande pas mais n’en veut pas.

Les responsables de ce syndicat font preuve d’une idéologie d’un autre temps et seraient bien inspirés de prendre le pouls des salariés qu’ils sont censés représenter.

S’ils ne veulent pas continuer à se couper un peu plus encore de la base, nous ne saurions trop leur conseiller de relire les résultats de l’enquête IFOP commandée par le GDID en 2006. Cette enquête, bien que datant de trois ans, reste complètement d’actualité comme le confirment les nombreux rapports qui s’entassent sur le bureau du ministre.

 

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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /2009 15:11

En cette période d’actualité réduite inhérente aux vacances d’été, nous poursuivons notre publication de sujets de réflexion plus généraux. Après « le bac » et « la suppression de postes d’enseignants », nous livrons un dernier volet : « la réforme de la fonction publique ».


Cette réforme risque d’avoir des conséquences inattendues pour les directeurs d’école qui réclament un statut particulier. En effet, comme nous le lirons ci-dessous, l’un des objectifs de la réforme est de réduire fortement le nombre de statuts particuliers et de rassembler les corps dans des filières professionnelles. Autant dire que les directeurs d’école, s’ils obtiennent un jour satisfaction, pourraient se retrouver dans un corps élargi regroupant l’ensemble des métiers de direction…

 

 

Comme la réforme de l’Etat, la réforme de la fonction publique est perpétuellement à l’ordre du jour. La raison principale étant de nature économique : le poids de la fonction publique dans les finances nationales.

 

Bilan des deux dernières années

Lorsqu’il dresse le bilan de l’action du gouvernement en matière de fonction publique, Eric Woerth relève que l’engagement de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux a été tenu et que l’économie ainsi réalisée a été reportée pour moitié sur les fonctionnaires en exercice.

Il rappelle également les mesures prises pour moderniser la carrière des fonctionnaires : professionnalisation des concours, remplacement progressif de la notation par l’évaluation et suppression des entraves à la mobilité.

Enfin, il insiste sur la poursuite des travaux pour promouvoir une fonction publique de métiers.

 

L’avenir de la fonction publique

Le statut actuel de la fonction publique date de 1983. Un Livre blanc sur l’avenir de la fonction publique fait ressortir un fort attachement au modèle français de service public mais aussi une grande attente de rénovation.

Un accès modernisé à la fonction publique, des parcours professionnels plus diversifiés, une gestion des carrières plus individualisée et plus personnalisée, une adaptabilité plus grande à la demande du public : tels sont les objectifs que le débat public a fait apparaître et que le Livre blanc remis au gouvernement a retenus en proposant de construire une fonction publique de métiers.

 

 

Une fonction publique de métiers

 

Réduire le nombre de corps

Il s’agit de supprimer des corps pour créer de véritables « filières professionnelles », inter-administrations, par niveau de qualification.

Selon le rapport, le nombre de corps et de statuts d’emplois, qui était d’une centaine en 1946, a été porté à 1500 à la fin des années 90 et ramené à environ 700 aujourd’hui.

S’agissant de l’organisation statutaire de la fonction publique d’Etat, le gouvernement a prévu, d’une part, de ramener dès la fin de cette année le nombre de corps de 680 à 380, par suppression des corps en voie d’extinction ou à effectifs très réduits et, d’autre part, d’engager un programme de fusion de corps, l’objectif étant de les rapprocher par familles de métiers et de développer leur caractère interministériel..

A terme, il est proposé, comme pour la fonction publique territoriale, 50 à 60 cadres statutaires pour la fonction publique d’Etat.

 

Réduire le nombre de statuts

Selon Jean-Ludovic Silicani, Conseiller d’Etat et auteur du Livre blanc, la « pulvérisation corporatiste » n’a aucun sens fonctionnel et aucune justification. Non seulement, elle complique la gestion et rigidifie la carrière et la mobilité des agents, mais elle empêche l’adaptation et parfois la continuité même du service public : elle est contraire à l’intérêt général et aux intérêts particuliers.

Il recommande donc de réduire fortement le nombre de statuts particuliers et surtout de changer leur signification. Un statut particulier doit être défini en fonction du domaine (la filière professionnelle) et du niveau de qualification professionnelle des agents qu’il régit et non plus de leur appartenance à telle ou telle administration.

 

Des statuts fondés sur la qualification des agents et ayant tous une vocation inter administrative : telle est la définition de la fonction publique de métiers.

 

 

Quelques chiffres…

 

Fonction publique

Effectifs

ETP

 

 

 

d'Etat

2 524 440

2 396 934

Territoriale

1 662 501

1 508 036

Hospitalière

1 014 142

937 033

 

 

 

Total (au 31/12/2006)

5 201 083

4 842 003

     

ETP : équivalent temps plein

 

 

 

Si la revendication des directeurs d’école demeure une exigence incontournable, légitime et toujours d’actualité, la réforme de la fonction publique constitue une nouvelle donne qu’il convient d’intégrer dans la demande de reconnaissance institutionnelle du métier.

Une réflexion doit s’engager dans la profession si l’on veut éviter deux écueils. Le premier écueil serait d’apparaître décalés et en porte-à-faux par rapport aux réformes entreprises, et donc de perpétuer le statu quo actuel qui n’a que trop duré.

Le second écueil, tout aussi redoutable, consisterait à nous emporter comme dans un tourbillon, sans possibilité de peser sur une réforme, ce qui nous éloignerait fortement et durablement de notre demande de statut.

  

Il convient d’analyser l’évolution en cours, d’en mesurer la portée et de revoir notre stratégie pour mieux adapter nos revendications aux effets induits par la réforme de la fonction publique.

 

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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 22:24

Comme annoncé précédemment, nous profitons des vacances pour aborder différents thèmes relatifs à l’Education nationale. Après « le bac », nous abordons aujourd’hui « les suppressions de postes d’enseignants ». Ce sujet, hélas récurrent, qui touche tous les enseignants de la maternelle au lycée n’est pas sans conséquences sur les difficultés rencontrées par les directeurs d’école.

 
 

La suppression de postes d’enseignants : une faute

 

Après 4664 en 2007, 11 200 en 2008, 13 500 en 2009, ce sont 16 000 postes dans l'Education Nationale qui seront supprimés en 2010.

 

Maintenant, ça suffit !

 

Pas question de refuser bêtement toute suppression de postes. Ce serait tout aussi absurde que de réclamer encore et toujours plus de créations. Mais arrive le moment où « trop, c’est trop ! ».

 

L’ouverture ou la fermeture de classe doivent répondre à une nécessité professionnelle et non à un impératif purement comptable. Ce doit être une mesure d’ajustement en fonction de seuils fixés et admis selon certains critères (type de public, spécificités locales, âge des élèves, déplacements…).

Ce n’est hélas plus le cas depuis quelques années. Le nombre de postes à supprimer est décidé en fonction des difficultés financières du pays ou des obligations liées à la R.G.P.P. (relire nos différents articles sur le sujet).

Les mesures de carte scolaire ne répondent plus aux ajustements rendus nécessaires par les flux des effectifs mais participent à la maîtrise des dépenses publiques.

 

Pourtant, la D.E.P.P. effectue des études prévisionnelles pour aider les services du ministère. Seulement, voilà, il arrive qu’elles ne correspondent pas aux décisions prises par le ministre. Qu’à cela ne tienne, ces études ne sont pas publiées… et le ministère peut alors justifier les suppressions de postes comme il l’entend.

Xavier Darcos a toujours dit que les suppressions de postes ne se voyaient pas. Selon lui, le taux d’encadrement est resté inchangé. De quoi justifier les mesures prises... Pourtant, tout n’est pas aussi simple et ne répond pas à une logique mathématique.

Il manque des enseignants dans l’enseignement primaire pour assurer les remplacements, permettre à la formation continue de fonctionner et offrir des décharges supplémentaires aux directeurs d’école.

 

Les remplacements des congés et absences sont de moins en moins assurés. « Plus un seul élève sans maître », promettait Claude Allègre. Trop souvent, les élèves des maîtres non remplacés se retrouvent dispersés dans d’autres classes, parfois pendant plus d’une semaine.

De plus en plus de stages de formation continue sont annulés faute de personnels pour remplacer les maîtres soucieux de se former.

Des milliers de postes seraient nécessaires pour augmenter les décharges des directeurs et leur permettre simplement d’effectuer leur travail convenablement.

 

Oui, il manque des milliers d’enseignants à l’école primaire. Contrairement à ce qu’affirme le discours officiel, la baisse des effectifs n’apparaît nullement justifiée. L’évolution démographique plaide plutôt en faveur d’un plan pluriannuel d’augmentation des recrutements.

 

Deux causes s’additionnent actuellement.

La première est liée à une augmentation massive des départs à la retraite du fameux « papy-boom ».

La seconde est consécutive à la forte poussée démographique que la France connaît depuis les années 2000. Pour le premier degré, les chiffres officiels indiquent que le nombre d’élèves a atteint son minimum en 2003, et a progressé de 4% sur la période 2003-2007. Une hausse de plus de 8% est prévue entre 2003 et 2014.

Il y a donc urgence à recruter plus d’enseignants. Le ministère aurait dû prévoir un plan pluriannuel d’augmentation du nombre de postes aux concours.

Dès les prochaines années, un problème majeur va se poser, résultant de la combinaison d’un afflux massif d’élèves et d’une politique récurrente de réduction des effectifs enseignants. Le gouvernement semble l’ignorer.

 

En 2007 déjà, l’Europe tire la sonnette d’alarme sur le nécessaire investissement en faveur de l’enseignement. La Commission Européenne plaide pour « promouvoir la pleine participation des jeunes à l’éducation, à l’emploi, à la société ». Les coûts sociaux et économiques de l’inactivité sont élevés.

L’inclusion de tous les jeunes a une importance sociale forte. C’est aussi un enjeu économique. Un jeune sur six est en décrochage scolaire alors que la moitié des nouveaux emplois créés nécessite un niveau de qualification élevée. Le développement du capital humain, en tant que facteur clé de la réussite économique de l’Union Européenne, est devenu une nécessité. Il devrait induire une politique d’investissement dans le domaine social et éducatif. De la petite enfance à l’enseignement supérieur, la commission préconise une meilleure efficacité du système, tantôt pour assurer l’inclusion sociale de tous, tantôt pour mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

 

Ce sont les sirènes économiques qui viennent souligner l’absurdité de restrictions budgétaires appliquées à l’éducation. Moins d’enseignants, moins de moyens, des classes surchargées, des dotations horaires réduites, des projets en manque de budget : la logique de Bercy fait fi de la notion de capital humain, pourtant libérale, et l’Europe se contorsionne entre politique de rigueur et nécessité d’investir dans sa jeunesse.

 

 

La suppression de postes d’enseignants : une tromperie

 

L’Education nationale paie le plus fort tribut au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Naturellement, puisqu’elle représente le plus fort contingent de fonctionnaires.

Nous l’avons souvent écrit : le Président de la République s’éloigne de l’analyse qu’il faisait lors de la campagne électorale de 2007. A l’époque, lorsqu’il évoquait la réduction des dépenses publiques, il avait déjà en tête le non-remplacement d’un fonctionnaire sur 2 mais il dénonçait également la gabegie des emplois dans la fonction publique territoriale. Il faisait allusion aux doublons consécutifs à la décentralisation et à la déconcentration des pouvoirs.

La création de multiples étages (communes, communautés de communes, agglomérations, départements, régions…) s’accompagnait trop souvent de nouveaux postes sans que les précédents, devenus inutiles, soient supprimés. Cela reste vrai en 2009 et le pouvoir en place n’a pas encore osé ou voulu s’attaquer aux « baronnies locales ».

Les parlementaires qui votent la Loi de finances, et donc les suppressions de postes d’enseignants, ne s’appliquent pas à eux-mêmes, lorsqu’ils reprennent leur casquette de maire, conseiller général ou régional, les mesures qu’ils imposent à la Fonction publique d’Etat.

 

Le récent « Rapport sur l’état annuel de la fonction publique » vient de mettre à nouveau l’accent sur les incohérences de la politique nationale : concernant les fonctionnaires, l’Etat maigrit et les collectivités territoriales grossissent.

Le nombre de fonctionnaires a augmenté de 0,8 % en France entre 2006 et 2007, mais la hausse concerne seulement les collectivités territoriales et les hôpitaux. La Fonction publique d'Etat, elle, enregistre une forte baisse de ses effectifs, selon ce rapport.


Ce rapport souligne que, entre fin 2006 et fin 2007, le nombre de fonctionnaires dans les trois Fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière), hors contrats aidés, a augmenté de 41 100 personnes (+0,8 %). Mais « à un rythme nettement ralenti par rapport à l'année précédente » (+ 1,2 % en 2006).

La Fonction publique d'Etat (FPE) par contre a connu une forte baisse des effectifs (- 2,4 %, soit -61 000 agents), notamment dans les ministères (- 3,5 %, soit - 78 400 personnes), pour atteindre aux alentours de 2,484 millions d'agents. Cette diminution, qui touche surtout l'Education nationale, est liée aux non remplacements de départs à la retraite, mais aussi aux transferts de personnels vers les collectivités locales.

La Fonction publique territoriale (FPT), à l'inverse, a connu sa plus forte augmentation d'effectifs en 2007 (+ 86 000 emplois, soit + 5,2 %), pour atteindre 1,750 million d'agents « dans un contexte de développement de certaines missions dévolues aux collectivités territoriales ».

 

Le lourd tribut payé par l’Education nationale est le résultat d’une règle dogmatique, celle du 1 sur 2. Une règle qui consiste à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux. Pourquoi pas 2 sur 5 ou 1 sur 3 ?

La question peut sembler inconvenante pourtant elle pourrait prendre une coloration moins transparente dans quelque temps. Dans son discours de Versailles (devant le Congrès), Nicolas Sarkozy avait lancé la chasse aux « dépenses inutiles » à la grande satisfaction de François Fillon, avide de penser « la France de l’après-crise ».

Le revers de la médaille de l’emprunt « d’avenir » sera une rigueur accrue, même si le mot est farouchement nié. L’UMP projette ainsi de priver du statut de la fonction publique les 2 millions d’agents de l’Etat, dont les enseignants, qui ne remplissent pas de fonction régalienne (armée, justice, impôts, police). Et de ne plus remplacer qu’un agent des établissements publics (CEA, CNRS, agences diverses…) sur trois partant à la retraite.

1 sur 2, 2 sur 3… ? Pas d’explication logique. Nous restons dans le cadre d’une règle dogmatique… « Sitôt la reprise passée, il n’y aura plus que de mauvais déficits », pronostique Nicolas Baverez.

 

En faisant supporter à l’Education nationale l’essentiel des suppressions de postes de fonctionnaires, le gouvernement commet plus qu’une erreur : une faute. Parce qu’il ne donne pas toutes les chances à l’école de former correctement des citoyens, l’Etat risque de payer chèrement les choix économiques de ces dernières années.

On a coutume de dire que ce qui est rare est cher ; la jeunesse est un bien trop précieux pour la sacrifier sur l’autel d’une gestion à court terme.

 

En ne remplaçant pas un fonctionnaire d’Etat sur deux, le gouvernement laisse croire qu’il réduit fortement et durablement les déficits publics de notre pays. Ce ne sera qu’une mesure en trompe-l’œil puisque le nombre de fonctionnaires ne cesse globalement de croître comme l’atteste le Rapport annuel sur l’état de la fonction publique.

 

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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /2009 15:43


En cette période de vacances scolaires, l’actualité des directeurs d’école est plongée dans un profond sommeil. Ministre et syndicats se reposent et fourbissent leurs projets ou leurs armes pour affronter la rentrée de septembre…

 

Aussi, avons-nous décidé de profiter du calme de ces mois d’été pour aborder quelques thèmes de réflexion.

Aujourd’hui : le bac.

 

 

Cette année, 86 % des candidats ont décroché leur baccalauréat. Nouveau record de réussite ! Ce pourcentage, à lui seul, montre que ce diplôme ne vaut plus grand-chose. Et, si pour l’instant, les nouveaux bacheliers fêtent leur succès, dans quelques mois, beaucoup d’entre eux déchanteront. Quand les moins doués, les moins travailleurs ou les plus mal orientés d'entre eux échoueront à l'issue de leur première année d'université. C'est le cas de 50 % des étudiants.

 

 

Question taboue : le bac est-il bradé ?

 

Le bac, institution bicentenaire, a longtemps été le symbole de l'égalité, de la méritocratie à la française. Il était le même pour tous. Ceux qui l'avaient étaient, en principe, promis à un bel avenir professionnel. Ce n’est hélas plus le cas. Beaucoup d’analystes considèrent même qu’il est aujourd’hui une arnaque.

 

Certains se raccrochent encore aux mentions… Pourtant, même la mention « très bien » semble bradée tellement elle est généreusement accordée.

 

A qui la faute ? Difficile d’en exempter les responsables politiques. Certains, ces trente dernières années, n'ont pas su ou voulu réformer notre système de formation. D'autres ont fait preuve d'une grande démagogie. Comme cette idée défendue par Jean-Pierre Chevènement d’amener 80 % d'une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Louable mais après ?

 

Il se trouve encore des politiques pour ne pas voir la réalité en face. Ainsi, l'an dernier un rapport sénatorial s'inscrivait en faux contre les Cassandre : « Non, le bac n'est pas dévalué puisqu'un tiers d'une génération ne le présente pas ou le rate.» Et ceux qui n'obtiennent pas le diplôme ne peuvent plus prétendre à un emploi d'enseignant ou de cadre, comme il y a trente ans. Enfin, la France reste en dessous des pays développés de l'OCDE.

 

Pour Jean-robert Pitte, ex-président de la Sorbonne, « C'est plutôt un certificat de fin d'études un peu bidon, un diplôme de complaisance. Les jeunes ont aujourd'hui accès à tout très facilement grâce aux outils de communication modernes. Mais ils n'ont pas toujours les bases de lecture, d'écriture ou bien encore de calcul pour utiliser ces outils. Il n'est pas normal qu'un adolescent ne s'exprime pas parfaitement. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'acquérir ces bases dans leur famille, c'est bien à l'école de les enseigner. »

 

Le bac général, lui, est-il vraiment plus facile qu'avant ? Oui, répondent les enseignants. Les copies sont truffées de fautes d'orthographe, racontent-ils. « Sur un paquet de cent vingt copies, une dizaine sont rédigées en langage texto », s'exaspère un professeur de philosophie. Des études comparatives l'ont démontré : dès le primaire, le niveau est en forte baisse, comme le montrent les résultats à une même dictée à vingt ans d'intervalle. Lors des réunions d'harmonisation des notes, pour stabiliser les taux de réussite, les correcteurs peuvent être amenés à relever leurs appréciations. Un pourcentage important des copies voit leurs notes augmentées. D'ailleurs, dans certaines disciplines, le barème est au-dessus de 20, avec au final des notes surévaluées.

 

Même le niveau du bac S, le plus prestigieux, est remis en cause. Pour le recteur de l'académie de Versailles, « il est devenu l'un des bacs les plus faciles à obtenir ». Selon un professeur en classe prépa scientifique, « depuis les années 1980, une grande part des réformes a eu pour but de rendre les sciences d'assimilation plus faciles. Ceci s'est payé par une baisse du niveau ».

Les responsables d'écoles d'ingénieurs s'inquiètent d'un bac qui serait devenu « moins scientifique » car depuis dix ans, le nombre d'heures de maths a été revu à la baisse.

 

Un rapport de la Banque mondiale explique la mauvaise position des universités françaises dans les classements internationaux par l'absence de sélection à l'entrée. Cette question reste taboue mais la sélection existe de façon larvée puisque seuls 64 % des inscrits obtiennent une licence, souvent après avoir redoublé.

 

 

Autre sujet tabou : le coût du bac

 

Jacques Marseille, historien, économiste et professeur à la Sorbonne, était l'invité de "RTL Matin" le 14 juillet. Voici ses déclarations :

 

Jacques Marseille, est-ce que pour vous ce nouveau record, c’est une bonne nouvelle ?

 

C’est dans la logique des choses. C’est surtout dans l’hypocrisie généralisée du bac dont moi je pense qu’il ne sert plus à rien et qu’il mériterait d’être supprimé. Je me réjouis pour les familles et je m’inquiète pour les finances car on a calculé que le bac ça coûtait tout compris avec les salles inoccupées pendant ce temps 200 millions d’euros. Donc j’estime que les recalés au bac, les malheureux 10%, coûtent au contribuable 3 000 euros chacun c'est-à-dire la moitié de ce que coûte un étudiant à l’université. Voilà ce qu’on pourrait affecter comme des crédits plus utiles qu’à continuer à faire passer le bac.

 

Pour vous, ça veut dire que ce diplôme n’a plus de vraie valeur ?

 

Non, non, c'est-à-dire qu’il reste quand même le premier grade de l’université ce qui est une hypocrisie supplémentaire, c'est-à-dire que tout bachelier peut s’inscrire à l’université puisque c’est un grade universitaire. Mais dans l’ensemble, aujourd’hui, si vous n’avez pas de mention, eh bien le bac en soi, ça ne vaut pas grand-chose.

 

Est-ce que ça veut dire que pour les 14% qui l’ont raté, pour eux c’est foutu ?

 

Non, pas du tout, heureusement d’ailleurs, heureusement. Je pense que dans le monde d’aujourd’hui, ce n’est pas le bac qui détermine l’essentiel de l’avenir, mais c’est la prise en main de son destin, c’est d’essayer d’entreprendre, c’est d’essayer de trouver sa voie dans sa vie, …, mais pas de répondre à un rituel d’épreuves qui ont été instituées du temps de Napoléon mais qui, deux siècles après, sont souvent particulièrement stériles.

 

Vous avez aussi une théorie intéressante, vous dites aussi que le taux de réussite au bac augmente grosso modo au même rythme que les mouvements lycéens. Ça veut dire quoi ? Il y a une consigne du ministère auprès de ceux qui corrigent le bac en leur disant, bon voilà cette année les élèves sont allés peu en cours, il faut leur donner le bac ?

 

Ce qui est amusant, c’est effectivement que ça fait 5 ans que le taux de réussite augmente régulièrement et ça fait 5 ans que tous les ans il y a des mouvements lycéens qui font qu’il y a de moins en moins de cours… Il y a 3, 4, 5 semaines d’agitation qui les privent de cours. Et c’est formidable puisque, du coup, le taux de réussite augmente. C'est-à-dire qu’effectivement, on pourrait se poser la question du manque d’efficacité des cours sur la réussite de ceux qui le passent.

 

Mais il y a des consignes d’après vous ?

 

Non, il y a des consignes de clémence, c'est-à-dire, que là encore, il y a une sorte d’hypocrisie généralisée sur l’ensemble du système de ne pas désespérer les familles, de ne pas désespérer les élèves, ne pas faire du bac ce qu’il était autrefois et ce qui fatalement n’était pas si bon,  mais d’en faire une sorte de passeport généralisé qu’on donne un peu à tout le monde. C’est ça qu’il est devenu en fait.

 

Vous dites que le bac coûte trop cher. Cet argent il faudrait le mettre dans l’étape d’après, à l’université par exemple ?

 

Bien sûr. Mais je crois que tous les pays normaux, c'est-à-dire les autres, leur politique c’est d’avoir un examen final qui soit basé sur un contrôle continu, par les établissements, ça marche partout ailleurs, et un examen d’entrée à l’université. Parce que je rajoute que le taux d’échec aujourd’hui à l’université, c’est de 50%. C'est-à-dire que 50% des jeunes qui entrent à l’université en sortent sans rien. Alors que dans les pays qui, eux, ont un examen d’entrée à l’université, 100% de ceux qui y entrent ont quelque chose, avec des vraies bourses, pendant 4 ans et un emploi à la fin.

 

Jacques Marseille, 86% de taux de réussite au bac, est-ce que ça veut dire que les bacheliers, cette année, sont mieux armés pour affronter le monde économique qu’on ne l’était il y a 10 ans ou 15 ans ?

 

Non, pas du tout, je crois que maintenant ils ont tout à démontrer et ils ont tout à construire dans leur parcours. D’ailleurs, il faut bien voir que la plupart ont compris puisque, rien que dans la région parisienne, 1/3 seulement ont demandé une inscription à l’université. Les autres s’inscrivent dans les IUT, dans les BTS, dans les classes préparatoires, c'est-à-dire dans les formations sélectives. Comme le bac n’est plus du tout un instrument de sélection, eh bien les gamins et les parents ont parfaitement compris qu’il fallait, après, aller dans les filières sélectives. C’est ce qu’ils font : 1/3 vont à l’université, 1/3 seulement ce qui pose un grave problème pour l’avenir du pays.

 

Pourquoi cette évolution ? C’est moins de connaissances d’après vous ?

 

Non, c’est pas moins de connaissances, c’est surtout un examen aujourd’hui qui est devenu très formaté. J’ai dirigé des manuels scolaires pendant 20 ans, je me rends compte que l’épreuve d’histoire-géographie c’est devenu une vraie bouffonnerie. Au lieu d’apprendre les élèves à réfléchir, on leur demande de répondre à des questions. Simplement c’est très formaté, pas formateur. Je pense que le bac n’éveille pas à l’intelligence. Il est une sorte de quizz généralisé qui fait que si vous avez compris la mécanique, avec des correcteurs un peu cléments, eh bien vous avez 90% de réussite au bac.

 

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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 10:28

Au moment de partir en vacances, il nous a semblé intéressant d’avoir une pensée pour le nouveau titulaire du ministère de l’Education nationale… Xavier Darcos, grillé, Richard Descoings ayant décliné l’offre, aucun volontaire ne se manifestant à l’horizon, Nicolas Sarkozy n’a pas vraiment eu le choix pour ce poste à haut risque…

L’Express nous propose un ensemble de témoignages d’anciens ministres de l’Education nationale. Certains ont accepté de se livrer, d’autres non. Luc Chatel ne peut pas ignorer ce qui l’attend dès la prochaine rentrée scolaire…

 

Nous reproduisons un extrait de cet article intitulé « Bienvenue en enfer ».

 

Luc Chatel récupère le portefeuille le plus redoutable du gouvernement. De leur arrivée à leur départ de la Rue de Grenelle, cinq anciens tenants du titre livrent leurs souvenirs sur cette maison si spéciale. Et sur ce poste ingrat qui ne se refuse pas.

 

C'est un métier où l'on récolte plus de coups que de gloire. Où l'on noue une relation sadomasochiste avec les syndicats - tu me cèdes, je te méprise, tu me résistes, je te grille.

Un ministère avec 1,1 million d'âmes inconnues et suspicieuses, enseignants et administratifs. Un maroquin que l'on n'a pourtant guère le choix de refuser : on y manie les plus nobles des matières, le savoir, l'avenir, l'esprit républicain. Et les dossiers les plus roboratifs: réformes du primaire, du lycée, des programmes, revalorisation des carrières.

"C'est l'un des portefeuilles les plus difficiles, parce qu'il y a 60 millions de ministres de l'Education en France, mais c'est aussi l'un des plus beaux". Et puis François Fillon m'a dit: "On en sort vivant, regarde-moi !", confie à L'Express Luc Chatel, en poste depuis le 23 juin.

 

Cinq ministres "rescapés", Jean-Pierre Chevènement, Jack Lang, Luc Ferry, Gilles de Robien et Xavier Darcos, ont accepté de raconter leurs souvenirs. François Bayrou et Lionel Jospin ont refusé de répondre. Claude Allègre s'est contenté d'un : "Jamais plus je ne voudrai être ministre de l'Education nationale. J'ai gagné mon paradis une fois, je ne tenterai pas ma chance une seconde fois." Car, si ce ministère peut mener au paradis, il faut, le plus souvent, passer d'abord par l'enfer.

 

Lire l’ensemble des témoignages sur " l’Express.fr ". La lecture des commentaires de certains des ministres interrogés montrent que Claude Allègre n’est pas le seul à manier l’ironie et l’amertume voire l’insulte…

A lire également, dans ce même journal, la chronologie des manifestations étudiantes depuis plus de 30 ans. De quoi assombrir un peu plus le moral de Luc Chatel…

 

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