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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

 


Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /Oct /2006 21:40

La consultation apporte des enseignements qualitatifs très intéressants. Elle montre que les directeurs n'ont pas une vision figée de leur métier. Ils estiment que les conditions actuelles de travail ne sont pas satisfaisantes et expriment une idée claire de l'évolution nécessaire pour mieux remplir leur mission et améliorer le fonctionnement de l'école.

Nous abordons, dans cet article, l'analyse des résultats concernant les questions sur les évolutions exprimées par les directeurs.  

Les décharges

Les réponses apportées aux deux questions donnent un résultat assez partagé : 53 % se déclarent pour une amélioration du régime actuel des décharges contre 47 % qui souhaitent que le directeur ne soit plus obligatoirement chargé de classe. Mais à y regarder de plus près, on constate que le clivage s'explique notamment par la taille de l'école.

Pour les écoles de 1 à 5 classes, l'amélioration du régime actuel des décharges est majoritaire de 79 % à 51 %. Les directeurs de ces "petites" écoles font preuve d'une grande sagesse dans leur jugement. Leur réponse est empreinte d'humilité. Ils savent bien qu'il serait utopique de prétendre à une décharge complète.C'est tout à leur honneur de se montrer raisonnable.

A partir de 6 classes, la majorité bascule, exprimant le fait que les directeurs ne doivent plus obligatoirement avoir la responsabilité d'une classe. Le pourcentage augmente fortement avec la taille de l'école, de 55 % à 96 %. Le taux apparaît beaucoup plus élevé en zone urbaine avec un pic à Paris (98 %).

Les indemnités de direction

A 80 %, les directeurs appellent de leurs voeux la création d'un salaire spécifique. Ce taux augmente, lui aussi, avec l'âge et la taille de l'école.

Les moyens financiers de l'école

Les directeurs expriment très nettement (76 %) la nécessité de création d'un statut d'établissement. Cette tendance est affirmée de façon très homogène toutes catégories de directeurs confondues. Les directeurs y voient probablement la garantie d'une parité de moyens quels que soient les possibilités financières des communes ou la volonté de leurs élus.

La formation des directeurs

La formation actuelle est jugée insuffisante par 83 % des directeurs. Là encore, la tendance est inversée entre les écoles de 1 à 4 classes et les autres. Dans les "petites" écoles, on opte plutôt pour un développement de la formation actuelle, alors que dans les plus grandes, on souhaite une formation qualifiante d'une année.

La définition du métier

Les directeurs sont quasi unanimes (95 %) pour souhaiter une définition plus claire et plus précise des tâches et des responsabilités de leur fonction. Les réponses sont très homogènes tous critères confondus.

La reconnaissance du métier

Près des 3/4 des directeurs (73 %) veulent que leur métier soit reconnu en tant que tel contre 27 % qui estiment que le directeur doit rester un enseignant comme les autres. Le souhait d'une reconnaissance du métier de directeur d'école croît fortement avec la taille de l'établissement (de 58 à 89 %). Cette revendication atteint des taux particulièrement élevés dans les zones urbaines qui comptent les écoles les plus importantes en nombre de classes : 86 % dans l'académie de Lille, 85 % dans celle de Versailles et 84 % à Paris.

Le statut du directeur

A 93 %, les directeurs se déclarent massivement favorables à la création d'un statut non hiérarchique de la direction d'école. Cette quasi unanimité est très homogène (de 87 à 97 %) quels que soient les critères évalués (âge, ancienneté, taille de l'école, zone géographique...). Elle est même renforcé par le fait que parmi ces 93 % favorables à la création d'un statut, 64 % y sont "tout à fait favorables". Ce taux atteint même 73 % dans les écoles de plus de 10 classes.

Ce jugement "tout à fait favorable" est exprimé de manière particulièrement élevée dans les académies de Nice (77 %), Lille et Paris (72 %).

Dans un prochain article, nous aborderons les questions liées aux mesures du protocole considérées comme des "avancées" par le syndicat qui se dit "responsable"...

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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 21:55

Nous n'avons cessé de soutenir le GDID dans son engagement en faveur d'un statut pour la reconnaissance du métier de directeur.

Nous n'avons cessé d'inciter nos collègues à s'exprimer au travers de la consultation commandée à l'Ifop par le GDID. Jamais, une organisation syndicale n'a souhaité connaître l'avis des directeurs ! Les syndicats majoritaires ont parlé en notre nom sans le moindre scrupule. Pire, ils ont toujours affirmé que les directeurs ne voulaient pas d'un statut !

Or, que nous apprend l'Ifop ?

93 % des directeurs sont favorables à un statut !!!

Les résultats ont été livrés. Ils seront une excellente base de réflexion dans notre lutte pour améliorer nos conditions de travail et aller vers une vraie reconnaissance de notre métier.

Ces résultats sont significatifs pour plusieurs raisons.

D'abord parce qu'ils sont incontestables. La consultation n'est pas une "consultation maison". Elle a été confiée à un institut de premier plan : l'Ifop.

Ensuite parce que la consultation a touché un nombre considérable de directeurs : 42 000.

Enfin parce que le nombre de réponses est impressionnant : 10 094 directeurs ont donné leur avis ! Preuve que les directeurs ont envie de s'exprimer et qu'ils le font bien volontiers quand on leur donne la parole.

Jour après jour, "les directeurs en lutte" vous livreront leurs analyses des résultats détaillés de cette consultation.

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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 14:30

Quelques esprits chagrins pensent avoir trouvé la faille pour pouvoir contester la consultation Ifop commandée par le GDID. Leur critique se résume en ce qu’ils croient être un argument : « quand on commande un sondage, on sait ce qu’on veut y trouver et on le trouvera… ».

C’est faire peu de cas de l’honnêteté des instituts qui réalisent ces enquêtes. Quel intérêt pour la Sofres, l’Ifop, Ipsos, LH2, le CSA et les autres de faire plaisir à leurs clients ? Pour nuire à leur image de marque et à leur crédibilité qui sont leur fonds de commerce ?

Bref, si ces esprits chagrins croient avoir trouvé là une stratégie de riposte, autant leur conseiller d’en changer tout de suite, parce que sur ce terrain ils n’iront pas bien loin !...Quand on se sait désavoué sur le fond, on s’en prend à la forme, voilà une vieille technique qui ne trompe plus personne.

Sur le fond justement, les enquêtes sont utilisées pour rechercher des réponses à des questions qui préoccupent telle ou telle partie de l’opinion. Dans le cas de la consultation du GDID, deux questions apparaissent essentielles :

               -          comment sont perçues les mesures contenues dans le protocole ?

           -          les directeurs d’école sont-ils favorables à un statut ?

La première parce que le SE-Unsa a signé ce protocole dans lequel il voyait des « avancées à engranger » et la seconde parce que les syndicats majoritaires répètent et martèlent que les directeurs ne veulent pas de statut.

Dans les deux cas, ces organisations syndicales parlent au nom des directeurs. S’agissant des mesurettes, les pseudo consultations de mai dernier ont amusé la galerie. Concernant le statut, personne ne nous a jamais interrogés. Les syndicats pensent, parlent et agissent à notre place !

Quand les études sont diligentées auprès d’instituts ayant pignon sur rue, on peut, au moins, être rassuré quant à leur garantie de sérieux, de rigueur et de transparence. Est-ce le cas lorsqu’elles sont organisées « en interne » par telle ou telle organisation ET pour son propre compte ?

Lorsque le SE-Unsa et le SNUipp ont mis en place leur stratagème de consultation en mai dernier, n’avaient-ils pas en tête les résultats avant même de poser les questions ? N’avaient-ils pas pipé les dés en décidant de consulter l’ensemble de la profession sur des problèmes ne concernant que les directeurs ? Leurs consultations offraient-elles le minimum de rigueur indispensable à ce type d’opération ?

Ces mêmes organisations syndicales sont-elles, aujourd’hui, crédibles pour porter la contestation sur ce sujet ? Ont-elles montré l’exemple de rigueur et de transparence pour se permettre de jeter l’opprobre sur la consultation du GDID ? Craignent-elles à ce point d’être désavouées par les directeurs d’école qu’elles ne l’ont pas organisée elles-mêmes ? Qu'elles n’en prennent pas ombrage mais qu’elles en retirent une leçon de démocratie ! Alors, peut-être, elles verront revenir les adhérents qu’elles ont abandonnés sur le bord du chemin syndical au fil des ans…

Dans tous les cas, cette malheureuse tentative de critique préventive est déjà un premier signal donné bien malgré elles par les organisations syndicales… un signal de panique

 

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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 22:42

Deux reportages ont été consacrés ce jour au malaise des directeurs d'école.

Ce midi, dans le JT de FR2 et ce soir dans le JT de TF1.

Pour écouter ces reportages, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessus.

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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 22:05

La consultation des directeurs confiée à  l’Ifop par le GDID nous remet en mémoire la parodie de consultation organisée par le SNUipp pour son propre compte en mai dernier. Ceux qui s’en souviennent en rient encore…

 

Ces deux consultations n’ont en commun que le nom et rien d’autre. Elles ne sont comparables ni sur le fond, ni sur la forme.

 

Sur le fond :

Alors que le GDID ne consulte que les directeurs, le SNUipp a consulté l’ensemble de la profession. En effet, ce syndicat ne connaît pas les directeurs. Il utilise toujours l’expression toute faite « direction et fonctionnement de l’école ». Il lui semblait indispensable que tous les enseignants se prononcent sur les propositions ministérielles destinées, rappelons-le, à venir en aide aux directeurs.

Mais avant de se prononcer sur ces mesures, le SNUipp avait besoin de connaître l’avis des collègues adjoints sur le protocole. Ces derniers étant beaucoup plus nombreux que les directeurs, c’est leur avis qui risquait de primer.

C’est ainsi que le SNUipp a interrogé les collègues adjoints sur des sujets ne concernant que les seuls directeurs :

« L’attribution d’un quart de décharge aux directeurs des écoles de 4 classes vous paraît-elle acceptable ? »

 « L’augmentation de 20 % de l’ISS pour tous les directeurs vous paraît-elle acceptable ? »

« La réalisation d’un vade-mecum juridique du directeur d’école vous paraît-elle acceptable ? »…

Grotesque ! En quoi ces questions intéressaient-elles les collègues adjoints ? Si ce n’est dans le but de nier l’existence même des directeurs conformément à l’idéologie du SNUipp !

Tout en revenant sur les mesurettes ministérielles que le SE-Unsa considère comme des avancées, le GDID a le courage de poser la question essentielle : les directeurs réclament-ils ou non un statut ? Aveuglés par leur idéologie, les syndicats majoritaires affirment mordicus que les directeurs n’en veulent pas !

 

Sur la forme :

Ce qui caractérise surtout la consultation du SNUipp, c’est son absence totale de rigueur. Pour s’identifier, il suffisait d’inscrire une adresse mail (qui « servira à la validation de votre participation » était-il indiqué) et le département d’exercice. Il n’était même pas demandé l’adresse officielle de l’école.

Les « directeurs en lutte » ont testé le dispositif. N’importe quelle adresse faisait l’affaire. Quand on sait que l’on peut se créer quantité d’adresses en un seul clic chez Yahoo, à La Poste ou ailleurs… La même adresse pouvait également être utilisée plusieurs fois en changeant le numéro du département… Nous avons aussi demandé à des personnes étrangères à l’Education nationale de répondre à cette consultation. Elles l’ont fait sans le moindre problème.

Même absence de rigueur dans les autres questions d’identification ! Réponse individuelle ou collective, nombre de participants…

 

Et quels résultats pouvait-on attendre d’une telle consultation ? Le SNUipp serait-il en mesure de fournir des réponses cohérentes ? Eh bien oui ! sans aucune gêne, sans le moindre scrupule, le SNUipp a communiqué de beaux tableaux remplis de chiffres très précis indiquant à l’unité près le nombre de participants aux différentes questions ! A mourir de rire !

 

Réponses individuelles

 

10608

 

 

 

 

Directeurs

 

7277

 

68,60%

 

Adjoints

 

2856

 

26,92%

 

?

 

475

 

4,48%

 

 

 

 

Réponses collectives papier       483

 

soit 2732 participants

 

 

 

 

Réponses collectives Internet     339

 

soit 1373 participants

 

 

 

 

 

 

 

Total         14713    réponses

 

Bref ! Une consultation « Canada Dry » : l’allure d’une consultation, la forme d’une consultation, mais pas une consultation !

 

Rien à voir, mais alors RIEN A VOIR avec la consultation commandée par le GDID à l’Ifop.

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