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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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directeurs en lutte

Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /Nov /2006 23:27

Le SNUipp nous refait le coup des 1000 délégués à Paris ! C'est reparti comme en 2002.

"Ensemble, on continue". Tel est le nouveau slogan du SNUipp et du SGEN-CFDT qui organisent une action commune à Paris pour créer un rapport de force favorable à la défense de la "direction et du fonctionnement de l'école".

Tels deux compères, nos "défenseurs" des directeurs, bras dessus, bras dessous, vont donc battre le pavé parisien et prendre d'assaut la citadelle du Ministère de l'Education nationale...

L'Académie française nous fournit la définition suivante du mot "délégué" :

Délégué (ée) : celui ou celle qui agit en vertu d'une délégation. Personne chargée de représenter les intérêts d'une autre personne, d'un groupe.

Le SNUipp nous annonce l'envoi de 1000 délégués. Au-delà du chiffre qui peut impressionner, qui sont ces délégués ? Qui les a délégués ? Qui représentent-ils ? Ont-ils été nommés, désignés, élus ?

Il est certain qu'ils n'ont pas été chargés par les directeurs de les représenter. Leurs revendications, ou plutôt celles qu'on leur fait porter, sont trop éloignées des souhaits massivement exprimés par la profession lors de la récente consultation Ifop. Certaines de ces revendications sont même contraires voir préjudiciables aux intérêts des directeurs. Notamment la deuxième sur la liste du SNUipp : "la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision".

S'ils n'ont pas été mandatés par les directeurs, alors, tout laisse à penser qu'ils se sont auto-désignés. Le nombre de directeurs syndiqués au SNUipp étant plutôt faible, chacun de ceux qui seront présents à Paris n'a pu être nommé que par lui-même. Il faudra d'ailleurs avoir recours à d'autres collègues non directeurs pour former un cortège de 1000 personnes. Ce ne devrait pas être trop difficile tant les sujets de mécontentement sont nombreux et rendent possibles les manifestations fourre-tout.

En agissant ainsi, en piétinant la démocratie, le SNUipp affiche au grand jour son mépris le plus complet des directeurs. L'idéologie passéiste reprend le dessus. Il lui faudra agir autrement et vite pour que le mot "ensemble" conserve toute sa valeur dans un slogan vide de sens.

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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /Nov /2006 13:28

Après les grandes manoeuvres d'intimidation, à coups de dépêches dans les médias, le Ministère passe à l'étape suivante contre les derniers bastions de directeurs résistants...

Certes, il ne s'agit pas d'une bataille visant à éliminer un ennemi désigné. Non, ce n'est qu'une guerre à envergure financière par laquelle l'Administration veut contraindre les directeurs à cesser les hostilités. L'arme de dissuasion n'est autre que la retenue sur salaire. L'objectif visé, c'est la conquête du trésor de guerre : la fameuse "enquête 19" et "l'enquête de carte scolaire". Trésor de guerre, car l'obtention de ces documents facilitera grandement les efforts d'économie de postes budgétaires qui seront ainsi supprimés en plus grand nombre lors d'un large "redéploiement" comme disent les technocrates. L'Administration sait, depuis longtemps, que les effectifs scolaires sont souvent déclarés majorés par rapport à la réalité.

Allégorie militaire pour décrire la position des directeurs dans une école en crise. Au-delà des mots, la situation est pourtant bien réelle. En effet, l'essentiel est là. Gageons que lorsqu'elle aura récupéré cette fameuse enquête 19, l'Administration, magnanime, laissera les directeurs poursuivre le "blocage administratif" de tous les autres documents qu'ils sont tenus d'envoyer ici ou là. Non, personne ne viendra exiger de recevoir les procès verbaux ou comptes rendus de divers conseils ou réunions. On laissera cet os à ronger aux directeurs. Tout bon vainqueur qui se respecte sait qu'il ne faut jamais humilier le vaincu !

Dans plusieurs départements, de nombreux correspondants nous signalent recevoir ces jours-ci une lettre type. L'IA enjoint les directeurs de lui "retourner l'enquête 19 avant le 14 novembre". A défaut, l'IA ajoute qu'il se verrait "contraint de constater l'absence de service fait" et d'en tirer les conséquences que l'on sait (lire notre article http://directeurenlutte.over-blog/article-4319395.html).

Comment réagissent "nos" syndicats qui ont incité les collègues à poursuivre "le blocage administratif" ? On en a eu un rapide apreçu en Isère où l'intersyndicale conduite par le SNUipp a capitulé en rase campagne dès les premiers froncements de sourcils de l'IA (lire notre article http://directeurenlutte.over-blog/article-4223168.html).

Dans les autres départements, ces mêmes syndicats réagissent autrement. Ils se concertent, organisent des rassemblements devant les inspections, demandent audience à l'IA, invitent les collègues à se réunir, "consultent l'ensemble de la profession". Bref, ils ne restent pas inactifs. Pourtant, on ne voit aucune mobilisation générale, aucune ligne de conduite nationale. Chaque section syndicale départementale essaie d'exister pour montrer qu'elle n'abandonne pas à leur triste sort les "collègues-chargés-de-direction".

Hélas, faute de coordination nationale, chacun sent bien que l'action est vouée à l'échec, qu'il faudra se contenter de ce dernier baroud d'honneur avant de rendre l'enquête 19... Le général en chef du SNUipp, Gilles Moindrot, s'est replié dans ses quartiers. Il est aux abonnés absents. L'escarmouche des directeurs ne l'intéresse guère...

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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /Oct /2006 13:47

"Parlons peu... mais parlons bien !". Tel est le titre de l'éditorial de Jean-Claude Charlet en couverture de "l'enseignant - le journal du SE-Unsa Nord".

"...Oui le SE-Unsa a signé le protocole sur la direction d'école. Il a engrangé l'officialisation des décharges allouées aux écoles de 4 classes sans oublier la reconnaissance des tâches administratives liées aux charges de direction. Cette signature est un début et non une fin !

Que le ministère ait ensuite décidé, de manière unilatérale, de faire appel à des emplois précaires et aux stagiaires en formation est de sa seule responsabilité".

Ce qui apparaît comme un plus, c'est grâce au SE-Unsa. Pour le reste, "c'est pas moi, M'sieu, c'est le ministre..."

Dans "l'enseignant", revue nationale cette fois, le SE-Unsa consacre 2 pages à la direction d'école.

"Le comité de suivi du protocole sur la direction d'école s'est réuni le 22/09/06. Nous avons constaté que la plupart des engagements ont été tenus nationalement : parution de la note de service sur les décharges, arrêté sur la revalorisation de l'ISS, interventions auprès des IA quand nous le demandions.

[...] Nous avons également fait des propositions au ministère pour la prochaine rentrée :

 - informer les directeurs sur l'arrivée des PE2, les modalités du stage filé, le nom d'un formateur référent en cas de difficultés...

- faire une enquête plus précise sur le maintien ou pas du volume de la formation continue."

On va aller loin avec de telles propositions ! A cette allure-là, il ne faudra pas moins de 15 ans pour que les conditions de travail des directeurs soient enfin acceptables !

Dominique Thoby, du SE-Unsa poursuit : "Les remontées des enquêtes locales montrent que nos collègues sont satisfaits de ce qui est mis en place. Cela n'a pas échappé à l'organisation majoritaire dans le premier degré qui, atteinte du syndrome du "coucou", tente de mettre à son actif ces mesures pourtant issues d'un protocole qu'elle a rejeté !"

On en apprend de belles ! Ainsi, si l'on traduit en clair, selon le SE-Unsa, le SNUipp tenterait de "récupérer" les avancées engrangées... Un beau scoop ! On attend du SNUipp qu'il s'en explique.

Le SE-Unsa nous parle "d'enquêtes locales"... Ne confondons pas. Celle de l'Ifop était nationale... Et elle ne donnait pas les mêmes satisfecits au SE-Unsa... Rappelons que seulement 57 % des directeurs d'école à 4 classes étaient "d'accord pour reconnaître que l'utilisation des PE2 améliore sensiblement l'ensemble du régime des décharges". Etant directement concernés, on aurait pu s'attendre à un score plus flatteur ! Il s'en trouve tout de même 43 % d'entre à n'être pas satisfaits. C'est beaucoup !

Sur les EVS, rappelons qu'à 80 % les directeurs ont déclaré que ce dispositif ne soulagerait pas vraiment leur charge de travail.

Décidément, après sa pseudo consultation de mai, les "enquêtes" du SE-Unsa sont pour le moins sujettes à caution.

Le SNUipp n'est pas en reste pour apporter sa pierre à l'édifice. N'annonce-t-il pas que ses "principales revendications sont portées par une forte majorité de la profession" (http://directeurenlutte.over-blog.com/article-4187884.html). Hélas, nulle trace du principal souhait des directeurs : la reconnaissance du métier par un statut !

Le 27 septembre dernier, le SGEN-CFDT du Tarn et Garonne titrait :"l'enquête Ifop et GDID sur la direction d'école : les pièges de ce sondage..."

Ce syndicat n'a pas craint de se ridiculiser en affirmant : "le sondage en question est totalement malhonnête, la réponse à toutes les questions impliquant une opinion connue d'avance...". Si nos bons syndicats connaissent les aspirations des directeurs, pourquoi nous assènent-ils des âneries à longueur de discours ? Pourquoi ne les prennent-ils pas en compte ? La décision de ce qui est bien ou pas bien pour les directeurs ne relève-t-elle que d'un état-major réduit à sa plus simple expression ? C'est quoi, la démocratie, M'sieu ?

Terminons cette revue flamboyante par la conclusion de l'article paru dans "la lettre de l'éducation", organe du "Monde de l'Education" (http://www.lalettredeleducation.fr/Le-ministere-annonce-la.html). Luc Bérille, le monsieur-j'ai-réponse-à-tout du SE-Unsa, dénonce la consultation Ifop en ces termes : "ce sondage reflète une vraie poussée de corporatisme, sans indiquer de solutions viables". 

Il s'agit, monsieur Bérille, de l'expression longtemps contenue d'une corporation, les directeurs, que vous ne souhaitez ni entendre, ni interroger, au nom desquels vous vous exprimez en affirmant le contraire de ce qu'ils pensent et disent et pour lesquels vous n'avez que mépris et arrogance.

Alors, monsieur Bérille, pour reprendre l'expression de votre collègue, "parlez peu...mais parlez vrai" et si vous n'en êtes pas capable, TAISEZ-VOUS ! 

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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 22:42

Deux reportages ont été consacrés ce jour au malaise des directeurs d'école.

Ce midi, dans le JT de FR2 et ce soir dans le JT de TF1.

Pour écouter ces reportages, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessus.

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Lundi 3 juillet 2006 1 03 /07 /Juil /2006 21:51

Pour l'ensemble des directeurs et directrices, les vacances seront les bienvenues. Tous terminent l'année scolaire très en colère contre le ministre de l'Education nationale qui leur a manifesté son manque absolu de considération. Beaucoup sont furieux contre les syndicats majoritaires qui, au mieux, les ignorent et au pire leur témoignent de l'arrogance.

L'épisode du protocole a ouvert les yeux de ceux qui n'osaient imaginer leurs représentants faire preuve à leur égard d'autant de désinvolture voire d'hostilité.

La signature du protocole a permis une prise de conscience collective : les directeurs sont seuls à se battre pour améliorer leurs conditions de travail. Ils ne peuvent compter ni sur le gouvernement, ni sur les prétendants à la présidence de la République (lire nos articles sur Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal), ni sur les syndicats... La pensée unique règne en maître !

Pour ce qui les concerne, les "directeurs en lutte" ne veulent pas baisser les bras. Nous poursuivrons notre bonhomme de chemin, forts du soutien de plus en plus important rencontré dans le pays. Nous savons pouvoir compter sur le soutien des centaines de lecteurs qui nous sont fidèles chaque jour.

Nous continuerons de dénoncer les mauvais coups portés contre la profession d'où qu'ils viennent, de droite comme de gauche.

Nous soutiendrons toutes les initiatives allant dans le sens d'une reconnaissance de notre métier, d'où qu'elles viennent, de droite comme de gauche.

Nous pensons que la reconnaissance du directeur d'école passe par un statut, indispensable à une véritable reconnaissance et à une amélioration de nos conditions de travail.

Après un repos bien mérité, les directeurs devront affronter les "avancées" du protocole. A toutes les directrices et à tous les directeurs, l'équipe des "directeurs en lutte" souhaite de bonnes vacances bien reposantes.

A bientôt...

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