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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /Nov /2006 11:46

Madame la Députée, Monsieur le Député,

En ces temps troublés par les violences de mineurs en rupture avec la société, de plus en plus de voix s'élèvent dans le pays pour réclamer que priorité soit donnée à l'Education.

De par votre fonction, vous connaissez le malaise des directeurs d'école. Vous n'ignorez pas que, bon, mal an, entre 4 000 et 5 000 écoles ne sont pas pourvues d'un directeur. Certes, l'Administration réussit à "persuader" des enseignants à occuper la fonction délaissée. Quitte à y placer, de plus en plus souvent, de jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM. Ces derniers doivent alors diriger une école tout en apprenant leur métier d'enseignant. Dans tous les cas, ces "directeurs malgré eux", bien que consciencieux, travailleurs et talentueux, ne donneront pas le meilleur d'eux-mêmes. Il leur manquera formation, expérience et motivation.

Nous avons décidé de nous adresser aux élus de la Nation car le malaise persistant depuis des années ne cesse de s'aggraver. En mai 2006, Monsieur Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat enseignant. De fait, il considère que la grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Pour y parvenir, il annonce des retenues de salaire de l'ordre de 100 euros par jour. Cette somme supérieure à ce que gagne un directeur est à rapprocher de "l'augmentation de 20 %" de l'indemnité de direction accordée au titre de ce protocole, soit environ 51 centimes par jour ! Nul doute qu'avec de tels arguments, notre ministre parviendra à ses fins. Mais aura-t-il, pour autant, réglé le problème de la direction d'école ?

Depuis 30 ans, aucun des ministres de l'Education nationale n'a jamais apporté de véritable réponse à la crise des directeurs d'école. Chacun d'eux a loué le travail des directeurs, affirmé sa volonté d'en réduire la charge. Mais aucun d'eux n'a accepté de les doter d'un statut reconnaissant la spécificité de leur métier. Chacun des ministres s'est toujours trouvé de bons alliés de circonstance : les syndicats majoritaires qui refusent toute idée de statut de directeur et affirment, sans les avoir jamais consultés, que "les directeurs d'école ne veulent pas d'un statut". Affirmation démentie par la consultation Ifop (citée ci-après) dans laquelle 93 % des directeurs réclament un statut.

Las de n'être ni entendus ni compris de leur ministre et de leurs syndicats, les directeurs d'école rejoignent massivement une association créée voilà 4 ans : le GDID (Groupement de Défense des Intérêts des Directeurs). En septembre 2006, le GDID a commandé une consultation à l'Ifop.

Dans sa synthèse, l'Ifop souligne le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10 000 réponses !

Les principaux enseignements sont édifiants. Ils contredisent, sur des points importants, les positions et les déclarations du ministre et des syndicats.

Nous reproduisons, ci-dessous, quelques-unes des réponses de cette consultation. Vous les retrouverez, en intégralité, sur le site de l'Ifop, à l'adresse suivante :

http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp

"La quasi unanimité des directeurs (95 %) souhaite une définition plus claire et plus précise des tâches et responsabilités de la direction d'école".

"73 % se prononcent en faveur de la reconnaissance du métier de directeur d'école".

"76 % des directeurs demandent la création d'un statut d'établissement garantissant une parité de moyens entre les écoles".

En matière de formation, les directeurs expriment de fortes attentes".

"93 % des répondants se déclarent favorables à la création d'un statut non hiérarchique de la direction d'école venant reconnaître le métier de directeur d'école et définissant de manière claire et limitative leurs tâches et leurs responsabilités".

Les mesures proposées par le ministre Gilles de Robien sont également très critiquées :

"Une très large majorité (80 %) des répondants estime que les EVS (emplois vie scolaire) recrutés sans formation ni diplôme minimum requis ne pourront pas vraiment soulager la charge de travail du directeur".

"94 % des directeurs s'accordent pour dire qu'il sera difficile de déléguer à ces jeunes sans expérience ni formation préalable une grande partie des tâches du directeur".

"Quant à l'utilisation de PE2 (étudiants en IUFM), on juge qu'elle améliorera sensiblement le régime des décharges pour 37 % des répondants. 63 % expriment l'opinion contraire".

Conscient que le problème n'est pas réglé, Monsieur Gilles de Robien a invité, début octobre, les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes pour poursuivre les discussions. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut du directeur. Le SE-Unsa, seul syndicat à avoir signé le protocole en mai, prend ombrage de n'être pas considéré comme interlocuteur privilégié. Le SNUipp-FSU décèle un "danger" à ouvrir des discussions sur le thème du statut dont il n'est "pas demandeur"...

Parce que l'école ne doit pas être l'enjeu d'une lutte idéologique, nous pensons qu'il est du devoir des élus de se pencher sur ce problème et de faire adopter, après deux tentatives avortées, une proposition de loi instituant un statut de directeur d'école.

Vous remerciant de l'intérêt que vous porterez à nos revendications et à l'avenir de l'école de la République,

Nous vous prions de croire, Madame la Députée, Monsieur le Député, en l'assurance de nos salutations républicaines.

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Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /Oct /2006 22:38

Deux dépêches nous annoncent que le temps est venu, pour le ministère, de mettre un terme à la grève administrative. Aux yeux du ministre, la signature du protocole par le SE-Unsa a pour corollaire la cessation de la grève.

Article paru dans "VousNousIls".

Directeurs d'école: fin de la grève selon le ministère, pas selon SNUipp-FSU 

La grève administrative des directeurs d'école, entamée en 1999 pour protester contre leur surcharge de travail, est sur le point de se terminer, selon le ministère de l'Education nationale, tandis que selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, le mouvement se poursuit.

Cette grève administrative empêche le ministère de fournir des chiffres précis sur les enfants scolarisés dans le primaire à chaque rentrée.

"La transmission par les directeurs d'école aux autorités académiques des enquêtes de rentrée (...) a été rétablie", a affirmé le ministère dans un communiqué, soulignant que "ces informations ont, à ce jour, été transmises par 72 % des directeurs d'école".

 "Les inspecteurs d'académie adresseront dans les jours à venir une lettre de relance" qui "devrait permettre aux derniers directeurs concernés de remplir leurs obligation de service", a ajouté le ministère.

Le ministère y voit la conséquence du protocole d'accord signé en mai avec le syndicat des enseignants SE-Unsa, qui prévoyait notamment une revalorisation de 20% de l'indemnité de direction, une décharge immédiate d'un jour par semaine pour tous les directeurs d'écoles de quatre classes et la possibilité de recruter des emplois de vie scolaire (EVS).

Le SNUipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, qui n'a pas signé le protocole, a contesté l'interprétation du ministère et insisté sur le fait que 30% des directeurs d'école étaient toujours en grève administrative, a déclaré à l'AFP son secrétaire général Gilles Moindrot.

 M. Moindrot a fait état "de nombreuses pressions sur les directeurs depuis la rentrée" pour qu'ils cessent leur mouvement, mais le SNUipp-FSU réclame notamment qu'une journée de décharge soit accordé aux directeurs d'école de moins de quatre classes et qu'un jour de plus soit attribué à ceux qui dirigent entre sept et dix classes.

 

 

Cette dépêche laisse à penser que tout va se passer normalement, en douceur ou presque... Les IA vont relancer les récalcitrants et ces derniers vont rentrer gentiment dans le rang...

La chronique matinale de Emmanuel Davidenkoff, sur France Info, semble plus proche de la réalité. Le journaliste résume beaucoup mieux l'agressivité du ministre qui ne supporte plus le mouvement de grève alors que le SE-Unsa a signé le protocole. Il a décidé de siffler la fin de la récréation, quitte à employer les grands moyens.

  

Voici le script de cette chronique dans son intégralité :

"La machine est repartie. 72 % des directeurs ont fait remonter les résultats de la grande enquête de rentrée, ce qui n'était pas arrivé depuis des années. C'est une enquête qui permet d'obtenir une photographie de ce qui se passe dans les écoles et permet de piloter le système.

L'enjeu est central. Depuis que les directeurs grévistes refusaient d'accomplir ce genre de tâches, le ministère était en quelque sorte borgne. En contrepartie, les 28 % de directeurs d'école qui ne l'ont pas fait, soit environ 12 000 d'entre eux, s'exposent désormais à des retenues de salaire en moyenne de 100 euros par jour. Ce sera la première fois depuis 8 ans que cette grève administrative fait l'objet de sanction financière. Une mesure qui fait écho à la décision du gouvernement Raffarin en 2003, de faire payer aux enseignants chaque journée de grève. Jusque-là, les grèves courtes faisaient l'objet de prélèvement à 100 % mais pas les grèves longues.

Cette politique de fermeté pourrait tendre un peu plus les relations avec les syndicats qui viennent d'annoncer qu'ils vont se rencontrer le 8 novembre pour décider d'une action contre, je cite, "la campagne de dénigrement conduite par le ministère de l'Education nationale vis-à-vis de l'école et de ses personnels".

Coûte que coûte, le ministre est prêt à employer les grands moyens. Sait-il que la plupart des directeurs ne gagnent pas 100 euros par jour ? Que penser de la responsabilité des syndicats et notamment du SE-Unsa qui, par sa signature, a accepté la fin de la grève administrative ?

Décidément, nous n'avons pas fini "d'engranger les avancées" du protocole...

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Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /Oct /2006 14:35

En septembre, à la demande du GDID, l'Ifop a réalisé une enquête inédite auprès de l'ensemble des directeurs. Il s'agissait d'une consultation en ligne à laquelle ont répondu 10 094 directeurs.

Dans sa synthèse, l'Ifop annonce un taux de retours de 24 % et précise que ce "taux de réponse apparaît particulièrement élevé".

Quelques détracteurs, ignorants pour certains, de mauvaise foi pour d'autres, ont ironisé sur ce nombre de réponses qu'ils considèrent comme faible et peu significatif. Leur objectif : ôter crédibilité et sens à cette consultation, première du genre, et qui les dérange par les réponses nettes qu'elle apporte.

Or, cette semaine, l'Institut d'enquêtes "BVA a réalisé une consultation inédite de l'ensemble des acteurs du monde pénitentiaire. Le dispositif reposait sur la consultation de l'ensemble des détenus dans les établissements en France".

La similitude de ces consultations ne s'arrête pas au fait que dans les 2 cas il s'agit d'une consultation auprès de publics auxquels on n'avait jamais donné la parole. Il suffit pour s'en convaincre de remplacer le mot "détenus" par le mot "directeurs" pour que la synthèse de BVA rejoigne, dans ses conclusions, celle de l'Ifop. Etonnant, non ? Voilà qui devrait rasséréner ceux qui émettaient des doutes sur la méthodologie de telles consultations...

En effet, que nous apprend BVA dans sa synthèse ?

BVA met en avant "un taux de retour exceptionnel de la part des détenus" : "1 détenu sur 4 a répondu à la consultation !"

"25 % des détenus en France ont répondu à la consultation. Ce taux de retour est exceptionnel à plusieurs titres :

1) Il témoigne d'une participation massive des détenus qui est sans commune mesure avec celle habituellement observée auprès du Grand public (5 à 10 % de taux de retour).

2) Ce taux de retour lève les doutes exprimés lors du lancement de l'opération quant à la mobilisation des détenus. Si le désenchantement des détenus est grand, ils ont cependant répondu en nombre et de manière très complète au questionnaire complexe qui leur a été proposé.

3) Il indique enfin, ce qui est confirmé par le contenu des réponses, que les détenus ont témoigné une grande confiance dans le dispositif."

Au-delà de cette confirmation méthodologique, les suites données à cette consultation largement médiatisée pourraient nous laisser croire, qu'aujourd'hui en France, un directeur d'école vaut moins qu'un prisonnier. Tant mieux pour les détenus. Mais cela nous en dit long sur l'état de notre société.

En effet, dès la publication des résultats de cette consultation qui révèle un malaise profond dans l'univers carcéral, le ministre de la Justice a annoncé, de façon salutaire, l'élaboration d'une Charte du détenu visant à l'amélioration de la situation dans les prisons.

A l'inverse, les directeurs n'ont pas pu compter sur une mobilisation aussi forte pour les soutenir. Le ministre a certes proposé d'ouvrir des discussions sur le statut des directeurs et le fonctionnement de l'école, mais le relais dans les médias est inexistant et surtout, comme à l'habitude, les syndicats freinent des quatre fers. Ils marquent ainsi leur mépris de l'opinion des directeurs pourtant très nettement exprimée dans la consultation.

Quand ils parlent, les 60 000 détenus sont écoutés, et c'est tant mieux. Les 52 000 directeurs d'école, eux, sont ignorés. Ce qui fait la différence ? Peut-être le fait qu'il n'existe pas de SE-Unsa et de SNUipp des détenus !...

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 09:15

 

L'histoire est édifiante ! Elle se passe dans l'Isère.

Le 15 septembre, le SNUipp et le SGEN-CFDT appellent les directeurs au "blocage administratif". Ils demandent un "blocage total de l'enquête 19 dite enquête lourde" et concluent par cette phrase "ne cédez à aucune pression !".

L'IA fait pression sur les IEN qui répercutent sur les directeurs. Néanmoins, les plus récalcitrants d'entre eux refusent de fournir l'enquête 19. L'IA voit rouge et les menace d'un "retrait sur salaire" et non sur l'ISS, pour "service non fait".

Le chantage est inadmissible, intolérable ! Réunies en inter-syndicale, les diverses organisations syndicales, sous la pression des directeurs (disent-elles), décident d'aller remettre à l'IA les enquêtes 19 confiées par les collègues.

Certes la menace brandie par l'IA et la méthode utilisée pour faire plier les directeurs sont indignes d'une administration. Mais les syndicats devaient-ils céder aussi rapidement ? Voilà qui n'est guère rassurant !

Où sont Gilles Moindrot et Luc Bérille si prompts à se répandre dans les médias ? Leur devoir n'est-il pas de dénoncer ce coup de force et de se montrer aux côtés de nos collègues en difficulté ?

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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /Oct /2006 13:47

"Parlons peu... mais parlons bien !". Tel est le titre de l'éditorial de Jean-Claude Charlet en couverture de "l'enseignant - le journal du SE-Unsa Nord".

"...Oui le SE-Unsa a signé le protocole sur la direction d'école. Il a engrangé l'officialisation des décharges allouées aux écoles de 4 classes sans oublier la reconnaissance des tâches administratives liées aux charges de direction. Cette signature est un début et non une fin !

Que le ministère ait ensuite décidé, de manière unilatérale, de faire appel à des emplois précaires et aux stagiaires en formation est de sa seule responsabilité".

Ce qui apparaît comme un plus, c'est grâce au SE-Unsa. Pour le reste, "c'est pas moi, M'sieu, c'est le ministre..."

Dans "l'enseignant", revue nationale cette fois, le SE-Unsa consacre 2 pages à la direction d'école.

"Le comité de suivi du protocole sur la direction d'école s'est réuni le 22/09/06. Nous avons constaté que la plupart des engagements ont été tenus nationalement : parution de la note de service sur les décharges, arrêté sur la revalorisation de l'ISS, interventions auprès des IA quand nous le demandions.

[...] Nous avons également fait des propositions au ministère pour la prochaine rentrée :

 - informer les directeurs sur l'arrivée des PE2, les modalités du stage filé, le nom d'un formateur référent en cas de difficultés...

- faire une enquête plus précise sur le maintien ou pas du volume de la formation continue."

On va aller loin avec de telles propositions ! A cette allure-là, il ne faudra pas moins de 15 ans pour que les conditions de travail des directeurs soient enfin acceptables !

Dominique Thoby, du SE-Unsa poursuit : "Les remontées des enquêtes locales montrent que nos collègues sont satisfaits de ce qui est mis en place. Cela n'a pas échappé à l'organisation majoritaire dans le premier degré qui, atteinte du syndrome du "coucou", tente de mettre à son actif ces mesures pourtant issues d'un protocole qu'elle a rejeté !"

On en apprend de belles ! Ainsi, si l'on traduit en clair, selon le SE-Unsa, le SNUipp tenterait de "récupérer" les avancées engrangées... Un beau scoop ! On attend du SNUipp qu'il s'en explique.

Le SE-Unsa nous parle "d'enquêtes locales"... Ne confondons pas. Celle de l'Ifop était nationale... Et elle ne donnait pas les mêmes satisfecits au SE-Unsa... Rappelons que seulement 57 % des directeurs d'école à 4 classes étaient "d'accord pour reconnaître que l'utilisation des PE2 améliore sensiblement l'ensemble du régime des décharges". Etant directement concernés, on aurait pu s'attendre à un score plus flatteur ! Il s'en trouve tout de même 43 % d'entre à n'être pas satisfaits. C'est beaucoup !

Sur les EVS, rappelons qu'à 80 % les directeurs ont déclaré que ce dispositif ne soulagerait pas vraiment leur charge de travail.

Décidément, après sa pseudo consultation de mai, les "enquêtes" du SE-Unsa sont pour le moins sujettes à caution.

Le SNUipp n'est pas en reste pour apporter sa pierre à l'édifice. N'annonce-t-il pas que ses "principales revendications sont portées par une forte majorité de la profession" (http://directeurenlutte.over-blog.com/article-4187884.html). Hélas, nulle trace du principal souhait des directeurs : la reconnaissance du métier par un statut !

Le 27 septembre dernier, le SGEN-CFDT du Tarn et Garonne titrait :"l'enquête Ifop et GDID sur la direction d'école : les pièges de ce sondage..."

Ce syndicat n'a pas craint de se ridiculiser en affirmant : "le sondage en question est totalement malhonnête, la réponse à toutes les questions impliquant une opinion connue d'avance...". Si nos bons syndicats connaissent les aspirations des directeurs, pourquoi nous assènent-ils des âneries à longueur de discours ? Pourquoi ne les prennent-ils pas en compte ? La décision de ce qui est bien ou pas bien pour les directeurs ne relève-t-elle que d'un état-major réduit à sa plus simple expression ? C'est quoi, la démocratie, M'sieu ?

Terminons cette revue flamboyante par la conclusion de l'article paru dans "la lettre de l'éducation", organe du "Monde de l'Education" (http://www.lalettredeleducation.fr/Le-ministere-annonce-la.html). Luc Bérille, le monsieur-j'ai-réponse-à-tout du SE-Unsa, dénonce la consultation Ifop en ces termes : "ce sondage reflète une vraie poussée de corporatisme, sans indiquer de solutions viables". 

Il s'agit, monsieur Bérille, de l'expression longtemps contenue d'une corporation, les directeurs, que vous ne souhaitez ni entendre, ni interroger, au nom desquels vous vous exprimez en affirmant le contraire de ce qu'ils pensent et disent et pour lesquels vous n'avez que mépris et arrogance.

Alors, monsieur Bérille, pour reprendre l'expression de votre collègue, "parlez peu...mais parlez vrai" et si vous n'en êtes pas capable, TAISEZ-VOUS ! 

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