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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /Déc /2006 13:52

L'un de nos collègues de Bordeaux nous fait part de sa réflexion concernant le "statut d'emploi". Il ajoute que ce n'est qu'une fiction et précise qu'il souhaite que la réalité ne dépasse pas, un jour, la fiction.

Nous reproduisons son mail dans son intégralité.

 

"Bonjour collègues directeurs en lutte.

Le statut d'emploi que vous décrivez (textes à l'appui), et que veut élaborer le ministère, ne me fait pas peur. Je ne le crains pas parce qu'il ne changera rien à la réalité de mon métier tel que je le pratique quotidiennement. Je suis directeur d'une école à 6 classes. Demain, comme aujourd'hui, je devrai trouver le temps de tout gérer : ma classe, mon travail administratif, mes relations avec les collègues, les parents, mon IEN, les élus de ma ville, le personnel de service, les services techniques, la cantine, l'étude, le médecin scolaire, les représentants des éditeurs, les sorties scolaires, les spectacles, les réunions diverses (conseils de maîtres, de cycles, d'école), les évaluations, les PPRE, les PPS, les passages de classes, les orientations en 6ème... Tout cela avec un quart de décharge ! Si je suis optimiste, j'aurai de quoi m'acheter un timbre pour le courrier jusqu'à 50 g comme vous le dîtes sur votre blog.

Ce statut ne m'apportera rien de plus ! La belle affaire que je sois nommé sur un "emploi fonctionnel" ! Je considère que je le suis déjà.

 

A mesure que je réfléchis au "coup du statut d'emploi", je me dis que le ministre, involontairement je le lui accorde, va rendre un grand service à l'un de nos syndicats qui verra sa principale revendication satisfaite sans avoir à batailler. Je m'explique...

Si, comme je le pense, le "statut d'emploi" n'apporte rien de nouveau aux directeurs dans la gestion quotidienne de leur école, s'il n'apporte aucune solution à leurs problèmes, si son intérêt n'est pas perçu comme un remède au malaise de la profession, alors cette "réforme" apparaîtra comme un leurre.

Que penseront les 93 % de collègues qui ont répondu à l'Ifop ? Qu'on les a, une fois de plus, bernés. Et comme ils savent que le ministère ne va pas indéfiniment se pencher sur les conditions de travail des directeurs et rouvrir des discussions tous les six mois, ils sauront qu'on en a pris pour 10 ans avant de remettre le dossier sur la table ! La grève administative pendant des années, le protocole, le blocage, les groupes de travail... "Tout ça pour ça !" diront-ils et ils ajouteront "tout ça pour ça, mais sans moi !".

Il est probable que nous assisterons à un abandon sans précédent des postes de direction. Qui acceptera encore de devenir directeur, dans ces conditions-là ? A chaque rentrée, ce sont des milliers de postes que l'administration devra combler. Impossible !

Deux solutions pour le gouvernement, quel qu'il soit :

Ou donner de véritables moyens aux directeurs (statut de corps, revalorisation conséquente, aide administrative, décharges...), mais le budget de la nation ne le permettra pas.

Ou supprimer la fonction de directeur et la remplacer par un conseil des maîtres décisionnaire et/ou une direction collégiale tournante...

Cette seconde solution aurait la préférence du ministre du budget et celle d'un ... certain syndicat.

 

Chers collègues directeurs en lutte, je vous livre ma réflexion. Je me demande si je dois y croire moi-même tant elle me semble être du domaine de la fiction. Je souhaite bien évidemment, vous l'aurez compris, que la réalité ne rattrape jamais la fiction..."

 

Nous avons tenu à mettre en ligne, dans sa totalité, la contribution de notre collègue Luc. En effet, au-delà du ton plaisant, ce récit incite à la réflexion. Et si la fiction était en train de rattraper la réalité ?

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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 23:00

Suite à la réunion du second groupe de travail sur le métier de la direction d'école, le ministère s'oriente nettement vers la création d'un statut d'emploi pour les directeurs. Ainsi que nous l'avons écrit dans notre précédent article, il ne s'agit nullement d'intégrer les directeurs dans un "corps de direction".

 

Le statut d'emploi est très répandu dans la fonction publique. Il permet, d'une part, de reconnaître une fonction tout en la maintenant rattachée à son corps d'origine et d'autre part, de lui affecter une grille indiciaire spécifique.

 

Il est intéressant de se poser les questions des intérêts des uns et des autres à la création de ce statut d'emploi de directeur d'école.

1) Quel intérêt pour le gouvernement ?

Le ministre a pris conscience que la signature du protocole n'a résolu en rien le problème et le malaise de la profession. Il lui faut donc aller plus loin. Pas sur le plan financier, il n'en a pas les moyens. Créer un véritable statut, nous pensons qu'il le souhaiterait. Mais il se heurte à deux écueils majeurs : l'impossible revalorisation financière et l'opposition ferme et définitive des partenaires sociaux. Il lui reste donc le statut d'emploi. Cette solution lui offre l'avantage de ne pas coûter cher et de surcroît de montrer sa volonté de mieux reconnaître la fonction de directeur.

 

2) Quel intérêt pour les syndicats ?

Après les quelques protestations d'usage, les syndicats se rangeront à la proposition du ministère. Ils seront, probablement, soulagés de s'en tirer à si bon compte : ils auront échappé à la création d'un véritable statut de directeur ! Ils pourront même négocier quelques "avancées sonnantes et trébuchantes à engranger" et ainsi apparaître comme les vrais défenseurs des directeurs. Bref, tout bénéfice pour les ardents opposants à un statut de directeur.

  

3) Quelle incidence pour les directrices et les directeurs d'école ?

Les changements seront peu ou pas perceptibles. Les directeurs continueront d'être affectés au corps des professeurs des écoles. Certes, ils ne seront plus "chargés de direction". Ils seront officiellement nommés sur un emploi de directeur. De fait, ils le sont actuellement. Le statut d'emploi permettra d'institutionnaliser la fonction. Faut-il craindre la limite de durée d'occupation de l'emploi ? En théorie, oui. En pratique, non. En effet, le décret portant statut d'emploi définit [...] le cas échéant la limite de durée d'occupation de l'emploi. Imagine-t-on sérieusement un gouvernement se priver de directeurs alors qu'il en manque déjà plusieurs milliers chaque année ? Il appartiendra aux négociateurs d'y veiller.

Une grille indiciaire spécifique sera définie lors de la création de ce statut d'emploi. Un "geste" sera fait, n'en doutons pas, ne serait-ce que pour mieux faire accepter ce statut. Attention ! ne nous faisons pas trop d'illusions quant aux largesses budgétaires à attendre... Le protocole nous a généreusement octroyé 51 centimes par jour. Presque un timbre pour une lettre ne dépassant pas 20 grammes. Une petite rallonge de quelques dizaines de centimes nous permettra, peut-être, de poster un courrier jusqu'à 50 grammes...

 

Pas de quoi se réjouir ! Les directeurs ne tireront aucun profit de ce statut d'emploi qui ne correspond ni à leurs attentes, ni à leurs demandes. Leurs conditions de travail ne s'en trouveront nullement améliorées pour autant. Les mêmes difficultés quotidiennes seront toujours présentes

Enfin, pour "défendre" leurs intérêts, ils continueront d'avoir les mêmes représentants issus des élections professionnelles communes à l'ensemble des enseignants.

 

Autant dire que ce "statut d'emploi" sera plus proche du "statu quo" que du véritable "statut" réclamé par 93 % des directeurs... 

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Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 23:33

Le ministère envisage d'engager la réflexion des groupes de travail à l'élaboration d'un "statut d'emploi" de directeur d'école.

 

A la différence d'un statut de corps (inspecteurs, personnels de direction...), le statut d'emploi n'est pas un statut particulier. Alors que les membres d'un corps sont recrutés par concours, examen professionnel ou par voie d'inscription sur liste d'aptitude, la désignation des fonctionnaires chargés d'occuper un emploi relève de la responsabilité des chefs de service. Ainsi, si les IA et IEN appartiennent au corps d'inspection, l'IA-DSDEN (Inspecteur d'Académie - Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale) occupe un emploi fonctionnel.

 

Un statut d'emploi peut également être créé pour corriger une anomalie et revaloriser une fonction. Il est loisible à l'autorité administrative de définir des conditions de nomination dans certains emplois et de doter ces emplois d'indices propres pour tenir compte de caractéristiques particulières les distinguant des emplois auxquels les titulaires des grades correspondants ont normalement vocation à accéder.

  

La détermination de ces règles revient à créer un "statut d'emploi", auquel les fonctionnaires titulaires accèdent par voie de détachement.

 

Cette assimilation ne doit pas cependant abuser : un statut d'emploi est une mesure d'organisation du service et non un "statut particulier" au sens des articles 8 et 15 de la loi n° 84.16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat. Dès lors et sauf si le statut d'emploi comporte une disposition ayant pour objet ou pour effet de modifier une règle fixée par un statut particulier, il n'y a pas lieu de suivre les formalités de consultation applicables aux projets de décret portant statut de corps.

La seule consultation obligatoire pour un statut d'emploi est celle du comité technique paritaire compétent pour l'organisation de l'administration où sera placé l'emploi considéré.

 

Il est d'usage d'instituer les statuts d'emploi par décret en Conseil d'Etat.

 

Le décret portant statut d'emploi définit :

 

- le contenu fonctionnel de l'emploi, c'est-à-dire la mission qui lui est rattachée

- le nombre d'échelons et la durée du passage dans les échelons

- les grades des corps dont les titulaires ont vocation à occuper l'emploi

- les modalités de nomination et de classement dans l'emploi ainsi que, le cas échéant, les limites de durée d'occupation de l'emploi

 

Le classement indiciaire de l'emploi est effectué par une modification de l'annexe du décret n° 48-1108 du 10 juillet 1948.

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Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 09:36

Le 30 novembre 2006, le directeur des ressources humaines du ministère a réuni un groupe de travail sur le thème du métier de la direction d'école et des statuts du directeur.

Participants : les syndicats SE-Unsa, SUD Education, SNE-CSEN, SIEN-Unsa (inspecteurs), un IA, un IEN et un directeur d'école (Thierry Fabre secrétaire du GDID).

Absents : les syndicats SNUipp, SGEN-CFDT, SNUDI-FO, SCENRAC-CFTC et @venir-école-CGC.

Objectifs de la réunion : redéfinir le métier de la direction d'école et les statuts qui en découlent à partir du Décret de 1989, texte de référence.

 

Chacun des représentants fait état de sa vision du métier, des difficultés rencontrées par les directeurs et des solutions indispensables à y apporter pour rendre la fonction mieux reconnue et plus attractive.

 

Le SE-Unsa rappelle ses positions :

- la direction est une fonction

- le directeur est avant tout un enseignant

- il faut améliorer le fonctionnement de l'école

Il dénonce également la démarche du ministre et rappelle son opposition à toute création d'un corps spécifique de directeurs et à tout statut ou cadre hiérarchique.

SUD-Education fait part de son refus de tout statut de chef d'établissement et d'échelon hiérarchique, se dit attaché au travail d'équipe et réclame plus de moyens (postes administratifs, assistantes sociales...).

Le SNE-CSEN revendique la création d'un corps de directeurs offrant des garanties plus affirmées (emploi, revalorisation indiciaire, formation, statut).

Thierry Fabre (directeur et représentant du GDID) souligne le malaise des directeurs (directions vacantes, missions mal définies, tâches de plus en plus nombreuses, absence d'évolution de carrière, manque d'attrait de la fonction...). Il insiste également sur la nécessité de création d'un statut définissant les missions du directeur et fondé sur les notions de responsabilité et d'autorité plutôt que de hiérarchie.

Le représentant du ministère précise qu'on n'est pas dans une logique de dépenses nouvelles. Le décret de 1989 est à redéfinir. La question du statut reste ouverte et celle de la hiérarchie n'est pas à rejeter de façon systématique. La création d'un statut et d'un corps n'est pas d'actualité.

Il propose de redéfinir et préciser les missions des directeurs (décret de 1989) et de travailler sur la notion de "statut d'emploi de directeur d'école". Le corps des PE ne serait pas modifié. Le statut d'emploi permettrait de définir une fonction, de la détacher sur une autre grille indiciaire avec possibilité d'indemnités spécifiques. Ce statut d'emploi, considéré comme poste à profil, ne s'adresserait pas à tous les directeurs.

Tous les participants s'accordent à penser que cette proposition n'est pas de nature à répondre aux attentes des directeurs.

   

Le représentant du ministère précise que les prochaines réunions du groupe de travail seront consacrées à :

- revoir le décret de 1989 (définition du métier, missions du directeur...)

- élaborer le statut d'emploi de directeur d'école.

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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /Nov /2006 23:21

Logo du site de l'Assemblée nationale

 

L'un des objectifs de ce blog est d'aider les directeurs à clamer haut et fort leur volonté de reconnaissance par un statut. Pour y parvenir, il nous faut, hélas, hausser le ton et nous affirmer par rapport à nos propres syndicats. Il nous faut rappeler que les dirigeants syndicalistes ne reflètent pas la pensée des directeurs, lesquels se sont exprimés clairement dans la consultation Ifop commandée par le GDID.

 

Les "directeurs en lutte" ont lancé plusieurs campagnes de communication et notamment auprès des députés. Nos collègues ont entendu notre appel et, en nombre, ont interpellé les parlementaires. Peu d'élus ont répondu, il est vrai. Néanmoins, le message est passé.

   

La lettre des "directeurs en lutte" se trouve aujourd'hui sur le "site pédagogique" du Forum de l'Assemblée nationale, sous le titre "considération des directeurs". Nous vous invitons à laisser un message personnel sous cette lettre. Il suffit de cliquer sur "répondre à ce message". Nous ne devons négliger aucune possibilité de nous faire entendre. C'est en persévérant que nous viendrons à bout des réticences de nos élus.

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