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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

9

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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EPEP

Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 11:52

Depuis quelques semaines, un conflit oppose les élus lyonnais aux enseignants de la ville. A l’origine, la réunion, par la municipalité de Lyon, dans les écoles, de représentants des ATSEM et des ATSEP pour évoquer la réorganisation de la semaine scolaire.

Réunis le 18 novembre à l’initiative du SNUDI-FO, 35 collègues de 19 écoles ont lancé l’appel suivant :

 

« Nous avons pris connaissance des projets de la ville de Lyon qui voudrait mettre en place les EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire) en réorganisant la semaine scolaire.

Dans le cadre de cette réorganisation, les écoles fonctionneraient 4,5 jours par semaine.

Cette organisation conduirait inévitablement à ce que les animations pédagogiques et de nombreux conseils des maîtres soient placés le mercredi après-midi, contraignant ainsi les enseignants à une semaine de 5 jours plein à l'école.

Cette réorganisation serait le prétexte pour mettre en place les EPEP : les EPEP seraient des regroupements d'école gérés par un conseil d’administration où siègeraient majoritairement élus politiques et associations de parents. Ces conseils d'administration auraient toutes compétences en matière de gestion financière, de gestion des postes, de gestion des personnels, de pédagogie.

Les EPEP signifieraient ainsi la disparition de l’école laïque républicaine, la destruction du statut des enseignants fonctionnaires d’Etat et de nombreuses suppressions de poste.

Depuis des années, les ministres successifs (Fillon, De Robien, Darcos, Chatel) ont dû renoncer à mettre en place les EPEP devant la résistance des maires, des collègues et des parents d'élèves. Nous ne comprenons pas pourquoi la ville de Lyon propose son aide au gouvernement en proposant d'expérimenter les EPEP.

Nous sommes fonctionnaires d'Etat, nous voulons le rester. Nous refusons que la ville de Lyon détermine nos obligations de service.

Nous demandons au maire de Lyon de renoncer à ses projets d'EPEP et de réorganisation de la semaine scolaire. »

 

« Le SNUDI-FO alerte toute la profession ! »
Sa demande d’audience auprès de l’Adjoint au maire chargé de l’éducation ayant été repoussée à fin novembre, le syndicat en pointe sur ce dossier en profite pour rendre public le communiqué suivant :

 

---------------------------------------------------------------------

 

Les directeurs, enseignants fonctionnaires d’Etat, n’ont rien à gagner avec les EPEP.

 

Les directeurs sont confrontés chaque jour davantage à la multiplication des sollicitations, des tâches diverses et des partenaires imposés. Cette situation est le produit direct des orientations ministérielles de remise en cause de nos garanties statutaires de fonctionnaire d’Etat qui impose la flexibilité et la déréglementation pour accélérer les suppressions de postes dans l’Education nationale.

 

L’empilement des tâches doit cesser.

 

Ainsi la mastérisation des concours conduit à l’envoi de 50 000 étudiants en stage «  en responsabilité » dans des classes pendant 4 à 5 semaines. Elle transférera immanquablement la prise en charge de la formation de ces étudiants sur les directeurs comme ce fut déjà le cas avec les stages filés.

 

L’Aide Personnalisée et son cortège de bilans, tableaux de présence, fiches de suivi … désorganisent les écoles et aggravent les conditions de travail des enseignants comme des directeurs. Il faut mettre un terme au processus de déréglementation et de flexibilité.

 

Cette situation ne saurait être le prétexte pour instrumentaliser les directeurs et en faire le cheval de Troie des EPEP.

 

« Proposer d’installer dans le 1er degré  une structure ayant les compétences d’un établissement public » au niveau duquel « les modalités d’organisation doivent  se prendre » comme le revendique le SGEN-CFDT, c’est accroître l’autonomie des écoles au détriment d’une réglementation nationale inscrite dans le statut général de la fonction publique et les statuts particuliers.

Qu’est-ce qu’un établissement public composé « des écoles d’un quartier ou d’un chef lieu de canton » ou « d’un collège et des écoles qui l’entourent » sinon un EPEP ?

 

C’est exactement ce que propose M. F. Reiss, député du Bas Rhin, et initiateur de la proposition de loi sur les EPEP, pour introduire du « contrat dans le statut » et ouvrir la voie au transfert vers les collectivités territoriales.

C’est exactement ce que rejettent les enseignants depuis 5 ans rejoints par 86% des maires selon une étude réalisée pour l’AMF et l’ANDEV en octobre 2009.

 

Un « statut d’emploi fonctionnel » ou des garanties statutaires  gage de l’indépendance professionnelle

 

Revendiquer un « statut d’emploi fonctionnel » pour les directeurs au prétexte que « trop de décisions concernant la gestion de l’école sont prises à l’inspection académique (…), à la mairie » revient de fait à les extraire du statut d’enseignant fonctionnaire d’Etat pour en faire une catégorie à part placée au dessus de leurs collègues enseignants et en dehors de l’Education nationale.

 

Comme tout emploi fonctionnel, il peut être ouvert à tous les corps de fonctionnaire sans garantir aux directeurs un accès privilégié.

Comme tout emploi fonctionnel, l’accès est conditionné au bon vouloir de la hiérarchie livrant les personnels aux pressions diverses et au mérite.

Il viendrait de plus s’ajouter au dispositif déjà existant de rémunération au mérite (hors classe) décriée par l’ensemble de nos collègues et que le ministre entend amplifier avec le « Pacte de carrière ».

 

Le SNUDI FO rappelle les propos du député Reiss à propos des perspectives d’accès au poste de directeur d’EPEP pour les actuels directeurs d‘école : « Beaucoup de candidats et bien peu d’élus ».

 

Ni « statut d’emploi fonctionnel », ni « établissement public », non aux EPEP,  non aux fusions d’écoles, oui à un directeur par école.

 

La défense des conditions de travail des directeurs nécessite l’ouverture de négociations sur l’amélioration des décharges de service, l’amélioration financière, l’allègement des tâches et la clarification des responsabilités.

 

---------------------------------------------------------------------

 

Dans ce texte, le SNUDI-FO affirme clairement son opposition à la « création d’EPEP » mais également à la mise en place d’un « statut d’emploi fonctionnel ». Certes, ce syndicat se prononce pour « l’ouverture de négociations » et « la défense des conditions de travail » mais se garde bien de préciser s’il est favorable ou non à un statut des directeurs.

Il nous semble que « l’amélioration des décharges de service, l’amélioration financière, l’allègement des tâches et la clarification des responsabilités » seraient mieux garanties par un statut professionnel. Qu’en pense le SNUDI-FO ?

 

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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 23:49

L’annonce d’un éventuel dépôt de proposition de loi visant à la création d’EPEP met en émoi les syndicats enseignants du premier degré et les contraint à engager une réflexion « en interne » pour la plupart d’entre eux. Le SE-Unsa va plus loin et met en ligne un questionnaire sur l’opportunité de créer des EPEP.

Il aura suffi que le député Frédéric Reiss (UMP, Bas-Rhin) indique à l’agence de presse AEF le jeudi 15 octobre qu’il compte déposer une nouvelle proposition de loi sur la création d’Epep « dans l’année quand le ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel sera prêt » pour que les états-majors syndicaux fassent connaître leurs réactions.

Réaction d’abord face à l’initiative du GDID qui a lancé une pétition couronnée de succès appelant les syndicats à « ouvrir enfin un vrai débat, sans tabous, sans exclusivités, sans préjugés » sur le métier de directeur. Réaction ensuite sur la création d’EPEP.

Le Scenrac-CFTC réaffirme son soutien à la création d’un statut pour le directeur d’école, éventuellement dans le cadre d’un établissement public du premier degré. « Il est urgent de prendre une décision [...] De plus en plus de directeurs occupent les fonctions sans formation et le rapport de l’Igen publié en septembre montre bien qu’il manque un maillon dans le premier degré », estime Michel Trudel, président du Scenrac-CFTC. Le syndicat plaide pour la création d’un statut non hiérarchisé : « L’école a besoin d’un pilote, mais en tant qu’animateur de l’équipe pédagogique, il ne doit pas être le supérieur de ses collègues », explique-t-il. Le modèle proposé par le syndicat impliquerait la création d’un concours, la mise en place d’une formation initiale et, « pourquoi pas, l’intégration des directeurs d’école au corps de direction du second degré ».

 

Le SE-Unsa prend ses distances avec les positions du GDID, ne soutiendra pas la pétition, mais aborde la question à travers une publication et un questionnaire électronique sur la création des Epep. « Quelle structure administrative et pédagogique, avec quels objectifs, quels modes opératoires, quelle architecture financière et juridique mais aussi quel pilote sont les plus à même, aujourd’hui, de répondre efficacement aux nouveaux défis que doit relever l’école primaire ? », s’interroge le syndicat, invitant notamment ses adhérents à se prononcer sur l’opportunité de créer des établissements publics dans le premier degré. En proposant ce questionnaire, le syndicat a conscience d’avoir « franchi un cap ». « Avant, la réflexion était menée en interne, certains collègues refusaient d’en parler, c’était épidermique, déclare Stéphanie Valmaggia, déléguée nationale du SE-Unsa. Mais quand Frédéric Reiss a annoncé qu’il voulait déposer une nouvelle proposition sur les Epep, nous avons voulu prendre la température de la profession. Et nous avons beaucoup, beaucoup de réponses », affirme-t-elle. « Sur un peu plus de 400 retours, 97 % des interviewés constatent que ça va mal, et à la question ‘’faut-il créer un établissement public dans le premier degré’’, 84 % répondent ‘’oui’’ », rapporte la syndicaliste, précisant que la majorité sont « des directeurs d’école ». Le syndicat, qui n’est pas opposé par principe à la création d’établissements publics dans le premier degré, veut laisser à ses adhérents la possibilité de trancher la question lors de son congrès de Brest (Finistère) à la mi-mars 2010. « Le GDID a tendance à prendre le problème uniquement sous l’angle de la fonction de directeur ; au SE nous partons de l’organisation de l’école pour définir ensuite les conditions d’exercice adéquates », explique Stéphanie Valmaggia.

Pour le syndicat, dans un contexte de « resserrement des corps », la création d’un nouveau statut de directeur d’école n’est pas pertinente : « Un nouveau statut signifierait recréer des concours, des corps, il y en a déjà beaucoup trop. » En tant qu’animateur de l’équipe pédagogique, le directeur d’école doit garder un pied dans la classe et surtout ne pas être transformé en « administratif pur ».

 

La déléguée nationale du SE-Unsa se félicite du taux de retour de l’enquête « nous avons beaucoup, beaucoup de réponses » avant d’en préciser le nombre ridiculement bas : 400 réponses… Elle enfonce également des portes ouvertes lorsqu’elle déclare qu’il y a déjà beaucoup trop de corps… Qu’elle se rassure, le gouvernement ne créera pas de corps supplémentaire puisque sa politique consiste à les fusionner et à les rapprocher par familles de métiers comme nous l’avons expliqué le 19 août dernier dans l’article intitulé : Quid du statut des directeurs dans la réforme de la fonction publique ?

A noter que le SE-Unsa rompt le silence prudent qu’il s’était imposé sur la question du statut du directeur et déclare tout de go que « Les collègues ont beaucoup souffert ces deux dernières années de la pression des IEN, ce n’est pas le moment de leur imposer un chef supplémentaire. » Dont acte.

 

Le Sgen-CFDT, qui a ouvert « le débat longuement en interne » sur la « direction d’école », « le fonctionnement de l’école » et « la création des Epep », « communiquera prochainement sur le sujet », explique Joël Devoulon, secrétaire national. « Nous ne sommes pas hostiles à la mise en place d’un établissement public dans le premier degré, mais le précédent projet d’Epep transférait la responsabilité de l’école au maire sans régler les problèmes de gestion quotidiens », explique-t-il. Wait and see…

 

Rien de nouveau au SNUipp-FSU qui reste hostile à toute modification du statut de l’école et continue d’évoquer le « fonctionnement collectif de l’école ». Selon Gilles Moindrot, l’établissement public ne constitue pas « une solution en soi » aux problèmes de fonctionnement de l’école primaire, si ce n’est en matière de gestion financière. Au contraire, l’Epep risque d’accroître la pression administrative sur les directeurs d’école. La profession, « globalement hostile » à ce type de structure, demande « plus de temps » pour effectuer son travail. « Aujourd’hui, les relations entre les collectivités et les directeurs d’école se passent bien. »

Le SNUipp demande une « clarification des missions afin d’en tirer toutes les conséquences en termes de moyens, de décharges, le temps de formation et tout ce qui peut améliorer le fonctionnement collectif de l’école ».

 

Aux yeux du Snudi-FO, les Epep représentent un « danger de transfert de la compétence éducation de l’État aux collectivités locales », et, pour, les élèves des « inégalités de traitement ». « On le voit déjà avec les MDPH, en fonction du budget des conseils généraux, les différences de traitement sont très importantes », assure Norbert Trichard, secrétaire général du syndicat.

Le Snudi craint aussi que les enseignants du premier degré ne perdent leur statut de fonctionnaire d’État.

Pour lutter contre les difficultés des directeurs (multiplication des tâches annexes, surcharge de travail, relations avec des partenaires « imposés », etc.) le syndicat demande au ministère l’ouverture de négociations pour l’amélioration du temps de décharge des directeurs et la revalorisation des indemnités. Il est également favorable à la création de postes d'administratifs. « Pour l'instant, ces tâches administratives sont assurées par des EVS, pas formés et mal payés », conclut-il.

 

Bref, on le pressent, beaucoup d’eau va encore couler sous les ponts avant que les directeurs d’école ne soient reconnus par un statut professionnel.

D’abord parce que la proposition de loi visant à la création d’EPEP ne sera déposée que lorsque le ministre « sera prêt ». Le sera-t-il un jour ?

Ensuite parce que l’impopularité grandissante de l’exécutif n’est pas de nature à lui faire assumer de nouveaux risques sociaux.

Enfin parce que les syndicats affûtent leurs arguments et retardent ainsi le moment où le ministre « sera prêt » à entreprendre de telles réformes…

 

Certes, hormis le SNUipp, les syndicats ont évolué sur la notion d’établissement public du premier degré mais force est de constater qu’ils sont loin d’être favorables à un statut de directeur d’école…

Leurs positions de dialogue tiennent davantage du geste pour la forme que d’une réelle avancée vers la reconnaissance de notre métier…

Un pas en avant, deux pas en arrière ?

 

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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 12:00

Selon le Se-Unsa et le SNUipp, le dossier des EPEP (établissement public de l'enseignement primaire), gelé depuis 2008, devrait rebondir. Les syndicats annoncent le dépôt cet automne par l'UMP d'une proposition de loi visant leur création.

Une précédente proposition avait été déposée sur le bureau de l’Assemblée Nationale par trois députés UMP, Benoist APPARU (Marne), Frédéric REISS (Bas-Rhin) et Guy GEOFFROY (Seine-et-Marne) le 25 septembre 2008.
Relire nos articles dans la catégorie "EPEP".


Cette proposition de loi relative à la création d'EPEP avait été préparée en étroite collaboration avec le ministère de l'Éducation nationale puisque, dès le lendemain, Xavier DARCOS acte la création des EPEP, en attribuant dans son budget 2009, 500 postes administratifs aux écoles constituées en EPEP. Dotation qui n’était que prévisionnelle et qui fut donc retirée sans modification de la Loi de Finances.

Cette proposition prévoyait la création automatique d'un EPEP à partir de 15 classes et la possibilité de l'ouvrir à partir de 13 classes. A la tête de chaque EPEP un directeur chef d'établissement assisté d'un conseil d'administration où les enseignants seraient minoritaires.

De report en report, du fait de l’affaiblissement et de l’usure de Xavier Darcos, ce texte avait été remisé dans les cartons dans l’attente de jours meilleurs…

Le 13 mai 2009, Eric Woerth présente en conseil des ministres un second rapport d’étape sur la RGPP (le premier bilan avait été rendu public le 3 décembre 2008). Il pointe la mise au point mort de la création des EPEP et alerte le Ministère de l’Education Nationale.

Depuis, Benoist Apparu (l’un des auteurs de la proposition de loi de 2008) est entré au gouvernement, et Luc Chatel a remplacé Xavier Darcos.

Selon une dépêche AEF, « À la fin du mois de septembre », Frédéric Reiss devait s’entretenir avec Luc Chatel, afin de connaître sa position sur le dossier des EPEP. « Je ne veux pas le mettre en difficulté s'il n'y croit pas », indiquait-t-il.

Cette seconde proposition de loi distinguera de façon plus claire « le cas des communes rurales et celui des villes moyennes », précise Frédéric Reiss. « Il existe de petites écoles rurales qui fonctionnent très bien et auxquelles il n'est pas question de toucher », explique-t-il. « Mais il sera sans doute nécessaire de revoir les cartes scolaires dans certaines agglomérations », ajoute-t-il.

 

Les réactions syndicales n’ont pas tardé. Le SNUipp rappelle ses positions de fin 2008. Une sorte de statu quo dans la réflexion…

Voici ce que qu’écrivait ce syndicat lors de la présentation de la proposition de loi visant à créer les EPEP :

« Décryptons…
A l’heure actuelle, les écoles maternelles et élémentaires n’ont pas de statut « juridique ». Elles ne peuvent par exemple gérer d’argent, aucune hiérarchie n’existe en leur sein. Elles sont donc « irresponsables » d’un point de vue comptable et administratif.
Financièrement parlant, elles dépendent des subventions de fonctionnement attribuées par les municipalités tout en ayant développé des associations coopératives regroupées au sein de l’OCCE par exemple.
Pédagogiquement parlant, aucun compte n’est à rendre aux mairies, le premier échelon de la hiérarchie ne se trouve pas au sein des écoles, mais à l’extérieur : c’est l’inspectrice ou l’inspecteur de la circonscription (IEN).
Ce qui est remarquable dans ce statut « d’irresponsabilité », c’est que malgré les difficultés de tous ordres, cela fonctionne plutôt pas mal depuis près de 100 ans !
 »

 

Le SE-Unsa semble avoir une position moins rigide et plus pragmatique.

« Pour le SE-UNSA, l’existence, en soi, d’établissements publics du primaire ne signifie pas la fin du service public. Cependant, faut-il aller vers une césure entre urbain et rural comme cette proposition de loi y mènerait ? Si on voit bien l’intérêt gestionnaire qui anime les auteurs de ce texte, faut-il faire l’impasse sur le pédagogique ? Des structures de plus de 350 élèves sont-elles une norme acceptable pour accueillir des enfants ? Quelles seront les conséquences pour les enseignants des écoles ? C’est ce que le SE-UNSA a tenté de faire valoir auprès du ministère et des parlementaires.

Le SE-UNSA a rencontré divers interlocuteurs, notamment l’ANDEV et le groupe socialiste à l’assemblée nationale. Nous avons aussi été conviés directement par Frédéric REISS, un des rédacteurs du texte. Nous lui avons fait part de nos interrogations et de nos doutes sur la mise en place de telles structures qui visent davantage à satisfaire des visées gestionnaires qu’à améliorer le fonctionnement de l’école.

Enfin, la création automatique d’EPEP, sans avis préalable de la communauté éducative, nous semble de nature à créer des tensions dans les écoles. » (2008)

 

« Le SE-UNSA ne considère pas que la situation actuelle des écoles primaires est satisfaisante. Conscient que des changements sont nécessaires, il impulsera une réflexion sur l’évolution du fonctionnement de l’école, de sa structuration juridique et son autonomie financière avec pour seul objectif l’amélioration de l’efficacité pédagogique. Cette réflexion doit clarifier la nature des relations avec les collectivités territoriales, les niveaux de responsabilité et la place de chacun. »

Le SE-UNSA ne fait pas partie de ceux qui considèrent que l’Ecole Primaire française fonctionnerait parfaitement. Entre la fin du XIXème siècle où la République l’a imposée en France et 2007, son fonctionnement a beaucoup évolué, tout comme la société dans laquelle elle agit. Les collègues, qu’ils soient adjoints ou directeurs, nous le disent : ils ne trouvent pas forcément dans sa structure actuelle toutes les réponses satisfaisantes pour faire face aux nouvelles missions, aux nouvelles pratiques qui sont les leurs. Le SE-UNSA ne pense donc pas qu’il faille ignorer ces réalités : le statu quo ne saurait constituer une solution satisfaisante. Le fonctionnement en réseau autour d’un collège, la nécessité de développer le travail en équipe, les partenariats font notamment partie des véritables questions à approfondir. Pour le SE-UNSA, c’est de l’intérêt des élèves, du projet de l’école, de l’efficacité pédagogique que doit découler tel ou tel mode de gestion et non l’inverse.

Nous vous invitons ainsi à participer au débat en répondant à l’enquête ci-contre. » (2009).

 

Et, de fait, le SE-Unsa donne la parole aux enseignants (adjoints et directeurs) sous la forme d’un questionnaire :

 

Quelle évolution du fonctionnement et de la direction d’école ?

1. La situation actuelle vous paraît-elle satisfaisante ? OUI NON

Si non, pourquoi ?

…………………………………………………………………………………………...............

 

2. Pour vous, la création d’un établissement public dans le premier degré est-elle envisageable ?

OUI - NON

 

Si non, précisez pourquoi …………………………………………………………………………………..............

 

Si oui, indiquez ses avantages (numérotez par ordre de priorité) :

........ : une meilleure reconnaissance des directeurs d’école

........ : une meilleure autonomie

........ : une structuration juridique plus assurée

........ : une meilleure efficacité pédagogique

........ : une organisation financière et administrative plus opérationnelle

........ : autres ? Précisez : ....................................................................................................................................................

…………………………………………………………………………………………………………………………………………....

3. Quelles autres structurations de l’école vous paraissent envisageables ?

- un EPLE comme dans le 2nd degré

- des regroupements pédagogiques en milieu rural

- des fusions d’école en milieu urbain

- le statu quo

- autres ? Précisez : ...........................................................................................................................................

 

4. Pour vous, quelles exigences doivent présider à la création d’un établissement public dans le 1er degré ?

………………………………………………………………………………………………………………………

 

5. Autres remarques

………………………………………………………………………………………………………………………

 

Enquête à remplir pour le 3 novembre 2009 en cliquant ICI

 

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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /Mars /2009 16:55

L’histoire se passe à Nogent sur Marne, petite ville rendue célèbre notamment par ses « guinguettes au bord de l’eau »… Deux écoles de 14 classes chacune… Tandis que la première perd une classe et donc sa décharge complète, la seconde en gagne une et passe à 15. Petit souci : pas de place pour accueillir cette ouverture. Qu’à cela ne tienne, elle sera hébergée chez la voisine victime d’une fermeture. Dans d’autres villes, une situation similaire a été réglée par une légère modification ou la mise en place d’une sectorisation de circonstance…

 

Autre bizarrerie, la direction de la première école (qui passe à 13 classes) se libérant, le maire (UMP) de Nogent propose le « regroupement » des deux établissements. Il est question, pour lui, de « mutualiser certains locaux ». Tollé général ! Enseignants et parents s’inquiètent du gigantisme de la nouvelle structure. Ce regroupement ne correspond pas à la création d’un EPEP et ne peut être assimilé à une fusion.

 

Le maire et l’IA dessinent les contours de la future usine à gaz. Le poste de la direction libérée est bloqué. C’est le directeur de la seconde école qui assurera la direction globale des 2 établissements secondé par un enseignant partiellement déchargé.

 

On mesure tout de suite les limites d’une telle construction. Un collège de même taille (environ 600 élèves) serait doté de nombreux postes administratifs : principal, principal-adjoint, conseiller principal d’éducation, secrétaire, infirmière, documentaliste, intendant, surveillants…

A Nogent, le directeur noiera sa grande solitude dans le stress de journées de travail longues et harassantes.

 

Mais comment réagissent les « puissants » syndicats enseignants ? Seul le silence assourdissant de leurs réactions parvient à nos oreilles…

Leur responsabilité est pourtant fortement engagée. En effet, leur refus de création d’Etablissements Publics laisse un vide juridique qui permet à des élus ou fonctionnaires zélés de créer, sans réflexion approfondie, des mastodontes tel celui de Nogent.

 

D’autant que le regroupement opéré à Nogent met à mal l’un des principaux arguments syndicaux : la municipalisation de l’école primaire. Ce coup de force montre bien que la municipalisation n’est pas la conséquence des EPEP puisqu’elle est peut devenir réalité hors EPEP.

Dans ce cas précis, le maire et l’IA interprètent de manière très personnelle l’article 34 de la loi de programmation pour l’avenir de l’école, qui prévoit des expérimentations organisationnelles dans le cadre du projet d’école.

 

Alors, n’est-il pas préférable et ne devient-il pas urgent de se doter d’un cadre juridique indiscutable pour limiter les abus ou déviances de certaines municipalités ?

Il est temps également que nos « grands » responsables syndicaux se débarrassent de « leurs habits post-soixante-huitards » et abandonnent le second argument qu’ils avancent en permanence : la caporalisation de l’école !

 

Cette caporalisation, que craignent nos principaux syndicats (le fameux p’tit chef), n’est autre que le fruit d’une idéologie dépassée teintée d’un zeste de démagogie.

 

Ne voient-ils pas nos « grands » syndicalistes qu’en l’absence de textes juridiques sur le statut de l’école tout devient possible même le plus ubuesque ?

 

Municipalisation et caporalisation : deux mots, deux arguments mais surtout deux notions qui bloquent toute réflexion sur l’avenir de l’école et annihilent toute réforme en profondeur de l’institution.

 

Il est temps que les Gilles Moindrot et Luc Bérille, plus habitués à fréquenter les cabinets ministériels que les salles des maîtres prennent conscience de la dégradation de notre école publique !

Il est temps qu’ils s’impliquent pleinement pour défendre l’école contre les assauts de l’Administration centrale et des élus municipaux !

 

Cette défense passe nécessairement par une réflexion sur le métier de directeur d’école. Il n’est plus possible d’éluder cette question. On le voit bien aujourd’hui encore, à Nogent.

Il est de la responsabilité de nos responsables syndicaux de s’emparer à bras le corps de ce problème. On ne leur demande pas de s’occuper en priorité et exclusivement de la direction d’école mais simplement de s’y intéresser aussi !

 

 

Blog des associations de parents d’élèves

M. le Maire s’explique

Article 34 de la loi de programmation pour l’avenir de l’école

 

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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 17:57


De nombreux collègues s'interrogent sur le devenir des EPEP. Beaucoup s’inquiètent d’un éventuel vote de la proposition de loi déposée par les 3 députés UMP.

 

De nombreuses raisons nous confortent dans notre idée que cette proposition de loi ne sera pas examinée par le Parlement au cours de cette session.

 

Nous avons d’abord appris de Monsieur Benoist Apparu, député UMP de la Marne et co-auteur du texte que l’examen de la proposition de loi portant création des EPEP, initialement prévu en janvier 2009, est repoussé à février-mars. Le député évoque un "problème de calendrier" dû au retard pris dans l’examen de certains textes à l’Assemblée nationale.

 

De son côté, lors d’une rencontre avec le SE et le SI.EN, Monsieur Frédéric Reiss, député UMP du Bas-Rhin et rapporteur de la proposition de loi, précise que "le projet relatif à l’EPEP est trop important pour être traité dans le cadre d’une niche parlementaire".

 

Dans le même temps, Xavier Darcos déclare que le projet « n’est plus d’actualité ». Il n’en parle d’ailleurs pas lors de la présentation de son « plan d’action 2009 », le 22 janvier dernier.

 

Rappelons que 500 postes administratifs avaient été prévus au budget pour les EPEP. Depuis, nous savons que leur répartition n’a pas été présentée au CTPM. Le comité technique paritaire ministériel (C.T.P.M.) est l'instance où s'exerce la participation des personnels à la gestion et au fonctionnement de leur administration.

Les C.T.P.M. sont consultés sur les questions relatives à l'organisation et au fonctionnement des services ainsi qu'à à l'élaboration des règles statutaires.

 

 

Un communiqué du SGEN-CFDT nous en apprend un peu plus :

 

Les E.P.E.P.

Les mesures mises au vote du budget ont été retirées.
Le dossier est en stand-by.
Nous ne nous en plaindrons pas même si le Sgen-CFDT reste ouvert à une évolution des structures du 1er degré.

 

 

Toutes ces raisons sont naturellement liées à l’affaiblissement politique et à la dégradation de la crédibilité de Xavier Darcos dont l’action est fortement contestée depuis plusieurs mois (grèves, manifestations, pétitions). Le ministre a d’ailleurs multiplié les annonces pour essayer de calmer le jeu politico-syndical (excuses sur la maternelle, reculs sur les RASED, les EPEP, le lycée…).

 

Il convient d’y ajouter le peu d’intérêt manifesté par les maires comme en témoigne l’enquête réalisée par l’AMF et l’ANDEV. Quelles que soient les réserves que nous avons émises sur l'interprétation de cette consultation, il n'en reste pas moins que les chiffres publiés sont portés à la connaissance du ministre et renforcent sa décision de ne plus toucher à ce dossier brûlant...
 

Autant de faits et de propos qui nous permettent d’affirmer que la proposition de loi portant création des EPEP ne sera pas présentée en 2009. La situation politique du pays s’est tellement détériorée qu’il y a tout lieu de penser que cette loi ne pourra plus être votée sous le quinquennat de l’actuel président de la République.

D’ailleurs, en fin connaisseur, Luc Ferry, ancien ministre de l’Education nationale, n’a-t-il pas déclaré au Figaro : « Malheureusement quand on reporte une réforme, ça signifie en langage politique qu'elle est enterrée »…

 

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