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Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

12

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Analyses

Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 21:58

Les premiers recrutements de professeurs des écoles par « Pôle Emploi » ont débuté !

 

En mai 2008, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, annonce la création d'une "agence nationale de remplacement dès la rentrée 2009" pour pallier les absences des enseignants.

Dans Le Parisien du 16 mai 2008, il affirme, qu'avec cette agence, il "va aller plus loin: les parents se plaignent souvent que les remplacements tardent, quand un professeur est absent, malade". "Nous avons pourtant 50.000 enseignants à disposition pour cela".

 

En réalité, le ministre va encore « plus loin » puisqu’en avril 2009, le recrutement se fait non pas par une « agence nationale » créée pour les besoins mais tout simplement par « le Pôle Emploi ».

Le Pôle emploi, c’est le « grand service public de l'emploi » voulu par Nicolas Sarkozy et entré en fonction le 5 janvier 2009. Il consacre la fusion d'un organisme public (l'ANPE) et d'un organisme privé (les Assedic, gérées par le patronat et les syndicats) et donne naissance à une « institution nationale publique » autonome.

L'objectif avoué de la fusion est la création d'un service anti-chômage « performant », privilégiant « une culture de résultat ».

 

Les premiers recrutements d’enseignants par vacation, sans exigence de formation et sans concours … sur des contrats à durée déterminée sont lancés pour effectuer des remplacements à l’école maternelle ou élémentaire.

 

Certes, le recrutement d’étudiants pour effectuer des remplacements ponctuels voire annuels dans les établissements secondaires n’est pas nouveau. Nommés vacataires ou contractuels, ils se retrouvent sans avoir passé aucun concours (capes, agrég) responsables de classes.

 

Mais, c’est la première fois en école primaire.

 

 

Nous publions ci-dessous, 3 offres telles que publiées par le « Pôle emploi » dans 3 départements différents (Sarthe, Gard, Oise).

 

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Numéro d’offre 445404A                              Offre actualisée le 03/04/09

 

PROFESSEUR DES ECOLES H/F

(Code métier ROME 22111)

 

VOUS AVEZ EN CHARGE DES CLASSES D’ECOLE MATERNELLE ET DE PRIMAIRE. VOUS ASSUREZ L’APPRENTISSAGE DE LA LECTURE ET DE L’ECRITURE ET DU CALCUL. VOUS PREPAREZ ET ORGANISEZ LE TRAVAIL DES ELEVES.

POSSIBILITE D’ETENDRE LE CONTRAT JUSQU’EN JUIN.

 

 

                                    Lieu de travail     72 – LE MANS

                                  Type de contrat     Contrat à durée déterminée de 7 jours

                                    Nature d’offre     Contrat de travail

                                        Expérience     Souhaitée de 1 mois

               Formation et connaissances     Niv. 2 (BAC+3, +4) Exigé(e)

                                                              Déplacement dans les écoles du Mans

                        Autres connaissances

                                      Qualification     Employé qualifié

                                  Salaire indicatif     Horaire 8,71 Euros (57,13 F)

           Durée hebdomadaire du travail     35H00 hebdo

                                    Déplacements     Dans les écoles du Mans

                            Taille de l’entreprise     20 à 49 salariés

                               Secteur d’activité     Autre orga. par adhésion volont.

 

 

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Numéro d’offre 877327R                              Offre actualisée le 03/04/09

 

INSTITUTEUR REMPLACANT / INSTITUTRICE REMPLACANTE H/F

(Code métier ROME 22111)

 

ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS A DES CLASSES DE CE ET CM (13H30) ET DELEGATION DE DIRECTION (6H).

EXPERIENCE DE L’ENSEIGNEMENT AUPRES D’ENFANTS DU PRIMAIRE VIVEMENT SOUHAITEE. PAIEMENT EDUCATION NATIONALE

 

 

                                    Lieu de travail     30 – NIMES

                                  Type de contrat     Contrat à durée déterminée de 2 mois

                                    Nature d’offre     Contrat de travail

                                        Expérience     Souhaitée de 1 à 3 ans

               Formation et connaissances     Niv. 2 (BAC+3, +4) Sciences Humaines souhaité(e)

                                                              Culture générale exigée

                        Autres connaissances

                                      Qualification     Employé qualifié

                                  Salaire indicatif     Mensuel 900 Euros (5 903,61 F)

           Durée hebdomadaire du travail     19H30 hebdo

                                    Déplacements     Jamais

                            Taille de l’entreprise     3 à 5 salariés

                               Secteur d’activité     Enseignement primaire

 

 

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Numéro d’offre 600745P                              Offre actualisée le 02/04/09

 

PROFESSEUR DES ECOLES H/F

(Code métier ROME 22121)

 

RECHERCHE SUPPLEANT POUR ENSEIGNER EN MATERNELLE (1 POSTE) ET EN PRIMAIRE (1 POSTE). RECRUTEMENT URGENT

 

 

                                    Lieu de travail     OISE

                                  Type de contrat     Contrat à durée déterminée de 1 mois

                                    Nature d’offre     Contrat de travail

                                        Expérience     Débutant accepté

               Formation et connaissances     Niv. 2 (BAC+3, +4) exigé(e)

                        Autres connaissances             

                                      Qualification     Technicien

                                  Salaire indicatif     Mensuel 1 450 Euros (9 511,38 F)

           Durée hebdomadaire du travail     30H00 hebdo

                                    Déplacements    

                            Taille de l’entreprise     10 à 19 salariés

                               Secteur d’activité     Autre orga. par adhésion volont.

 

 

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L’objectif de « Pôle emploi » est d’être performant en permettant de recruter plus rapidement. Tant mieux pour les demandeurs d’emploi qui (re)trouveront peut-être plus rapidement un emploi.

 

La question que nous nous posons est quelque peu différente : les enseignants intérimaires recrutés sans concours, sans formation et sans véritable expérience seront-ils performants dans la classe, devant les élèves ? Comment croire à un enseignement de qualité dans ces conditions ?

 

 

A Nîmes, le profil demandé est plus surprenant : « enseignement du Français à des classes de CE et CM (13h30) et délégation de direction (6h) ».

 

Qui enseignera les autres matières (mathématiques, sport…) ? Les élèves en seront-ils privés ? Le budget ne permet-il le recrutement que pour l’enseignement de la langue ?

 

Qu’est-ce qu’une « délégation de direction » ?

 

La délégation est le fait de confier une tâche à une autre personne, généralement un subordonné. La délégation ne désengage pas le délégataire de sa responsabilité.

En droit, une délégation de pouvoirs, est un acte juridique par lequel une autorité (le délégant) se dessaisit d'une fraction des pouvoirs qui lui sont conférés et les transfère à une autorité subordonnée (le délégataire) 

 

Entendrait-on par « délégation de direction » le fait de confier à un intérimaire une « direction vacante » ? Jusqu’à présent, en cas de vacance de la direction, la fonction était « confiée » à un adjoint « volontaire » avec le titre de « faisant fonction »…

Faut-il croire que le ministère n’arrive même plus à « convaincre » les adjoints à assurer le remplacement du directeur en cas d’absence de celui-ci ?
 

Le silence des syndicats sur ces recrutements par « Pôle emploi » est incompréhensible et surtout très inquiétant. Il est également de leur devoir d’exiger que la direction soit exercée par un enseignant confirmé, expérimenté et volontaire.

Faute de ne pas se saisir du dossier, ce serait admettre et accepter une nouvelle dévalorisation du métier de directeur d’école.

 

Il est urgent que les responsables des grandes organisations syndicales réagissent pour mettre un terme immédiatement à cette nouvelle dégradation du service d’éducation.

On aimerait aussi connaître la position de Richard Descoings, pressenti pour succéder à Xavier Darcos à la tête du ministère de l’Education nationale.

 

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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 21:59


Des manifestations syndicales et un premier mai unitaire. Des actions et des grèves tous les deux mois : 29 janvier, 19 mars, 1er mai, 26 mai. Autant de démonstrations de force présentées comme des succès par les dirigeants syndicaux et par la presse sans que se pose la question de savoir si les revendications aboutissent réellement.

 

Que cache cette unité syndicale que chacun s’accorde à juger exceptionnelle en France alors qu’elle est de mise dans beaucoup d’autres pays ?

Quelles conséquences pour la France dont la situation reste pratiquement sans équivalent au monde avec des divisions historiques, confessionnelle ou datant de la guerre froide ?

 

 

La situation peu brillante du syndicalisme français

 

Un sondage récent réalisé par la Sofres montre que les salariés estiment qu’il y a « trop de syndicats » (53%) et « trop de concurrence » entre ces derniers (67%) qui pourtant se ressemblent « à tel point » qu’on « ne voit pas ce qui les distingue » (60%). Cette confusion explique en grande partie la réticence des salariés à adhérer à une organisation. Et pour 79% d’entre eux, l’idéal serait d’avoir un ou deux syndicats nationaux, comme souvent ailleurs en Europe. 

 

Une étude de la DARES (Direction des études et des statistiques du ministère de l’emploi) du deuxième semestre 2007, donne aussi des précisions intéressantes sur la situation du syndicalisme en France.

Il y aurait 1,7 million de syndiqués parmi les 22,5 millions de salariés français, soit un taux de syndicalisation d'environ 7% de la population active. La syndicalisation continue de reculer (même si c'est moins net qu'entre les années 70 et 90) dans pratiquement tous les secteurs d'activité, y compris dans ses bastions traditionnels comme l’Éducation nationale (24 %), la RATP (18 %) ou La Poste-France Télécom (18 %).

 

Toujours d’après la DARES, le taux de syndicalisation atteint 5,2% dans le secteur privé, soit le taux le plus bas des pays développés. Si quelques bastions subsistent (entreprises publiques et parapubliques, administrations…), le taux de syndicalisation n’atteint que 3,2% dans les entreprises de moins de 50 salariés.

 

Malgré les chiffres officiels communiqués par les différentes confédérations et l’idée d’une re-syndicalisation, on constate au contraire que le taux de syndicalisation est faible et que les syndicats continuent à perdre des adhérents.

 

Les effectifs globaux sont sensiblement inférieurs aux chiffres officiels communiqués par les différentes confédérations :

 

  - CGT : 523 800 (contre 720 000 officiellement)

  - CFDT : 447 100 (contre 803 000)

  - FO : 311 350 (contre 800 000)

  - CFTC : 106 000 (contre 141 000)

  - CGC : 82 000 (contre 140 000)

  - UNSA : 135 000 (contre 360 000)

  - SUD : 80 000 (contre 90 000)

  - FSU : 120 000 (contre 165 000)

 

 

Quelles sont les causes de ce désamour ?

 

Les auteurs de l'étude soulignent la situation paradoxale de la France, qui "est, parmi les grands pays industriels développés, celui où il y a le moins de syndiqués et le plus grand nombre de fédérations et de confédérations syndicales".

Ces deux réalités sont sûrement liées: le grand nombre de syndicats rend difficile la compréhension de ce qui les divise et les différencie les uns des autres. Cela nuit certainement à la lisibilité de leurs actions et à leur capacité d'attraction, dans un monde du travail par ailleurs de plus en plus individualiste.

 

1ère cause : la représentativité

 

Cinq syndicats étant de manière irréfragable représentatifs, les salariés ne sont pas encouragés à se syndiquer : pourquoi adhérer à un syndicat qui n’a pas besoin de votre adhésion pour vous représenter ? De leur côté, les syndicats n’ont aucun intérêt à recruter de nouveaux adhérents puisque quel que soit leur nombre, ils peuvent négocier au nom de l’ensemble des salariés ? Les seules personnes à adhérer sont donc les plus radicalisées, les plus politisées.

 

2ème cause : le financement

 

L’opacité du financement syndical nuit également à l’image des syndicats. Alors que les entreprises et les partis politiques sont tenus de faire certifier leurs comptes et de les publier, aucune obligation ne pèse sur les syndicats. Nul ne peut savoir d’où vient l’argent, ni où il va. On a vu le principal syndicat de mineurs britanniques être, un temps, financé par la Libye. En France, plusieurs scandales ont éclaté…

Cette situation explique aussi le peu d’empressement des syndicats à chercher des adhérents : quand on peut se financer de manière opaque, pourquoi se fatiguer à encaisser des cotisations d’adhérents ?

 

Dans l’Education nationale, les syndicats enseignants, trop nombreux, peu représentatifs, ne parviennent plus à attirer de nouveaux adhérents.

Coupés de leur base, minoritaires et radicaux, les syndicats ne remplissent plus leur rôle premier : défendre les salariés.

L’exemple le plus significatif concerne, sans conteste, les directeurs d’école. Ces derniers, autrefois fers de lance de l’adhésion syndicale, ont déserté les organisations syndicales. De plus en plus nombreux ils préfèrent se tourner vers le GDID dont ils se sentent plus proches et mieux soutenus.

 

En panne d’idées, contre tout changement, toujours en retard d’une guerre, les syndicats passent leur temps à courir derrière les réformes qu’ils ne voient pas venir : base élèves, SMA, évaluations CE1 – CM2, semaine de quatre jours, aide personnalisée, stages de remise à niveau, EPEP, stages filés, point supplémentaire pour accès à la hors-classe, le blocage des salaires, les primes au mérite…etc.

 

 

De réformistes, ils sont devenus conservateurs. Bien campés sur leurs positions, ils favorisent le statut quo.

 

Curieusement, rien ne peut les faire sortir de leur léthargie dès lors qu’il s’agit des directeurs. Pourtant, les signes qui devraient les alerter ne manquent pas : les milliers de directions vacantes à chaque rentrée depuis des années et des années, les multiples rapports qui attirent l’attention sur le moral des directeurs, l’empilement des tâches, les responsabilités nouvelles qui les assaillent, la difficulté sans cesse croissante de faire correctement leur métier d’enseignant tout en assurant la fonction de directeur…etc.

Pourtant encore, les directeurs ne restent pas silencieux. Il suffit de les écouter. En septembre 2006, le GDID a commandé une étude à l’IFOP. Tous les directeurs de France ont été consultés et les résultats publiés. Un taux de réponse jugé exceptionnel par l’institut de sondage : 10 094 collègues se sont exprimés. 93 % d’entre eux se sont déclarés favorables à un statut et 76 % souhaitaient que l’école soit dotée d’un statut d’établissement.

Aucun commentaire de nos syndicats qui auraient dû se saisir de cette enquête pour ouvrir des discussions, animer des débats, organiser des assemblées générales et faire vivre la démocratie à l’intérieur de leurs organisations. Rien qu’un silence méprisant !

 

En novembre 2006, le SNUipp souhaite répondre au SE-Unsa unique signataire du protocole dénoncé par l’ensemble des directeurs. C’est l’opération « 1000 délégués à Paris »… Une petite promenade de santé dans les rues de la capitale, sans résultats et sans lendemain.

 

 

En 2007, le SNUipp lance « les Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école » desquels il n’est absolument rien sorti. Pas même un communiqué !

 

 

Lorsqu’on évoque le statut du directeur, la réponse des syndicats est invariablement la même : notre congrès n’en a pas reçu le mandat. Ce qui est exact et comment pourrait-il en être autrement ?

En effet, les membres présents lors des congrès sont toujours les plus politisés et les plus radicaux, comme nous l’avons dit précédemment. Les autres adhérents se répartissent en deux catégories : d’une part les collègues syndiqués par tradition, habitude et conviction, et d’autre part les jeunes qui espèrent que LE syndicat les aidera dans leur carrière (mutation, nomination, avancement…). Ces deux catégories d’adhérents ne présentent pas un profil de militant acharné. Les motions et contributions du congrès ne peuvent alors être déposées et défendues que par la partie la plus radicale des adhérents-militants. Ceux qui ne peuvent pas même envisager que l’école soit « dirigée par un p’tit chef ».

 

Bref, c’est peu de dire que nos syndicats ne défendent nullement les directeurs. Pire, ils les ignorent. Ce qui s’apparente à du mépris. Et il faudra une véritable révolution culturelle pour que les choses changent…

 

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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 12:48


Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, rapporteur général de la révision générale des politiques publiques (RGPP), a présenté mercredi lors du conseil des ministres le deuxième point d’étape de la mise en œuvre des 374 décisions prises dans ce cadre.

 

Ce 2ème rapport d’étape rend compte de la conduite de chaque réforme, mais aussi de son degré d’ambition et de ses premiers résultats, dans l’intérêt des citoyens, des fonctionnaires et des finances publiques.

 

« 95 % des mesures adoptées par le Président de la République et le Gouvernement, lors des conseils de modernisation des politiques publiques, sont en cours de mise en œuvre. 75 % respectent le calendrier prévu. 20 % connaissent des retards ou des difficultés. Pour ces dernières, ainsi que pour les 5% de décisions encore non appliquées, des décisions correctrices et un nouveau calendrier ont été décidés ».

 

Eric Woerth a souligné qu’une nouvelle phase de la RGPP était en cours de lancement, parallèlement à ce dispositif de suivi de la mise en œuvre. Cela concerne notamment la gestion des opérateurs de l’Etat et une meilleure maîtrise des dépenses de fonctionnement. « Il est particulièrement nécessaire, pour préparer la France à la sortie de la crise, de dégager des marges de manœuvre et de concentrer les moyens publics sur les enjeux prioritaires ».

 

Le rapport fait le point sur l’avancement de la RGPP dans chacun des ministères. Nous nous arrêterons à la présentation qui concerne l’Education nationale et plus précisément l’école primaire.

 

Malgré un budget en progression sur les quinze dernières années et le dévouement de ses personnels, de nombreuses études françaises et internationales montrent une dégradation des résultats de notre enseignement scolaire.

Les réformes engagées au ministère de l’Éducation nationale ont donc pour objectif d’améliorer la performance du système éducatif et s’organisent autour de quatre axes :

 

La réforme de l’école primaire vise une amélioration sensible de la réussite scolaire.

 

Concrètement, il s’agit de mettre en place un système qui permettra de diviser par trois le nombre d’élèves en situation d’échec lourd à la sortie de l’école primaire. L’organisation de la semaine scolaire a été adaptée, permettant entre autres un renforcement de l’accompagnement des élèves en difficulté.

 

« Ce qui a déjà changé »

 

Des résultats ont d’ores et déjà été atteints sur plusieurs réformes.

 

-       La semaine scolaire a été aménagée, et de nouveaux programmes ont été instaurés. L'organisation de la semaine scolaire a été revue : d'une durée de 4 jours ou 9 demi-journées, la semaine scolaire réserve désormais 2 heures aux élèves qui connaissent des difficultés dans chaque classe. Plus d’un million d’élèves connaissant des difficultés scolaires, soit 19,13%, sont désormais pris en charge dans les écoles primaires selon les modalités qui ont été proposées par le conseil des maîtres et validées par l’inspecteur de circonscription. Cette mesure doit directement permettre de réduire le recours au redoublement. Les résultats de la première évaluation nationale ont été rendus publics pour les CM2.

 

-       Depuis la rentrée 2008, l’accompagnement éducatif est monté en puissance et des stages de remise à niveau sont proposés pendant les vacances scolaires.

 

-       Comme les familles ont pu le constater, l’accueil des plus jeunes élèves lors des journées de grève est désormais généralisé.

 

-       La disparition de la carte scolaire permet de plus en plus souvent de répondre positivement aux familles qui souhaitent inscrire leur enfant dans un autre établissement que celui de leur secteur.

 

Le rapport fixe également les objectifs qui ont pris du retard et doivent avancer prochainement. C'est le cas des EPEP, de la réforme des lycées, du développement de l'autonomie des établissements.

 

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Ce rapport d’étape appelle plusieurs commentaires.

 

Il énumère un certain nombre de réformes lancées par le ministère, certaines dans la douleur, sans qu’à aucun moment il ne soit fait état des difficultés rencontrées dans leur application sur le terrain.

Ainsi, le rapport se contente de citer la mise en place du SMA en cas de grève sans préciser qu’il a été nécessaire de l’adapter.

 

Il est faux de prétendre que la carte scolaire a disparu et il serait honnête de mentionner les conséquences néfastes de son assouplissement pour certains établissements (collèges) qui se sont vidés ou qui se transforment en ghettos.

Aucune allusion non plus aux nombreuses critiques émanant des parents et des municipalités sur l’organisation de la semaine de 4 jours. Plusieurs grandes villes souhaitent d’ailleurs modifier cette organisation et consultent actuellement enseignants et parents.

 

Curieusement, Eric Woerth passe sous silence les principaux résultats pourtant tangibles de l’application de la RGPP :

 

-       les dizaines de milliers de suppressions de postes

-       la disparition de 1500 postes de RASED

-       la réduction de l’accueil en maternelle

-       la suppression de stages de formation continue

-       la difficulté de remplacement des maîtres absents

-       la modification des règles de nomination (postes à profil)

-       la valorisation et la modernisation du métier d’enseignant

-       …etc.

 

Quant à la mise en place des EPEP, il s’agit davantage d’une longue « pause » que d’un retard. En effet, le retrait de la loi de finances des postes administratifs et la mise en sommeil de la proposition de loi portant création d’EPEP et pourtant déposée sur le bureau de l’Assemblée Nationale signifient plutôt abandon que recul. Comme nous l’avons déjà écrit, il est peu probable que cette réforme voie le jour avant la prochaine échéance présidentielle de 2012.

 

Sur ce site, nous n’avons cessé de rappeler que la RGPP correspond à une demande de « Bruxelles » et qu’elle n’a qu’une vision comptable des réformes qu’elle impose aux gouvernements de l’Union Européenne. (relire nos multiples articles sur la RGPP)

 

Nous continuerons donc d’observer ses implications dans les différents domaines de l’Education nationale et d’en dénoncer les effets pervers chaque fois qu’ils se feront sentir.

 

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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 23:07


Depuis sept ans, René Dosière, député de l’Aisne (apparenté PS) traque les dépenses de l’Etat. En 2006, il s’était fait l’expert des comptes de l’Elysée après avoir permis de lever le secret qui régnait sur le budget du Palais présidentiel.

 

En 2008, ce député a interrogé les ministères sur leurs dépenses de fonctionnement de l’année 2007. Alors qu’un délai d'un mois est prévu pour répondre aux questions écrites des députés, il aura dû patienter 9 mois pour obtenir les réponses aux questions posées.

 

Manifestement, les consignes de rigueur ont été appliquées en matière de logement de fonction. L’affaire « Hervé Gaymard » du nom du ministre contraint de démissionner de son poste de ministre de l’économie en 2005 a servi de leçon.

 

Les réponses apportées par les ministres sont riches d’enseignements. Ainsi, apprend-on que Rachida Dati dispose pour elle et les 20 membres de son cabinet de 20 véhicules de fonction et de 19 chauffeurs.

 

La ministre de la justice voyage beaucoup : 416 370 euros en frais de déplacements aériens (incluant les membres de son cabinet), ce qui la place en "pole position" des ministres baladeurs, si l'on excepte les membres du gouvernement qui, de par leurs fonctions, sont appelés à de fréquents déplacements à l'étranger : affaires étrangères (2,24 millions), commerce extérieur (1 million), économie (893 107 euros), coopération et francophonie (763 579 euros). La palme revient toutefois à la ministre de la culture qui, avec un budget de 562 346 euros, se montre particulièrement attirée par les voyages.

 

Le ministère de la Justice a également d’autres grosses dépenses : 269 012 euros de frais de représentation, 3,177 millions d’euros de dépenses de communication, d’études et de sondage, 213 124 euros pour l’organisation d’événements, 315 910 euros pour l’achat d’outils de communication, 159 252 euros pour l’achat de journaux (soit 436 euros de journaux achetés chaque jour).

 

 

Et le ministère de l’Education nationale…

 

Le ministre dispose de 2 voitures de fonction et 2 chauffeurs et son cabinet de 8 véhicules. En 1987, les dépenses du ministère étaient les suivantes :

 

Frais de représentation : 399 898 euros.

Frais de déplacement aérien du ministre et de son cabinet : 386 684 euros.

Dépenses de communication, d'études et de sondages : 4 770 936 euros (dont 767 725 euros au titre des études et des sondages) sachant que l'exécution de ces dépenses a été commune au ministère de l'éducation nationale et au ministère de l'enseignement supérieur.

 

 

La transparence…

 

Le député précise que le cabinet du premier ministre a fait savoir à tous les ministres qu'il ne fallait pas lui répondre directement mais passer par le SGG (Secrétariat Général du Gouvernement) pour que les réponses puissent être "harmonisées".

René Dosière déclare encore : « Il y a beaucoup de disparités entre les ministères, pas toujours justifiées par l'activité des ministères ».

Ainsi, un gros ministère comme la santé affiche de très faibles dépenses de communication (387 798 euros), moins que les 647 888 euros consacrés par le secrétariat d'Etat aux sports qui lui est rattaché.

 

Et de conclure que « nos administrations ne sont pas encore habituées à la transparence ».

 

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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 22:53


Eric Woerth, en charge du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, vient d’entamer les discussions avec les principaux ministres du gouvernement. Il s’agit de fixer les plafonds d’emploi à respecter en 2010 pour chacun des ministères
.

 

Nicolas Sarkozy a été clair : la résorption du déficit public en sortie de crise ne passera pas par des hausses d'impôts mais par une baisse de la dépense. Ce principe trouve une première traduction concrète à l'occasion des négociations entamées à Bercy.

 

Les débats risquent d’être encore plus compliqués que les années précédentes : pour la première fois, le gouvernement entend appliquer strictement le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. « La France doit réduire ses frais de fonctionnement pour accroître ses capacités d'investissement. Quelles que soient les difficultés, je ne reviendrai pas sur mon engagement de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite », a rappelé Nicolas Sarkozy fin mars, lors de son déplacement à Saint-Quentin.

 

 

Le tableau ci-dessous montre clairement les objectifs fixés en 2010.

 

 

L'évolution des effectifs de la fonction publique

 

2008

2009

2010

       

Départs à la retraite (en ETP)

68 411

68 740

68 500

Suppressions de postes (en ETP)

22 791

30 529

34 250

Soit taux de non remplacement

33%

44%

50%

Economie nette (en millions d'euros)

233

388

478

       

ETP : en équivalent temps plein

     
       

 

Bercy estime à 68 500 les départs à la retraite l'année prochaine. Ils pourraient être un peu moins nombreux que prévu du fait de l'allongement des durées de carrières.

La stricte application du non-remplacement d'un départ sur deux doit donc porter le nombre de suppressions de postes « entre 33.000 et 35.000 ». L'économie générée atteindrait alors 956 millions d'euros, dont la moitié allouée au pouvoir d'achat des agents, soit une économie nette de 478 millions d’euros.

 

Très peu de ministères seront épargnés par la règle du « 1 sur 2 ». Parmi les  exceptions : les universités, qui conserveront l'an prochain les 450 postes qui devaient être supprimés, suite à la mobilisation des enseignants-chercheurs. La Justice qui poursuit la modernisation de l'administration pénitentiaire, devrait être, elle aussi, partiellement exonérée.

 

Pour conserver la moyenne du « 1 sur 2 », d’autres ministères perdront plus de la moitié des postes libérés par les départs à la retraite. Ce sera le cas des ministères des Finances, des Affaires étrangères, du Développement durable (MEEDDAT) et de la Défense.

 

Quant à l’Education nationale, il lui sera demandé de faire un effort significatif. En 2009, 62% des départs à la retraite ont encore été remplacés. Beaucoup trop, estime Bercy. 21 200 postes pourraient être supprimés. Ce serait nettement plus qu'en 2008 et 2009 (11 000 et 13 500).

 

Le cap fixé en 2010 sera le même en 2011. Les salaires et retraites des fonctionnaires représentant 43 % des dépenses de l'Etat, la réduction des effectifs est, pour le gouvernement, la pierre angulaire de la maîtrise des dépenses publiques.

 

 « La fonction publique n'est pas la plus exposée à la crise », a rappelé Eric Woerth.

 

Autant dire que le budget consacré à améliorer les carrières sera réduit à la partie congrue. Or, on sait qu’un statut passe inévitablement par un effort budgétaire conséquent. En effet, pour nécessaire qu’elle soit, la  reconnaissance statutaire des directeurs d'école doit s’accompagner d’une amélioration en moyens (des décharges, notamment) et d’une revalorisation indiciaire.

 

Alors, 2009, 2010 et 2011… Faudra-t-il attendre la sortie de la crise ou la prochaine élection présidentielle pour espérer un engagement en notre faveur ? L’espoir fait vivre, dit-on… à condition d'être patient. Probablement, nous faudra-t-il prendre en main notre destin et nous rappeler au bon souvenir de nos élus et de nos ministres si nous ne voulons pas attendre trop longtemps au risque de désespérer certains de nos collègues directeurs.

 

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