Quelle heure

Soutiens

Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

5

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante :

http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp

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 N'oubliez pas de revenir... en forme.
Il nous reste beaucoup à faire pour l'obtenir... ce STATUT

Lundi 10 mars 2008



Le 1er mars, dans un article intitulé "consultation tous azimuts", nous avions fait part des résultats de la consultation organisée par le SE-Unsa et à l'issue de laquelle, ce syndicat avait décidé de signer le relevé de conclusions. Nous annoncions également que le SNUipp avait, lui aussi, lancé une enquête auprès de "la profession".

Les questions posées par le SNUipp ne sont en rien comparables à celles du SE-Unsa. Les résultats diffèrent également puisque 55% des enseignants consultés par le SNUipp sont hostiles à la suppression prévue des 2 heures d'enseignement du samedi matin. 78% demandent au syndicat de ne pas signer le relevé de conclusion ministériel.

"Les 10000 premières réponses à la consultation organisée par le SNUipp attestent du besoin de consultation exprimé par les enseignants, syndiqués ou pas. Les résultats ne laissent pas place au doute. Les enseignants rejettent  massivement le dispositif présenté par le ministère sur l’utilisation des 2 heures libérées par la suppression du samedi matin. À près de 80 %, ils estiment que le relevé de conclusion n’est pas acceptable, et que les propositions retenues  à l’issue des négociations sont totalement insatisfaisantes. Avis sans appel !
L’augmentation de 18 à 24 heures du temps consacré au travail d’équipe, ainsi que celle de 12 à 18 heures pour  l’animation et la formation recueillent des avis contrastés. À l’évidence la question du temps de concertation n’est pas résolue aux yeux de la profession. Par contre, le fait de consacrer 60 heures à des actions directes en dehors du temps de classe auprès des élèves est jugé inacceptable. Pour quelles raisons ? Si une faible majorité des enseignants estime que la suppression de 2 heures hebdomadaires n’est pas une bonne mesure en soi, 76 % d’entre aux estiment que le dispositif proposé ne sera pas à même d’aider à résoudre les difficultés d’apprentissage des élèves. De la même manière la déclinaison de ces mesures pour la maternelle n’est pas plébiscitée. Près de 79 % des enseignants ayant répondu à l’enquête considèrent que le SNUIpp ne doit pas signer le relevé de conclusion".

Naturellement, et comme nous le disions précédemment, la réforme s'appliquera malgré le refus du SNUipp puisque 2 syndicats (SE-Unsa et SGEN-CFDT) ont depuis longtemps apposé leur signature au bas du "relevé de conclusions".

Notons également qu'aux yeux des dirigeants du SNUipp, "10000 réponses à la consultation", c'est le signe incontournable d'un besoin de s'exprimer... 10 000 sur plus de 300 000 puisque, selon la formule consacrée, "l'ensemble de la profession" était invitée à donner son avis.
Rappelons à ces mêmes dirigeants que, lors de la consultation IFOP organisée par le GDID, en septembre 2006, ce sont également plus de 10 000 collègues qui se sont exprimés... A la différence près que c'était 10 000 sur un total de 50 000 directeurs soit une participation 6 fois supérieure à celle du SNUipp avec un résultat édifiant : 93 % favorables à un statut ! Et pourtant, le SNUipp n'a pas relevé "le besoin de consultation exprimé par les directeurs"... Deux poids, deux mesures ?
 
 

EVS : le SNUipp s'inquiète pour l'aide administrative des directeurs...
"Quel avenir pour l’aide administrative à la direction d’école et les personnels en charge de cette mission ? Dans une note interministérielle en date du 13 février, il est fait mention d’une baisse de 20000 recrutements des contrats aidés employés en tant qu’EVS dans l’Education nationale pour l’année 2008. En lieu et place des 50000 installés dans les écoles cette année, seuls 30000 devraient être présents à la rentrée prochaine. Le SNUipp vient d’adresser un courrier au ministère pour s’inquiéter fermement de cette situation qui remet en cause l’aide dont bénéficiaient les directeurs pour le fonctionnement de l’école. De plus, il s’alarme du non renouvellement de contrats pour les EVS qui en plus n’ont pu obtenir aucune formation. 
Du fait de sa précarité, ce dispositif avait été dénoncé par le SNUipp lors de l’application du protocole sur la direction d’école. Le syndicat continue d’exiger pour la mission d’aide administrative ainsi que pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap la création de métiers pérennes".
 
  

Nous sommes touchés, cela va sans dire, par l'intérêt que nous manifeste subitement le SNUipp... Nous préfèrerions, toutefois, qu'il poursuive dans sa lancée des consultations et en organise une nouvelle sur le désir de statut des directeurs...
Néanmoins, conscients que cela a un coût, et pour épargner au SNUipp une dépense bien inutile, nous reprendrons les propos de Marcel Pochard (Président de la commission sur l'évolution du métier d'enseignant) : "s’agissant de la question enseignante, comme sur beaucoup de sujets en France, on sait depuis longtemps ce qu’il faut faire"...

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par Les directeurs en lutte publié dans : Position des syndicats
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Vendredi 7 mars 2008

Marcel Pochard au sujet de la Commission sur le métier d’enseignant : « Il y a eu arrière-pensée tactique du ministère »

Quatre semaines après la remise de son rapport sur l’évolution du métier enseignant, Marcel Pochard est un homme en colère. Chargé en septembre dernier par le ministre de l’éducation nationale Xavier Darcos d’exposer dans un «livre vert» les changements possibles pour revaloriser la condition enseignante, le conseiller d’Etat se dit victime d’«une certaine arrière-pensée tactique» du ministère. Il dénonce une collusion entre les syndicats et l’administration de l’éducation nationale qui préfèrent l’«inéquité au désordre», et craint que sa contribution ne passe à la trappe de l’histoire, et avec elle, une véritable occasion de réformer le système éducatif français.

Un peu plus d’un mois après la remise de votre «livre vert sur l’évolution du métier enseignant», quel est votre sentiment sur les résultats du travail de votre commission ?

La conscience du devoir accompli, mais en même temps une certaine inquiétude. Le rapport est sorti depuis plusieurs semaines ; il est le fruit d’un très gros travail et je ressens la crainte qu’il ne soit pas exploité à plein. Le ministère paraît hésitant sur la façon d’embrayer et je ne comprends pas le blocage des organisations syndicales à l’égard de ce qui a vocation de livre vert et non de recommandations.

Ne craignez vous pas d’avoir été instrumentalisé, voire piégé, par le ministère de l’Education nationale ?
La création d’une commission n’est jamais neutre ; sa composition non plus. En l’espèce la désignation du secrétaire général du ministère comme rapporteur général (Pierre-Yves Duvoye) ne pouvait qu’intriguer. Je n’ai pas trouvé à y redire car y ai vu la garantie d’une coopération de l’administration. Si piège, il y a pu y avoir, il est dans cette étrange mais bien réelle idée, qu’au fond, les solutions à mettre en œuvre étaient bien connues et que notre travail pouvait se résumer à un travail de tactique pour savoir comment mettre en musique ces solutions bien connues. Que donc notre travail n’était pas tant un travail d’approfondissement qu’une mise en forme de réformes dont l’administration savait déjà ce qu’elles devaient être. Que la commission n’avait pas à refaire elle-même, de façon exhaustive, tout le travail de mise à plat des multiples aspects de la condition enseignante, censés être bien connus, ni même de s’interroger sur les voies et moyens de changer le cours des choses mais de se préoccuper du seul comment faire passer les réformes. Le rapporteur général ne l’a au demeurant pas caché, faisant valoir rapidement, en substance que « s’agissant de la question enseignante, comme sur beaucoup de sujets en France, on sait depuis longtemps ce qu’il faut faire ; le propos de la commission, ce n’est pas de réinventer ce qu’il faut faire, c’est de l’instiller, en démontrer l’intérêt et l’efficacité... ». Tout cela est assez classique, mais aux antipodes de mes propres convictions : s’imaginer que l’on sait ce qu’il faut faire constitue la meilleure façon de se planter.

Vous accréditez néanmoins ainsi l’idée que la commission, comme le dénoncent les organisations syndicales enseignantes, a été instrumentalisée ?

Le terme d’instrumentalisation est bien excessif, même si l’on ne peut écarter, comme je l’ai dit, du côté du ministère de l’éducation nationale, une certaine arrière-pensée tactique. Ce n’est d’ailleurs pas nécessairement choquant ; je conçois sans difficultés que, dans l’esprit du ministre, Xavier Darcos, cette commission ait trouvé sa place dans une stratégie de changement et d’innovation vis à vis des organisations syndicales. Ce qui est important, c’est que la Commission ait fait son travail en allant au fond des choses. Si dans les résultats, de nombreuses pistes recoupent des idées déjà avancées par d’autres, rien de contradictoire : il ne s’agit pas de réinventer la roue ; mais sur de très nombreux sujets, les scénarios préconisés comportent de véritables novations.

Un autre risque, probablement plus lourd, pesait sur la commission : le risque de s’en tenir à une sorte de langage commun et largement codé qui existe entre l’administration de l’éducation nationale et les organisations syndicales. Car il y a des points sur lesquels on peut avoir le sentiment que les deux ne souhaitent pas que la réalité des choses soit dite explicitement et écrite. Car ils peuvent redouter d’être mis dans une situation qui les obligent à changer et à sortir du bois.

C’est-à-dire ?
Il y a des constats que l’institution scolaire n’aime pas faire ; par exemple qu’il n’est pas acceptable de confier systématiquement aux nouveaux titulaires la majorité des postes vacants dans les zones difficiles dites prioritaires mais si peu prioritaires en matière d’affectation des ressources humaines. Admettre ce constat, c’est s’obliger à agir. Mais comme agir, cela signifie remettre en cause des solutions de facilités aussi bien pour l’administration que pour les syndicats, mieux vaut ne pas avoir à regarder la réalité en face et se contenter de circonlocutions. Mieux vaut en quelque sorte une inéquité qu’un désordre.

Et vous avez buté sur le fait qu’en France, les organisations syndicales détiennent un certain pouvoir dans ce domaine, comme celui d’informer les enseignants sur les affectations et les mutations, ce que l’administration ne fait pas toujours...

Nous sommes effectivement là dans un domaine type que l’on peut qualifier de cogestion. Le langage tenu par les deux partenaires est sensiblement le même. A savoir : ce système n’est pas très bon mais, dans le fond, il est possible de limiter les dégâts par des mesures d’accompagnement. A l’inverse, la Commission est sortie de son travail convaincue que les mécanismes d’affectation et de gestion des ressources humaines doivent être réformés en profondeur. Même chose pour la notation des enseignants : les syndicats comme l’administration n’ont pas véritablement envie de trouver un autre système de notation parce que le système actuel a le seul mérite d’exister.

Pourquoi co-gestion ? Ne s’agit-il pas plutôt d’une absence de gestion tout court de la part de l’administration ?
On peut effectivement estimer qu’en matière d’affectation, l’administration a trop renoncé à exercer ses prérogatives de puissance publique. Le principe même du service public veut qu’il soit d’égale qualité sur tout le territoire et c’est à la puissance publique de faire respecter ce principe. Or dès lors que, quels que soient les efforts faits pour y remédier, l’intérêt quasi exclusif des agents prévaut en matière d’affectation, avec le résultat que l’on sait, cela signifie que l’intérêt du service se trouve peu ou prou sacrifié, faute d’usage des prérogatives dont dispose la puissance publique. Cela ne veut pas dire que l’on ne doive pas considérer l’intérêt des agents ; mais on doit se donner les moyens de peser sur les choix. Dans l’éducation, tout le monde est attaché au service public. Il ne doit pas être impossible d’amener les partenaires sociaux à comprendre qu’ils ne peuvent méconnaître à ce point certains des principes fondamentaux de ce service public.

Bien sûr, je n’ignore pas qu’il y a énormément d’explications à tout cela. L’une d’elle est que la France conserve une conception très individualiste du métier d’enseignant et qu’il y a dans le monde enseignant une profonde défiance vis-à-vis de l’autorité de proximité, la plus à même d’exprimer quel est l’intérêt du service sur le terrain. Les chefs d’établissements en sont bien convaincus mais n’osent pas le dire de crainte qu’on les accuse d’avoir changé de camp.

Diriger une commission lorsque l’on ne connaît pas un univers, c’est un problème ou un atout ? Votre Commission, vous-mêmes, n’en aviez-vous pas une idée préconçue ?

J’ai une culture administrative. Je suis arrivé avec ma propre vue de la fonction enseignante mais j’ai voulu avoir une vision plus large, et historique, sur la condition enseignante. D’où mon intérêt pour la commission Ribot de 1899 ou de la commission Joxe de 1972, dont le travail était perdu de vue, même par les gestionnaires qui ont totalement le nez dans le guidon, et de ce fait peut-être plus préoccupés, comme je l’ai dit de tactique, que de nouvelles approches. Or il y en a besoin. Depuis que je pratique le dialogue social, je découvre que pour un nombre étonnant de gens le dialogue social est un moyen de convaincre les partenaires du bien fondé de ce que l’on pense. Or le dialogue social qui se résume à cela n’a aucun intérêt.

Craignez-vous une négociation faussée ?

Le gouvernement s’est fixé lui-même des contraintes. Le ministère s’est engagé à déboucher sur un livre blanc d’ici l’été. Il ne peut pas ne pas agir. Si risque il y a, il touche à la méthode : la politique actuelle est de commencer par se mettre d’accord avec les organisations syndicales sur les thèmes qui vont faire l’objet des discussions. Il ne faudrait pas qu’à ce stade des thématiques centrales passent à la trappe, comme la refondation de la politique d’affectation des agents ou celle de leur évaluation. Cela serait regrettable car à partir de ces sujets, c’est toute la gestion des ressources humaines qui peut être abordée et rebâtie. Mais en l’état, je n’ai aucune information et je ne voudrais surtout pas faire de procès d’intention. Je reste persuadé que si l’on a fait travaillé une commission, c’est pour se servir de son travail.

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par Les directeurs en lutte publié dans : Analyses
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Mercredi 5 mars 2008

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Un texte de cadrage sur l’utilisation des heures du samedi a été signé par deux organisations syndicales au plan national le Se et le Sgen. Il doit maintenant servir de base pour la rédaction des textes réglementaires. Le SNUipp a de son côté fait le choix de consulter la profession avant que son Conseil national ne se prononce le 18 mars.

Rappel des nouvelles obligations de service, au-delà des 24 heures hebdomadaires d’enseignement à tous les élèves, 108 heures annuelles réparties comme suit :

24 heures de travaux en équipes pédagogiques + 18 heures d’animation pédagogique et de formation + 6 heures de Conseil d’école + 60 heures consacrées à des actions directes auprès des élèves concernés par le soutien et au temps d’organisation correspondant et/ou, à défaut, au renforcement du temps de formation hors présence élèves.
 

Les élus du personnel SNUipp 80 ont été reçus en audience par l’Inspecteur d’académie de la Somme ce jeudi 28 février. L’entretien a notamment porté sur "l’utilisation des heures du samedi".
 
L’IA considère que le temps d’organisation liée à la prise en charge d’élèves ne pourra dépasser un maximum de 10% soit 6 heures. Il a précisé qu’il ne pourrait s’agir que de temps d’organisation et non de préparation, car ce dernier est pour lui intrinsèque aux obligations de services d’un enseignant que ce soit donc sur le temps d’enseignement scolaire ou hors temps scolaire (soutien).
Même s’il admet que le Conseil des Maîtres effectue le premier repérage, prend les décisions et organise les aides, l’IA insiste sur le rôle des IEN qui, en dernier ressort valident, régulent et contrôlent les 60 heures théoriques de «soutien» («débusquent les gens qui tenteraient de profiter de la situation»…).

Même s’il dit se refuser à un cadrage départemental trop rigide, il a déjà arrêté quelques principes avec les IEN : des groupes de 3 à 6 élèves, éventuellement avant mais surtout après la classe ou pendant la pause méridienne, 2 X 1h ou 3X 40mn par semaine, «pas 8 X ¼ d’heure ou 1X2h», pas le samedi donc, ni le mercredi (sauf si dérogation pour semaine sur 9 demi-journées, mais seulement en 2009/2010). Ce ne serait par ailleurs pas nécessairement ni les mêmes élèves, ni les mêmes maîtres qui seraient concernés toute l’année.

Concernant les RPI, les IEN feraient pour chacun «un diagnostic de situation», interviendraient auprès des communes qui organisent la restauration et le transport pour éventuellement changer les horaires et par exemple allonger la pause méridienne.

Il a déclaré qu’il veillerait à ce que le nombre d’élèves pris en charge et le nombre de modules proposés par les écoles soient en phase avec la réalité des difficultés constatées notamment lors des évaluations. Il est donc «clairement évident» pour lui que tous les enseignants ne pourront pas, «loin de là», utiliser ces 60 heures pour le soutien.

Le «capital temps» qui ne serait donc pas utilisé pour des interventions auprès d’élèves, le serait pour de la formation : les mercredis matins ou toute la journée et pendant les vacances scolaires – «des enfants» a-t-il tenu à préciser...- : petites vacances et début juillet ou fin août. 
Il a avancé l’idée de stages filés les mercredis sur des thématiques particulières (PPRE, TICE, LV), des sessions durant les vacances qui en 2009/2010 pourraient même faire l’objet d’une offre dans le cadre du plan de formation et pour lesquelles les personnels pourraient «candidater»... Il envisage une période de «calage» jusqu’aux vacances de la Toussaint, à l’issue de laquelle les IEN seront en mesure de dire «dans les grandes masses» ce que fera chaque enseignant… tant pour le «soutien» que pour la formation avec l’objectif réaffirmé que «les 60 heures soient faites partout», un décompte de ces heures étant établi sur l’année pour chaque enseignant…

L'IA n’a pas caché que ce dispositif présente clairement pour lui «l’extrême intérêt» de pouvoir développer la formation continue des personnels hors temps scolaire… «sans nécessité de remplacement»... C’est aux IEN de «faire preuve d’imagination pour trouver des solutions intelligentes dans la concertation»… : par exemple, la possibilité de «faire appel à des collègues d’écoles voisines pour assurer la prise charge des heures de soutien dans une école, afin de permettre à ses enseignants de s’engager sur une formation filée sur l’année de 60h, voire 78 en intégrant les heures normalement réservées aux animations pédagogiques et les 6h de formation qui vont s’y ajouter»…. Même solution envisagée pour permettre aux collègues d’écoles ayant beaucoup d’enfants en difficulté d’accéder malgré tout aux formations proposées… toujours hors temps scolaire… Il ne cache pas la complexité de mise en oeuvre de cette FC hors temps scolaire et la difficulté à donner une réelle visibilité sur l’année…afin de permettre aux personnels de s’organiser en conséquence… mais tient à rappeler qu’ «il n’est pas acceptable de dire je ne peux pas aller en FC hors temps scolaire parce que j’ai des enfants»…

 

Concernant les situations particulières
 

Personnels des RASED : en attente des textes réglementaires

Titulaires remplaçants (BD/ZIL) : pas de réponse pour l’instant. La gestion sera difficile selon que le remplaçant remplace un maître qui était censé faire du soutien ou non ; qu’il soit déjà inscrit à des formations ou pas… évoque la possibilité que ce soit plutôt un autre maître de l’école qui assure alors la «continuité du service» pour le soutien, les remplaçants en étant dégagés mais devant en compensation s’inscrire à une ou des formations pour un volume de 60 heures sur l’année (en plus des 18h prévues par ailleurs par le texte : 12h animations pédagogiques + 6h) accédant ainsi «enfin» à des formations longues [mais hors temps scolaire…] dont ils étaient jusqu’alors privés. Il attend toutefois, sur ce point également, d’éventuelles précisions des textes réglementaires à venir.

Personnels sur poste fractionné : en attente des textes réglementaires

Temps partiel : en passant en «4 jours» les quotités (et donc les rémunérations) vont changer l’an  prochain ; ainsi le 77,78 % - correspondant à une journée par semaine – devient un 75%, cette quotité portant sur les « 108 heures» (comme actuellement avec la 27ème heure) les collègues concernés n’étant donc redevables que de 81 heures

Directeurs : en attente des textes réglementaires. Concernant le paragraphe du texte précisant que «l’application de ces dispositions aux directeurs d’école fera l’objet d’un examen particulier». L’IA précise que les directeurs sont concernés par les 108 heures mais que, concernant le contenu des 60 heures, ils pourraient être dispensés d’aide… Il est vrai que leur charge de travail va sérieusement augmenter avec cette «organisation».

Droit syndical : l’IA a déclaré que dans l’hypothèse d’absence de texte de cadrage national, il réunirait les organisations syndicales d’ici juin afin «d’engager une réflexion commune» afin de «rendre au maximum compatibles les deux exigences de continuité du service et droit syndical individuel» en évoquant l’idée que ces réunions pourraient avoir lieu sur les 108 heures…

 
Les représentants du SNUipp abordent la question des directeurs dont la décharge est assurée par un PE2.

- mise en place d’un «crédit décharge» pour les directeurs déchargés par un PE2 ; il s’agirait de ne plus remplacer les directeurs quand les PE2 sont en stage groupé (2 fois dans l’année janvier/février et mai/juin - ce remplacement ayant gelé des brigades cette année pour la première session) mais de leur accorder un «capital temps» qui serait honoré à d’autres périodes de l’année, en fonction de la disponibilité des remplaçants.
Le SNUipp a rappelé que les décharges réglementaires de directions devaient être assurées par des titulaires comme c’était le cas avant que le protocole direction de 2006 - que le SNUipp n’a pas signé - ne vienne changer la donne… 
 

Cette audience est intéressante car il en ressort clairement que le ministère a probablement pris des décisions qu'il ne nous annoncera qu'après les élections municipales. Prudence oblige... 
En effet, il semble que le dispositif est prêt à être mis en oeuvre et que seules quelques "modalités" restent à régler, notamment la question de "l'application de ces dispositions"pour les directeurs d'école.
 

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par Les directeurs en lutte publié dans : Propositions du Ministère
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Samedi 1 mars 2008
Sandage_4























Vos suffrages m’intéressent, nous clament les prétendants aux élections municipales et cantonales…

Votre avis m’intéresse, nous disent à la fois les syndicats majoritaires et le ministre de l’éducation…

En effet, depuis la confirmation par Xavier Darcos de l’annonce du président de la République de supprimer les cours du samedi matin, règne dans ce pays une frénésie de consultations tous azimuts… Jamais les enseignants n’auront fait l’objet d'autant de sollicitations.

Le premier, le SE-Unsa a proposé une enquête à l’ensemble des enseignants. Pris par l’urgence (l’ultimatum diront certains) de signer très vite les propositions du ministère, ce syndicat a ramassé les copies le 1er février. Les résultats sont connus. 6782 retours. C’est peu. 5 questions. 
 

1. Etes-vous d’accord avec les différents types de missions décrites dans les 108 heures ? Sinon, que manque-t-il à votre avis ou qu’est-ce qui ne devrait pas y figurer ?

Réponse : oui à 63 %
 

2. Que pensez-vous de la répartition horaire proposée par le Ministère : 20h pour les travaux au sein des équipes et relations avec les parents + 14h de formation + 6h de conseils d’école + 68h pour des actions directes auprès des élèves en difficulté ?

- Les heures pour travaux en équipe sont largement sous-évaluées, pour 92% des sondés

- 2 h seulement pour les parents, c’est très insuffisant, pour 87% des sondés

- Concernant les 14 h, 82% des collègues ne voient pas l’intérêt d’augmenter ce temps si cela reste en l’état (conférences pédagogiques)

- 73% contestent que seul le temps de présence devant élèves soit pris en compte
 

3. Que pensez-vous du passage des conférences pédagogiques en formation ? Pensez-vous qu’elles doivent être maintenues spécifiquement ? Avis mitigés

4. Que pensez-vous du traitement particulier des enseignants de maternelle ? Quelle(s) autre(s) proposition(s) pour l’utilisation de ces deux heures ?

- 61% des sondés estiment qu’il y a, au sein de l’école maternelle, des difficultés à traiter sans avoir besoin d’être affectés en élémentaire, d’office

- 28% expriment leur désaccord total à intervenir en élémentaire si cela leur est imposé
 

5. Quelles seraient vos autres demandes concernant le fonctionnement de ces 108 heures ?

L’essentiel des demandes recoupe la demande d’un temps de concertation abondé pour ce qui concerne les travaux au sein des équipes pédagogiques

Au-delà de cette requête, vient une demande de décharge supplémentaire pour les directeurs : 46%. Parmi ces collègues, 35% réclament du temps de décharge pour les directeurs actuellement non déchargés (1 à 3 classes) et 65% du temps de décharge pour organiser ce dispositif (souhaitent que le temps libéré ne le soit pas directement auprès des élèves mais pour assurer le travail de coordination que cela va demander).
 

Le 4 février, le ministre fait de nouvelles propositions. Le 5, Un bureau national du SE-UNSA est réuni en urgence et se prononce à 68% pour la signature du relevé de conclusions

"Le SE-UNSA considère que le relevé de conclusions, dans lequel le ministre s’engage (rédaction des textes réglementaires à partir de ce document) permet :

- d’augmenter de façon significative le temps dévolu à la concertation :

à 6h de plus dans la partie « travaux en équipe » qui passe de 18 à 24h

à une souplesse dans la partie « actions directes » qui passe de 72 à 60h et qui inclut un « temps d’organisation ».

- de préserver les enseignants de maternelle qui initialement allaient devoir prendre systématiquement les élèves d’élémentaire en charge. On le retrouve avec les ajouts : « le suivi des projets personnalisés de scolarisation pour les élèves handicapés » dans la partie 24h de travaux en équipe, « ou à des interventions en petits groupes, par exemple en maternelle » dans la partie 60h.

- de prendre en compte la tâche particulière des directrices et directeurs d’école (surtout ceux qui ne sont pas déchargés ou qui n’ont qu’une décharge partielle, ce qui est la majorité des cas), avec l’ajout d’une phrase : « L’application de ces dispositions aux directeurs d’école fera l’objet d’un examen particulier ».

- de prendre en compte la spécificité des RASED dont il n’était pas du tout question au départ. C’est le SE-UNSA qui a défendu l’ajout des PPRE et le rôle des RASED.

- D’augmenter malgré le contexte budgétaire, le temps de formation des enseignants sur leur temps de service."
 

Lent au démarrage, le SNUipp s’engage, à son tour, dans la course à la consultation de la profession… et attend les réponses pour le 28 février !!! Un peu tard quand on sait que le SGEN-CFDT a lui aussi signé dès le 4 février…

Le SNUDI-FO s’amuse des contradictions relevées dans les documents du SNUipp et du SE et se « demande si ces 2 syndicats étaient bien dans les mêmes réunions de travail au ministère ! ». Aucun doute, pour le SNUDI-FO, ce sont "deux questionnaires alibis" qui ont été soumis à consultation…
 

Et ce n’est pas fini ! Dès l'annonce des nouveaux programmes, le ministre a fait savoir qu'ils seraient soumis à consultation lors d'une journée banalisée. Déjà le SNUipp s’impatiente. Mais quand viendra-t-elle, cette consultation ? Il faudrait tout de même l'annoncer si on veut laisser le temps à la profession de mener à bien sa réflexion.


Gilles Moindrot a écrit en ce sens à Xavier Darcos.

"Vous avez fait le choix de ne consulter ni les représentants des enseignants ni les mouvements pédagogiques pendant la phase de rédaction de ce projet de programmes", a-t-il expliqué dans sa lettre, rendue publique samedi à Xavier Darcos.

"Vous avez néanmoins annoncé une consultation des enseignants des écoles, à ce jour, nous n'avons aucune information sur les modalités précises de consultation".

Evoquant sa "plus vive inquiétude", il a souhaité que ces modalités soient "rapidement portées à la connaissance des personnels", qui doivent "prévoir, à la fois les délais nécessaires à une réflexion approfondie, une garantie de liberté d'expression, une transparence dans l'élaboration des synthèses départementales et nationales, ainsi qu'une publication de celles-ci".

Il a en outre suggéré à M. Darcos d'"associer les organisations représentatives des personnels au suivi de cette consultation", comme ce fut le cas pour les programmes de 1995 et de 2002.
 

C’est inouï ce que l’opinion des enseignants intéresse le ministre et les syndicats quand l’essentiel est déjà bouclé et qu’il n’y a plus vraiment d’enjeu important.

Pourrait-on leur suggérer le même empressement pour connaître l’avis des directeurs sur leur demande de reconnaissance par un véritable statut professionnel ?

Relire notre article du 15 janvier intitulé : "Tu consultes ? Je consulte..."

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par Les directeurs en lutte publié dans : Position des syndicats
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Mercredi 27 février 2008

Suite à la publication par Xavier Darcos des nouveaux programmes de l'école primaire, les réactions ont été nombreuses, d'autant que comme l'a dit le ministre, la France compte 60 millions de personnes qui ont un avis sur l'école. 
Les syndicats enseignants ont déploré de n'avoir pas été associés à la rédaction de ces programmes. L'opinion publique se réjouit d'un retour aux "fondamentaux". Les enseignants, perplexes, attendent des éclaircissements.

Nous reproduisons, ci-après, la réaction de Catherine Kintzler, professeur de philosophie à l'université de Lille III, essyaiste et auteur de nombreux ouvrages notamment sur la laïcité. Ce texte a été publié sur Marianne.fr

Les mesures proposées par le ministre pour refaire de l'école une école et non plus un «lieu de vie» vont dans le bon sens. Se pose désormais la question des moyens à mettre en oeuvre et de la cohérence de la réforme avec les propositions pleines d'affect du président...

On se lève quand le professeur entre en classe, on sait chanter La Marseillaise, on connaît la devise de la République.... Mais commençons par le commencement. L'école maternelle a pour finalité «d'aider chaque enfant à devenir autonome en s'appropriant des connaissances qui le prépareront à la maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul». Bien sûr l'enfant y établit des relations avec autrui, mais «l'objectif essentiel [y] est l'acquisition d'un langage oral riche, organisé et compréhensible par l'autre». A cet effet «l'enseignant veille à offrir constamment à ses jeunes élèves un langage dont toute approximation est bannie ; c'est parce que les enfants entendent des phrases correctement construites et un vocabulaire précis qu'ils progressent dans leur propre maîtrise de l'oral». Et c'est précisément parce que le maître, en respectant la langue et la construction d'un savoir émancipateur, respecte et déploie en l'enfant la liberté humaine et l'aide à devenir élève, c'est-à-dire à s'élever, qu'il imposera et obtiendra le respect : aussi, on se lève quand le professeur entre en classe...

Ainsi les éléments, objets de l'école élémentaire, sont placés en condition de possibilité de l'émancipation. De façon pratique et sans effets de manche prétentieux, on rappelle que l'instruction, qui suppose l'acquisition des disciplines, est aussi en elle-même une éducation. Et c'est pourquoi, fort logiquement, on ne jugera pas les professeurs sur leurs méthodes mais, rompant avec l'ordre moral pédagogiste qui érige une norme a priori et indifférente au contenu, on les appréciera sur les résultats des élèves. 
 
Des mesures de bon sens... impossibles à appliquer

Les quelques citations qui précèdent ne sont pas extraites d'un texte signé par les ci-devant ministres de l'Education nationale Chevènement, en 1985 ou Bayrou en 1994, mais du projet de programmes pour l'école maternelle et primaire présenté le 20 février par Xavier Darcos. Lisibles par tous comme le voulait le ministre, ces programmes sont écrits dans une langue bannissant non seulement l'ambiguïté, mais aussi le jargon qui inonde la littérature officielle de l'Education nationale depuis bientôt trente ans et que bien des maîtres, en quittant l'IUFM, s'efforcent de désapprendre pour pouvoir faire classe. Est soulignée en chaque point, de la maternelle au CM2, la profonde liberté qui suit en toutes choses de l'ordre raisonné accessible à tous. L'ordre raisonné éduque parce qu'il ne se replie jamais sur l'intime, sur le proche. Son mouvement consiste à élargir l'horizon non par une vaine curiosité, mais par une maîtrise qui va du connu vers l'inconnu, du familier vers l'étrange - en commençant par la langue qu'on sortira bien vite de sa maternité.

Tout en se régalant à la lecture de ce texte, on se demande comment Xavier Darcos s'accommode de la proximité affective brandie par le président de la République pour imposer un très particulier «devoir de mémoire» aux écoliers de CM2. On se demande comment il réussira à installer ces mesures de bon sens en diminuant le volume horaire des cours, en marginalisant le temps scolaire à 4 jours hebdomadaires, et à moyens constants... On souhaite enfin qu'il prolonge son sillon dans le terrain autrement difficile du collège et du lycée.

 

L'aberration d'une école « lieu de vie »

Aujourd'hui, devant ces réaffirmations de l'élargissement raisonné qui sous-tend toute école et toute culture républicaines, quelque chose a bougé dans l'opinion. Il n'y a plus guère que Ségolène Royal pour s'indigner et s'effaroucher, avec quelques Diafoirus de la pédagogie «moderne», devant ce qu'elle appelle de «vieilles recettes» (dont ne font sûrement pas partie les internats militarisés qu'elle prônait). On se souvient pourtant que, devant les mêmes intentions, il était naguère du devoir de tout progressiste de crier à la ringardise et à la mise au pas ; il était de bon ton de dénoncer l'arrogance française drapée dans trois couleurs qui devaient devenir honteuses et ternes au point d'être sifflées sur un terrain de football en présence d'un premier ministre impassible. C'est que les temps ont changé et que les «incivilités», non seulement se sont répandues hors des tribunes de supporters, mais ont été rapportées à leur racine, laquelle consiste précisément à exalter en chacun les «racines» dans ce qu'elles ont de plus étroit et à l'y crucifier en lui déniant tout rapport à l'universel humain : ce que l'école a hélas réussi à faire ces trente dernières années en devenant « lieu de vie ».


Un double paradoxe

1-                  Nicolas Sarkozy, par des déclarations provocatrices dans lesquelles il persiste, s'acharne à ruiner la laïcité politico-juridique, ressoudant de ce fait miraculeusement un camp laïque hier profondément divisé et miné de l'intérieur par une «laïcité nouvelle», pas tellement éloignée de la «laïcité positive» avancée par l'Elysée. En revanche, son ministre de l'Education nationale, renouant avec une conception rationnelle du rapport entre savoirs et liberté, pose de nouveau un jalon majeur qui soutient la laïcité de l'école républicaine. Celle-ci, en effet, ne se réduit pas à des règles symboliques que la loi du 15 mars 2004 sur les signes religieux a opportunément prescrites. Elle reste vide si elle ne s'articule pas sur une construction de la liberté par le détour encyclopédique et les humanités, lesquels supposent la mise à l'écart des certitudes toutes faites - et donc la distinction non seulement du cultuel et du culturel, mais aussi celle du culturel et de la culture. Elle est bafouée si chacun, invité à rester ce qu'il est par une « culture de proximité », reste prisonnier d'une fausse liberté.

2-                  En face et inversement, une certaine «gauche», profitant de l'aubaine que lui offre le président de la République, refait l'unité pour défendre la laïcité politico-juridique menacée. Mais, s'agissant de la laïcité scolaire, elle continue à se crisper sur une conception qui, sous prétexte d'accueillir les enfants «tels qu'ils sont», fige cet état en essence intouchable, s'interdit de les promouvoir en élèves, négocie avec eux toute forme de discipline, installe le brouhaha comme une forme d'expression et organise l'anesthésie générale en les laissant passer automatiquement dans la classe supérieure.

Ce paradoxe croisé montre que l'unification du discours laïque et républicain ne peut pas s'effectuer sur un replâtrage politicien : la «vieille recette» consistant à soutenir tout ce que «l'ennemi» attaque et à attaquer tout ce qu'il soutient ne sert ici qu'à évacuer les principes et à faire obstacle à la pensée.

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par Les directeurs en lutte publié dans : Analyses
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