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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /Nov /2006 10:42

Le 13 octobre dernier, dans un article intitulé "Le SNUipp et le SE-Unsa vont-ils freiner des 4 fers ?", nous écrivions : "Curieuse situation. D'un côté, un ministre qui semble donner l'occasion d'ouvrir des discussions pour répondre aux aspirations largement exprimées par une profession. De l'autre, des syndicats immobilistes, arc-boutés sur des positions d'un autre âge, coupés de leur base, prêts à tout pour faire échouer ces discussions". Et nous ajoutions : "La messe est dite. Le SE-Unsa et le SNUipp [...] feront tout pour freiner des 4 fers et priver, ainsi, les directeurs de toute reconnaissance statutaire comme ils viennent de l'exprimer à la quasi unanimité (à 93 %) dans la récente consultation Ifop commandée par le GDID".

Un mois plus tard, le scénario imaginé par "les directeurs en lutte" se vérifie. En effet, le 16 novembre, le SE-Unsa et le SNUipp flanqué du SGEN-CFDT, nouveau compagnon d'infortune, ont quitté la réunion organisée par le Cabinet du Ministre.

La raison officielle de ce courroux syndical : le double langage du ministre : "On ne peut afficher d'un côté une volonté de dialogue et, de l'autre, manier la menace", affirme le SE-Unsa. Dans un même élan, le SNUipp et le Sgen-Cfdt "renouvellent leur appel à maintenir le blocage administratif".

De son côté, dans un communiqué, le ministre déclare que "la fin de la grève ouvre un chapitre nouveau et constructif dans les relations entre les directeurs d'école et le ministère". Sur France Info, Emmanuel Davidenkoff y a consacré sa chronique matinale ce matin. En voici le script intégral :

"France info annonçait dès le 26 octobre dernier la nature du casus belli. Flash back. Après des années de grève administrative des directeurs d'école, le ministère a signé un accord avec l'un des syndicats du primaire, le SE-Unsa. Dès lors, le ministère a considéré que le dossier était clos. Vite dit. Si 85 % des directeurs d'école, selon l'Education nationale, ont bien repris leurs activités administratives, 15 % d'irréductibles sont toujours en grève. Ils subiront dans les prochains jours des prélèvements de salaire pour service non fait. Ils porteront, selon l'entourage du ministre, sur l'intégralité du salaire et pas seulement sur l'indemnité correspondant à leur fonction de direction. C'est en quelque sorte l'application de la jurisprudence du printemps 2003 (relire notre article relatif à la circulaire du 30 juillet 2003). Depuis cette date, l'Education nationale applique la loi dans toute sa rigueur en cas de grève. Auparavant, les longs mouvements ne faisaient pas l'objet de prélèvement à 100 % qui étaient appliqués seulement pour les mouvements courts. Deux des quatre syndicats convoqués la semaine dernière par Gilles de Robien pour négocier sur les directions du primaire ont donc claqué la porte. Ils appellent à une journée nationale d'action ce mercredi".

Face à la détermination ministérielle, le SNUipp et le Sgen-Cfdt, en pleine lune de miel, "appellent leurs organisations départementales à faire du mercredi 22 novembre une journée nationale d'action". Le SNUipp mobilise ses troupes. 1000 délégués sont attendus à Paris ! Quels délégués ? Délégués pour représenter qui ? Pour réclamer quoi ? Le mystère reste entier.

Enigmatique, le SNUipp répète qu'il envoie 1000 délégués. Peut-il s'agir de 1000 directeurs ? Assurément non ! Il est de notoriété publique que les gros bataillons de directeurs ont déserté depuis longtemps les centrales syndicales entraînant dans leur désaffection un nombre sans cesse croissant de collègues adjoints. Et même s'il s'agissait de directeurs qui veulent encore croire aux sirènes syndicales, quelle serait leur légitimité pour parler au nom de l'ensemble de leurs collègues ? Les directeurs se sont exprimés massivement sans contestation possible en faveur d'un statut. La légitimité a changé de camp. Elle est du côté des 93 % qui ont clairement répondu à la question centrale posée par l'Ifop pour le compte du GDID.

Le SNUipp le sait bien. Son objectif est de réussir à contrer ces 93 % de directeurs qui perturbent sa stratégie. Conscient de sa difficulté à mobiliser les troupes, le SNUipp met sur pied une manifestation minimale : 1000 enseignants, pardon "1000 délégués", le risque d'échec de la manifestation s'en trouve réduit... Le SNUipp reste prudent. Il a raison.

Pour le SNUipp, l'objectif est de créer un rapport de force en donnant l'illusion de soutenir les directeurs. Il espère gagner sur les deux tableaux. Il sera doublement perdant. Perdant vis à vis de l'immense majorité des directeurs qui ne seront pas trompés par le jeu habile de la direction syndicale dont la transparence n'est pas, loin s'en faut, la vertu première. Cet aréopage d'anciens enseignants à contre courant de l'opinion de la base n'offre pas un exemple de démocratie. Rappelons-nous la pseudo consultation sur le protocole en mai, modèle de manipulation, et plus récemment la volonté affichée de nier les résultats de l'enquête conduite par l'Ifop. Dirigeants à contre-courant et système verrouillé au sommet ne peuvent que mener à la faillite. Pour le plus grand malheur de l'ensemble de la profession enseignante.

Dans l'immédiat, les hommes d'appareil sont condamnés à réussir le bras de fer engagé contre le ministre. La partie est vitale pour eux. Ils ont besoin de redorer leur blason pour freiner l'hémorragie de militants, garder leur place aux prochaines élections professionnelles et ainsi conserver les privilèges liés à la fonction.

A côté de cet objectif interne, se cache l'autre objectif lié à l'idéologie dominante au sein de l'équipe entourant Gilles Moindrot : "pas de petit chef à l'école" et donc "haro sur le statut ! Il faut empêcher toute négociation sur le sujet. La tactique utilisée est simple, elle a maintes fois fait ses preuves : "pourrir la situation".

Le premier acte s'est joué le 16 novembre. Les syndicats ont quitté la table de négociation au Cabinet du Ministre. D'autres suivront. Les syndicats le savent : le temps joue pour eux. Celui de Gilles de Robien est compté. Ils useront et abuseront de l'inertie et de l'immobilisme pour arriver dans les derniers mois de la campagne présidentielle, moment où tout conflit doit être évité par le gouvernement en place.

En s'opposant au ministère, en réalité c'est aux directeurs d'école que "nos syndicats" s'opposent. En mai 2006, le SE-Unsa n'a pas craint d'ouvrir les hostilités. Depuis, le SNUipp a renchéri. D'abord en réclamant l'institutionnalisation d'un conseil des maîtres décisionnaire et maintenant en jetant toutes ses forces dans la bataille pour faire échouer la discussion sur le statut des directeurs.

Qu'ils n'oublient pas que 93 % des directeurs sont favorables à la création d'un statut... Qu'ils soient assurés que ces mêmes 93 % sauront le leur rappeler le moment venu.

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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /Nov /2006 23:27

Le SNUipp nous refait le coup des 1000 délégués à Paris ! C'est reparti comme en 2002.

"Ensemble, on continue". Tel est le nouveau slogan du SNUipp et du SGEN-CFDT qui organisent une action commune à Paris pour créer un rapport de force favorable à la défense de la "direction et du fonctionnement de l'école".

Tels deux compères, nos "défenseurs" des directeurs, bras dessus, bras dessous, vont donc battre le pavé parisien et prendre d'assaut la citadelle du Ministère de l'Education nationale...

L'Académie française nous fournit la définition suivante du mot "délégué" :

Délégué (ée) : celui ou celle qui agit en vertu d'une délégation. Personne chargée de représenter les intérêts d'une autre personne, d'un groupe.

Le SNUipp nous annonce l'envoi de 1000 délégués. Au-delà du chiffre qui peut impressionner, qui sont ces délégués ? Qui les a délégués ? Qui représentent-ils ? Ont-ils été nommés, désignés, élus ?

Il est certain qu'ils n'ont pas été chargés par les directeurs de les représenter. Leurs revendications, ou plutôt celles qu'on leur fait porter, sont trop éloignées des souhaits massivement exprimés par la profession lors de la récente consultation Ifop. Certaines de ces revendications sont même contraires voir préjudiciables aux intérêts des directeurs. Notamment la deuxième sur la liste du SNUipp : "la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision".

S'ils n'ont pas été mandatés par les directeurs, alors, tout laisse à penser qu'ils se sont auto-désignés. Le nombre de directeurs syndiqués au SNUipp étant plutôt faible, chacun de ceux qui seront présents à Paris n'a pu être nommé que par lui-même. Il faudra d'ailleurs avoir recours à d'autres collègues non directeurs pour former un cortège de 1000 personnes. Ce ne devrait pas être trop difficile tant les sujets de mécontentement sont nombreux et rendent possibles les manifestations fourre-tout.

En agissant ainsi, en piétinant la démocratie, le SNUipp affiche au grand jour son mépris le plus complet des directeurs. L'idéologie passéiste reprend le dessus. Il lui faudra agir autrement et vite pour que le mot "ensemble" conserve toute sa valeur dans un slogan vide de sens.

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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 10:20

Plusieurs collègues du Nord nous ont fait part d'un reportage consacré aux directeurs d'école et publié dans l'Edition régionale datée du dimanche 12 novembre 2006 de "La Voix du Nord".

Sous la plume de Delphine D'Haenens, 3 sujets sont abordés de façon concrète et réaliste et font l'objet d'une pleine page du journal.

Le premier sujet est intitulé  "Directeurs d'école : la fin de la grève ?".

La journaliste dresse un constat bien réel de la situation de la direction. Des milliers de postes vacants... L'administration qui doit "inciter" des collègues à "faire fonction" quitte à nommer sur ces postes des jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM... Elle y fait le bilan des propositions contenues dans le protocole signé en mai dernier par le ministère et le SE-Unsa.

L'auteur de l'article a interrogé un de nos collègues directeurs ainsi que deux délégués syndicaux.  Pour Rudy Cardot du SE-Unsa, "ce protocole n'est pas une fin en soi, mais il fallait sortir de cette situation qui dure depuis des années. La signature a permis des avancées, elles ne sont pas suffisantes mais c'est un début". Pour Pierre Laumenerch, secrétaire départemental du SNUipp, "le problème demeure pour les autres directeurs qui ne bénéficient d'aucune avancée et n'ont pas de temps pour assurer leur fonction".

  

Le deuxième sujet est intitulé "Magali, 30 ans : 'un an, ça m'a suffi !' "

La journaliste retrace l'expérience d'une enseignante "contraine et forcée" d'assumer la charge de directrice d'école. Sans bureau, avec le téphone et l'ordinateur dans la classe et un CE1-CE2 à gérer... Magali raconte ses difficultés. Beaucoup se reconnaîtront en elle. Elle souligne également que l'année suivante, ayant refusé de poursuivre cette année de folie et aucun de ses collègues n'acceptant la fonction, le poste fut confié à une PE2 sortant de l'IUFM.

Le troisième sujet est intitulé "Dix mille directeurs ont répondu"

La journaliste fait état des résultats de la consultation Ifop commandée par le GDID. Elle souligne le taux de retour tout à fait exceptionnel et en relate les principaux enseignements :

  . 93 % des directeurs réclament un statut

  . 95 % des répondants souhaitent une définition plus claire et plus précise de leurs tâches

  . 80 % estiment que les EVS ne pourront pas vraiment soulager la charge de travail du directeur

   

Cet article est intéressant, argumenté et équilibré. La journaliste cite des directeurs, deux syndicalistes et a interrogé les services de l'Inspection académique. Il met en lumière la réalité de la direction d'école et le problème des directeurs.

Rappelons que "La Voix du Nord" est diffusée à environ 300 000 exemplaires. Vous pouvez retrouver l'intégralité de ce reportage en cliquant sur le lien suivant :

http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2006/11/12/PLUS/SOMMAIRE.phtml

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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 21:42

                     ou                   

De nombreux collègues s'interrogent sur la législation en vigueur dans le domaine des retenues sur salaire pour "absence de service fait". 

Le cas des directeurs d'école pose un problème particulier puisqu'ils sont avant tout des enseignants et qu'ils effectuent leur service d'enseignement dans sa totalité. L'absence de service fait qui peut leur être imputée concerne une partie des obligations liées à leur fonction de direction pour laquelle ils perçoivent une rémunération et pour certains une décharge administrative.

Le problème est complexe. Aucun gouvernement n'a encore usé de ses prérogatives dans ce genre de situation. Il n'existe ni jurisprudence ni avis du Conseil d'Etat sur le sujet. Nous nous contenterons donc de rappeler la législation actuelle.

Circulaire du 30 juillet 2003 relative à la mise en oeuvre des retenues sur la rémunération des agents publics de l'Etat en cas de grève

Le droit de grève est constitutionnellement garanti aux agents de l'Etat en vertu du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. Ce droit doit être concilié avec le principe selon lequel la rémunération constitue la contrepartie du service fait. Dès lors, en l'absence de service fait, notamment en cas de grève, des retenues sur la rémunération des agents doivent être opérées par l'administration.

La règle dite du trentième indivisible, selon laquelle on ne divise pas le traitement mensuel d'un fonctionnaire de l'Etat par plus de trente, s'applique en cas de service non fait (notamment la grève depuis la loi de finances rectificative du 29 juillet 1961), mais également en cas d'exécution incomplète du service (depuis la loi n°77-826 du 22 juillet 1977). L'application de cette règle conduit à opérer une retenue d'un trentième sur la rémunération des agents en poste dans les administrations de l'Etat et dans les établissements publics à caractère administratif de l'Etat, en cas d'arrêt de travail intervenu pendant une fraction quelconque de la journée.

La présente circulaire rappelle les modalités d'application de ces retenues afin que toutes les conséquences financières d'une cessation concertée du travail soient tirées en conformité de notre ordonnancement juridique.

Règles

L'absence de service fait (que ce soit pour grève, non participation à certaines activités obligatoires, absence à convocation du comité médical), pendant une fraction quelconque de la journée, donne lieu à une retenue dont le montant est égal à la fraction du traitement frappé d'indivisibilité, soit un trentième.

En cas d'absence de service fait pendant plusieurs jours consécutifs, le décompte des retenues s'élève à autant de trentièmes qu'il y a de journées comprises du premier jour inclus au dernier jour inclus où cette absence de service fait a été constatée, même si, à l'intérieur de cette période, l'agent n'avait, pour quelque cause que ce soit, aucun service à effectuer.

Détermination de l'assiette de la retenue

L'assiette de la retenue pour absence de service fait est constituée par l'ensemble de la rémunération qui comprend, pour les fonctionnaires, outre le traitement proprement dit, l'indemnité de résidence ainsi que les primes et indemnités diverses versées aux agents en considération du service qu'ils ont accompli.

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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /Nov /2006 13:28

Après les grandes manoeuvres d'intimidation, à coups de dépêches dans les médias, le Ministère passe à l'étape suivante contre les derniers bastions de directeurs résistants...

Certes, il ne s'agit pas d'une bataille visant à éliminer un ennemi désigné. Non, ce n'est qu'une guerre à envergure financière par laquelle l'Administration veut contraindre les directeurs à cesser les hostilités. L'arme de dissuasion n'est autre que la retenue sur salaire. L'objectif visé, c'est la conquête du trésor de guerre : la fameuse "enquête 19" et "l'enquête de carte scolaire". Trésor de guerre, car l'obtention de ces documents facilitera grandement les efforts d'économie de postes budgétaires qui seront ainsi supprimés en plus grand nombre lors d'un large "redéploiement" comme disent les technocrates. L'Administration sait, depuis longtemps, que les effectifs scolaires sont souvent déclarés majorés par rapport à la réalité.

Allégorie militaire pour décrire la position des directeurs dans une école en crise. Au-delà des mots, la situation est pourtant bien réelle. En effet, l'essentiel est là. Gageons que lorsqu'elle aura récupéré cette fameuse enquête 19, l'Administration, magnanime, laissera les directeurs poursuivre le "blocage administratif" de tous les autres documents qu'ils sont tenus d'envoyer ici ou là. Non, personne ne viendra exiger de recevoir les procès verbaux ou comptes rendus de divers conseils ou réunions. On laissera cet os à ronger aux directeurs. Tout bon vainqueur qui se respecte sait qu'il ne faut jamais humilier le vaincu !

Dans plusieurs départements, de nombreux correspondants nous signalent recevoir ces jours-ci une lettre type. L'IA enjoint les directeurs de lui "retourner l'enquête 19 avant le 14 novembre". A défaut, l'IA ajoute qu'il se verrait "contraint de constater l'absence de service fait" et d'en tirer les conséquences que l'on sait (lire notre article http://directeurenlutte.over-blog/article-4319395.html).

Comment réagissent "nos" syndicats qui ont incité les collègues à poursuivre "le blocage administratif" ? On en a eu un rapide apreçu en Isère où l'intersyndicale conduite par le SNUipp a capitulé en rase campagne dès les premiers froncements de sourcils de l'IA (lire notre article http://directeurenlutte.over-blog/article-4223168.html).

Dans les autres départements, ces mêmes syndicats réagissent autrement. Ils se concertent, organisent des rassemblements devant les inspections, demandent audience à l'IA, invitent les collègues à se réunir, "consultent l'ensemble de la profession". Bref, ils ne restent pas inactifs. Pourtant, on ne voit aucune mobilisation générale, aucune ligne de conduite nationale. Chaque section syndicale départementale essaie d'exister pour montrer qu'elle n'abandonne pas à leur triste sort les "collègues-chargés-de-direction".

Hélas, faute de coordination nationale, chacun sent bien que l'action est vouée à l'échec, qu'il faudra se contenter de ce dernier baroud d'honneur avant de rendre l'enquête 19... Le général en chef du SNUipp, Gilles Moindrot, s'est replié dans ses quartiers. Il est aux abonnés absents. L'escarmouche des directeurs ne l'intéresse guère...

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