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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

9

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /Mai /2006 21:22

A vos crayons...                    Qui a dit quoi ?

Nous vous proposons un petit jeu de devinettes. Vous trouverez les réponses en fin de questionnaire.

Pour vous aider, nous ferons suivre chaque citation d'un petit commentaire en rouge.

1)  Ce succès remporté sur le CPE donnera à tous la confiance et la dynamique nécessaire pour permettre que les questions de l’emploi des jeunes, de la formation et de la précarité du travail trouvent rapidement des réponses.

Quelques jours plus tard, la précarité des EVS chassait celle du CPE. Dommage...

2) Les organisations syndicales ont fait la preuve de leur détermination, de leur efficacité et de l'importance de l'action collective. Ensemble et fort de ce succès, nous pouvons encore gagner et refuser toutes les précarités...

Pourquoi être allé se fourvoyer dans des négociations pour gagner 50 centimes, un vade-mecum et un EVS ? Belle efficacité, en effet...

3) CPE : une victoire qui impose au syndicalisme de nouvelles responsabilités.

Paroles, paroles, paroles...

4) Il est essentiel de lier la question de la direction d'école à celle du fonctionnement de l'école (plus de maîtres que de classes, développement du travail en équipe...).

Essentiel pour noyer le poisson...

5) Nous appuyant sur de nombreuses années d’expérience dans nos équipes pédagogiques et conformément à la plate-forme des équipes Freinet, nous affirmons que la gestion coopérative ou collégiale d’une école est une alternative particulièrement efficace et dynamisante à la direction
reposant sur une seule tête.

 

Elle permet :
- une responsabilisation de tous les acteurs de l’école
- le partage des responsabilités dévolues traditionnellement au seul directeur,
- le renforcement du rôle du conseil des maîtres (prise de décisions, prise d’initiatives. 

Tout le monde, il est beau... tout le monde, il est gentil... 

 6) Nous demandons que l’ISS soit augmentée de 25% pour tous les directeurs dès la rentrée 2006 et que cette augmentation soit portée à 30% dès 2007.

Qui dit mieux ? de 51 centimes mesure proposée par le ministre, on passerait à 53,5 puis à 55 centimes en 2007... De quoi, enfin, s'acheter un timbre à 53 centimes !

7) Ce débat (sur le statut du directeur) est d'ailleurs très ancien dans le métier puisqu'on le retrouve en des termes quasi-identiques dans les archives syndicales des années... 1920 !

A ce rythme-là, nos arrières petits enfants devront encore poursuivre la grève administrative pour le réclamer ce statut...

8) Nos revendications vont au-delà des mesures contenues dans le protocole : …mise en place de personnels de secrétariat qualifiés en lieu et place des emplois précaires auxquels le ministère fait appel à la rentrée 2006.

Vous faites bien de le dire... D'ailleurs, n'est-ce pas ce que vous nous avez obtenu avec les EVS ...?

9) Ensemble, nous devrons envisager de nouvelles perspectives d'action pour faire réellement avancer ce dossier et obliger le gouvernement à prendre en compte les revendications de toute la profession.

Ah ! qu'il écorche la bouche, le mot "directeur"...

10) Nous avons dit qu'il ne faut pas que ce soit une charge pour les directeurs, mais une aide… Nous n’avons aucune illusion sur l’existence d’un objectif pédagogique de la part du MEN...

Remarque pertinente... Bravo !

Résultats :   

SE-Unsa : 1 - 3 - 7 - 8 - 10                       SNUipp : 2 - 4 - 9

Confédération Nationale du Travail : 5        Sgen-Cfdt : 6

Si vous avez 10 réponses justes, vous êtes un "directeur en lutte". Si vous avez entre 5 et 9 réponses, vous avez des excuses, certaines de ces citations sont interchangeables. Entre 0 et 4 réponses, nous vous conseillons de relire nos analyses et commentaires... 

Question subsidiaire :

Imaginez un instant : vous êtes directeur, vous voulez que votre travail soit reconnu à sa juste valeur pour le temps que vous y consacrez, pour l'investissement que vous lui réservez. Vous estimez que vous méritez mieux qu'une aumône humiliante. Vous pensez qu'un statut est indispensable pour obtenir enfin cette reconnaissance...

Accorderiez-vous un quelconque crédit aux syndicats cités ci-dessus pour vous représenter dans des négociations ? Mériteraient-ils votre confiance ? Ne valez-vous pas mieux ?

Ne rêvez pas... Tout cela n'était qu'un jeu...

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Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /Mai /2006 21:15

COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN                   SNUipp-FSU        SGEN-CFDT

DIRECTION ET FONCTIONNEMENT DE L’ÉCOLE

Le SNUipp et le Sgen-CFDT se sont rencontrés le 16 mai 2006. Ils ont constaté leur convergence de vues quant à l’appréciation des mesures du protocole d’accord sur la direction d’école proposée par le ministère de l’Éducation nationale.

 

 

Le SNUipp et le Sgen-CFDT ont refusé de signer ce protocole. En effet si le ministère de l’Éducation nationale reconnaît pour la première fois le principe de l’aide au travail administratif et donc le bien fondé des demandes des écoles, les mesures ministérielles sont bien trop limitées et reposent sur de mauvaises solutions :  

- l’assistance accordée à toutes les écoles par des EVS embauchés pour 10 mois à raison de 26 heures par semaine sans formation constitue un développement de la précarité alors que l’engagement des enseignants contre le CPE a été manifeste.

- la remise en cause de la formation initiale et continue des enseignants du premier degré.

Ces mesures qui n’étaient assorties d’aucune création de postes ont été refusées par une très large majorité de nos collègues.

Le SNUipp et le Sgen-CFDT rappellent que les consignes de blocage administratif sont toujours en vigueur et ils invitent l'ensemble de la profession à se réunir pour débattre des actions et des interventions à mettre en oeuvre en faveur de la direction et du fonctionnement de l'école. Ils ont convenu de se retrouver à l'issue de ces rencontres avec les enseignants, afin de décider les actions de la rentrée.

 

 

 

Paris, le 19 mai 2006

 

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Jeudi 18 mai 2006 4 18 /05 /Mai /2006 22:12

Comment le conflit dormant depuis tant d’années a-t-il pu trouver une solution sous la forme d’un protocole après seulement 2 petites journées de négociation ?

 

Pourquoi le SNUipp et le SE-Unsa se sont-ils empressés d’indiquer aux médias qu’ils y trouvaient des « avancées » ?

 

Pourquoi Luc Bérille a-t-il déclaré le 12 avril (lendemain de négociation) sur Europe 1, au sujet des EVS : « Nos collègues sont prêts majoritairement à les accepter » avant même de consulter la profession ?

 

Pourquoi ces deux organisations syndicales n’ont-elles pas joué la transparence complète dans la publication des résultats de leurs pseudo consultations ?

 

Pourquoi le SE-Unsa s’est-il précipité pour signer ce texte sans même attendre la fin des vacances de Pâques ?

 

Pourquoi le SE-Unsa a-t-il cédé si rapidement aux injonctions de signer à la date fixée ?

 

Que n’a-t-il vu que le gouvernement était dans une situation de fragilité extrême juste après le retrait forcé du CPE et pendant la crise de Clearstream ?

 

Pourquoi s’est-il empressé de venir au secours du gouvernement en acceptant les quelques miettes jetées à ses pieds ?

 

Pourquoi cette volonté de mettre un terme au conflit alors que nous entrons en année électorale et qu’il devenait, de ce fait, intéressant de faire entendre notre voix et nos revendications ?

 

Est-il à ce point ignare, le SE-Unsa, qu’il ne sait pas encore que les périodes électorales sont propices à l’ouverture de débats ?  

 

Y avait-il urgence absolue à trouver une si mauvaise solution immédiatement ?

 

Pourquoi les syndicats ont-ils poussé le ridicule à accepter une négociation sur la mise en place d’un vade mecum, la surenchère pour passer de 15 à 20 % d’augmentation sur une ISS misérable ?

 

Que veulent vraiment ces syndicats ? Ou plutôt que ne veulent-ils pas pour les directeurs ?

 

Pourquoi tant de mépris pour les directeurs ?

 

Que nous cache-t-on ?

Y aurait-il des accointances honteuses ?

 

 

Toutes ces questions, les directeurs se les posent encore !

 

 

Sur ce blog, nous avons répondu à la plupart d’entre elles. Il n’est que de relire nos analyses.

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Mardi 16 mai 2006 2 16 /05 /Mai /2006 21:59

Un collègue du Nord nous fait parvenir un texte du SE-Unsa. Dans ce courrier, le SE-Unsa justifie sa signature en revenant point par point sur les principaux reproches qui lui sont adressés. Il explique également pourquoi il fallait signer...

Tous ces arguments sont déjà connus mais il nous a semblé utile de les rappeler dans leur intégralité et les porter, à nouveau, à la connaissance de tous les directeurs. Que chacun se fasse son propre jugement !

Texte du 12 mai 2006

Pourquoi avoir  signé le protocole DIRECTION D’ECOLE ?

 

Le SE-UNSA a un certain nombre de mandats, établis par ses congrès nationaux (le dernier date de mars 2004) et précisés par son Conseil National. C’est pour ces mandats que nous avons déclenché la grève administrative en janvier 2000.

 

Ce sont les mêmes mandats que nous avons toujours défendus et essayé de faire avancer face au ministère.

 

Notre signature a été le résultat d'un débat important dans nos instances, après une consultation individuelle des syndiqués.

 

 

Pourquoi avoir signé ?

 

Notre décision est avant tout marquée de réalisme et de pragmatisme.

 

Au SE-UNSA on ne dit pas systématiquement  oui par habitude ni non par principe.

 

Ce protocole fait apparaître, pour la première fois depuis 2000, les trois volets auxquels le SE-UNSA est attaché : décharges, revalorisation financière, clarification des missions et allègement des tâches. Signer ce protocole est pour nous un moyen et non une fin. Il s'agit d'engranger les améliorations, fussent-elles partielles, pour mieux relancer la bataille pour ce qui n'a pu être obtenu.

 

 

Quelle est la réalité de toute négociation ?

 

On le sait pertinemment,  il ne suffit pas de demander pour obtenir et le résultat ne dépend pas de la radicalité des revendications. Il y a, en face de nous, un employeur que nous essayons de faire bouger et ce protocole constitue le maximum de ce que le ministère était prêt à concéder. Ce protocole est le résultat de négociations. Cela signifie que nous avons bataillé face au ministère pour d'abord en obtenir l’ouverture (6 ans de grève administrative !) et ensuite, au cours des discussions, pour faire modifier le texte en essayant qu'il aille le plus possible dans le sens de ce que nous revendiquions.

 

Pour le SE-UNSA, l'efficacité syndicale ne se mesure pas au discours. Le jusqu’au-boutisme du verbe cache en effet trop souvent une certaine inanité des résultats concrets.

 

Il n'a jamais été question de dire, au SE-UNSA, que ce que le  ministère propose est  génial et solutionnera tous les problèmes :  nous aussi on voulait plus, beaucoup plus.

 

La question cruciale est de savoir s’il faut choisir le tout ou rien:

 

 - le tout, ce qui suppose que, alors que la mobilisation actuelle ne l'a pas permis, on est capable soudain de construire une mobilisation d'un telle ampleur qu'elle permettra de tout obtenir;

 

 - le rien par conséquent, puisque refuser les mesures du protocole signifie qu'elles ne s'appliquent évidemment pas.

 

 

Que se serait-il passé en cas de non signature ?

 

à Les stages filés dégagent des moyens supplémentaires en ETP (équivalents temps plein qui sont venus remplacer les emplois budgétaires jusqu’alors utilisés pour programmer le budget). Soyons concrets : il y a 7135 écoles de 4 classes concernées par une décharge.

 

 Cela signifie 7135 x une journée par semaine, soit un apport de 1641 ETP.  De plus, si on ne fixe pas l’utilisation de ces ETP récupérés, le Ministère pourrait faire une économie de 55 millions d’euros en retirant l’équivalent de ces ETP au budget 2007, sans avoir pour autant à « toucher » aux emplois actuels 1er degré dans la carte scolaire, et sans avoir ainsi à se justifier d’une diminution de moyens d’enseignement devant élève. Si on ne fixe pas l’utilisation des ces ETP, c’est le risque que nous prenons !

 

à Les EVS auraient été utilisés à autre chose, sur des profils encore moins intéressants pour eux et pour les écoles qui les reçoivent.

 

 

Décharges    « Ce n’est pas une avancée ? »

 

Est-il scandaleux que les 7135 collègues directeurs d'écoles à 4 classes, qui étaient totalement exclus du régime des décharges, puissent bénéficier enfin d'une journée hebdomadaire ?
Au SE-UNSA, nous pensons que ce n'est que justice mais il est vrai que c’est aussi notre syndicat qui avait, non sans mal en 1996, obtenu que les directeurs de 5 classes puissent eux aussi avoir du temps qui leur était jusqu'à lors refusé. Lors des négociations, nous avions évidemment exigé plus et pour tous les collègues, car nous sommes demandeurs d'une refonte complète du régime de décharges.
Le ministère n'a pas voulu aller au delà, comme nous le souhaitions. N'ayant pas obtenu tout, il aurait donc mieux valu n'avoir rien ?
Il aurait fallu refuser cette avancée pour les collègues concernés, puisque l’on n’obtenait pas quelque chose pour chaque directeur ? Comment peut-on parler de recul, alors que cela ne retire rien à ceux qui ont déjà quelque chose ?

 

 

« Il n’y a rien pour les autres écoles... »

 

Les mandats du SE-UNSA ne portaient pas uniquement sur les 4 classes, mais c’est une première avancée. Rappelons que nous avons mis 9 ans pour obtenir sur tout le territoire la décharge pour les écoles de 5 classes ! Nous demandions une refonte complète du régime de décharges, avec un régime unique entre maternelles et élémentaires, ce qui aurait fait passer les 9 classes à une demi-décharge.

 

Mais nous savons qu’il ne suffit pas de demander pour obtenir. Nous continuerons donc à nous battre pour faire aboutir nos revendications pour les autres écoles.

 

 

ISS    « C’est l’aumône... »

 

C'est sans doute insuffisant (voir nos revendications catégorielles) et encore loin de ce que nous réclamions, mais ce n'est pas un détail dans un contexte où certains, au gouvernement et dans la majorité, trouvent qu'avoir fait perdre 5 % de pouvoir d'achat aux fonctionnaires est déjà trop faible...

 

Ce sont dix millions d'euros qui sont mis sur la table, à prendre ou à laisser, en sachant pertinemment qu’ils seront au mieux utilisés à d’autres fins et au pire qu’ils passeront en pertes et profits,  si on ne prend pas.

 

Ne vaut-il pas mieux que les 20 % soient dans le portefeuille des directeurs plutôt que de laisser le gouvernement en faire l'économie ?

 

De plus cette augmentation de 20 % de l'indemnité de sujétion spéciale que percevront tous les directeurs d'école s'ajoutera  aux deux augmentations que nous avions obtenues, l'une en 2002 et l'autre en 2003.

 

 

« C’est une bonification indiciaire que nous réclamions... »

 

Nous aussi ! On sait bien à quel point la BI a son importance notamment dans le calcul de la pension mais le Ministère ne s’est pas engagé sur ce terrain.

 

 

EVS    « Nous n’avons pas besoin de quelqu’un pour faire le travail à notre place. »

 

"Le directeur doit pouvoir bénéficier d'une assistance dans l'accomplissement de tâches matérielles et d'accueil, liées au fonctionnement de l'école". C'est la première fois que le ministère de l'Education nationale reconnaît officiellement le principe d'une aide administrative aux directeurs. Le fait d'avoir obtenu l'inscription de cette phrase peut être considérée par nous comme un point d'appui important pour la suite. Il est clair cependant que les EVS ne sont pas les postes de secrétariat que nous demandons.

 

Assurer le standard téléphonique, gérer des agendas, faire des commandes, réceptionner des livraisons, saisir des listes, prendre des rendez-vous, frapper des courriers, ... : autant de tâches importantes, mais chronophages, alors qu'il s'agit d'un travail de secrétariat administratif que d’autres pourraient faire. Est-il préférable d'en rester à la confusion des genres d'aujourd'hui avec un directeur factotum ?

 

Nos mandats de Congrès précisent la revendication d’heures de secrétariat administratif, pour libérer les directeurs d’un certain nombre de tâches matérielles. Il est important pour nous que les directeurs puissent se recentrer sur l’animation et la coordination pédagogique, ainsi que sur la relation aux familles et aux partenaires extérieurs.

 

« C’est de la précarité, alors que nous sortons du combat contre le CPE. »

 

Les EVS sont effectivement des emplois précaires, ce que le SE-UNSA a dénoncé lors des discussions avec le ministère, et bien avant elles puisque nous les avions critiqués dès leur création l'été dernier, dans le cadre du plan dit Borloo.

 

La décision d'implanter ces 50 000 nouveaux emplois a été prise par le gouvernement pour faire baisser significativement les statistiques du chômage en vue de l'élection présidentielle. Cette décision de recourir plus massivement à l'emploi aidé avait déjà été prise avant l'ouverture des discussions sur la direction d'école et ne dépend donc pas du protocole. Ce dernier stipule "Pour la rentrée 2006, il sera proposé à toutes les écoles le recrutement d'un EVS affecté à ces fonctions". Le terme "il sera proposé" est important et c'est nous qui avons obtenu cette formulation. Cela signifie en clair que, si l’école n'en veut pas, il lui suffira tout simplement de décliner l'offre.

 

 

 

SE UNSA
32 BD LEBAS
59000 LILLE
TEL : 03 20 62 22 80
FAX : 03 20 62 22 79
59@se-unsa.org

 

Il serait fastidieux de reprendre, un par un, les arguments du SE-Unsa et d'en faire la critique. Nous l'avons déjà fait dans nos analyses précédentes (lire nos articles antérieurs). 

Ces arguments ne sont ni sérieux, ni étayés, ni crédibles sur le fond. Ils n'ont d'autre objectif que de faire cesser la grève administrative et casser le mouvement des directeurs, qui, pensait le SE-Unsa, aurait pu entraîner la profession vers l'obtention d'un statut que refusent les syndicats "majoritaires".

Le SE-Unsa affirme "Nous continuerons donc à nous battre pour faire aboutir nos revendications...". Mais chacun sait bien qu'après toute négociation suivie d'un accord, la revendication se met en veille prolongée pendant une durée plus ou moins longue.

Le SE-Unsa reconnaît qu'il a fallu 9 ans pour que toutes les écoles de 5 classes soient déchargées ! A ce propos, rappelons que certaines d'entre elles auront un retrait de 6 semaines de décharge dans l'année. Belle avancée...

Si l'on considère que l'action risque d'être mise en sommeil quelques années avant de reprendre progressivement, combien de dizaines d'années faudra-t-il avant que les directeurs aient une vraie reconnaissance statutaire et financière ?

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Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 14:23

Ci-dessous, le texte officiel de la réponse de Gilles de Robien à une question orale du député Dominique Le Mèner, le mercredi 10 mai 2006.

Notre ministre est satisfait d'avoir réglé ce conflit... sans créer de postes supplémentaires, reconnaît-il (contrairement à ce que laisse entendre le SE-Unsa).

GRÈVE ADMINISTRATIVE DES DIRECTEURS D’ÉCOLE

Dominique Le Mèner, Député de la Sarthe

 

 

De nombreux directeurs d’école, dont les missions se sont alourdies et complexifiées, sont en grève depuis plusieurs années. Parmi leurs revendications figurent notamment l’obtention de décharges de cours, une aide administrative et un véritable statut, leur permettant d’assumer au mieux leurs responsabilités. Ils ne sont en effet dispensés d’enseigner que si leur établissement compte au moins treize classes. Si celui-ci en a entre cinq et treize, ils bénéficient de décharges d’heures de cours, pouvant aller jusqu’à un mi-temps, mais s’il a moins de cinq classes, ce qui est le cas de la majorité des écoles, ils n’ont aucune décharge. Pour assurer leurs fonctions, ils ne disposent pas de secrétaire et ne reçoivent qu’une indemnité annuelle, bien maigre au regard des efforts qu’ils consentent. Cette absence de moyens et de reconnaissance entrave le bon fonctionnement de notre système éducatif. Monsieur le ministre de l’éducation, quelles mesures a-t-on prises à l’intention de ces directeurs d’école afin de concilier au mieux la gestion administrative des établissements et la qualité de l’enseignement qui y est dispensé ?

 

 

Gilles de Robien, Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

 

 

Voilà dix ans qu’un conflit existait, voilà sept ans que les directeurs d’école avaient engagé une grève administrative, dont les députés-maires avaient été nombreux à se plaindre à moi tout en recherchant les solutions possibles. J’ai le plaisir de vous annoncer que ce matin même, nous avons pu signer un protocole d’accord avec l’UNSA. Celui-ci prévoit que, désormais, tous les directeurs d’école de quatre classes seront déchargés une journée par semaine afin d’assurer leurs tâches administratives, organiser les relations avec les parents ou bien encore avec les communes. Leur remplacement sera assuré par un professeur des écoles stagiaire en IUFM. Les directeurs seront également désormais aidés : dans le cadre du plan Borloo visant à activer les dépenses sociales, c’est-à-dire sans créer de postes supplémentaires, les directeurs pourront recruter des personnes en contrat aidé sur des « emplois de vie scolaire », pour assurer des tâches administratives. Enfin, l’indemnité qui leur est allouée, aujourd’hui modique, sera pour tous majorée de 20 %, façon de reconnaître le travail supplémentaire qu’ils accomplissent. Ce conflit trop long a donc trouvé une issue heureuse.

 

Tout finit bien... Tout le monde, il est beau... Tout le monde, il est content...

Merci le SE-Unsa...  Merci Monsieur le Ministre...

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