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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /Nov /2006 19:45

Comme indiqué dans l'article intitulé "Syndicats dits majoritaires : panique à bord", la composition des groupes de travail a été modifiée. Elle comprend 2 directeurs. En effet, le ministère a souhaité élargir l'assemblée à des "experts de terrain" (IA, IEN, directeurs). Ce qui pourrait signifier qu'il ne considère pas les représentants syndicaux comme des "experts de terrain"... Connaissant les positions des syndicats "dits" majoritaires, accordons au ministère le mérite d'avoir vu juste.

 

Ces deux directeurs n'ont pas été choisis au hasard. Ce sont des représentants du GDID : Son président, Alain Rei, dans le 1er groupe de travail (29/11) et son secrétaire, Thierry Fabre dans le second groupe (30/11).

 

Nul doute que le ministre a pris connaissance avec intérêt de la consultation Ifop le mois dernier. Cet acte a contribué à décupler la notoriété du GDID. Certes, le GDID existait avant cette consultation. L'envoi de "la bouteille à l'encre" parvient dans les écoles depuis des années. Néanmoins, la consultation a apporté une crédibilité supplémentaire à cette association. Même si la presse n'en a pas fait un large écho, le ministre y a trouvé matière à réflexion.

En parallèle, nous avons assisté à une inversion de la légitimité : celle croissante du GDID appuyée sur les résultats de la consultation Ifop et celle en perte de vitesse des syndicats affirmant sans vergogne que les directeurs ne voulaient pas de statut. Le GDID est apparu porteur de l'opinion des directeurs alors que les syndicats se montraient en décalage flagrant avec la base. Chacun a pu mesurer le fossé entre les propos syndicalistes et la réalité exprimée par les directeurs. Plus les uns s'enferraient dans un discours passéiste, plus le GDID prenait des couleurs. Une sorte de vases communicants...

Rien ne sera plus comme avant. Ni les négociations ministère / syndicats, ni les relations syndicats / directeurs. Il y aura un avant et un après "consultation Ifop".

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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /Nov /2006 12:07

En réunissant deux groupes de travail les 29 et 30 novembre (cf notre article du 22/11), le ministère a semé un vent de panique chez nos syndicalistes. Le vent est devenu tempête à l'annonce de la modification de la composition des groupes de travail. En effet, en plus des SE-Unsa, SNUipp, Sgen-CFDT, SDEN-CGT, SUD, SNE-CSEN, figurent des "experts de terrain" : 1 IA, 2 IEN et 2 directeurs.

 

Riposte immédiate de nos bons vieux syndicats. Bien que divisés sur nombre de sujets, dans un réflexe anti-petits-chefs-à-l'école, le SE-Unsa, le SNUipp et le SGEN-CFDT créent, de fait, une alliance contre nature, une inter-syndicale anti-statut... Même les stratégies divergent !

  

Le SGEN-CFDT

Délaissé par les adhérents, abandonné par ses militants, en panne d'idées, le SGEN se meurt. Maintenu en survie artificielle par une perfusion de la CFDT et soutenu par le SNUipp devenu son tuteur, le SGEN n'a plus de ligne de conduite. Il se contente de produire un communiqué commun avec le SNUipp.

"A ce jour, le ministère ignore la mobilisitaion des enseignants des écoles et ne répond pas à la demande de lever les menaces de sanctions vis-à-vis des directeurs.

En conséquence, le Sgen-CFDT et le SNUipp ont décidé de ne pas participer aux réunions des 29 et 30 novembre sur la question de la direction d'école.

Le Sgen-CFDT et le SNUipp ont décidé de s'adresser aux groupes parlementaires, aux associations de maires et de parents d'élèves pour les informer de la situation. Ils renouvellent leur exigence d'ouverture de négociations pour améliorer le fonctionnement et la direction d'école".

Politique de la chaise vide

  

Le SNUipp

"Tant que nous n'avons pas d'assurance sur la levée des menaces de sanctions, le SNUipp a décidé de ne pas participer à ces réunions".

Personne n'est dupe : le SNUipp, conscient d'être en porte-à-faux sur la question du statut, craint ces réunions. Courage, fuyons ! Une fois de plus, il ressort la vieille tactique du prétexte pour ne pas participer et multiplie les déclarations les plus fantaisistes :

"Le ministère veut "casser" les directrices et les directeurs pour mieux faire céder toute la profession et transformer les enseignants des écoles en exécutants des consignes ministérielles".

"Il s'agit pour le ministère de casser la résistance d'un rempart à la mise en place d'établissements publics d'enseignement du premier degré et à une gestion managériale des écoles. [...]

Le deuxième objectif est de réduire les coûts en réduisant le nombre d'enseignants pour les transformer une partie de leur temps en responsables de réseaux dans lesquels graviteraient des AVS, des EVS, des assistants pédagogiques, qui prendraient en charge une partie des enseignements qui leur serait confiée "grâce" au socle commun et au caractère optionnel de certains apprentissages. Pour imposer cette "réorganisation des ressources humaines" le ministère veut utiliser les directions d'école pour soumettre les collègues dans les classes aux injonctions de la hiérarchie. En "cassant" les directions d'école, le ministère prépare la soumission des enseignants dans leurs pratiques du métier" (lettre du SNUipp 93 aux directeurs d'école).

Le SNUipp est en plein délire ! On l'a connu mieux inspiré...

  

Le SE-Unsa

"Le SE-Unsa a décidé d'assister à ces deux groupes de travail

- pour ne pas laisser le terrain libre aux ministère et aux organisations non représentatives,

- pour continuer à porter le dossier et à défendre les personnels que nous représentons,

- pour prendre la mesure des intentions du ministère et des positions des autres participants sur la question du statut en particulier"

Le SE-Unsa poursuit :

"C'est l'occasion pour le ministre de donner la parole au SNE syndicat proche du gouvernement, qui n'a obtenu que 3 % aux élections professionnelles et qui est porteur de la demande d'un statut pour les directeurs".

"Des évolutions quant à un statut de la direction, qui ne pourrait s'appuyer que sur un corps de chefs d'établissement aux compétences hiérarchiques, sont à l'opposé de nos convictions".

  

Le SE-Unsa oublie qu'il ne représente pas les directeurs. Faut-il lui rappeler la fameuse claque qu'il a reçue avec la consultation Ifop commandée par le GDID ? Il en porte encore les traces sur la joue...

 

Oui, décidément, c'est la panique à bord chez nos syndicats "dits" majoritaires... Sauve qui peut ! C'est la débandade. Les masques sont tombés. Le combat engagé contre le ministère se transforme en une lutte intestine contre les directeurs d'école. Il faut, coûte que coûte, les empêcher d'obtenir un statut. Toutes les stratégies sont bonnes, tous les arguments utilisés même ceux qui alimentent la peur chez les adjoints.

Ils sont tombés bien bas, nos syndicats !

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Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /Nov /2006 22:18

"Il a bien été acté par le ministère que notre manifestation est un succès" a déclaré le SNPDEN-Unsa après une réunion au ministère (5000 manifestants selon les organisateurs, 3100 selon la préfecture de police sur 13000 chefs d'établissement du secondaire en France).

De son côté, sur France Info, le ministre s'est dit "conscient des difficultés" que rencontrent dans leur "métier extrêmement difficile" les chefs d'établissement du secondaire. Exprimant sa "considération" pour ces derniers, Gilles de Robien a déclaré que "pour 2007, [il] laisse les mêmes moyens administratifs alors que le nombre d'élèves en secondaire baisse". Pour les autres revendications, "la concertation est en cours" et les syndicats "ont déjà eu beaucoup de contacts avec le ministère", a ajouté Gilles de Robien. Le ministre a rappelé les quelques avancées déjà obtenues : "revalorisation des carrières", "échelons franchis plus rapidement" et "primes en fonction de la taille de l'établissement". Mais, "il y a encore des marges de manoeuvre", a estimé Gilles de Robien.

Les chefs d'établissement demandent "des missions fixées au moyen terme et non plus au quotidien", une "clarification de leurs tâches", "plus de personnels éducatifs et de santé", un "moindre recours aux emplois précaires", "de meilleures conditions de travail", et la "reconnaissance du temps de travail supérieur à la moyenne des enseignants". L'un d'eux concluait ainsi : "je veux être chef d'orchestre et non homme orchestre".

  

Les directeurs d'école pourraient reprendre à leur compte, mot pour mot, les revendications exprimées par les principaux de collège et les proviseurs de lycée. Ce qui différencie les directeurs de leurs collègues du secondaire, c'est l'attitude des syndicats à leur égard. Comment comprendre que ce qui est bien et souhaitable pour les uns est inacceptable pour les autres ? 

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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /Nov /2006 16:01

Le dialogue avance

Ce mercredi 22 novembre, alors que le SNUipp et le SGEN-CFDT organisent une journée nationale d'action à Paris, le ministère publie un communiqué pour apporter des précisions sur l'état des discussions avec les partenaires sociaux.

"Le dialogue avance, Gilles de Robien a signé le 11 mai 2006 avec le SE-Unsa un protocole améliorant les conditions de travail des directeurs d'école et conduisant à la fin d'une grève administrative déclenchée en 1999", dixit le ministère.

Le communiqué du ministère précise également "l'installation la semaine prochaine de deux groupes de travail. L'un relatif à l'organisation des écoles, piloté par la direction générale de l'enseignement scolaire, se réunira pour la première fois le 29 novembre. Le second, relatif aux missions et au statut des directeurs, piloté par la direction générale des ressources humaines, se réunira le 30 novembre".

 

Paris (AP) - Plusieurs centaines de directeurs d'école primaire (1 000 selon les organisateurs) ont manifesté mercredi à Paris à l'appel du SNUipp et du SGEN-CFDT pour dénoncer leurs conditions de travail.

Les manifestants se sont rassemblés devant le musée d'Orsay en début d'après-midi, avant de défiler jusqu'au ministère de l'Education nationale.

Une délégation a été reçue par le cabinet du ministre. Elle a confirmé que le protocole mise en place par le ministère n'avait aucunement réglé le dossier de la direction et du fonctionnement de l'école, a expliqué le SNUipp.

Le SNUipp et le SGEN-CFDT appellent les directeurs et les directrices d'école à poursuivre le blocage administratif et à développer l'action.

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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /Nov /2006 10:45

Madame,

Le 21 novembre 2006, vous avez déclaré sur TF1 : "Nous allons lancer une campagne participative pour que tous ceux qui veulent participer et venir dans le projet socialiste, y apporter des précisions, des idées neuves - n'ayons pas peur des idées neuves - puissent le faire". L'éducation figure en tête des thèmes de réflexion : "L'éducation doit être au coeur de tout et au devant de tout". Vous souhaitez vous appuyer "sur tous ceux qui veulent que ça change en profondeur".

De par votre fonction et celles que vous avez exercées au sein de l'Education nationale, vous connaissez le malaise des directeurs d'école.

En mai 2006, Monsieur Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat. De fait, il considère que la grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Il envisage des retenues sur salaire pour "absence de service fait". Or, ce protocole nous semble totalement insuffisant et même méprisant (51 centimes d'augmentation par jour de notre indemnité de direction).

Depuis 30 ans, tous les ministres ont loué le travail des directeurs. Aucun n'a pris à sa véritable mesure l'ampleur du problème. Tous se sont alignés sur les positions de nos principaux syndicats qui refusent un statut à la profession.

A la demande du Groupement de Défense et des Intérêts des Directeurs d'école (GDID), l'Ifop a consulté l'ensemble des directeurs d'école en octobre dernier. Dans sa synthèse, l'Ifop souligne "le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10000 réponses"

(http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp).

Les principaux enseignements de cette consultation contredisent, sur des points essentiels, les positions et déclarations du ministre et des syndicats enseignants :

 - 93 % des répondants favorables à un statut de directeur

 - 76 % favorables à un statut d'établissement

 - 95 % souhaitent une définition plus claire des tâches du directeur

 - 80 % estiment que les Emplois Vie Scolaire ne pourront pas vraiment soulager leur charge de travail

 

Conscient que le problème n'est pas réglé, Monsieur Gilles de Robien a invité les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut du directeur. Hélas, nos représentants le refusent contre l'avis quasi unanime de la profession (93 %). Or, nous pensons que notre reconnaissance passe d'abord par la création d'un statut spécifique.

 

Nous vous saurions gré de bien vouloir nous donner votre avis sur cette question épineuse et nous informer de ce que vous envisageriez de faire pour répondre aux attentes des directrices et directeurs d'école de ce pays.

Vous remerciant de votre réponse,

Nous vous prions de croire, Madame, en l'assurance de notre profond respect.

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