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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

10

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 23:15

10 % selon le ministère, 20 à 30 % selon les syndicats. Telles sont les estimations des directeurs d'école qui se verront retirer une journée de salaire, a-t-on appris ce mardi auprès du ministère.

 

Pour le ministère, la transmission des effectifs de "l'enquête de rentrée" est une "obligation de service". Le SNUipp et le Sgen-CFDT, acteurs de la grève, dénoncent "une sanction qui n'a jamais été employée dans l'Education nationale.

 

"Les inspecteurs d'académie ont écrit aux directeurs qui n'avaient pas fourni l'enquête de rentrée et ont fixé une date limite de remise".

"A cette date limite, nous avons de très bons rendus ; il reste moins de 10 % de récalcitrants, avec une répartition très inégale sur le territoire", a déclaré à l'AFP l'entourage de Gilles de Robien.

 

La retenue qui interviendra sur les salaires de janvier ou février correspond à la règle du "trentième indivisible" (une journée de travail), prévue dans la Fonction publique. Gilles Moindrot, Secrétaire général du SNUipp l'estime à 70 euros en moyenne.

"Une large majorité de nos collègues pense que les mesures prises par le ministère ne correspondent pas aux besoins et ne permettent pas une amélioration du fonctionnement de l'école", a-t-il ajouté.

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Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /Jan /2007 15:57

Depuis la signature du protocole, les "directeurs en lutte" ont multiplié les campagnes d'informations auprès des médias, des élus et récemment les candidats à la présidentielle Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

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Le 14 décembre 2006, nous avions publié une première liste de 25 députés ayant posé une question écrite au ministre de l'Education nationale à la date du 12 décembre.

Depuis cette date, 5 nouveaux parlementaires ont interrogé le ministre sur la question du statut des directeurs. Nous les ajoutons en tête de liste (en bleu).

  

M. Perrut Bernard  -  UMP  -  Rhône  -  26/12/06

M. Perruchot Nicolas  -  UDF  -  Loir-et-Cher  -  26/12/06

Mme Darciaux Claude  -  PS  -  Côte-d'Or  -  19/12/06

M. Masse Christophe  -  PS  -  Bouches-du-Rhône  -  19/12/06

M. Birraux Claude  -  UMP  -  Haute Savoie  -  19/12/06

M. Charroppin Jean  -  UMP - Jura  -  12/12/06

M. Thomas Jean-Claude  -  UMP - Marne  -  12/12/06

M. Roy Patrick  -  PS  -  Nord  -  12/12/06

M. Raoult Eric  -  UMP - Seine-Saint-Denis  -  12/12/06

Mme Briot Maryvonne  -  UMP - Haute-Saône  -  28/11/06

M. Mesquida Kléber  -  PS  -  Hérault  -  28/11/06

M. Lecou Robert  -  UMP - Hérault  -  21/1106

M. Vanneste Christian  -  UMP - Nord  -  21/11/06

M. Remiller Jacques  -  UMP  -  Isère  -  21/11/06

M. Glavany Jean  -  PS  -  Hautes Pyrénées  -  07/11/06

M. Abelin Jean-Pierre  -  UDF  -  Vienne  -  03/10/06

M. Bono Maxime  -  PS  -  Charente-Maritime  -  26/09/06

M. Merville Denis  -  UMP  -  Seine-Maritime  -  19/09/06

M. Boisserie Daniel  -  PS  -  Haute-Vienne  -  12/09/06

M. Schreiner Bernard  -  UMP  -  Bas-Rhin  -  22/08/06

M. Bocquet Alain  -  PC  -  Nord  -  15/08/06

M. Viollet Jean-Claude  -  PS  -  Charente  -  15/08/06

Mme Adam Patricia  -  PS  -  Finistère  -  01/08/06

M. Kucheida Jean-Pierre  -  PS  -  Pas-de-Calais  -  25/07/06

M. Vachet Léon  -  UMP  -  Bouches-du-Rhône  -  11/07/06

M. Paul Christian  -  PS  -  Nièvre  -  11/07/06

Mme Tanguy Hélène  -  UMP  -  Finistère  -  04/07/06

M. Mourrut Etienne  -  UMP  -  Gard  -  27/06/06

Mme Pons Josette  -  UMP  -  Var  -  27/06/06

M. Victoria René-Paul  -  UMP  -  Réunion  -  20/06/06

 

Exemple : Lettre de M. Christophe Masse - PS - Bouches-du-Rhône

"M. Christophe Masse appelle l'attention de M. le ministre de l'Education nationale sur la situation des directeurs d'école. En effet, depuis plusieurs années, les mouvements de grève administrative des directeurs d'école témoignent d'un désarroi dans ce métier du service public de l'éducation nationale. Ainsi qu'ils l'expriment, les directeurs d'école souffrent d'un manque de reconnaissance et de moyens d'exercer leur fonction dans des conditions efficaces, alors même qu'ils sont de plus en plus sollicités au quotidien pour gérer de nouvelles tâches. Le dernier accord signé par un seul syndicat d'enseignants avec le ministère n'a pas emporté la conviction de ceux qui, sur le terrain, se sentent méprisés par l'Etat. Les directeurs d'école souhaitent la création d'un statut non hiérarchique de la direction d'école venant reconnaître le métier de directeur d'école et définissant de manière claire et limitative leurs tâches et leurs responsabilités. Ils demandent la création d'un statut d'établissement garantissant une parité de moyens entre les écoles. Il lui demande donc quelles suites il compte donner à ces revendications en termes de moyens afin de permettre aux directeurs de retrouver pleinement la place qui est la leur au sein de l'école de la République".

    

A noter une nouvelle question écrite de M. Kléber Mesquida - PS - Hérault - le 19/12/06 concernant la procédure de retrait sur salaire pour service non fait :

 

"M. Kléber Mesquida souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur l'ordre donné aux inspecteurs d'académie d'engager la procédure de retrait sur salaire contre les directrices et directeurs qui bloquent l'enquête 19 dans le cadre de la poursuite de la grève administrative. Cette retenue interviendrait sur la paie de fin janvier et correspondrait à 1/30ème du salaire. Cent quatre-vingt-huit directeurs et directrices sont ainsi considérés comme grévistes sans tenir compte du fait qu'ils sont présents tous les jours à leur poste et qu'ils assument l'ensemble de leurs tâches d'enseignement ainsi que leurs activités administratives. La grève administrative perdure depuis sept ans, la réponse aux légitimes revendications des personnels par des sanctions financières semble peu adaptée à une profession qui s'investit avec courage et ténacité dans ses missions. Il s'interroge sur cette disposition qui semble porter une atteinte grave à l'exercice du droit syndical et marque une dérive autoritaire dans la gestion des conflits du travail. Aussi, il lui demande quelles mesures il compte mettre en place pour effectuer le retrait immédiat de ces sanctions et pour reprendre les négociations dans un climat serein".

 

Nous le voyons, nos positions commencent à être entendues. Nos luttes ne sont pas vaines. Certes, tout ne va pas aussi vite que nous le souhaiterions. Cependant, l'action ne peut que porter ses fruits.

En ce qui nous concerne, nous continuerons inlassablement notre lutte pour une juste reconnaissance de notre métier. Nous invitons tous nos collègues (qui ne l'ont pas encore fait) à écrire aux parlementaires de leur département. N'oublions pas qu'en juin 2007 se déroulent les élections législatives. Le moment est venu de nous faire entendre.

En quelques minutes, chacun d'entre nous peut alerter son député. Dans le message d'accueil de ce blog, figurent tous les éléments nécessaires : le moyen de trouver rapidement l'adresse de son député ainsi qu'un courrier type (à copier et coller).

  

Ne négligeons pas non plus les courriers aux principaux candidats à la présidentielle : adresses et courriers dans le message d'accueil également.

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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /Jan /2007 22:47

Dans quelques années, 2006 apparaîtra comme le début d'une ère nouvelle pour les directeurs. Chacun se souviendra qu'en 2006 la profession a enfin pris conscience que pour exister et acquérir une reconnaissance institutionnelle, elle ne pouvait compter que sur elle-même et qu'il lui fallait prendre en main son propre destin.

En septembre 2006, sous l'impulsion du GDID, pour la première fois, les directeurs ont eu l'occasion de s'exprimer. La consultation IFOP est encore présente dans tous les esprits. En affirmant massivement et à la quasi unanimité (93 %) leur volonté d'obtenir un statut, les directeurs ont infligé un véritable camouflet aux principaux syndicats enseignants. Syndicats qui se sont brutalement trouvés en déphasage complet avec les "enseignants-chargés-de-direction". D'un coup, d'un seul, les directeurs ont démenti les dirigeants syndicalistes qui s'octroyaient le droit de clamer que "les directeurs d'école ne veulent pas d'un statut".

Partant de ce constat d'échec, les syndicats n'ont eu d'autre recours que de vouloir "limiter la casse". Le SE-Unsa totalement déconsidéré depuis l'apposition de sa signature au bas du protocole,  n'a eu de cesse de justifier son accord par le fait "d'engranger les avancées" de mai 2006. Son principal rival, le SNUipp, soucieux de ne pas être associé à ce désastre, a multiplié les communiqués assassins à l'égard du SE-Unsa. Le SGEN-CFDT, en panne d'idées, d'adhérents et de militants, s'est mis à la remorque du SNUipp. Le SNUDI-FO est aux abonnés absents. Bref ! le paysage syndical s'en est trouvé passablement bouleversé.

 

Quelques mois après la mise en place des premières mesures contenues dans le protocole, quelle est la situation sur le terrain ? Le moins que l'on puisse en dire, c'est que le premier bilan est contrasté et peu flatteur pour les syndicats.

Pour ne pas être taxés "d'antisyndicalisme primaire", nous nous abstiendrons d'interprétations personnelles. Il nous suffirait de citer les déclarations très critiques du SNUipp à l'égard de son rival préféré. Nous nous contenterons du constat fait par le SE-Unsa lui-même, signataire du protocole, faut-il le rappeler...

 

Alors qu'il se place dans le cadre de la préparation de la rentré 2007, le SE-Unsa pointe de nombreuses inquiétudes.

 Smiley-msn-com-Super-Smiley-41110  

Décharge administrative du directeur par les PE2

"- Le déficit de PE2 dans certains départements risque de s'aggraver...

- Le déficit chronique en remplaçants déstabilise le fonctionnement global du service et a des retentissements sur l'application du protocole

- Certains IUFM prévoient des semaines de formation commune 1er et 2nd degré et de ce fait retirent le PE2 en stage filé de la décharge du directeur, sans essayer de faire procéder à son remplacement, voire même sans avertir le collègue directeur"

D'autres cas de retrait du PE2 ne permettent pas d'assurer la décharge du directeur :

- PE2 sont bloqués sur des semaines culturelles

- Stages de PE2 à l'Etranger

- Démissions de PE2

- Congés de maternité de PE2

On se retrouve vite en grande difficulté de respect de la décharge pour les écoles de 4 classes, voire (et c'est pire encore) pour les écoles de 5 à 9 classes.

Concernant les décharges de rentrée exceptionnelles pour les écoles de moins de 4 classes, des difficultés demeurent pour certaines directions à une classe et écoles maternelles..."

 

Dispositif EVS

"De nombreuses difficultés subsistent :

     - attitude des conseils généraux

     - nombreuses demandes de directeurs non satisfaites

     - impossibilité dans certains départements d'ouvrir le recrutement à des CAE

     - difficultés sur les contrats, les droits sociaux (situation catstrophique dans le 93)"

 

Vademecum

Le SE-Unsa rappelle qu'à sa "demande expresse" les 7 premières fiches ont été réalisées notamment celles relatives "aux sujets importants et sources d'angoisse, en terme de responsabilité". Elles devraient parvenir aux directeurs fin janvier.

Ouf ! Les écoles vont enfin pouvoir "tourner"...    Smiley-msn-com-Super-Smiley-41019

 

Manifestement, le SE-Unsa semble découvrir qu'il a été victime d'un marché de dupes. Pourquoi s'est-il précipité à signer ce protocole ? Aveuglement idéologique ? Irresponsabilité des dirigeants ? Volonté d'être le "premier défenseur" des directeurs ?

Le résultat était prévisible. Les fameuses "avancées à engranger" apparaissent pour ce qu'elles sont : de la poudre aux yeux pour mettre un terme à la grève administrative qui gênait l'administration dans ses coupes sombres de la carte scolaire.

La responsabilité du SE-Unsa est entière dans ce désastre. En se montrant complice du ministère pour, de facto, mettre fin au long conflit de la direction d'école, ce syndicat s'est fourvoyé et a fait une erreur capitale de jugement. Alors qu'il s'estimait partenaire privilégié du ministère, il a eu la désagréable surprise de constater la mise en place de groupes de travail pour continuer la réflexion et apporter d'autres solutions à cet épineux problème.

En effet, le ministère a vite "senti" que les directeurs n'adhéraient pas à ce protocole. Les informations lui provenant "du terrain" ont fait remonter la grogne de la base. Les résultats de la consultation IFOP-GDID n'ont fait que confirmer au ministre que le protocole n'était pas la solution permettant un réglement définitif de ce conflit.

 

Face à des syndicats déboussolés, mis en contradiction par l'immense majorité des directeurs, le ministère a les coudées franches pour avancer et imposer ses réformes. Il peut le faire d'autant plus aisément que le SE-Unsa est KO debout et que le couple SNUipp / SGEN pratique la politique de la chaise vide.

Certes, de temps à autre, ces syndicats relèvent la tête, gesticulent, vocifèrent, font défiler "1000 délégués" à Paris, s'organisent en inter-syndicale, appellent les collègues à participer à des réunions squelettiques qui rassemblent une dizaine de personnes et publient des communiqués menaçants qui n'intimident plus personne...

L'essentiel, pour ces organisations, est de montrer qu'elles existent encore et tenter de reconquérir les brebis égarées. Ainsi, le 14 décembre, à l'issue de la Réunion du CSE (Conseil Supérieur de l'Education), le SE-Unsa ne craint-il pas d'écrire :

"Le SE-Unsa obtient, seul, la clarification des rôles respectifs des directeurs et des formateurs".

La belle affaire ! Le beau succès ! La grande victoire !

Résumé : Lors de l'examen du PROJET d'ARRETE portant chier des charges de la formation des maîtres en IUFM, le SE-Unsa a proposé des amendements retenus par le CSE.

Texte initial :

"[...] Les formateurs de terrain, y compris les directeurs d'école ainsi que les chefs d'établissement qui accueillent des professeurs stagiaires, sont les mieux à même d'apprécier leurs progrès : ils doivent contribuer avec les formateurs d'IUFM à l'évaluation des compétences des stagiaires".

Texte définitif tenant compte de l'amendement du SE-Unsa :

"[...] Les formateurs de terrain, les instituteurs-professeurs des écoles maîtres formateurs, les professeurs tuteurs, sont les mieux à même d'apprécier les progrès des professeurs stagiaires : ils doivent contribuer à l'évaluation de leurs compétences avec les formateurs d'IUFM. Les chefs d'établissement qui accueillent des professeurs stagiaires prennent part à cette évaluation ".

 

Cet amendement a pour objectif de retirer le directeur du processus d'évaluation du stagiaire. Faut-il comprendre qu'il est le seul à ne pas avoir les compétences nécessaires pour évaluer ? Le directeur devra-t-il se contenter d'accueillir, aider, accompagner, conseiller le stagiaire sans avoir son mot à dire au moment de l'évaluation ?  

Toujours est-il que le CSE a d'autant plus facilement accepté cet amendement que l'essentiel est que le stagiaire soit accueilli et évalué. Ce sera le cas et peu importe par qui.

Autre article modifié

Texte initial :

"Les professeurs stagiaires ainsi que les professeurs nouveaux titulaires doivent être accueillis et accompagnés [...] Cela nécessite l'implication de tous les acteurs (directeur d'école ou chef d'établissement, conseillers pédagogiques, maîtres d'accueil temporaire, formateurs et stagiaires) dans l'évaluation des dispositifs de stage".

Texte définitif tenant compte de l'amendement du SE-Unsa :

"Les professeurs stagiaires ainsi que les professeurs nouveaux titulaires doivent être accueillis et accompagnés : l'organisation, le déroulement et l'évaluation des dispositifs de stages font l'objet d'une attention particulière.

La réflexion menée au sein de de l'établissement ou de l'école sur les activités qui leur sont proposées est partie intégrante de cet accueil et de l'accompagnement. Cela nécessite l'implication de tous les acteurs (directeur d'école ou chef d'établissement, instituteurs-professeurs des écoles maîtres formateurs, professeurs tuteurs ou référents, maîtres d'accueil temporaire, formateurs et stagiaires : chacun, selon son champ de compétence, y prend sa part".

 

La phrase soulignée indique l'amendement du SE-Unsa. De la pure et belle langue de bois !! Le CSE pouvait-il s'offusquer d'un tel amendement ?

 

D'ailleurs, ce deuxième article montre bien la vanité de l'amendement précédent puisqu'il implique clairement le directeur d'école dans l'évaluation des dispositifs de stages. Ainsi, le directeur peut et doit évaluer un dispositif de stage mais ne peut pas évaluer le stagiaire qu'il accueille dans son école !

En laissant les directeurs participer à l'évaluation des stagiaires, le SE-Unsa craignait-il de mettre le doigt dans l'engrenage qui conduit à la reconnaissance implicite des "petits chefs" ?

 

Le SE-Unsa conclut ainsi son communiqué de victoire :

"Au moment où certains se font les chantres de la défense des directeurs d'école, leur silence en CSE en dit long sur leur volonté réelle à les défendre et à obtenir des avancées...

SE-Unsa : Faites la différence. La preuve par l'amendement".

 

Des avancées, encore et toujours des avancées... Chanceux directeurs si bien défendus... Défense des directeurs, certes, mais pas comme on le souhaiterait ni même comme on serait en droit de l'attendre de syndicats responsables et dignes de ce nom. L'exemple le plus caractéristique concerne justement le retrait sur salaire pour cause de service non fait (relire notre article).

Les différents syndicats cités ci-avant, dans ce domaine comme dans d'autres, gesticulent beaucoup mais avancent en ordre dispersé, sans cohérence et surtout sans efficacité.

Après le SNUipp 38 (Isère) en octobre dernier, c'est maintenant au tour du SE-Unsa 01(Ain) d'abandonner les collègues directeurs en rase campagne et d'aller rendre à l'IA les enquêtes 19, "tout en manifestant colère et désapprobation", naturellement...

 

Prochainement, les groupes de travail vont reprendre leurs activités au ministère. Pas grand-chose à en attendre. Pour l'un la mise en place d'EPEP à titre expérimental dans quelques dizaines de communes. Pour l'autre, la mise au point d'un "statut d'emploi". Rien qui ne soit de nature à répondre aux attentes des directeurs et à apporter des solutions à la crise de la direction d'école.

 

Il convient, néanmoins, de retenir des événements de cette année au moins 2 POINTS POSITIFS.

     - l'émancipation des directeurs vis-à-vis des centrales syndicales et des autorités hiérarchiques.

Jamais les directeurs n'avaient autant osé contester et aussi ouvertement des mesures prises "en leur faveur". Ils ont su faire entendre leur voix au point que le ministre a annoncé une suite aux négociations après avoir affirmé dans la presse : "le problème des directeurs est réglé".

 

     - la reconnaissance du GDID comme association capable d'agréger les directeurs.

 Depuis qu'il a permis aux directeurs de s'exprimer au travers de la consultation IFOP, le GDID a pris une autre dimension. Il est maintenant considéré comme une force de propositions. Aux yeux des interlocuteurs ministériels, le GDID est reconnu comme une organisation plus représentative des directeurs que ne le sont les principaux syndicats. Sa notoriété et sa crédibilité ne peuvent plus être contestées.

 

Aucun syndicat ne pourra plus parler au nom des directeurs et affirmer comme il y a peu encore : "les directeurs ne veulent pas de statut".

 

En 2006, les directeurs ont su se faire entendre. Ils ont clairement affiché leurs priorités au travers de la consultation IFOP-GDID. Ils ont affirmé leur refus de se voir confisquer la parole par des organisations syndicales qu'ils jugent non représentatives de leur profession.

Puissent-ils, en 2007, poursuivre leur émancipation et amplifier leur voix pour dénoncer le statu quo et faire évoluer leur métier afin de le mettre au diapason du XXIème siècle...

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Vendredi 29 décembre 2006 5 29 /12 /Déc /2006 14:45

Clément Parazy, directeur depuis 14 ans, nous envoie le courrier suivant qu'il nous autorise à publier sur notre site :

 

"Les analyses faites dans "directeurs en lutte" me paraissent remarquablement lucides et pleines d'intelligence. Elles nous confortent dans notre désir d'action ou de réaction et notamment les jours où tout nous commande de baisser les bras.

 

Sachons refuser cette mise en condition de l'esprit et cette mise en scène (luttes intestines entre syndicats, politique de la chaise vide, communiqués de victoire pour les uns, de trahison pour les autres...).

Osons nous confronter à ces syndicalistes honteux et trop souvent à l'écoute de leurs idées rétrogrades (les pauvres, ils ne savent pas !), qui nous imposent à intervalles réguliers l'idéologie simpliste du binaire. Pavlov doit être ravi.

Mais attention "messieurs les imbus du nombril" (ce sont les défenseurs du statu quo que je définis ainsi), les directeurs ne sont pas nécessairement idiots ou touchés par la maladie d'Alzheimer... Et il vous faudra peut-être leur rendre des comptes pour votre manque de perspicacité ou pire, pour votre aptitude à les tromper !

 

Eh oui, mesdames et messieurs les dirigeants syndicalistes, les lendemains sont parfois surprenants !"

 

Nous n'ajouterons rien à ce courrier qui se suffit à lui-même.

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Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /Déc /2006 22:47

 

Comme vous avez pu le constater, l'équipe des "directeurs en lutte" prend quelques vacances afin de revenir plus en forme que jamais début janvier. L'année 2006 a été riche d'enseignements les plus divers. Dans quelques jours, nous en dresserons le bilan.

Dès 2007, nous engagerons une nouvelle phase de la campagne de reconnaissance des directeurs et directrices d'école. Nous poursuivrons en toute indépendance notre combat pour une véritable information. Nous nous donnerons tous les moyens pour convaincre, dénoncer les faux-semblants, et faire émerger le débat, le vrai, loin des rideaux de fumée des idéologies d'un autre âge de syndicats acquis à la cause du statu quo.

 

A tous ceux, de plus en plus nombreux, qui nous rejoignent et se retrouvent dans notre lutte quotidienne, nous adressons nos voeux de BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2007.

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