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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 12:10


L’on pouvait s’attendre à de nombreuses et fortes réactions syndicales suite à la publication du rapport établi par Philippe CLAUS, Inspecteur général de l’éducation nationale, et Odile ROZE, Inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche. Il n’en est rien.

Manque d’intérêt ou embarras des syndicats de l’enseignement primaire ? En effet, rien de très significatif, hormis un entretien de Gilles Moindrot pour le SNUipp et un communiqué du SE-Unsa...

 

Dans son entretien, Gilles Moindrot, estime que « le rapport confirme bien les analyses du SNUipp ». Le Secrétaire général du SNUipp passe en revue chacun des thèmes évoqués dans la note de synthèse : l'aide personnalisée, les évaluations de CM2 et CE1, la semaine de 4 jours, les réformes de 2008-2009, les réformes qui passent bien et le bilan positif de l'année passée malgré les oppositions syndicales…

 

Cependant, il est un paragraphe important de ce rapport que Gilles Moindrot n’aborde pas dans son entretien, celui qui concerne le statut des écoles (EPEP) ou la valorisation du rôle du directeur… Curieusement, le responsable syndical, si disert sur les autres thèmes, n’a manifestement rien à dire sur cette partie, pourtant importante, de la note de synthèse des deux inspecteurs généraux. D’ailleurs, il est tout aussi curieux qu’aucune question ne lui ait été posée sur ce sujet pourtant très sensible au SNUipp… Souci de l’intervieweur de ne pas mettre mal à l’aise Gilles Moindrot ou volonté de l’interviewé de ne pas envenimer ses rapports avec les directeurs d’école ?

 

Côté SE-Unsa, la réaction est tout aussi convenue. « Les auteurs du rapport concluent leur introduction en affirmant qu’il est évidemment nécessaire de poursuivre la mise en œuvre de toutes les réformes. Le reste du rapport est loin de confirmer cette évidence. »

 

« Le succès des réformes a apaisé les tensions et permet d’envisager de progresser dans la modernisation de la gestion des enseignants sur deux points en particulier, celui du suivi des services et celui de l’individualisation de l’affectation ». L’inspection générale est-elle vraiment allée dans les écoles pour conclure ainsi son rapport sur les réformes en cours ? Nos collègues sont sous pression pour mettre en œuvre des réformes qui n’apportent pas d’amélioration significative de la réussite des élèves et qui sont ressenties comme une détérioration des conditions d’exercice de leur métier.

« Pour le SE-UNSA, que des réformes « éducatives » servent d’alibi à des modifications fonctionnelles n’est pas acceptable. La gestion des personnels doit faire l’objet d’une concertation spécifique et ne peut pas s’imposer comme un simple corollaire. »

 

Mais les inquiétudes du Se-Unsa se portent surtout sur la réforme du statut des enseignants.

"La note affirme que toutes ces réformes « comportent en elles-mêmes de profondes modifications dans la définition du service des enseignants », l’individualisation du service, la différenciation des activités du service obligatoire, la possibilité de faire des heures supplémentaires… Pour le SE-UNSA, que des réformes « éducatives » servent d’alibi à des modifications fonctionnelles n’est pas acceptable. La gestion des personnels doit faire l’objet d’une concertation spécifique et ne peut pas s’imposer comme un simple corollaire."

Comment peut-on prétendre qu’il faut aller plus loin encore ? Et, en particulier, imposer à l’occasion de ces réformes « pédagogiques » qui complexifient résolument le fonctionnement des écoles, des réformes « structurelles » et « statutaires », dont on ne voit pas en quoi elles constitueraient une réponse à la difficulté scolaire ? Peut-on faire remarquer que si la réussite des élèves dépendait de la structure juridique et administrative des établissements et si l’établissement public « type EPLE » était la solution, nous n’aurions plus depuis longtemps d’élèves en échec au collège…

 

Si le SNUipp a « oublié » de commenter la proposition des IG sur le statut de l’école (EPEP) et la reconnaissance du rôle du directeur, le SE-Unsa laisse transparaître son opposition à des « réformes structurelles et statutaires dont [il] ne voit pas en quoi elles seraient une réponse à la difficulté scolaire ». Cette petite phrase mériterait d’être développée car elle intéresse fortement les directeurs d’école.

Le SE-Unsa ne voit manifestement pas la nécessité de doter les écoles d’un « statut juridique et administratif ». Ne pas y croire, c’est une chose, mais s’y opposerait-il ?

La réforme du statut des enseignants semble également lui poser problème. L’utilisation d’expressions telles que « modifications fonctionnelles » ou « gestion des personnels » s’apparente beaucoup à une forme de « langue de bois » syndicale. Des précisions seraient les bienvenues, là-aussi…

 

Manifestement, certains thèmes semblent bigrement embarrasser les responsables syndicaux de l’enseignement primaire. Les directeurs d’école attendent du SNUipp et du SE une prise de position moins ambiguë, moins fuyante et surtout plus clairement exprimée sur la question du statut de l’école et celui de leur propre reconnaissance institutionnelle.

 

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Commentaires

Personnellement, je ne connais pas de groupes humains d'un peu d'importance qui fonctionne harmonieusement sans chef.
 Il est indispensable que lors d'une réunion, il y ait autour de la table quelqu'un qui écoute, recadre, anime les débats et s'assure que l'opinion ou le choix de la majorité soit respecté. Je ne connais pas de dirlo qui ait imposé un projet d'école à une équipe sans concertation. Le problème du " chef" qui démotive l'équipe est donc pure invention.
  Si d'aventure, on transformait le dirlo en secrétaire d'un CDMD , l'école fonctionnerait-elle mieux? Assurément pas. L'équipe pédagogique deviendrait le jouet d'un ou de plusieurs enseignants, de groupes de pression ou d'opinion, imposant leur vision des choses sans intervention d'aucun modérateur. D'autres enseignants se réfugieraient dans un individualisme protecteur et pour les problèmes quotidiens avec les parents, l'absence de référent identifié convaincra vite ceux-ci que le bateau n'a pas de capitaine... beau cadeau fait au privé.
Il faut ne jamais avoir fait partie d'une association pour penser que celle-ci fonctionnerait mieux sans président, ni bureau!
D'ailleurs les syndicats se gardent bien de s'appliquer leurs propres recettes, Moindrot et Bérille ne me contrediront pas je pense!
 Non, le but de cette manoeuvre est plutôt de transformer les CDM en défouloir et de transférer le pouvoir de décision ( qui devra de toute façon s'exercer) en dehors de l'école.
Je revendique ce pouvoir de décision dans l'école, reconnue comme établissement public, sous l'autorité d'un directeur chargé d'animer son équipe et de la faire fonctionner en harmonie dans le respect de chacun.
Commentaire n°51 posté par merlin le 18/09/2009 à 18h48
"tu ne peux empêcher que dans l'esprit de ses adjoints, il est celui qui décide"
C'est bizarre mais dans toute les écoles où je suis passé, même dans l'école où la directrice était "psycho", je n'ai jamais vu un directeur décider seul.
Alors puisque tu en es au postulat à l'emporte-pièce, tu peux rajouter "tu ne peux empêcher que dans l'esprit du directeur, les adjoints ne pensent qu'à leur pomme"
Le problème est quand le directeur décide vraiment, enfin je veux dire tranche dans des avis divergents (à cause du postulat précédent), dans le cadre des textes, on lui retire ce droit!
Commentaire n°52 posté par anschutz le 18/09/2009 à 19h38
Avant d'être directeur, j'étais adjoint. Si si! Des années de remplacement (Brigade, ZIL...), quelques postes fixes, j'ai connu de tout, Et comme directeurs-trices aussi!
 
Les plus fachos que j'aie connus étaient tous des pontes du SNI de l'époque. Ils sont en retraite maintenant, mais sont toujours syndiqués, et font pour certains partie du CS du département. Ils en ont emm... pas mal quand ils étaient en poste, et continuent aujourd'hui.
 
Pourquoi je parle de ça? Parce que si on leur avait parlé de Conseil des Maîtres Décisionnaire ou autre ânerie de cet acabit ils seraient grimpés aux rideaux. Je n'ai jamais vu pires dictateurs que ces gens-là.
 
Bref, tout ça pour revenir au billet qui est à l'origine de cette discussion. Alors, les syndicats, vous dites quoi des revendications des directeurs d'aujourd'hui, dont clairement les 4/5èmes vous lâchent?
Commentaire n°53 posté par Pascal Oudot le 18/09/2009 à 20h47
"…quelqu'un qui écoute, recadre, anime les débats et s'assure que l'opinion ou le choix de la majorité soit respecté.

…un directeur chargé d'animer son équipe et de la faire fonctionner en harmonie dans le respect de chacun.

…un modérateur… un capitaine…"

Dis-moi, Merlin, c'est le portrait de l'homme providentiel que tu nous dresses...
Commentaire n°54 posté par Théo62 le 18/09/2009 à 22h34

C'est peut-être le "portrait d'un homme (ou d'une femme) providentiel", mais c'est pourtant exactement ce que j'ai la prétention d'être! J'anime mon équipe et je la fais fonctionner "en harmonie et dans le respect de chacun", oui, monsieur! Et nous sommes nombreux à nous reconnaître dans ce portrait! Et ça fait bientôt 15 ans que ça dure, et chacun des adjoints qui ont passé dans mon école ont apprécié et apprécient encore, j'ose le dire...
Tout ça pour ajouter au débat une notion à mon sens fondamentale qui apparaît pourtant trop rarement dans les commentaires que je lis assidûment: je fais fonctionner mon école en harmonie, oui, mais avant tout pour le bien et dans le respect de chacun des enfants dont j'ai la charge! C'est le seul principe sur lequel je ne transige jamais (mais que je rappelle toujours avec diplomatie), que ce soit vis-à-vis de mon équipe (assez facile), des parents d'élèves (moins évident, malgré les apparences), des partenaires extérieurs (difficile) et de l'administration (impossible, je sais, je m'en rends compte tous les jours!) Mais c'est pourtant une évidence qu'il me faut rappeler souvent, et qui serait sans doute acceptée plus facilement si j'avais les moyens (ou plutôt le statut) de la faire appliquer, sans être obligée de la justifier à tout bout de champ...
Alors oui, pour le moment, pour les enfants, j'ai encore le feu sacré, je garde la foi, mais je ne sais vraiment plus combien de temps je tiendrai encore!

Commentaire n°55 posté par mamony le 18/09/2009 à 23h36
Bien vu Théo! C'est le portrait de la plupart des dirlos que je connais et aussi ( j'espère) un peu le mien. Des gens sans prétention qui font leur boulot, aide les collègues dans les embrouilles, prennent sur eux de dire " pars, on se débrouille" si un problème familial frappe l'un d'entre eux, sans passer par l'IEN, des gens qui assument, se taisent souvent pour ne pas " faire monter la mayonnaise", arrondissent les angles pour que l'équipe reste soudée, le quotidien dans lequel beaucoup des dirlos qui fréquentent ce site vont se reconnaître... un quotidien que tu sembles ignorer... peut-être pas dirlo? ou dirlo modèle "SNI" ( j'ai connu les mêmes c'est marrant, recyclés aussi à la retraite dans les associations amies de l'école comme on dit)...
Commentaire n°56 posté par merlin le 18/09/2009 à 23h54
"Dis-moi, Merlin, c'est le portrait de l'homme providentiel que tu nous dresses..."

Et dans la bonne tradition du "raisonnement" stalinien, Merlin devient un facho...au mieux !

Passons !

Au fait quelques questions à Gégé :

- depuis quand le fait que tu considères le PE comme "gonflant" devient-il une généralité pour l'humanité entière ?
- depuis quand continues-tu à penser que le statut des chefs d'établissement du secondaire serait-il exactement duplicable au primaire ?
- dans l'hypothèse de l'instauration d'un CMD comment fonctionnerait-il par rapport au PE "gonflant" ? (le larbin directeur, que deviendrait-il ?)

Merci si tu veux bien répondre...
Commentaire n°57 posté par henri le 19/09/2009 à 07h17
Une petite anecdote au sujet des projets...
C'était en 2003, il me semble. Présentation par le Recteur du "projet de l'académie de Lille" (2ème académie de France). Matin : présentation du projet. Après-midi : débat. L'IA avait demandé à chaque IEN d'inviter 2 dirlos à y assister. J'ai compris pourquoi... Fallait remplir la magnifique salle de concert de l'Orchestre National de Lille (Palais des Congrès), heureusement très confortable. Eh oui, fallait une salle bien garnie devant les caméras de FR3. Et puis il y avait du beau monde, Martine Aubry maire de Lille et les personnalités de la région...
On a eu droit à un projet bateau, rempli de belles phrases creuses, vides, qui ne veulent rien dire mais qui en mettent plein la vue des non-initiés.
Débat morne au possible. Forcément ajouter du vide à du vide...
Et ce projet me faisait penser à ces calendriers perpétuels : il peut servir dans n'importe quelle académie, à Lille comme en Lozère, et il suffit de changer la date pour le réactualiser...
Bien entendu, Monsieur le Recteur a été félicité pour la qualité et la profondeur du projet... Gros applaudissements, petites plaquettes... articles dans les journaux et reportage TV avec promotion assurée pour le brillant auteur.
Alors, va-t-on jeter aux orties les projets vides des écoles ? A chacun de se faire son opinion. La mienne est faite depuis longtemps.
Commentaire n°58 posté par zellof le 19/09/2009 à 09h44
Dedel, Théo, vous avez raison. Le dirlo facho existe, je l'ai rencontré. 1 en 33 ans de boutique! Dirlo et élu FN, une denrée rare vous en conviendrez.
Et c'est celui-là que vous agitez comme un épouvantail. Mais quid des autres, de tous les autres, de l'immense majorité des autres qui font leur boulot dans le respect des gamins et des adjoints? Ca remonte à quand votre dernière immersion dans la vie d'une école? Parce qu'autour de moi, ils sont nombreux les dirlos qui ressemblent aux portraits dressés par Pascal, Merlin et les autres. 
C'est d'ailleurs assez révélateur à notre époque de statistiques et de courbes corrigées des données saisonnières qu'aucun syndicat n'ait entrepris une large consultation sur la vision qu'ont les adjoints de leurs dirlos. Pas bon pour les affaires, ça tuerait le mythe du croquemitaine.
Commentaire n°59 posté par Denis le 19/09/2009 à 11h19
Plusieurs réflexions :
Que pensé de ceux qui crient : ni Dieux ni Maîtres !...  à part moi dans ma classe...
Pöur le GDID : il n'y a que les arbres à fruits qui reçoivent des pierres....
pour les syndicats : parole en bouche pas charge...

Mes amis antillais développent parfois des propos d'une profondeur sans fin...

Pour le projet d'école.
J'ai subi pendant des années ce machin comme une excroissance étrangère à ma pratique pédagogique. Puis j'ai observé que sur une année énormement d'activités, de mini projets de classe, de sorties, de travaux collectifs se faisaient dans une école sans rechercher de la cohérence. L'idée m'est venue comme à bien d'autres de rechercher derrière tout cela le plus petit dénominateur commun ; la substantifique moelle qui lierait toute cette énergie autour d'un seul et même objectif. En clair pas forcement travailler plus mais travailler mieux et travailler utile.Le projet d'école m'est apparut comme un outil complémentaire aux apprentissages encadrés par les programmes et tout et tout et tout.
Son champ d'action qui diffère de celui du projet de classe ( faire apprendre ) est effectivement de décliner en des objectifs relevant davantage de l'engagement philosophique , d'une mission éducative du genre citoyenneté, éveil culturel, éco-bidule etc ... Il permet de fédérer autour d'un Projet les énergies de tous les partenaires ( parents mairie association) et d'offrir un support aux apprentissages, un habillage à visée d'apprentissage. La problèmatique est comment faire coincider programmation des apprentissages obligatoires ( fichu programme ) et projet ( qui a sa propre dynamique ). C'était le sujet de mon mémoire de PE.
Alors du coup j'ai pris le problème à l'envers ; j'ai observé ce qui se faisait ( des petites pépites parfois dommage que la communication ne soit  pas le souci des collègues  ) et j'ai recherché à fédérer en complétant . Cela a donné un rallye de la citoyenneté sous forme de situations problèmes regroupant apprendre à alerter secourir , les instututions de la République etc etc.. lié au permis piéton, à Prévention, Maif et autre USEP.. Une autre année ce fut une étude de milieu littoral/moyenne montagne avec un échange de classe Jura Cancale, une autre un échange ente Guadeloupe et Cancale dans le cadre de la route du Rhum. Tout cela sans jamais perdre l'essentiel : les apprentissages.
Bien sûr c'est du boulot mais quel plaisir pour l'équipe et pour nos élèves.
Allez cette année dans le cadre du vivre ensemble ( 1er indicateur du PE ) on part à 3 classes en Bretagne stage EPS et nature. Et je ne confonds pas animation et instruction : ils vont bosser les loupiots de CE2  pour cela .
Donc je suis devenu pro projet d'école comme supplément de sens à notre pratique de classe.
Grégoire
Commentaire n°60 posté par Grégoire le 19/09/2009 à 11h31
Je constate moi aussi souvent que les projets sont des coquilles vides en voilà une illustratio:
l'année dernière en réunion des directeurs de rentrée, l'IEN propose une présentation par chacun des dirlos (environ 40)
Pour tous sans aucune exception, les 2 axes étaient la maîtrise de la langue et la citoyenneté.
Question donc, ça sert à quoi? Réponse subliminale...
Mais je ne pense pas qu'il faille pour autant jeter le bébé avec l'eau du bain.
Le projet d'école ou d'établissement pourrait être un outils adapté pour faire mieux progresser nos élèves si nous avions une certaine autonomie et donc une certaine marge de manoeuvre même si les programmes restent nationaux. Mais pour cela, il faudrait que nos écoles deviennent des établissements et que nous en devenions les plotes. C'est ce que je souhaite et qui me paraît chaque jour devenir une évidence qu'il faudra bien un jour reconnaître.
Christian Fau
Commentaire n°61 posté par Christian Fau le 19/09/2009 à 11h34
"C'est le portrait de la plupart des dirlos que je connais et aussi ( j'espère) un peu le mien."
Ben justement, pourquoi vouloir établir un statut hiérarchisant alors qu'avec , certes, un peu d'effort de conviction, tu arrives à obtenir les résultats escomptés. Ne crois-tu pas que c'est justement cette obligation de communication et de 'pédagogie' qui te  permet d'arriver à ce consensus et je pense que ce modèle de non autoritarisme décisionnaire devrait au contraire montré en exemple, modélisé. Celà étant les problèmes de responsabilités ne sont pas résolus pour l'instant et nécessitent une certaine révision(peut-être un statut de l'école).
Quant au projet d'école ne nous trompons pas de cible. Le désintérêt n'est ni du fait des dirlos ni des adjoints. Les équipes ont cessé de 'y investir lorsqu'il a perdu toute sa finalité d'adaptation locale initiale. Aujourd'hui, on peut effectivement appliquer le mëme quasiment n'importe où ! Par ailleurs, le mien, par ex n'a pas été validé (je ne sais même pas pourquoi) depuis 2 ans et tt le monde s'en fout!
Commentaire n°62 posté par Simon le 19/09/2009 à 13h12
Je pense que les choses sont simples. Quand une mesure est bonne, quelles que soient les réticences, elle finit par s'imposer et être acceptée.
Quand une mesure apparaît inutile ou articficielle, tu as beau la rendre obligatoire, mettre la pression sur les gens, rien à faire, elle ne passera pas. La force d'inertie en viendra à bout. C'est exactement le même problème qu'on rencontre avec les cycles qui n'ont jamais été mis en place nulle part. C'est aussi l'IGEN qui le dit. Le bon sens finit toujours par triompher. Et c'est tant mieux. Ce qui est dommage c'est que ça pompe l'énergie de tas de gens pendant des années avant de mourir de sa belle mort... Et les iniateurs, conscients de leur ineptie finissent par faire le mort eux aussi. C'est comme ça que se terminera le projet d'école.
Commentaire n°63 posté par Gégé le 19/09/2009 à 14h33
"Des gens sans prétention qui font leur boulot, aide les collègues dans les embrouilles, prennent sur eux de dire " pars, on se débrouille" si un problème familial frappe l'un d'entre eux, sans passer par l'IEN, des gens qui assument, se taisent souvent pour ne pas " faire monter la mayonnaise", arrondissent les angles pour que l'équipe reste soudée, le quotidien dans lequel beaucoup des dirlos qui fréquentent ce site vont se reconnaître... "

Oui, Merlin, beaucoup de dirlos se reconnaissent dans le fonctionnement que tu décris. Moi le premier. Mais justement, j'en ai assez d'arrondir les angles, de ne pas faire monter la mayonnaise... pour que l'équipe reste soudée.
Parce qu'il faut avoir le courage de le reconnaître, pour que l'équipe reste soudée (comme tu dis) on baisse notre pantalon. On arrondit les angles, on laisse faire, on ferme les yeux sur les dysfonctionnements... J'en ai assez de cette lâcheté. Car c'est le mot qui convient pour désigner ce comportement. Comme on sait n'avoir ni autorité ni moyen de s'imposer, on finit par tout accepter... pour que l'équipe reste soudée.
Oui, mais qui en profite ? Toujours les mêmes. Ceux qui ont compris que le dirlo n'aura pas le dernier mot car il fera tout pour que l'équipe reste soudée.
Voilà pourquoi j'en suis venu, au fil des ans, avec l'expérience qui commence à compter, à vouloir que le dirlo soit un vrai chef dans son école. Je n'ai pas dit tyran. Je n'ai pas dit cheffaillon. Je n'ai pas dit facho, Denis. 
Je dis chef d'établissement. Tout simplement, responsable de son équipe. Et je redis ce que j'ai déjà écrit je ne sais combien de fois ici : il faut que dans notre statut soit précisé noir sur blanc que le directeur a autorité sur ses adjoints.
Comme c'est mentionné pour le personnel municipal placé sous notre autorité.
Tant que nous n'accepterons pas ce minimum, tant que nous n'aurons pas le courage de le réclamer et de l'assumer, nous n'aurons rien.
Voilà pourquoi
Commentaire n°64 posté par Moira377 le 19/09/2009 à 14h49
"un peu d'effort de conviction, tu arrives à obtenir les résultats escomptés"

Non, ça, ce n'est pas vrai. J'ai connu ça, et puis une personne change, et freine des quatre fers, et tu te retrouves comme une andouille à ramer pour faire ce qui a été décidé. J'en ai fait, des projets d'école, et marre de tirer tout le monde.
Commentaire n°65 posté par Pascal Oudot le 19/09/2009 à 15h05
Simon, ton propos est confondant de naïveté ( j'espère) ou de perversité ( peut-être). Tu m'écris en substance: " Mon bon Merlin, ton école tourne, tes relations avec l'équipe sont potables, continue et pourquoi demander en plus un statut?"

   Tu n'as pas compris ce me semble , que ces résultats sont obtenus au prix d'efforts quotidiens, de beaucoup de bénévolat, en sacrifiant sa propre classe assez souvent...
Oui, j'aime mon boulot de dirlo, j'aime chaque fois que c'est possible dépanner mes collègues , répondre à leurs demandes, mais j'en ai marre aussi de faire des heures bénévolement, de voir les collègues partir le soir en me disant " tiens, tu penses à rappeller pour mes commandes?" etc..; Alors le statut, je le souhaite pour être reconnu en terme de temps ( actuellement 1 jour de décharge: 9 classes..;) , de sous ( hé oui!), et puis le statut me permettrait de faire mon métier de dirlo à plein temps, de développer de nouveaux projets , de les faire vivre, de prêter la main à la réalisation de certains d'entre eux. Voilà ce qui me plairait, mais faire le bouche trou qui est partout et nulle part, qui fait passer sa classe en dernier encore et toujours, Ras le bol ( sans jeu de mots!)
Commentaire n°66 posté par merlin le 19/09/2009 à 19h02
"Ben justement, pourquoi vouloir établir un statut hiérarchisant alors qu'avec , certes, un peu d'effort de conviction, tu arrives à obtenir les résultats escomptés. Ne crois-tu pas que c'est justement cette obligation de communication et de 'pédagogie' qui te  permet d'arriver à ce consensus et je pense que ce modèle de non autoritarisme décisionnaire devrait au contraire montré en exemple, modélisé."
ben, pourquoi le CMD alors? 
Et puis avoir une  autorité n'a rien à voir avec de l'autoritarisme, et pour qu'il y ait "communication" il faut que les codes (émetteur/ récepteur) soient véritablement en place, sinon ce n'est pas de la pédagogie, mais de la démagogie.

Le comportement humain, sa conduite dans un groupe, suit des règles (voir 'Mon Oncle d'Amérique').
Et ces règles sont loin d'être celles utilisées par les Bisounours.
C'est pourquoi, dans un milieu professionnel, d'autant plus quand c'est une Institution, les relations humaines doivent être écrites et hiérarchisées.
Je ne vois pas d'autres moyens pour protéger les plus faibles.
 
Commentaire n°67 posté par Pierrot le 19/09/2009 à 19h15
Merlin, tu dis "du temps et des sous".
Eh bien, c'est exactement ce que réclament les collègues qui nous interpellent dans nos réunions. Du temps pour faire correctement et à fond leur boulot qui devient de plus en plus prenant et des sous en reconnaissance des responsabilités et du temps passé.
Mais que disons-nous d'autre ?
Commentaire n°68 posté par Théo62 le 20/09/2009 à 10h02
Arrêtez de discuter avec Théo, ce type est sourd comme un pot. Et ne venez pas me dire que discuter est toujours enrichissant, quand il est nécessaire de répéter billet après billet la même chose.
Commentaire n°69 posté par Pascal Oudot le 20/09/2009 à 12h58
Pas gentil et très correct, Théo62, de tronquer les propos des collègues directeurs :

Merlin a écrit :

"Alors le statut, je le souhaite pour être reconnu en terme de temps ( actuellement 1 jour de décharge: 9 classes..;) , de sous ( hé oui!), et puis le statut me permettrait de faire mon métier de dirlo à plein temps, de développer de nouveaux projets , de les faire vivre, de prêter la main à la réalisation de certains d'entre eux. (...)"

Ce qui n'est pas la même chose que toi ou d'autres écrivez ! Sois sympa' : ne fais pas dire aux autres ce qui te convient...
Commentaire n°70 posté par henri le 20/09/2009 à 12h59
Décidément, Théo btus.
Quand tu cites, essaie d'aller jusqu'au bout. Merlin souhaite un statut, du temps et des sous. Comme beaucoup d'entre nous qui pensent que les sous et le temps seraient une conséquence du statut.
T'es sûr que t'as bien tout lu ? Si oui, passe par chez moi, on a un MAP lecture...
Commentaire n°71 posté par Denis le 20/09/2009 à 14h05
"Eh bien, c'est exactement ce que réclament les collègues qui nous interpellent dans nos réunions. Du temps pour faire correctement et à fond leur boulot qui devient de plus en plus prenant et des sous en reconnaissance des responsabilités et du temps passé.
Mais que disons-nous d'autre ?
"

Ah bon, excuse-moi Théo, mais je n'ai pas entendu grand chose pour les heures "d'aide personnalisée", que nous, les DIRLOS, nous faisons malgré :

"le boulot qui devient de plus en plus prenant..."
Commentaire n°72 posté par Tiphaine le 20/09/2009 à 14h20
Je viens de lie attentivement tout ce qui a été écrit, il y aurait énormémént à dire...................mais , jai encore trop de chosesà faire ,

ah ces dirlos et ces dirlettes si mal organisés qu'ils sont obligés de travailler le soir et le week end ! c'est sûr qu'avec un conseil de s maîtres décisionnaires (au fait c'est le conseil qui serait décisionnaire ou les maîtres? ), je dis ça c'est uniquement pour l'accord de l'adjectif hein!!!, donc aec un conseil des maîtres ce serait sans aucun doute le pays des Bisounours......... tous unis mains dans la main, retroussant nos manches dans un même élan fédérateur...............,
HE!!! OH!!! Campa , debout c'est l'heure, on se réveille!!

c'est pas tout ça mais un peu de sérieux: alors dans l'ordre:
1) CDMD : dans l'esprit du S.............. c'est un conseil qui ouvre le bulletin syndical, qui redige son chèque de cotisation et quio vote d'une seule man une journée de grève inutile , mais qui leur permettra de gonfler le jabot!
c'est auss un conseil qui votera selon leurs suggestion la grève administrative des directeurs pour nous laisser ensuite tomber comme des m e r d e s, et je sais de quoi je parle!
on n'oubliera pas de refuser les évaluations et tout le toutim, sans attendre de soutien !!

tiens le soutien, ils sont combien les délégués du SSSSSSSS.......... à les avoir faites les heures de soutien? c'est jute une question hein? faut pas y voir malice, c'est en oeuvrant sur le terrain qu'onfinit par savoir de quoi on parle !

2) les collegues qui' s'impliquent :  pas de généralisation hative, ç n'a rien à voir avec le fait d'être jeune ou PE, il y a des gens qui bossent , d'autres pas , certains plus d'autres moins , des jeunes , des viex,ds beaux et des moches !

3) le rapport au dirlo: rien n'est très clair et c'est bien là que le bât blesse, ça dpnd su dirlo bien sur et auss des collègues, certains nou sprennent pour le messie, d'autes ont desesperement besoin d'un chef, d'un père, d'une mère............ou pire encore ils ont besoin d'unebonne à tout faire: "je m e sauve  tu   fermeras ma porte ..........."  , ben oui on nous prend pour Passe Partout à fort Boyard!!!!!

4) l'administration: no comment! plus le temps , j'ai pas encore préparé ma classe, ah oui vous saviez pas ?  on es D'ABORD  enseignants et le sminots ils se fichent éperdument de tout ça et je les trouve super sympas de ne pas faire lebazar uand je suis pendue au  telephone pour commander les repas de cantine !!

bon dimanche , et une dernière chose , j'ai été syndiquée , j'ai vu , j'ai payé, le S de snuipp'autrefois) ou de Sni, pour moic'est le S de stalinien !
Commentaire n°73 posté par Campa le 20/09/2009 à 18h09
Merlin, tu dis "du temps et des sous". 
Eh bien, c'est exactement ce que réclament les collègues qui nous interpellent dans nos réunions.


C'est faux Théo, à moins que ne fasses tes réunions qu'avec les 3% de directeurs qui sont opposés au statut.
Tu sais très bien ce qu'ils vous ont crié lors de vos États Généraux, je copie/collerai des témoignages...
- l'enquête de la MGEN le dis, même la votre, ouverte à tous, montre que la reconnaissance par le staut est une préoccupation prioritaire.

Du temps pour faire correctement et à fond leur boulot qui devient de plus en plus prenant et des sous en reconnaissance des responsabilités et du temps passé.
Mais que disons-nous d'autre ?

Dire? mais c'est surtout ce que vous n'obtenez pas pour nous, alors que vous y arrivez pour les autres (RASED, MF, CLIS...)
Mais eux ont leur spécifités reconnue,  nous vous nous la refuser.
Ceci explique cela.

faire à fond notre boulot de quoi? d'enseignant comme les autres, de pédagogue?
Et non de dirlo!
Pour avoir le temps et le salaire que l'on mérite,faut commencer par dire clairement pourquoi on le réclame.
Or en disant que l'on est comme les autres, ben on a .... rien, comme les autres qui ne sont pas reconnus. 
Commentaire n°74 posté par Pierrot le 20/09/2009 à 22h10
Je crois, après réflexion, que Simon résume bien, volontairement ou pas, l'opinion syndicale prédominante nous concernant:
Dirlos et dirlettes, continuez à faire votre boulot et un peu plus , le système fonctionne plutôt bien, acceptez que l'on réclame pour vous quelques miettes ( Theo) et ne nous em...bêtez plus avec votre statut!
Les dirlos sont corvéables et ils pourraient même porter un peu plus avec le secrétariat d'un CDMD qui permettrait à certains de " gérer" à leur profit une école dont il n'aurait pas la charge et donc la responsabilité. Situation extrèmement confortable autorisant l'autosatisfaction en cas de réussite et le rejet de responsabilité pour incompétence sur la personne de ce manant de dirlo en cas de problème. Le rêve pour certains !

 PS: merci aux collègues qui ont, avant moi, relevé la lecture sélective et interprétative de Théo, lequel doit peut-être apprendre à ses élèves ( s'il en a ...) que la phrase s'arrête à la virgule. Je confirme Théo, pour moi , le statut est un préalable à d'autres reconnaissances et il fait partie intégrante d'une évolution du fonctionnement de l'école, qui ne passe pas ( hélas!) par le CDMD , sans nier pour autant la participation de chacun des intervenants scolaires dans le PE. Est-ce assez clair? Je me fous d'1/2 journée de décharge en plus et de 30 euros à la fin du mois avec , en guise de cadeau Bonus , une EVS que l'on aura recruté pour moi et qu'il ME faudra "remercier" à la fin de l'année scolaire!
Commentaire n°75 posté par merlin le 20/09/2009 à 23h06

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