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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

7

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

 


Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /Déc /2006 22:11

Quotidien réunionnais - Edition du 12 décembre 2006

 

Nous publions ci-dessous un article paru dans le journal "Témoignages" sous la plume d'un responsable du PSR (Parti Socialiste Réunionnais). Ce texte est d'autant plus intéressant qu'il aborde le problème de la direction d'école sous un angle nouveau de la part d'un élu de terrain qui plus est de gauche...

 

"Le communiqué de la CFTC paru dans la presse concernant la direction d'école nous interpelle et pointe du doigt un dysfonctionnement de notre système éducatif, à savoir le cumul des fonctions de directeur et d'enseignant à l'école primaire.

 

En effet, cette double fonction assumée par la plupart des directeurs d'école perturbe le parcours scolaire de nos enfants car elle ne favorise pas la qualité et l'efficacité dans ce service public d'éducation. Nous ne remettons pas en cause les compétences et la bonne volonté des personnes concernées, mais il est difficile de croire qu'une même personne puisse exercer de façon optimale deux fonctions de nature différente sur le même temps, c'est à dire diriger une école entière et être entièrement disponible pour une classe.

 

L'enseignement dans une classe se fait sur toute la journée et pendant toute la semaine. On se demande alors si une journée ou deux de remplacement par semaine suffisent pour faire face aux cas urgents, suivre correctement les dossiers dont ceux des enfants en difficulté, quémander de l'argent puisque l'école n'a pas de budget, écouter les parents, les élèves et les différents partenaires potentiels qui oeuvrent autour de l'école.

 

Avec le PSR, nous lançons donc un appel au gouvernement pour qu'il mette fin au cumul des fonctions dans cette branche de la fonction publique et pour que de réels moyens soient donnés aux écoles primaires : un budget propre, un gestionnaire, du personnel en nombre suffisant pour surveiller ou pour accueillir les enfants handicapés ainsi qu'un directeur qui ne soit pas écartelé entre plusieurs fonctions.

 

C'est à l'école maternelle et élémentaire que se forgent les premières connaissances de l'enfant, les premières bases de son développement intellectuel, physique et psychique, et il est important que l'on y fasse évoluer les conditions de travail de ceux qui en ont la charge".

 

Jean-François Fays,

Secrétaire de la section Sud du PSR    

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  Du bon sens, rien que du bon sens à faire partager aux élus de la Métropole... 

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Dimanche 17 décembre 2006 7 17 /12 /Déc /2006 14:51

Un document qui fait chaud au coeur... Les directeurs ne sont pas seuls au combat... C'est ce qui ressort de l'interview donnée par Jean-François Sabourin, co-secrétaire départemental du SNUipp 85 à un journaliste de Radio France Bleu Loire Océan, le 5 décembre dernier. Nous en avons extrait un passage significatif :

 

Le journaliste : "... Vous avez parlé de sanctions. C'est à dire que les directeurs d'école sont en grève administrative depuis 6 ans. Ils refusent, en fait, d'envoyer un certain nombre de documents à l'Inspection académique. Mais là, il y a du nouveau : Gilles de Robien veut, en fait, prélever une partie du salaire des enseignants parce qu'ils sont en grève administrative et ça, vous le refusez ?

 

J-F Sabourin (SNUipp 85) : Oui, tout à fait. D'ailleurs, je tiens à rappeler quand même à vos auditeurs que ce n'est pas seulement les directeurs et directrices, mais ce sont bien des centaines et des centaines de collègues qui, de manière solidaire et collective, ont décidé d'appliquer une consigne syndicale qui est vieille maintenant de six années, dont nous sommes porteurs avec eux..."

 

"...pas seulement les directeurs et directrices, mais ce sont bien des centaines et des centaines de collègues qui, de manière solidaire et collective, ont décidé d'appliquer une consigne syndicale..."

 

Heureux directeurs de Vendée ! Ils sont soutenus par leurs collègues adjoints. Des "centaines et des centaines de collègues" qui soutiennent 84 "enseignants-chargés-de-direction"...  

Une sorte de soutien "collégial", si l'on peut dire... ou une direction collégiale avant l'heure... Formidable SNUipp blagueur ! Toujours le bon mot pour rire !

Le département de la Vendée serait-il en train d'expérimenter une nouvelle forme de fonctionnement de l'école ?  

Le SNUipp national l'a rêvé... Le SNUipp 85 l'a fait !!!      

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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /Déc /2006 10:53

Depuis la signature du protocole, les "directeurs en lutte" ont multiplié les campagnes d'informations auprès des médias, des élus et récemment les candidats à la présidentielle Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Dès le 11 juin, nous avions demandé à nos collègues de toute la France d'envoyer un premier courrier aux parlementaires pour les alerter sur les insuffisances des "avancées du protocole".

Le 2 novembre nous avons sollicité, de nouveau, l'ensemble des collègues en mettant à leur disposition une copie de notre nouvelle lettre. Relayés par le GDID, notre appel a été largement entendu.

De nombreux députés ont été interpellés. Même si peu d'entre eux ont répondu aux directeurs, beaucoup sont intervenus auprès du ministre soit pour l'interroger, soit pour lui faire part du malaise de notre profession et lui demander ce qu'il envisage pour améliorer notre situation.

 

Nous publions ci-dessous la liste des députés qui, à ce jour, ont posé une question écrite au ministre. Nous indiquons également sa date de publication au Journal Officiel.

 

M. Charroppin Jean  -  UMP - Jura  -  12/12/06

M. Thomas Jean-Claude  -  UMP - Marne  -  12/12/06

M. Roy Patrick  -  PS  -  Nord  -  12/12/06

M. Raoult Eric  -  UMP - Seine-Saint-Denis  -  12/12/06

Mme Briot Maryvonne  -  UMP - Haute-Saône  -  28/11/06

M. Mesquida Kléber  -  PS  -  Hérault  -  28/11/06

M. Lecou Robert  -  UMP - Hérault  -  21/1106

M. Vanneste Christian  -  UMP - Nord  -  21/11/06

M. Remiller Jacques  -  UMP  -  Isère  -  21/11/06

M. Glavany Jean  -  PS  -  Hautes Pyrénées  -  07/11/06

M. Abelin Jean-Pierre  -  UDF  -  Vienne  -  03/10/06

M. Bono Maxime  -  PS  -  Charente-Maritime  -  26/09/06

M. Merville Denis  -  UMP  -  Seine-Maritime  -  19/09/06

M. Boisserie Daniel  -  PS  -  Haute-Vienne  -  12/09/06

M. Schreiner Bernard  -  UMP  -  Bas-Rhin  -  22/08/06

M. Bocquet Alain  -  PC  -  Nord  -  15/08/06

M. Viollet Jean-Claude  -  PS  -  Charente  -  15/08/06

Mme Adam Patricia  -  PS  -  Finistère  -  01/08/06

M. Kucheida Jean-Pierre  -  PS  -  Pas-de-Calais  -  25/07/06

M. Vachet Léon  -  UMP  -  Bouches-du-Rhône  -  11/07/06

M. Paul Christian  -  PS  -  Nièvre  -  11/07/06

Mme Tanguy Hélène  -  UMP  -  Finistère  -  04/07/06

M. Mourrut Etienne  -  UMP  -  Gard  -  27/06/06

Mme Pons Josette  -  UMP  -  Var  -  27/06/06

M. Victoria René-Paul  -  UMP  -  Réunion  -  20/06/06

 

La question écrite

 

Prévue par le Réglement de l'Assemblée nationale, cette procédure constitue une prérogative individuelle des députés qui s'exerce en dehors du cadre de la séance et dont l'effet est différé.

 

Les questions écrites doivent être sommairement rédigées et se limiter aux éléments strictement indispensables à la compréhension de la question. Elles ne doivent contenir aucune imputation d'ordre personnel à l'égard de tiers nommément désignés.

 

Le texte des questions écrites est remis au Président de l'Assemblée nationale, qui le notifie au Gouvernement. Les questions écrites sont publiées chaque semaine, durant les sessions et hors session, dans un fascicule spécial du Journal Officiel.

 

Les réponses des ministres doivent être publiées dans les deux mois suivant la publication des questions.

 

Il faut signaler que les réponses aux questions n'ont aucune valeur juridique et ne lient pas l'administration sauf en matière fiscale où elles sont considérées comme exprimant l'interprétation administrative des textes.

 

A ce jour, 25 députés ont posé une question écrite au ministre de l'Education nationale. Dans cette liste, nous trouvons des députés de partis différents (PS, PC, UDF, UMP) provenant de diverses régions de France.

 

A titre d'exemple, nous publions la question écrite de M. Mesquida Kléber, député de l'Hérault :

"M. Kléber Mesquida attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur le malaise des directeurs d'école. Suivant les années, 4 000 à 5 000 écoles ne sont pas pourvues d'un directeur. De plus en plus d'enseignants finissent par occuper la fonction, mais aussi de plus en plus de jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM dirigent une école tout en apprenant leur métier d'enseignant. En dépit de leurs compétences et de leur travail, ces "directeurs malgré eux" n'auront pas la formation, l'expérience et la motivation. Ce malaise s'aggrave. En mai 2006, le Gouvernement a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat enseignant. La grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Pour y parvenir, des retenues de salaire sont annoncées, de l'ordre de 100 euros par jour. Cette somme est à comparer avec l'augmentation de 20 % de l'indemnité de direction accordée au titre de ce protocole, soit environ 51 centimes par jour. Les arguments sont déterminants, mais n'ont pas apporté de véritable réponse à la crise des directeurs d'école.

Aujourd'hui, 93 % des directeurs réclament un statut reconnaissant la spécificité de leur métier (cf consultation IFOP). A l'initiative du GDID (Groupement de Défense des Intérêts des Directeurs), l'association nationale des directeurs d'école, plus de 42 000 d'entre eux ont été consultés en septembre 2006.

Dans ces conditions, il lui demande quelles mesures il compte prendre sur l'institution d'un véritable statut de directeur d'école".

 

La plupart des questions écrites reprennent les mêmes éléments. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Poursuivons notre campagne d'information et de sensibilisation auprès des élus qui ne se sont pas encore manifestés. La procédure (pour trouver l'adresse mail du parlementaire et le courrier à copier) se trouve sur la page d'accueil de notre site.

Ne négligeons pas ce travail de fourmi. L'utilisation d'Internet est un véritable outil mis à notre disposition (cf l'étude de l'UTC Compiègne sur la campagne électorale du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen).

 

Si nous ne nous mobilisons pas pour améliorer nos conditions de travail, personne ne le fera pour nous.

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Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /Déc /2006 13:49

"On ne prête qu'aux riches", dit l'adage. C'est aussi ce que pense le SNUipp qui commence à s'effrayer de la dimension prise par le GDID et le site des "directeurs en lutte" et surtout de l'adhésion qu'ils rencontrent auprès des directeurs. La "puissance syndicale" serait-elle à ce point déstabilisée qu'elle doive réagir dans l'urgence, quitte à utiliser des arguments usés et mensongers ?

 

Le SNUipp du Gard, à propos des réunions ministérielles, ne craint pas d'affirmer : "En invitant pour la première fois le GDID (association de directeurs prônant entre autres le statut de "chef hiérarchique", et allant dans les sens des propositions ministérielles), le ministère cherche à contourner les représentants élus de la profession...".

 

Plus c'est gros, mieux ça passe... doit-on penser au SNUipp. Non ! Ce temps est révolu. Les collègues connaissent bien les positions du GDID. Argument dérisoire. Quant à contourner les représentants élus, rien de plus facile puisqu'ils fuient la discussion en appliquant la politique de la chaise vide.

 

Le SNUipp du Val de Marne, toujours à propos des groupes de travail sur le statut des directeurs, écrit : "Le ministère tente de se créer une nouvelle marge de manoeuvre... en ouvrant les discussions à une organisation non représentative et qui, jusque-là, affirmait son souhait d'en rester à contribuer au débat : le GDID. Cette pratique apparaît comme un soutien à la création d'un syndicalisme corporatiste en direction de la direction d'école...

Comme en témoigne le dernier courriel du GDID qui se permet de rédiger lui-même de "futurs statuts" qui ont bien du mal à masquer le caractère hiérarchique de leur contenu, il s'agit bien de répondre par un statut spécifique et donc d'introduire de fait une nouvelle rupture entre les personnels comme dans le fonctionnement de l'école".

 

Qui du SNUipp ou de "l'organisation non représentative" (GDID) jouit de la meilleure adhésion des directeurs ? La "représentativité" n'a-t-elle pas changé de camp ? Et la crédibilité ? Et la légitimité ?

 

Le SNUipp du Pas-de-Calais consacre une large place au problème de la direction dans le "fenêtre sur cours" n° 102. Page 4, il nous fait l'honneur d'emprunter le titre de notre site. Nous lui ferons cadeau des droits d'auteur...

 A l'instar de leurs homologues du Gard et du Val de Marne, les auteurs de ce dossier argumentent contre le "statut non hiérarchique". Le SNUipp 62 en profite pour louer son action, aux côtés du SGEN-CFDT et du SNUDI-FO. Jamais, le mot "directeur" n'aura été autant utilisé. Certes, pour mieux stigmatiser les "directeurs en lutte"... on l'aura deviné.

 déclare le SNUipp. Nous ne le contesterons pas. En effet, "un millier de collègues en lutte, directeurs ou non" étaient à Paris le 22 novembre. Des réunions ont été organisées dans les départements. On nous a cité celle de Villeneuve d'Ascq (59) où l'intersyndicale départementale a rassemblé 12 personnes (y compris les 6 organisateurs)... Nous ajouterons simplement que le SNUipp a tort de négliger l'utilisation d'Internet. Et nous lui conseillons de prendre connaissance de l'excellente étude de l'UTC Compiègne qui a montré l'importance du web lors du référendum sur le Traîté Constitutionnel et son influence dans la victoire du "NON". Le SNUipp comprendra alors que le site du GDID et celui des "directeurs en lutte" sont bien plus consultés que le sien.

  

    

Les 93 % de directeurs favorables à un statut apprécieront : ils luttent pour "la mise à mort de l'école communale" !!!

 

Suite à notre campagne d'information à destination de Nicolas Sarkozy, les "directeurs en lutte" ont également reçu un mail d'un fantassin du SNUipp 59.

 Nous demandions alors aux collègues d'écrire eux aussi à Nicolas Sarkozy. Nous reproduisons ce mail intégralement :

"ça devrait être facile puisqu'un des des héraults de machinenlutte est le suppléant d'un candidat ump aux législatives du nord et que sur les 4 députés qui ont répondu, 4 sont soit udf soit ump...".

Rappelons que nous ne sommes composés que de directeurs et que nous sommes indépendants de tous les pouvoirs (politiques, syndicaux, médiatiques...). Quant à être "suppléant d'un candidat"...

  

Ce défenseur zélé du statu quo n'en est pas à sa première ineptie. Plus d'une douzaine de correspondants du Nord nous ont transféré certains de ses messages dont un mémorable mail dans lequel il s'était essayé à une calamiteuse tentative pour décrédibiliser la consultation Ifop. Entre "consultation", "sondage" et "panel", il s'était pris les pieds dans le tapis... RI-DI-CU-LE !

A ce héraut du SNUipp, pour l'ensemble de son oeuvre, nous décernons un ZERO pointé.

 

Faut-il répondre à toutes ces provocations ? Nous avons choisi la dérision. Nos lecteurs se feront eux-mêmes leur opinion. Ils ont face à eux deux conceptions de la direction et du fonctionnement de l'école :

D'un côté, un syndicat figé dans ses certitudes ; de l'autre, une association (GDID) qui évolue avec la profession.

D'un côté, des représentants syndicaux qui voient l'avenir en regardant leur pendule arrêtée voilà un siècle ; de l'autre, des directeurs qui avancent avec leur temps et souhaitent adapter leurs conditions de travail au XXIème siècle.

 

Les directeurs se sont exprimés clairement lors de la consultation Ifop. Les résultats sont clairs, nets et incontestables (sauf à être de mauvaise foi... ça existe...).

 

Finalement, en braquant leurs projecteurs sur le site des "directeurs en lutte", le SNUipp 62 nous a fait une belle publicité gratuite. En effet, nous avons connu un afflux de visiteurs sans précédent.

Quant aux attaques éhontées contre le GDID, nul doute qu'elles produiront un effet "adhésion" probablement conséquent.

 

Belle leçon pour le SNUipp qui aura vérifié, à ses dépens, la teneur de l'adage selon lequel "on ne prête qu'aux riches"...

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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 21:27

Monsieur,

Vendredi 1er décembre, à Angers, vous avez placé le démarrage de votre campagne sous le signe de l'éducation. Dans votre premier discours, vous avez déclaré : "La rupture que je vous propose, c'est la rupture avec les archaïsmes et avec les conservatismes". Vous avez ajouté : "Je vous propose de libérer la parole de ceux qui souffrent, à commencer par celle des enseignants et des chefs d'établissements".

 

Vous ne pouvez pas ignorer le mal être des directeurs d'école. En grève administrative depuis 7 ans, nous souffrons du manque de reconnaissance de nos gouvernants et de nos syndicats. Faute d'être statutairement reconnus, nous restons des enseignants chargés de direction, dépourvus de véritables moyens pour assurer notre charge sans cesse plus lourde. Nos responsabilités ne cessent de s'accroître. La société se montre de plus en plus exigeante. Le travail administratif devient chaque année plus lourd.  

Vous n'ignorez pas que, bon, mal an, entre 4 000 et 5 000 écoles ne sont pas pourvues d'un directeur. Certes, l'Administration réussit à "persuader" des enseignants à occuper la fonction délaissée. Quitte à y placer, de plus en plus souvent, de jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM. Ces derniers doivent alors diriger une école tout en apprenant leur métier d'enseignant. Dans tous les cas, ces "directeurs malgré eux", bien que consciencieux, travailleurs et talentueux, ne donneront pas le meilleur d'eux-mêmes. Il leur manquera formation, expérience et motivation.

 

En mai 2006, Monsieur Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat. De fait, il considère que la grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Il envisage des retenues sur salaire pour "absence de service fait". Or, ce protocole nous semble totalement insuffisant et même méprisant (51 centimes d'augmentation par jour de notre indemnité de direction).

Depuis 30 ans, tous les ministres ont loué le travail des directeurs. Aucun n'a pris à sa véritable mesure l'ampleur du problème. Tous se sont alignés sur les positions de nos principaux syndicats qui refusent un statut à la profession.

A la demande du Groupement de Défense et des Intérêts des Directeurs d'école (GDID), l'Ifop a consulté l'ensemble des directeurs d'école en octobre dernier. Dans sa synthèse, l'Ifop souligne "le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10000 réponses"

(http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp).

Les principaux enseignements de cette consultation contredisent, sur des points essentiels, les positions et déclarations du ministre et des syndicats enseignants :

 - 93 % des répondants favorables à un statut de directeur

 - 76 % favorables à un statut d'établissement

 - 95 % souhaitent une définition plus claire des tâches du directeur

 - 80 % estiment que les Emplois Vie Scolaire ne pourront pas vraiment soulager leur charge de travail

 

Conscient que le problème n'est pas réglé, Monsieur Gilles de Robien a invité les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut du directeur. Hélas, nos représentants le refusent contre l'avis quasi unanime de la profession (93 %). Or, nous pensons que notre reconnaissance passe d'abord par la création d'un statut spécifique.

 

Les 29 et 30 novembre dernier, les groupes de travail se sont réunis. Pour toute réponse à notre malaise, le ministère propose de redéfinir et préciser les missions des directeurs (décret de 1989) et de travailler sur la notion de "statut d'emploi de directeur d'école". Il prend soin d'ajouter que "nous ne sommes pas dans une logique de dépenses nouvelles..."

Nous pensons que cette mesure n'apportera rien aux directeurs dans la gestion quotidienne de leur école si elle ne s'accompagne pas de moyens supplémentaires notamment en aide administrative et décharges. Une revalorisation financière est également indispensable pour offrir un meilleur attrait vers cette profession. Nous savons également que, faute de création d'un corps de directeurs, nous resterons minoritaires dans le corps des enseignants sans possibilité de représentation syndicale spécifique. Or, par idéologie, les principaux syndicats enseignants du premier degré sont farouchement opposés à un statut de directeur.

 

Nous vous saurions gré de bien vouloir nous donner votre avis sur cette question épineuse et nous informer de ce que vous envisageriez de faire pour répondre aux attentes des directrices et directeurs d'école de ce pays.

Vous remerciant de votre réponse,

Nous vous prions de croire, Monsieur, en l'assurance de notre profond respect.

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