Le 29
mai dernier se déroulait la CAPD pour l’accès à la Hors Classe dans l’académie de Lille. L’occasion pour les syndicats de rappeler leur opposition à la proposition ministérielle donnant aux IA la
possibilité d’accorder un point supplémentaire aux directeurs d’école.
Nous
avons consacré deux articles sur ce thème :
- Directeurs d’école : Point supplémentaire pour accès à la hors classe (le 18 avril 2009)
- Accès des directeurs à la HC : le point de la discorde… (le 28 mai 2009)
En
préambule de la CAPD du 29 mai, le SNUipp a tenu à faire la déclaration suivante :
Monsieur l'Inspecteur
d'Académie,
Avant l’ouverture de
la CAPD du 28 mai dernier la délégation du personnel dans son ensemble (Sgen, SNUipp et SE) avait demandé le report à l’ordre du jour du point sur la Hors classe arguant du fait que « La
note de service ministérielle du 2 avril dernier indique que les IA peuvent attribuer aux directeurs un point supplémentaire pour le calcul du barème du passage à la hors
classe. »
Vous avez fait le
choix d’appliquer dès cette année, cette possibilité.
Pourtant, lors du groupe de travail du 12 mai dernier, la délégation du personnel, dans son intégralité, vous avait déjà fait part de son opposition et avait demandé la
suspension de cette application par respect et solidarité envers les collègues ayant reporté leur départ à la retraite l'an dernier pensant de bonne foi pouvoir accéder à la
hors-classe.
Où est la prise en
compte de l’avis unanime des délégués du personnel ?
Avant l'ouverture de
cette CAPD, nous attirons votre attention sur le fait que cette bonification est loin
d’être appliquée sur tout le territoire tant au niveau des départements qu’au niveau des académies.
De plus, nous
considérons que ce point à l’ordre du jour ne peut être traité sérieusement que si nous avons communication préalable de toutes les informations complètes concernant tous les collègues inscrits
au tableau d’avancement à la HC, informations promises le 12 mai puis le 28 mai, en vain.
C’est pourquoi
le SNUipp réitère sa demande : « appliquez le barème classique pour cette année, suspendez la
possibilité qui vous est offerte d’augmenter d’un point le barème hors classe de tous les directeurs.»
Aujourd’hui l’Inspecteur d’Académie a maintenu sa décision d'attribuer un point supplémentaire dans le barème de la Hors-classe aux directeurs d’école.
Le SNUipp-FSU a demandé
un vote à bulletin secret de la CAPD sur cette question. Les dix représentants de l’administration et les dix représentants des personnels (5 SE, 4 SNUipp, 1 Sgen) ont voté de la manière suivante
à la question : « Etes-vous favorable à l’application d’un point supplémentaire au barème de l’accès à
la hors-classe des professeurs d’écoles pour les directeurs ? »
Pour : 10
Blanc : 4 Contre : 6
Pour le SNUipp, la
seule solution à l'avancement dans la carrière doit être la transformation de la HC
en un 12ème échelon. C'est le seul moyen pour que tous les collègues aient la possibilité d'accéder à l'indice terminal de 783.
La Hors Classe telle
qu'elle existe est injuste et inaccessible pour près de 9 enseignants sur 10 !
L'analyse
des résultats du vote secret demandé par le SNUipp fait apparaître que les 10 voix « pour » sont celles des représentants de
l’administration. Les 4 délégués SNUipp ayant voté « contre », cela signifie que les 6 délégués restants (5 SE et 1 SGEN) se sont
répartis en 2 « contre » et 4 « blanc ». En tout état de cause, au moins 1 SE a voté « contre ».
Le SNUIpp-FSU a
profité de cette CAPD pour demander à l’Inspecteur d’académie :
- de fournir à tous les délégués du
personnel les documents leur permettant de remplir le mandat pour lequel ils ont été élus
- d’arrêter le principe de groupe de
travail sur les règles départementales qui définissent les départs en stage CAPA-SH, le mouvement, la formation continue, l'inspection/notation.
L’IA a répondu
favorablement à ses demandes et les documents tant réclamés devraient être envoyés.
La CAPD
sur le point de s’achever, quelle ne fut pas la surprise des participants d’entendre le SNUipp intervenir sur un sujet n’ayant strictement rien à voir avec l’ordre du jour de la réunion…
Nous reproduisons,
ci-après, intégralement le communiqué du SNUipp :
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« Avant la clôture de la CAPD, le SNUipp-FSU a posé une question innocente :
« Qui arrête la répartition des
classes au sein des écoles ? »
Réponse de l’IA :
« La répartition des moyens est arrêtée par le directeur de l’école après avis du conseil des maîtres. Par ailleurs les IEN rappelleront les principes sur les
classes ne devant pas être attribuées aux T1, les postes langues et les temps partiels.
Toutefois cela n’est pas systématique
et les réalités de chaque école doivent être prises en compte.»
Pour le SNUipp, la
répartition des classes et des élèves se fait donc en conseil des maîtres où chacun compte pour un. Ce n'est qu'à l'issue du débat où chacun peut développer son avis que les décisions sont
arrêtées. »
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Mais pourquoi, diantre, cette question a-t-elle été posée ? Quel intérêt le SNUipp avait-il à
questionner l’Inspecteur d’académie sur ce sujet précis ?
Il est pourtant évident que le SNUipp connaît les textes qui régissent les attributions du directeur d’école…
Etait-ce pour envoyer un message subliminal à un collègue directeur qui ne respecterait pas la procédure ? Etait-ce pour lancer un avertissement à un IEN souhaitant s’immiscer dans le
processus ? Nous savons que dans certaines écoles, l’IEN a été appelé à la rescousse du directeur qui ne veut ou ne peut trancher dans un conflit qui l’oppose à ses adjoints sur
l’attribution de classes…
Autre hypothèse : ayant mal vécu sa défaite sur le point supplémentaire accordé aux directeurs pour
l’accès à la Hors Classe, le SNUipp a-t-il tout simplement voulu montrer sa mauvaise humeur en rappelant qu’il n’a pas renoncé à instituer un Conseil des Maîtres Décisionnaire ? Etait-ce,
pour lui, une manière de relancer le débat ?
Toujours est-il que, ce 29 mai, le SNUipp a manifesté, à deux
reprises, son hostilité à la reconnaissance du rôle éminent du directeur dans son école.
Une première fois, en refusant de lui accorder un avantage de carrière. L’aurait-il refusé de la même façon
aux psychologues ou aux conseillers pédagogiques s’il s’était agi d’eux ?
Une seconde fois en rappelant inutilement que « chacun compte
pour un ».
Que le SNUipp se rassure, les directeurs ne demandent rien d’autre
que de « compter pour un » car, pour l’instant, ils ont trop souvent le sentiment ou l’impression de ne « compter pour rien ».
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Commentaire n°51 posté par henri le 12/06/2009 à 14h35
"A quoi bon faire perdre le temps de tous les enseignants de l'école si on sait d'avance que c'est LE DIRECTEUR qui décidera de TOUT pour TOUS ? (...) Seul le travail en équipe peut aider le directeur à y voir plus clair."
Plus sérieusement : comment définir ou qualifier des directeurs actuellement approchés par les I.A. pour :
- évaluer certains contrats arrivant à expiration et délivrer une attestation de compétences ? (voir sujet précédent dans "Directeurs en lutte")
- participer à des commissions de recrutement de futurs « contrats aidés » ?
Bien joli de clamer que ce n’est pas dans les compétences des directeurs (combien de choses faisons-nous qui excèdent nos…compétences » ?) ; reste que certains ne s’y trompent pas…
Théo62 n'est pas Jipai. C'est Jipai qui le dit.
Me voila rassuré, merci Jipaï...
Thierry fabre
Pendant ce temps, qui c'est, entre autres directeurs, qui se tape le boulot? Eeeh oui, le danger pour la vie citoyenne, sociale et démocratique (ça c'est trop drôle, faut que je stocke quelque part), et aussi l' impulsif qui parle et écrit avant de réfléchir...
Votre dialectique ressassée est vraiment lamentable. Allez donc vous reposer un peu, vous aurez peut-être UNE idée ce week-end.
Dommage j'ai l'impression de croiser ici la route de militants professionnels rompus à la veille numérique , qui utilise l'espace mais ne s'engage pas rééllement dans le débat autrement que par la dialectique habituelle. Ca, j'en ai usé aussi et j'en suis écoeuré maintenant car c'est improductif.
On crève de ne pas se parler sans tabous, au pire les gens désertent les réunions les élections le militantisme associatif car les vrais problèmes, ceux de la vie et du futur ne se résoudront pas avec les recettes et le verbiage du passé.
de l'audace de l'audace encore de l'audace pour transformer l'école et l'adapter au service du public d'aujourd'hui.
Sur ce bonsoir je reviendrai lorsque le débat sera enfin déplombé.
Je comprends ce que tu veux dire Grégoire. C’est vrai que le débat est difficile. Le problème, c’est que les membres du GDID ramènent tout à la direction.
Je ne nie pas que le métier est devenu difficile, pénible, prenant et qu’il bouffe la vie de ceux qui s’y investissent. Cela, vois-tu, je l’admets et je ne le contredis pas.
Faut-il, pour autant, s’abstenir d’avoir une vision globale du fonctionnement de l’école ? Je ne le crois pas. C’est ce qui nous différencie, en fait.
Voilà un certain temps que je fréquente ce site. J’y suis critiqué, malmené. Mon syndicat y est constamment attaqué. Je pourrais laisser tomber. Pourtant j’y reviens. Maso, allez-vous penser ? Peut-être un peu… En réalité, j’y trouve malgré tout certaines infos qui me m’intéressent : la RGPP notamment.
Or, j’ai le sentiment que les problèmes autres que ceux de la direction ne vous concernent pas. Nous subissons les attaques les plus dures depuis des années. Des dizaines de milliers de postes ont été supprimés. La semaine scolaire a été chamboulée en dépit des constats des experts. Les RASED sont « sédentarisés ». Leur travail remplacé par l’aide personnalisée qui alourdit la journée de l’enfant qui n’avait pas besoin de ça. Les MAD retirés des associations qui ne pourront plus vivre. Le SMA casse la grève. Les maternelles sont dans le collimateur. Bref, un désastre sans précédent !
Et, alors qu’une mobilisation de grande ampleur s’impose, que nous proposez-vous ? La JAS… On croit rêver.
Alors, vois-tu, Grégoire, la direction mérite débat et doit être mieux aidée pour faciliter le travail de ceux qui l’exercent et aussi pour améliorer le fonctionnement de l’école. Davantage de décharges, davantage de moyens matériels, une meilleure rémunération… Mais pas au détriment des collègues adjoints comme c’est le cas avec la HC !
Mais ne crois-tu pas, Grégoire, que le rôle d’un syndicat c’est aussi de lutter en prenant en compte tous les problèmes dans leur globalité. On ne peut se contenter de regarder l’école au travers du prisme de la direction, même si elle aussi mérite d’être soutenue. Il y a des priorités. On ne peut pas se disperser et prendre le risque de courir derrière tous les lièvres à la fois. Des choix s’imposent. La défense de l’école publique me semble plus prioritaire que la situation de tel ou tel partie du corps enseignant. Chaque chose en son temps. Reconnais qu’on ne nous a pas beaucoup aidés depuis quelques années.
Rejoignez-nous et vous comprendrez la difficulté à embrasser l’intégralité des problèmes qui se posent à l’école.Plutôt que de lièvres, je penserai plutôt à l'âne: selon que vous serez bien en cours ou dirlo, les jugements du Snuipp vous rendrons blanc ou noir.................
Je comprends mieux, et je l’excuse presque, la pesante habitude de nous infliger de copieux copiés/collés du Très Saint Dogme. Eh oui, lorsque tu te laisses aller, comme ici, à parler librement, c’est plus que révélateur…
Reprenons :
« les problèmes autres que ceux de la direction ne vous concernent pas. »
Est-ce vraiment anormal pour celles et ceux qui sont membres d’une association de dirlos ? En quoi aurions-nous qualité, et compétences, pour nous exprimer en d’autres domaines ? L’extinction proche de la charmante cochenille mordorée peut m’emplir d’effroi à titre personnel, je trouverais quand même bizarre que le GDID aille s’en mêler…
« une vision globale du fonctionnement de l’école ? Je ne le crois pas. C’est ce qui nous différencie, en fait. »
Faux, Dedel, tu mens… Au-delà des mots incantatoires et du slogan éculé « le fonctionnement de l’école » ton syndicat aurait pu depuis belle lurette développer son projet pour l’Ecole Publique, en projeter les structures, y définir le rôle de chacun. Cela n’a jamais été fait. D’ailleurs, à chaque fois que l’on t’a questionné là-dessus, tu as pris la tangente… Le projet du GDID, par contre est global, concerne l’ensemble de l’école, est public et amendable par chacun, c’est ce qui nous différencie, en fait…
« Davantage de décharges, davantage de moyens matériels, une meilleure rémunération… Mais pas au détriment des collègues adjoints »
Ta pensée se discerne au travers de tes mots, Dedel. Tu y énonces très clairement, avec naïveté, ou cynisme, ce que tu penses vraiment des dirlos. Ce sont à tes yeux des collègues dangereux puisque chaque revendication mise en avant pour eux pourrait se réaliser au détriment des collègues adjoints…
Une question, doux et bon Dedel :
comment se fait-il que cela ne soit jamais mis en avant pour d’autres collègues ? Lorsque le SNUipp obtient que les Rased ne fassent pas le soutien AP, ça donne pourtant plus de boulot aux collègues adjoints, non ? Ca charge bien un peu plus leurs groupes, non ? Mais bon, les revendications des Rased, pour toi ce n’est pas dangereux, mais celles des dirlos t’inquiêtent… Tu modifies le vieux slogan : du « primus inter pares » des années 60, tu voudrais faire des dirlos des « minus inter pares »
« que le rôle d’un syndicat c’est aussi de lutter en prenant en compte tous les problèmes dans leur globalité. »
Acceptons…
« Il y a des priorités. On ne peut pas se disperser et prendre le risque de courir derrière tous les lièvres à la fois. Des choix s’imposent »
Pourquoi pas, mais qui choisit ? Qui opère le tri ? Toi ?
« La défense de l’école publique me semble plus prioritaire que la situation de tel ou tel partie du corps enseignant.»
Fort bien, j’accepte, et partage totalement ton avis.
Mais, même si je sais que, comme dab, tu n’y répondras pas, une autre question, Dedel :
Que fais-tu donc au SNUipp ?
Ce syndicat agit exactement au contraire de tes belles idées…
Il n’a mené, cette année, qu’une longue succession de luttes corporatistes, égoistes, repliées sur la défense acharnée de telle ou tel groupe restreint, sans se soucier le moins du monde de la défense de l’Ecole Publique…
Le SNUipp a
Tu es ko debout et au bord du ridicule. Résiter serait pure inconscience. Resaisis-toi rapidement. Je suis sûr qu'en dehors de l'influence de ta "secte", tu es un bon gars. J'en connais qui y restent, il faut respecter tous les choix, mais qui arrivent à penser tout seul.
Essaye au moins de réfléchir de par toi-même, c'est ta seule issue de secours.
Amicalement.
Un ami du genre humain... de TOUT le genre humain.
Maintenant, ce qui nous différencie est plus clair, et c'est bien notre vision globale de l'école et de sa place dans le service public, qui n'est pas du tout le même en ce qui me concerne.
@dédel,
Thierry résume très bien la source de nos difficultés en pointant cette dérive :
du « primus inter pares » des années 60, tu voudrais faire des dirlos des « minus inter pares ».
Dérive idéologique qui éclaire et rend compréhensible les positions du SNUipp, jusqu’à ses 2 commentaires postés ici.
Et c’est bien cette dérive qui explose l’école. Elle induit un pilotage de l’extérieur, (par statistiques et autres tableaux Ecxel), donc un renforcement des structures intermédiaires (équipe IEN).
Ça se traduit syndicalement, par une succession de revendications catégorielles destinées à protéger les enseignants placés dans ses structures tout en gardant un discours très généraliste.
On peut facilement en faire la liste, je n’insisterais que sur les récentes (hier).
• maîtres CLIS exemptés des 60 HS
Et pour les référents :
• La première journée d'étude du SNUipp sur les enseignants référents, qui s'est déroulée le 10 juin, a été un succès....
Il est en particulier urgent d'intervenir sur les points suivants :
• respect des missions, des droits ;
• conditions de travail et rémunération ;
• nombre de postes ;
...
Le SNUipp va interpeller le ministère très rapidement sur ces points. Il s'adressera à ses partenaires syndicaux, aux associations pour envisager des actions communes.
Remplacer «référents » par « directeurs » c’est trop demander ?
On sortirait du champ « démocratique » ?
Se mobiliser autour des référents c’est avoir une vision globale de l’école, le faire pour les dirlos c’est corporatiste.
Pourquoi le SNUipp ne s’appuie-t-il pas sur le rapport de la DGESCO qui montre notre surcharge de travail (et c’était avant DARCOS !) pour EXIGER des compensations ?
Comment un syndicat peut-il ignorer un rapport alarmant de notre Mutuelle sur les conséquences de la surcharge de travail sur notre santé ?
>Ma réponse c'est que le SNUipp est prêt à reconnaître les spécificités de toutes les catégories d'enseignants, et il le prouve, mais refuse celles du directeur qu'il maintient dans la mouise.
(pourquoi alors qu'il est capable de parler de RASED, de CP, de MF, de référents.... ne peut-il pas parler des directeurs autrement qu'à travers le brouillard du CMD?)
Attention, ne me fait pas dire ce que je ne dis pas.
Oui le SNUipp se doit d’avoir un regard « généraliste » au sein de l’IEN, NON, ce n’est pas cette vision qui peut justifier leur carence sur le dossier des directeurs.
Sur la HC, c’est stratégiquement lamentable.
On voit bien comment les choses s’installent. Doucement, par raccourcis mensongers, sans explication puisque ce mensonge vient d’un milieu autorisé.
Autorisé à dire des conneries, parce qu’on ne lui demande JAMAIS des comptes.
Si par hasard une voix s’élève, on la qualifie d’antisyndycalodémocratique !
C’est comme cela que l’on procède avec les directeurs…
> Pourquoi ne pas dire que le % d’accès a été augmenté (même si cela reste largement insuffisant)?
> Pourquoi ne pas dénoncer le point sup. attribué aux enseignants ZEP ?
> Pourquoi alors, ne pas demander notre accès automatique, comme les directeurs d’établissements spécialisés ?
Où elle est ta vision générale dans ces cas précis ?
> Pourquoi ni toi Dédel, ni Gégé, ni Théo, ni Isabelle, si prompt à nous stigmatiser comme anti syndicalistes (avec une nuance entre les primaires et les autres) ne répondaient JAMAIS à ce genre de question ?
PS : pour faire remarquer, au passage, à Dédel (et à d’autres) que son couplet sur sa prétendue victimisation est ridicule, qu’ils ne se gênent (lui et d’autres) à nous régaler de leurs douceurs, qui vont du « petitchefassoiffédepouvoir », au destructeurdelécolepublique en passant par tous les « maux » qu’ils peuvent fabriquer avec le préfixe « anti »!
Ben, oui, on y répond sans pleurnicher, avec passion, parfois trop vite… en adultes quoi. Sans aller chercher nos mots ailleurs qu’en nous même.
PSbis : La JAS n’a pas vocation à remplacer la grève, au contraire, c’est un outil supplémentaire, original pour graduer les actions et redonner son sens à la grève.
PSter : Nous subissons les attaques les plus dures depuis des années.
Attaques et défaites… Mais sans conséquences pour vos généraux ni sur leur stratégie.
Pour les autres, pardon, mais celle-là est trop grosse
> Pourquoi ni toi Dédel, ni Gégé, ni Théo, ni Isabelle, si prompt à nous stigmatiser comme anti syndicalistes (avec une nuance entre les primaires et les autres) ne répondez JAMAIS à ce genre de question ?
à l'arrêt, pondérée
@ Dédel
Je suis au GDID. Je suis encore syndiqué. Je suis élu USEP départemental.
Tu as rappelé ce que tout le monde voit : A.P. (au fait demande aux collègues qui ont des enfants s’ils veulent travailler le mercredi), RASED, MAD, les attaques sur la maternelle, la masterisation de la formation et ses conséquences : des IUFM qui risquent de fermer : défendons nos IMF…
Tu as raison de dire que c’est une honte de ne pas avoir averti les quelques personnes concernées qu’ils n’atteindront pas la HC car la règle est chamboulée…
Mais où je ne suivrai plus guère longtemps mon syndicat, c’est quand il pose la question innocemment sur la répartition : qui attaque-t-il ? Pourquoi n’a-t-il pas dit qui il visait dans un bulletin local ? Pire, comment le dirlo s’en sort-il quand il accueille un T1 fléché langue qui n’a ni le droit de prendre un CP ni celui de prendre un Cm2 …
De même quand il ne veut pas voir les taches quotidiennes qui s’accumulent et que nous venons gérer.
Réponse syndicale : vous n’avez qu’à faire le minimum.
Facile !
Dois-je dire à mes instits (je suis vieille école ! ) qu’ils ne toucheront pas la prime parce que je ne veux pas utiliser la clé OTP ou qu’ils doivent attendre la proposition de l’intersyndicale que je ne pourrai leur transmettre qu’après la date limite de remontée ?
Dois-je dire à mes parents faisant les 3x8 que je ne peux que les recevoir quand ils travaillent ?
Pourquoi dois-je prendre en charge les élèves A.P. des collègues qui sortant la journée avec leur classe, ont oublié de les prévenir et qui se retrouvent devant la grille à l’heure habituelle ?
Pourquoi quand je prends ma classe ma décharge étant malade, que j’ai des réunions avec le maire, l’IEN, les parents… c’est NORMAL ?
Pourquoi les écoles ne tournent-elles pas trop mal alors que si le dirlo n’impulse pas, JAMAIS JE N’AI ECRIT : « OBLIGE » rien ne se fait ?
Pourquoi les « collègues adjoints » ne veulent-ils surtout pas de la direction, sauf les jeunes, pour être près de chez eux ?
J’arrête là.
Et tout cela pour m’entendre dire : les dirlos, ce n’est pas l’urgence.
A la limite, acceptons.
Mais pourquoi mon syndicat ne dit rien quand dans d’autres départements les IA nomment les dirlos des «grosses» écoles ? Cette décision ne concerne pas mon département donc, on n’en parle pas. Cela ne va-t-il pas influer sur l’école de demain ? Pourquoi, moi qui suis syndiqué depuis si longtemps que j’en ai oublié l’année, ne m’a-t-on jamais offert la possibilité d’échanger sur « le dirlo » à l’interne ? (Au risque de parodier un collègue qui intervient sur ce blog) ne suis pas capable d’avoir des idées ?
Les syndicats ne comptent-ils pas sur moi pour diffuser la prose syndicale : bah oui, les collègues n’ont pas Internet dans leur classe… ?
Dédél, Isabelle, Théo et tant d’autres… Faites réagir nos syndicats. Sinon, ils vont nous faire rater le train et ce sera trop tard !Ce n’est pas du Sarko, mais de l’Anicet Le Pors, homme quadruplement estimable :
porteur d’un prénom rarissime, qui fleure bon l’Aragon des années 30
breton, ce qui ne gâte rien
ministre communiste, chose assez rare pour être remarquée
et honnête homme, ce qui suffit en soi…
On a donc une loi parfaitement estampillée de gôche, peu suspecte de sympathie envers la droâte, loi porteuse d’acquis sociaux (c’est ce texte qui établit les RIS), une loi qui dit clairement : « le gugusse en service, il n’a pas le droit de distribuer et communiquer des documents syndicaux, sauf s’il est délégué du personnel, élu en CAPD, etc… »
Autant dire que je veux bien, à la limite, déposer en salle des maîtres des publications syndicales qui restent le plus souvent sous blisters plastiques, mais qu’il est hors de question que j’use ma vie et ma belle jeunesse (ou ce qu’il en reste) à tirer, copier ou réexpédier les mails syndicaux. Les collègues intéressés n’ont qu’à s’inscrire sur les listes de diffusion des ces syndicats, avec leurs mails persos, nonméo !
Thierry fabre
"Que fais-tu donc au SNUipp ?"
Qui peut croire un instant, un seul, que tout membre d’un parti politique, de l’élu de base au responsable le plus haut, adhère à 100% à tout ce qui décidé ou fait au nom de tous ?
Qui peut penser qu’au GDID, tous les adhérents sont sur la même longueur de vue, sur tous les sujets, et partagent à 100% toutes les options qui leur sont proposées ou présentées ?
Eh bien, ce qui est vrai dans un parti politique, dans une association comme la vôtre, l’est aussi dans un syndicat. Dans tous les syndicats. Et c’est heureux car le débat est signe de vitalité démocratique.
Il serait absurde de ma part de prétendre le contraire et de soutenir mordicus que je suis d’accord, toujours, sur tout, sans discuter.
"Que fais-tu donc au SNUipp ?"
Si j’y suis, c’est que j’en partage les valeurs essentielles. Je suis d’accord avec les grandes options générales fixées par le congrès. Serez-vous étonnés si je vous dis que je suis viscéralement attaché à la défense des acquis sociaux et que je crois que seule la lutte syndicale peut nous en apporter d’autres ?
Je ne crois pas aux petites mesures symboliques comme la JAS. Cette action part d’un bon sentiment mais il faut autre chose pour faire fléchir le pouvoir. Quel qu’il soit. De gauche, de droite ou d’ailleurs. J’ai toujours été engagé et ce n’est pas demain que ça cessera.
"Que fais-tu donc au SNUipp ?"
En tout cas, ça ne m’empêche pas de dialoguer même en milieu… hostile. Car je veux croire aux bienfaits des échanges même musclés. A condition qu’ils soient marqués de respect…Tiens, je ne sais pas pourquoi, mais tout à coup j'ai envie de mettre cette citation, ici, aujourd'hui... même si c'est totalement hors sujet !
I beg your pardon!
“Il est essentiel qu’une notation largement étalée exprime la valeur réelle et inégale des agents.
Les fonctionnaires les meilleurs, les plus aptes,
je dirais les plus dévoués à la cause de la République, sont parfois infériorisés, alors que les fonctionnaires médiocres sont assurés d’un avancement égal. S’agissant de l’avancement en grade,
il est possible que le procédé du choix
soit de nature à empêcher la sclérose, la routine
dont souffre notre administration.”
Maurice THOREZ (1946)
Secrétaire général du Parti Communiste Français - 1er Ministre de la Fonction Publique - défendant sa loi relative au statut général des fonctionnaires
dans lequel il a introduit la notion de mérite.
"On a donc une loi parfaitement estampillée de gôche, peu suspecte de sympathie envers la droâte, loi porteuse d’acquis sociaux (c’est ce texte qui établit les RIS), une loi qui dit clairement : « le gugusse en service, il n’a pas le droit de distribuer et communiquer des documents syndicaux, sauf s’il est délégué du personnel, élu en CAPD, etc… »
Si ce délégué du personnel, élu en CAPD etc. est en service il n'a pas le droit Exact?
Donc le "sauf" n'est pas correct
Il doit être en décharge syndicale (et donc pas en service) pour le faire
Exact?
Au fait, s'il n'est pas en service quand il est en décharge syndicale est il payé un jour de grève?
Effectivement, à reprendre ce texte, il n'est pas fait mention d'une prérogative quelconque des délégués du parsonnel en la matière
( http://bifp.fonction-publique.gouv.fr/lien_direct.cfm?argument=LEGIPHHJR000AAAA )
Sinon, pour ta seconde question, je n'ai pas de texte précis, justre une menue logique qui me conduit à penser que, si un collègue n'est pas de service le jour de la grève (maladie, mi-temps ou ... décharge syndicale) il me semble difficle de lui retirer une journée de salaire au nom du "service non-fait"...
Je me trompe peut-être, si d'aucuns ont plus de lumières sur le sujet...
Thierry Fabre
PS Intéressant, le France Info d'aujourd'hui, avec le constat de la très faible "mobilisation" de ce jour, et le discours de Chèréque (CFDT) qui pensait à d'autres actions, du genre "journée de solidarité". Ca me parle, ce truc. Aurait-on été précurseurs ?
Sur la mobilisation du 13 juin, J. Cl. Mailly l'avait dit que cette manif attirerait moins de monde. C'était évident.
Maintenant, faut-il s'en réjouir comme semble faire notre honorable correspondant qui voit déjà l'ensemble des syndicats JASticuler avec lui ?
Il pourrait être imprudent de tirer de cette petite manif que les salariés ont capitulé. J'assimile cela au vote des européennes. Certains voient déjà les écolos en grand vainqueur des prochaines élections. Alors que, mode de scrutin différent, ils retrouveront leur score habituel aux régionales l'an prochain.
vrai ou intox?
Ce message est écrit à titre individuel.