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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

 

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

 

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

 

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

 

7

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /2006 15:51

Après l'effervescence de la fin d'année scolaire, les vacances auront-elles suffi à calmer les ardeurs des directrices et des directeurs d'école ?

Gilles de Robien en est persuadé. Tout comme il est persuadé que les mesures qu'il a présentées et qui ont été adoptées par la signature du SE-Unsa ont été finalement bien accueillies par la profession. Il en veut pour preuve le fait que 4 écoles sur 5 ont demandé un EVS. Pour lui, aucun doute, il est et restera le ministre qui a trouvé LA SOLUTION au long conflit qui oppose depuis tant d'années les directeurs à l'Administration. N'a-t-il pas augmenté de 20 % l'ISS, permis d'obtenir un quart de décharge aux écoles de 4 classes et offert une aide administrative à l'ensemble des directeurs ?

Un conseiller du ministre de l’Education nationale a en effet annoncé que "30.000 personnes" avaient été recrutées, en "emplois vie scolaire" (EVS), pour épauler les directeurs d'écoles, dès la rentrée.

 

41.000 écoles sur 52.000 ont demandé à pouvoir recruter un EVS, dont les embauches ont été débloquées à la suite d'un mouvement de grève administrative de six ans des directeurs d'écoles qui protestaient contre la lourdeur des nouvelles taches leur incombant.

 

Ces "contrats d'avenir" sont destinés prioritairement aux personnes relevant du RMI.

 

Voilà comment est brossé le tableau de l'action de Monsieur de Robien avec le concours et la complicité, faut-il le rappeler, du SE-Unsa. Cette version officielle court les rédactions des médias. Certes, au détour d'un reportage, quelques voix discordantes se font entendre. Il arrive même qu'un directeur soit interviewé pour exprimer le malaise bien réel de la profession.

Cependant, il y a fort à parier que dans quelques jours, lorsque les projecteurs des médias ne seront plus braqués sur la rentrée scolaire, les directeurs se retrouveront avec le problème laissé entier après la signature du protocole. Beaucoup se rendront compte que le recrutement d'EVS non qualifiés deviendra une charge supplémentaire pour le directeur. Cet emploi sera, bien entendu, utile à l'école, à l'équipe enseignante par les menus services qu'il sera amené à rendre au cours de la journée. Mais, il aura été détourné de sa vocation initiale : l'aide administrative au directeur ! Sans évoquer même la précarité de cet emploi créé pour 10 mois et dont on n'a aucune assurance sur sa pérennité après les échéances électorales...

Heureusement... le SGEN-Cfdt et le SNUipp, éternels "amis des directeurs", veillent... Ils grondent ! Ils ont fait une déclaration commune pour dénoncer la situation et appeler à débattre des actions à engager en faveur de la direction et... du fonctionnement de l'école. Direction et fonctionnement de l'école ne vont pas l'un sans l'autre... nous répètent-ils à l'envi.

Déclaration commune SNUipp-FSU/SGEN-CFDT

« Plus que jamais, les deux organisations font le constat que les mesures mises en place dans la précipitation par le Ministère ne répondent pas aux attentes des équipes enseignantes des écoles primaires. En cette rentrée, le dossier de la direction d’école reste sans réponse. Le nombre de postes vacants reste toujours aussi élevé. La mise en place de décharge dans les écoles à 4 classes constitue des réponses bien trop limitées et reposent sur de mauvaises solutions : la création d’emplois précaires pour une durée de 10 mois (EVS) et la remise en cause de la formation continue et initiale. C’est pourquoi, le SNUipp et le SGEN invitent l’ensemble de la profession à se réunir pour débattre des actions et des interventions à mettre en œuvre en faveur de la direction et du fonctionnement de l’école. Ils appellent à donner un nouvel élan à l’action de blocage administratif en refusant massivement de transmettre l’enquête lourde de rentrée. »

A noter une subtilité de langage : on ne parle plus de "grève administrative" mais de "blocage administratif"...

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Lundi 3 juillet 2006 1 03 /07 /2006 21:51

Pour l'ensemble des directeurs et directrices, les vacances seront les bienvenues. Tous terminent l'année scolaire très en colère contre le ministre de l'Education nationale qui leur a manifesté son manque absolu de considération. Beaucoup sont furieux contre les syndicats majoritaires qui, au mieux, les ignorent et au pire leur témoignent de l'arrogance.

L'épisode du protocole a ouvert les yeux de ceux qui n'osaient imaginer leurs représentants faire preuve à leur égard d'autant de désinvolture voire d'hostilité.

La signature du protocole a permis une prise de conscience collective : les directeurs sont seuls à se battre pour améliorer leurs conditions de travail. Ils ne peuvent compter ni sur le gouvernement, ni sur les prétendants à la présidence de la République (lire nos articles sur Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal), ni sur les syndicats... La pensée unique règne en maître !

Pour ce qui les concerne, les "directeurs en lutte" ne veulent pas baisser les bras. Nous poursuivrons notre bonhomme de chemin, forts du soutien de plus en plus important rencontré dans le pays. Nous savons pouvoir compter sur le soutien des centaines de lecteurs qui nous sont fidèles chaque jour.

Nous continuerons de dénoncer les mauvais coups portés contre la profession d'où qu'ils viennent, de droite comme de gauche.

Nous soutiendrons toutes les initiatives allant dans le sens d'une reconnaissance de notre métier, d'où qu'elles viennent, de droite comme de gauche.

Nous pensons que la reconnaissance du directeur d'école passe par un statut, indispensable à une véritable reconnaissance et à une amélioration de nos conditions de travail.

Après un repos bien mérité, les directeurs devront affronter les "avancées" du protocole. A toutes les directrices et à tous les directeurs, l'équipe des "directeurs en lutte" souhaite de bonnes vacances bien reposantes.

A bientôt...

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Jeudi 29 juin 2006 4 29 /06 /2006 21:48

Le SE-Unsa et le SNUipp gagneraient à faire profil bas pendant un certain temps ! Décidément, chaque fois qu'ils s'expriment, c'est pour nous abreuver de leur idéologie ou nous accabler de leur méconnaissance absolue du fonctionnement de l'école et du métier de directeur.

Les exemples foisonnent dans la prose syndicale. Nous n'en prendrons que deux. L'un concerne le SE-Unsa Loire, l'autre le SNUipp Nord.

Le SE-Unsa Loire veut régler ses comptes avec les autres syndicats et les associations de directeurs. La meilleure défense étant l'attaque, il se croit obligé d'écrire ceci :

"Pourquoi certains syndicats ou associations de directeurs cachent sciemment aux collègues le fait que la mise en place du stage filé des PE2 et le recrutement d’EVS ne sont pas du fait de l’accord signé (ils étaient décidés et mis en place par le ministère avant la signature de l'accord Direction), alors qu’ils ont en main, les circulaires qui le prouvent ? Pourquoi cette campagne de désinformation qui vise plus à discréditer le SE-UNSA qu’à vraiment faire avancer le dossier de la direction et du fonctionnement de l’école ?  

 

Ce dossier de la direction d’école illustre bien le sens du combat syndical au SE-UNSA. Nous avons participé activement à la négociation sur la base de nos revendications. Oui ! Nous avons décidé de façon responsable qu’il valait mieux engranger quelques avancées, car la politique du tout ou rien n’est pas la nôtre."

Si les "avancées" que constituent la mise en place des PE2 et le recrutement des EVS étaient déjà décidées, était-il nécessaire de signer le protocole ?

De fait, on est en droit de penser que le SE-Unsa a signé le protocole pour "engranger d'autres avancées" que celles déjà prévues... Et ces "quelques avancées engrangées", quelles sont-elles ? La revalorisation de 20 % (comme "ils" disent) de l'ISS et ... un vade mecum !

Tout ça pour ça ? Non ! Le SE-Unsa a aussi signé la fin de la grève administrative...

Irresponsable, le SE-Unsa, on le savait... Fallait-il qu'il s'en vante ? Il fait vraiment pitié.

Le SNUipp Nord a l'idéologie à fleur de peau. Elle transpire dès qu'un de ses membres prononce le mot "directeur". Ainsi, dans son bulletin départemental (Fenêtres sur Cours) n° 86 de juin 2006, à la page 6, un article traite de la répartition des élèves et de la répartition des classes.

L'auteur rappelle les textes (composition de l'équipe pédagogique, attributions du conseil des maîtres et du directeur). A recopier ces textes, le rédacteur de l'article a probablement sué toute l'idéologie de son corps puisqu'il y ajoute son commentaire que nous reproduisons intégralement :

"Le SNUipp demande la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision au sein de l'école. A cet effet, les textes régissant le rôle et les attributions du conseil des maîtres doivent être modifiés afin que celui-ci se saisisse et statue sur toutes les questions relatives à l'organisation et au fonctionnement de l'école. Du temps institutionnel doit être dégagé à cet effet."

Quelle sera la nouvelle étape franchie par le SNUipp ? Exiger la suppression des directeurs ? Saisir le conseil des maîtres pour débaptiser les "instituteurs chargés d'école" de leur appellation de "directeur" et la remplacer par "concierge" ?

Ah... si l'on n'avait pas le SE-Unsa et le SNUipp, faudrait les inventer... tant ils nous font rire ! Enfin, pas toujours... Pour l'instant, il serait préférable qu'ils se fassent oublier... La farce tourne au ridicule !

N'en jetez plus, la coupe est pleine.

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Dimanche 25 juin 2006 7 25 /06 /2006 19:02

Après avoir examiné les positions personnelles de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, au sujet du statut des directeurs d'école, les "directeurs en lutte" s'attachent à décortiquer le programme de leur parti respectif. Aujourd'hui, nous avons connaissance de celui du PS.

On vient de l’apprendre, moins d'un adhérent du Parti Socialiste sur deux s'est rendu aux urnes pour voter sur le projet présidentiel du mouvement. Parmi les nouveaux membres, le résultat est encore plus mauvais : seulement 46% de participation, alors qu'on aurait pu croire les petits nouveaux plus motivés que les anciens...

Cette faible mobilisation traduit un enthousiasme plus que modéré quant au projet du parti, et pour cause...Ce projet (ICI si vous souhaitez le lire) reste bien vague sur la plupart des sujets abordés. (source : « le vrai débat »).

Les « directeurs en lutte » se sont attachés à étudier de plus près la partie du projet concernant l’éducation.

« Pour répondre aux inquiétudes et aux attentes de nos concitoyens, nous ferons de l’Education Nationale notre première priorité. » Ainsi commence la partie consacrée à l’éducation.

Première surprise : Le PS a planché courant mai à Marseille sur son projet sur l'éducation en vue de 2007 en l'absence de ses présidentiables, au grand dam du premier secrétaire François Hollande qui a manifesté son agacement à leur égard. 

 

Deuxième surprise : La partie D « Améliorer le fonctionnement de l’Education nationale concernant les personnels ne contient que généralités et banalités. »

 « Les personnels de l’Education nationale concourent, chacun à leur place, à la réussite scolaire. Les enseignants ont un rôle majeur dans la transmission du savoir et dans l’éducation des futurs citoyens. Les conditions de leur métier ont profondément changé. Il faut en tenir compte.

→ Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société.

→ Nous proposons de revoir les conditions d’accès aux métiers d’enseignant en rétablissant le pré-recrutement, et en améliorant la formation initiale des enseignants (IUFM). »

Troisième surprise : Lors de l’élaboration du projet (en l’absence des éléphants du parti), l’atelier 3 était consacré à « enseigner aujourd’hui ». Le PS avait invité des « experts » pour l’aider à débattre de son projet. La liste des invités à l’atelier 3 est intéressante :

 

Atelier 3 : « Enseigner aujourd’hui », animé par Philippe DARRIULAT, responsable national aux Etats Généraux du Projet

Jean-Louis AUDUC, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil – Alain BECKER, secrétaire national du SNEP – Nicole BELLOUBET, ancienne rectrice – Jean Luc BÉRILLE, secrétaire général du SE-UNSA – Pierre FRACKOWIACK, inspecteur de l’Education nationale – Barbara LEFEVRE, professeure, auteure des « Territoires perdus de la République » – Gilles MOINDROD, secrétaire général du SNUIPP – Pierre OBIN, inspecteur général de l’Education nationale –Safia OTOKORE, secrétaire nationale adjointe au Sport Frédérique - ROLLET, secrétaire générale du SNES – Jean-Luc VILLENEUVE, secrétaire général du SGEN-CFDT

Lors de la présentation du protocole, les « experts » du SE-Unsa et du SNUipp ont montré leur méconnaissance totale du fonctionnement de l’école. Ils n’en ont d’autre vision que celle de leur idéologie.

Est-ce avec ces « experts » que l’on va améliorer l’image de l’école publique et redonner confiance à ses acteurs ?

Est-ce avec ces « experts » que nos représentants politiques vont réformer en profondeur l’Education nationale ?

Est-ce avec ces « experts » que les directeurs d’école peuvent espérer voir leurs conditions de travail s’améliorer ?

Voilà notre petit monde de l’éducation qui se mord la queue…

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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /2006 23:21

Un de nos correspondants qui avait écrit aux parlementaires cités dans un précédent article des "directeurs en lutte" nous a transmis copie de la réponse qu'il a reçue de monsieur Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône.

Nous la reproduisons ci-après.

Paris, le 20 juin 2006

GT/LRP/BT n°06/272

Madame, Monsieur,

C’est avec intérêt et une attention particulière que j’ai pris connaissance de votre courrier relatif aux attentes des directeurs d’école.

Comme vous le savez, la question des directeurs d’école n’est pas nouvelle pour moi. Pour être au contact régulier des enseignants et des directeurs d’école, je connais leurs problèmes et leurs attentes. Déjà en 2002, face à la mise en cause pénale de plus en plus fréquente de responsables éducatifs, j’avais déposé une proposition de loi d’orientation relative au statut, à la formation et à la protection juridique des enseignants exerçant des fonctions de directeur d’école. Fort de cette proposition de loi qui avait à l’époque reçu le soutien de 120 députés cosignataires, il m’a semblé indispensable, dès l’annonce par le gouvernement d’un projet de loi relatif à l’école, de mettre en place un groupe de travail afin, le moment venu, de faire des propositions concrètes et viables.

Il y a de cela un an, j’ai ainsi réuni à cinq reprises les représentants des directeurs d’école (associés au sein de la Fédération DEFI) et une centaine de parlementaires afin d’aborder l’ensemble des questions liées aux responsabilités des directeurs d’école, à leur recrutement et leur formation, à leur rémunération et leur régime de décharge. Nous avons pu, ce faisant, envisager dans son ensemble la question de la direction d’école.

Qu’il s’agisse de l’enseignement maternel ou élémentaire, la fonction de directeur d’école représente pour moi un échelon essentiel de la vie scolaire. Les enseignants qui assument ces responsabilités sont en effet les premiers interlocuteurs des parents d’élèves, des élus locaux et de nombreux intervenants sociaux.

Leurs tâches, déjà nombreuses, se sont considérablement alourdies au fil des années, leurs responsabilités ont évolué, aboutissant à une désaffection des candidatures et, par conséquent, à des vacances de postes -près de 5 000- qui perturbent le fonctionnement de nos écoles. La grève administrative commencée sous le gouvernement de Lionel JOSPIN et qui perdure depuis lors est le symptôme du profond malaise de la profession.

Parce que les directeurs d’école ont aujourd’hui le sentiment justifié de ne pas disposer des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, il convenait d’apporter à leur métier la reconnaissance qu’il mérite. Le sujet est vaste et le chantier considérable. La réunion de travail que les représentants des directeurs d’école ont eu avec le cabinet du Ministre, et les entretiens que j’ai eu avec le Ministre lui-même, ont permis de définir ce qui était envisageable et ce qui ne l’était pas, étant donné l’hostilité traditionnelle de certains partenaires sociaux vis-à-vis de toute avancée en matière de reconnaissance du statut de la direction d’école.

Le Ministre a notamment souligné que la direction d’école est un sujet qui fait naturellement l’objet d’une étude attentive de sa part. Des réponses ont d’ailleurs été apportées ces dernières années aux directeurs d’école à travers la facilitation de l’accès aux fonctions, l’extension des décharges aux écoles de cinq classes (pour un coût de plus de 1 000 emplois), l’augmentation et l’uniformisation de l’indemnité de sujétion spéciale pour un coût de plus de 24 millions d’euros...

Tout au long des réunions que nous avons tenues, la principale attente des directeurs d’école a cependant porté sur la reconnaissance spécifique et symbolique de leur métier. Contrairement aux principaux de collèges ou aux proviseurs de lycées, la fonction de directeur d’école maternelle ou élémentaire n’est pas en effet véritablement reconnue.

Parce que le projet de loi d’orientation n’abordait pas directement le cas de la direction d’école, il m’a semblé essentiel de proposer un amendement prévoyant qu’un « décret en Conseil d’Etat fixe les conditions de recrutement, de formation et d’exercice des fonctions spécifiques des directeurs d’école maternelle et élémentaire ». Cette mesure symbolique -mais essentielle- est celle que les directeurs d’école appellent de leurs vœux et à partir de laquelle d’autres avancées pourront être faîtes ultérieurement.

Lors de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école, l’amendement que j’ai déposé en faveur des directeurs d’école a reçu l’avis favorable du rapporteur et du Ministre et a donc pu être adopté grâce aux voix des députés UMP et UDF.

De façon beaucoup récente, le protocole d’accord qui a été signé prévoit une décharge des directeurs d’école de quatre classes un jour par semaine, le recrutement de 50 000 employés de vie scolaire, la réalisation d’un vade-mecum juridique et une augmentation de 20% de l’indemnité de sujétion spéciale.

En conclusion, je sais fort bien que ces réformes ne régleront pas toutes les difficultés et qu’elles ne satisferont pas toutes vos demandes. Mais je sais aussi que c’est une maladie bien française que de s’évertuer à élaborer une réforme parfaite, à tel point que jamais la réforme ne voit le jour… Il y a tellement de rattrapage à effectuer que les avancées en la matière ne peuvent être que progressives dans le contexte tendu que nous impose le refus systématique de certains syndicats à trouver une solution définitive à ce sujet.

Vous pouvez être assuré que je suis particulièrement touché par l’intérêt que vous portez au bien public et au soin que vous mettez à me faire part de vos remarques. C’est pourquoi vous trouverez toujours en moi un interlocuteur attentif à vos préoccupations de directeur d’école.

Demeurant attentif à cette question, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.

Guy TEISSIER

 Député des Bouches-du-Rhône

Soyez nombreux à soliciter le soutien de nos parlementaires.

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