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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

9

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Position des syndicats

Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 09:55


Alors qu’en ce jour de grève, l’ensemble du système éducatif est mobilisé, des études sur l’Education nationale, habituellement rendues publiques, dorment toujours rue de Grenelle.

 

Chaque année, le ministère de l’Education nationale multiplie études et données statistiques sur l’état de l’école publique et notamment l’évolution des effectifs. Mais cette année, bon nombre de ces données pour 2008, n’ont toujours pas été publiées.

 

Pourtant les enquêtes ont été réalisées par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (D.E.P.P.). D’ailleurs, les salariés de la D.E.P.P. réclament la publication de la vingtaine de notes non publiées. A savoir notamment : le coût de l’éducation, le coût de la recherche, l’orientation après le bac (les entrées à l’université, dans les écoles…), les sorties sans diplôme du système éducatif et la validation des acquis.

 

Pour la CGT-FERC (Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture), qui lutte depuis des mois pour faire sortir les chiffres, il n’y a pas de doute, les études dorment tranquillement sur une étagère du ministère. Pour Daniel Blondet, de la CGT-FERC, « la publication au compte-gouttes des informations est inacceptable », précisant que « si 10 des 38 données manquantes ont été publiées en janvier dernier, c’est uniquement à cause de la petite pression médiatique. »

 

Le 28 janvier dernier, nous avons publié un article intitulé : « Evolution du niveau des CM2 (1987 – 2007) : l’étude cachée du ministère  ». Le lendemain, la D.E.P.P. était autorisée à rendre publique cette étude…

 

Au fil des mois, l’interrogation se transforme en accusation. Et cette accusation vise directement le ministre car, parmi les études en sommeil, se trouvent celles qui concernent la démographie. Soit les projections d’effectifs, c’est-à-dire l’évolution du nombre d’élèves inscrits dans le public d’une année sur l’autre.

Or,  Xavier Darcos s’est appuyé sur une baisse des effectifs prévue pour expliquer la suppression (ou « non remplacement ») des 13 500 postes d’enseignants à la rentrée prochaine. De là à soupçonner le ministre de dissimuler volontairement les données, il n’y a qu'un pas que certains n’hésitent pas à franchir…

 

Contacté par Bakchich, le ministère de l’Education nationale a expliqué qu’il était de bonne foi, les quelques retards n’étant dus qu’à des problèmes techniques au moment de la reproduction. « Ces problèmes arrivent de temps en temps, il y a parfois des incidents incontrôlables ». « Par ailleurs, ajoute l’interlocutrice du ministère, Mireille Sybille, ce ne sont pas des diffusions en temps réel. Il n’y a pas d’exacte adéquation entre la parution et la diffusion des textes. »

 

Le SNUipp s’engouffre dans la brèche :

 

« Comment comprendre que le ministère s’entête à supprimer 3000 postes d’enseignants en RASED et de diminuer de 3000 le nombre de postes au concours alors que, plus que jamais en temps de crise il est nécessaire d’investir dans la formation pour transformer l’école et assurer la réussite de tous les élèves ? Suppressions de postes d’autant plus inadmissibles que les écoles élémentaires et maternelles accueilleront 14 000 élèves supplémentaires en septembre 2009 ».

 

Publications retenues pour cause de « problèmes techniques » mais aussi absence de réactivité à la forte mobilisation du 19 mars. Le ministre peut-il rester sourd aux messages qui lui sont envoyés et que partagent largement les Français ?

 

« L’avenir de l’école et la réussite de tous les élèves nécessitent que le ministre prenne la mesure de la colère et du rejet que provoque sa politique éducative et budgétaire », déclare le SNUipp dans un communiqué à l’issue de cette journée.

 

Pour l’instant, aucun rendez-vous syndical n'est inscrit à l'agenda du ministre de l'éducation nationale. Faut-il y voir une forme d'autisme politique ? Ou s'agit-il déjà de laisser les dossiers à un successeur ?

 

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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 18:18

On les croyait profondément endormis depuis septembre dernier ; les vieux démons du SNUipp sont de retour...

Mise en sommeil artificiel pendant les mois qui ont précédé les élections professionnelles du 5 décembre 2008 afin de ne pas trop alarmer les directeurs dont on guignait les voix, la notion de « fonctionnement collégial de l’école » s’est brutalement réveillée il y a quelques jours. La bête qui ronge le SNUipp ne dormait que d’un œil…

Il aura suffi d’un « appel à candidature » de l’IA 38 pour que réagissent avec force certaines instances départementales du SNUipp.

L’histoire est simple. Nous l’avions relatée dans notre précédent article : « Directeurs d’école : à quand l’arrivée des chasseurs de tête ? ». Nous avions alors dénoncé ces méthodes peu orthodoxes de l’IA de l’Isère qui recherche un directeur bouc-émissaire capable de « remettre une équipe dans le droit chemin » là où les autorités départementales (IEN et IA) ont échoué…

 

Le SNUipp, par la voix de sa section départementale du 71 (Saône-et-Loire) réagit vivement. Voici son communiqué :

 

Direction des Moines à St Quentin Fallavier : Appel à candidature

 

Le 5 février, l’inspection académique de l’Isère mettait en ligne un appel à candidature, pour le poste de direction, qui a enflammé la planète internet et a fait des dizaines de fois le tour de la France. Il s’agissait de signifier que les enseignants de cette école avaient une « approche militante de l’école » et que le nouveau directeur devrait « rétablir la loyauté institutionnelle » dans l’école.


Les réactions, d’abord incrédules puis indignées, ont été très virulentes et sont venues de toutes parts jusqu’à ce que l’appel à candidature soit modifié le 19 février : « l’approche militante de l’école » avait été supprimée mais demeurait le « rétablissement de la loyauté institutionnelle ». Depuis l’appel à candidature à purement et simplement disparu du site de l’IA.

 
 Nous sommes absolument scandalisés par de tels propos et de telles méthodes. Depuis des années les actions militantes sont stigmatisées.

 
L’IA de l’Isère a passé un cap supplémentaire : elle pousse la conception militante qu’elle a de sa fonction au point de demander à un directeur d’école de faire « rentrer dans le rang » des enseignants qui ne font rien d’autre que de défendre une conception républicaine et démocratique de l’école publique. On a là franchi un nouveau seuil dans la volonté de briser toute contestation, de faire des exemples. « Veille d’opinion » a dû chauffer sur le sujet et le ministère a probablement dû intervenir pour que l’IA se soit vue contrainte de revenir en arrière. Nous resterons particulièrement vigilants sur les modalités d’affectation sur le poste de direction de cette école et nous affirmons toute notre solidarité à l’équipe enseignante qui depuis des années fonctionne de manière collégiale.


Bien évidement ce type de fonctionnement a l’art de déplaire à une hiérarchie qui entend faire du directeur d’école un maillon actif de la mise en œuvre des mesures de destruction de l’école publique engagées par Xavier Darcos. En attendant la mise en place d’un maillon hiérarchique avec l’installation des établissements publics d’enseignement primaires (EPEP), toujours dans les tiroirs, à la tête desquels on trouvera un chef d’établissement...

 

Il est naturel et sain que réagisse un syndicat enseignant devant de telles manœuvres de l’Administration. Mais le SNUipp n’outrepasse-t-il pas son rôle lorsqu’il se permet de dicter et d’imposer sa vision du fonctionnement de l’école ?

Le SNUipp le rappelle : le travail en équipe fait désormais partie des incantations les plus fréquentes dans notre système éducatif qui en a inscrit le principe dans le texte depuis la Loi d’Orientation de 1989.

Certes, une poignée d’ « équipes Freinet » a développé la « pédagogie coopérative » et concrétisé au quotidien une « gestion collégiale » passant par la tenue d’un « conseil des maîtres hebdomadaire prenant toutes les décisions »,  allant jusqu’à « la responsabilisation de tous les acteurs de l’école » et à la mise à « disposition de la décharge de direction à l’ensemble de l’équipe pédagogique » et au « partage de l’indemnité de direction »…

 

Cependant, il ne faut pas oublier que le nombre d’établissements ayant adopté ce fonctionnement est lilliputien en France et qu’il ne saurait servir de modèle à l’ensemble des écoles.

Bien sûr, nous ne ferons pas au SNUipp le procès de vouloir mettre en place cette manière de fonctionner. Néanmoins, le contenu des mandats que le Congrès de Nevers (2007) a donnés à ce syndicat n’est pas sans laisser une certaine inquiétude aux directeurs d’école de ce pays.

 

 

Organisation et fonctionnement de l’école : Bilan du Congrès de Nevers 2007

 

Ces dernières années ont été marquées par une augmentation significative des charges qui pèsent sur les équipes et particulièrement les directeurs soit par les réformes successives, soit par la part toujours plus grande des relations nécessaires avec divers partenaires de l’école, soit par de nouveaux dispositifs (stages filés, EVS, Base élève...). Ces nouvelles charges tendent à éloigner le directeur du reste des enseignants en le transformant en simple rouage administratif. Le dossier direction d’école est perçu comme en panne par bon nombre de nos collègues qui ne voient pas de perspectives concrètes s’ouvrir. Ils continuent d’exiger clarification des missions et reconnaissance de la fonction. Dans le même temps, aucune évolution significative du fonctionnement des écoles n’est proposée ou même mise en débat à l’occasion des groupes de travail instaurés par le ministère.

Le dossier direction et fonctionnement de l’école n’est pas réglé. Le SNUipp réaffirme son opposition à la mise en place d’un statut qui ne pourrait que diviser la profession, éloigner le directeur du reste des enseignants, sans apporter de réelles améliorations à la direction et au fonctionnement des écoles, à la réussite de tous les élèves. Certains collègues nous interpellent sur la question du statut de l’école et des directeurs. Mais la création d’un nouveau statut renforcerait la responsabilité des directeurs et directrices au détriment de celle des conseils des maîtres. Cependant, la fonction de directeur doit être mieux reconnue, ses missions clarifiées et sa charge de travail allégée, le directeur d’école restant un enseignant.

Le SNUipp refuse le pilotage et la gestion des écoles par les élus locaux, tel que cela est envisagé dans les projets EPEP. Il revendique au contraire un renforcement des prérogatives du Conseil des Maîtres. Cela nécessite l’octroi de moyens matériels et humains (décharges de service, personnels de secrétariat, maîtres supplémentaires, temps de concertation…) pour faciliter la gestion, l’organisation et la concertation…

Le SNUipp doit poursuivre le débat et l’action, avec les équipes d’école, et toute la profession sur la direction et le fonctionnement de l’école, sur la base de ses revendications. Ce débat sur la direction d’école est indissociable de celui sur le fonctionnement de l’école et le travail en équipe. Il faut également construire le lien entre le projet de mise en place des EPEP et la question de la direction et du fonctionnement de l’école.

 

 

Poursuivre le débat et l’action… Rappelons qu’en octobre 2007, le SNUipp avait organisé « les Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école ».

Un fiasco sans pareil à tel point que le SNUipp n’a jamais communiqué sur ce rassemblement et a vite retiré le relevé de conclusions publié sur son site. Nous y avions consacré plusieurs articles qu’il n’est pas inutile de relire :

 

« SNUipp : le grand show des Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école »

« Etats généraux du SNUipp : grosse farce ou non-événement ? »

« Des Etats généraux qui ont fait pschitt… »

 

 

Bref, le SNUipp ne peut se prévaloir de ses mandats. Ils ne reposent sur rien d’autre que l’idéologie de quelques dizaines de « responsables » qui font la pluie et le beau temps à la direction de ce syndicat. Aucune consultation de « la profession » n’a jamais été organisée par le SNUipp qui ne peut donc pas se prévaloir d’une quelconque capacité à exprimer la pensée des enseignants dans le domaine du fonctionnement de l’école.

La seule enquête sérieuse faite à ce jour est la consultation des directeurs par l’Ifop à la demande du GDID et qui a abouti au résultat incontournable : 93 % des directeurs d’école sont favorables à un statut !   

 

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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 09:22


Alors que le protocole signé en 2006 par le seul SE-Unsa (accordant une journée de décharge aux directeurs d’école de 4 classes - et parfois plus) n’a pour l’instant pas été remis en cause, quelle mouche a pu piquer le SE-Unsa pour qu’il publie, en février 2009, le texte suivant ?

 

 

« Avec ou sans PE2, la décharge de direction est un droit ! Dans le cadre de la réforme de la formation des maîtres, les PE2 disparaissent et, avec eux, les stages filés qui permettaient d’assurer des décharges de directeurs.

Grâce au protocole « direction » et suivant la note de service de juin 2006, l’administration est bel et bien contrainte d’assurer la pérennité de ces décharges, même sans PE2. Ceux qui avaient fustigé le protocole, et notamment leur utilisation pour justifier de leur « non signature », doivent admettre que le procès d’intention était injustifié.

Les textes contraignent chaque IA à assurer ces décharges. Ils devront ainsi chercher la solution ailleurs qu’au travers des stages filés. Certes, la situation du remplacement est loin d’être florissante mais ils devront quand même dégager des moyens pour cela ; il ne peut s’agir de balayer d’un revers de main cette disposition réglementaire !

Le SE-Unsa est intervenu auprès du ministre en ce sens. Il agit au plan local pour que le régime de décharge, obtenu grâce au seul SE-Unsa, soit bien prévu pour la rentrée 2009 ».

 

 

Au-delà de la fanfaronnade du SE-Unsa qui s’attribue le bénéfice de l’amélioration du régime de décharges des écoles à 4 classes, au–delà du coup de patte au SNUipp, concurrent « non signataire », le communiqué du SE-Unsa laisse percevoir une forme d’inquiétude quant au devenir de l’application du protocole à la prochaine rentrée. Sinon, comment expliquer pareille démarche auprès du ministère et au « plan local » ?

 

Il faut savoir que Xavier Darcos et Valérie Pécresse ont récemment confirmé la réforme de la formation des maîtres qui aboutit à la fin des IUFM. La formation des enseignants, allongée d’un an, se fera à l’université.

Cette réforme aura un impact direct sur les écoles primaires puisqu’elle signifie la fin des stages filés qui permettaient d’assurer la décharge des directeurs de 4 classes et parfois plus.

 

Il faut se souvenir qu’en 2006, la signature du protocole De Robien / SE-Unsa avait instauré une décharge d’une journée pour les 7135 directeurs d’école à 4 classes, sans création de postes. En effet, le ministère avait décidé d’utiliser les stagiaires des IUFM pour assurer les décharges dans le cadre de stages filés. Cet habile stratagème correspondait à 1641 ETP (emplois à temps plein).

 

En février 2009, le trouble est réel au sein des instances dirigeantes du SE-Unsa. La remise en cause du protocole serait préjudiciable à ce syndicat qui avait mis fin à la grève administrative des directeurs en apposant son paraphe au bas du protocole. Des milliers de collègues avaient alors ressenti un fort sentiment de trahison à un moment où Gilles de Robien était acculé à céder devant la persistance de la rétention des enquêtes statistiques lourdes.

 

Le ministère n’ayant pas programmé de création de postes en 2009 pour assurer les décharges administratives en lieu et place des stagiaires PE2, comment peut-il s’y prendre pour ne pas remettre en cause le protocole ?


La solution, c’est le SE-Unsa qui nous la livre : les IA devront puiser dans le vivier des brigades de remplaçants… Or, comme le dit justement ce syndicat, la « situation du remplacement est loin d’être florissante ». En réalité, elle ne cesse de se dégrader puisque c’est un moyen indolore pour le ministère de supprimer des postes.

A-t-on jamais vu une délégation d’élus municipaux ou de parents d’élèves monter au créneau et demander audience à l’IA pour des suppressions de postes de remplaçants ? De plus en plus souvent les enseignants absents ne sont plus remplacés. Il est regrettable que le gouvernement ne s’attache pas à régler ce problème avec la même vigueur qu’il met à imposer le SMA en cas de grève. L’essentiel, pour lui, n’est-il pas simplement que les enfants soient accueillis ?

 

Notre propos n’est bien évidemment pas de remettre en cause les moyens alloués aux collègues des écoles de 4 classes. Cette journée de décharge n’est que justice. Elle devrait d’ailleurs être étendue aux écoles de moins de 4 classes.

 

Notre critique s’adresse d’abord au ministère qui ne prend en compte ni la situation du remplacement, ni celle des directeurs d’école. Elle s’adresse ensuite au SE-Unsa qui n’a pas suffisamment pris en compte l’ensemble des conséquences de sa décision lorsqu’il a signé le protocole.

Nous l’avons dit à l’époque : cet accord était précipité et ne correspondait pas à une véritable victoire puisqu’il ne prévoyait aucune création de postes. Le même reproche a été fait par tous les autres syndicats.

 

En mai 2006, le SE-Unsa présentait alors cet accord comme « une avancée » en soulignant la portée du dispositif mis en place : 1641 ETP (emplois à temps plein) pour assurer les décharges de direction.

En septembre 2009, ce syndicat reconnaîtra-t-il la perte de 1641 ETP (emplois à temps plein) dans les moyens mis à disposition des écoles pour assurer le remplacement des maîtres absents ?

 

 

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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /Nov /2008 21:46

L’un de nos collègues nous transmet copie de la lettre que chaque directeur du Nord a personnellement reçue par la Poste. Nous la reproduisons intégralement.

Décidément, les directeurs sont très courtisés en ce mois de novembre… Dommage que les élections professionnelles ne se déroulent que tous les 3 ans… On aimerait qu’elles aient lieu plus souvent…

 

Cher(e) collègue directeur, directrice

 

Vous avez sans doute, comme nous, pu lire sur un site Internet dont les animateurs, dont nous respectons au demeurant les positions, relaient les infos sur nos boîtes électroniques d’école, que le SE-UNSA ne s’intéresserait pas à la situation des directrices et directeurs d’école !

 

Comment peut-on écrire cela ?

 

Retour en arrière

Le SE-UNSA, à l’origine de la grève administrative des directeurs d’école, signe, en mai 2006, le protocole sur la direction d’école.

Et alors, c’est la bronca !

Le SE-UNSA est attaqué de toutes part, les mails pleuvent, les appels téléphoniques aussi.

Puis vient la rentrée scolaire :

Les 260 directrices et directeurs d’école de 4 classes qui sont maintenant déchargés trouvent que, finalement, le SE-UNSA a peut-être bien fait de signer.

Les collègues qui ricanaient face aux 15 euros, ricanent plus silencieusement quand les 15 deviennent 30 puis de 45 à 90 euros en ce début d’année scolaire.

Ceux qui dénonçaient le recours à des contrats précaires n’ont pas tous dit « non », loin s’en faut, et la seule question qu’on nous pose maintenant au sujet de ces aides administratives, c’est : « comment on fait pour en avoir quand on n’en a pas ? ».

 

Alors bien sûr, si nous avons signé, ce n’est pas parce que nous étions satisfaits, mais parce que ce à quoi nous étions arrivés par la négociation méritait d’être engrangé.

 

Pour autant, le SE-UNSA continue de porter la revendication de plus de temps pour les directeurs et les directrices ; la bataille sur la décharge de service d’aide personnalisée en atteste.

 

Le SE-UNSA considère aussi que l’ISS de direction doit être la même pour tous (200€ par mois).

 

Le SE-UNSA revendique enfin que l’aide administrative devienne un véritable métier de secrétariat administratif et que les EVS qui le souhaitent puissent être pérennisés sur leur poste.

 

Alors, pourquoi ne pas avoir communiqué sur la situation des directrices et directeurs d’école, qui sont nos premiers relais au moment des élections professionnelles ? Par masochisme ? Non, bien entendu !

 

Quatre arguments ont présidé à cette décision qui a été mûrement réfléchie et prise de manière consensuelle :

 

ü  Nous n’avons pas voulu traiter ce bulletin « spécial élections » par l’entrée catégorielle : le SE-UNSA est le syndicat de tous les enseignants quelle que soit leur spécificité,

 

ü  A un moment de son histoire où l’école subit des attaques d’une intensité qu’elle n’a jamais connue, il nous a semblé que nous devions coller au plus près de l’actualité : remise en cause de la laïcité, 108 heures et aide personnalisée, service minimum d’accueil, défense de l’école maternelle et des RASED, dénonciation du budget et de son impact sur la carte scolaire, salaires, carences du remplacement !

 

 

ü  Nous n’avons pas voulu nous tromper d’adversaires. Nous avons privilégié notre analyse des dossiers traités et les revendications du SE-UNSA. Nous avons refusé de tomber dans le piège gouvernemental du « diviser pour mieux régner ».

 

ü  Enfin, le rôle charnière de la directrice, du directeur d’école est à notre sens à ce point évident au niveau de la dynamique d’équipe, au niveau de la prise en compte de la difficulté de chaque élève, au niveau de l’organisation du service, au niveau des relations avec les différents acteurs de l’école, que loin de considérer que les directrices et directeurs ne sont nulle part dans ce bulletin, nous considérons, nous, au contraire, qu’ils sont partout !

 

 

Nous aurons d’ici quelques jours, quelques semaines, à discuter, à échanger sur la mise en place programmée des EPEP (établissements publics d’enseignement primaire). Nous aurons l’occasion de répéter tous les dangers que cela représente pour l’école et les équipes pédagogiques.

 

A ce moment-là, et plus que jamais auparavant, les collègues qui auraient voulu que l’Education nationale fasse une place privilégiée ( !) aux directrices et directeurs d’école se rendront compte à quel point le gouvernement aura utilisé leurs aspirations pour, finalement, mettre en place une structure où ils n’auront plus leur place, où la satisfaction de quelques « heureux élus », se fera au détriment de l’intérêt du plus grand nombre. Le SE-UNSA reste et restera plus que jamais attentif à la situation des directrices et directeurs.

 

Sentiments les plus cordiaux et respectueux.

L’équipe départementale du SE-UNSA (59)

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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 14:41


À quelques semaines des élections professionnelles du 2 décembre prochain, nos boîtes aux lettres et nos messagerie sont envahies par une abondante prose syndicale que chacune des nombreuses organisations nous fait parvenir pour solliciter nos suffrages.

Aujourd’hui, nous nous arrêterons sur le « numéro spécial élections » tiré à 15 000 exemplaires que le SE-UNSA 59 a envoyé, par courrier postal, à chacun des enseignants de l’Académie de Lille.

Le SE-Unsa 59 n’a pas lésiné sur les moyens. Il a concocté une superbe publication de 16 pages sur papier glacé couleur avec ce titre : « SE-UNSA : le choix de la cohérence » et ce slogan : « je fais la différence, je vote SE-UNSA ».

 

Nous avons donc feuilleté cette luxueuse publication à la recherche d’arguments qui pourraient faire pencher le vote des directeurs en faveur de ce syndicat.

 

Page 2

Rappel du slogan « Faites la différence, votez SE-UNSA »

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 3

Un ensemble de revendications conjuguées à la 1ère personne (je veux un rattrapage de mon pouvoir d’achat, je veux garder ma liberté pédagogique, j’ai droit à une formation sur mon temps de travail…).

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 4

Les photos des candidats

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Les pages suivantes traitent des revendications de façon thématique.

 

Page 5

Défendre la laïcité

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 6

Le Service Minimum d’Accueil (SMA)

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 7

La maternelle, pas une garderie

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 8

Du temps pour mieux travailler : l’organisation des 108 heures

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 9

Carte scolaire : non au toujours moins

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 10

Défense du pouvoir d’achat

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 11

« Je veux que ma fonction soit reconnue »

 

Ah ! Enfin, pensait-on, voilà la page thématique dédiée aux directeurs d’école… Il nous faut vite déchanter en poursuivant la lecture du sous-titre :

 

« Titulaires remplaçants : le 2ème effet qui secoue ».

 

Décidément, notre joie fut de courte durée… Il ne s’agit pas de reconnaître la fonction des directeurs d’école… Vite, voyons la page suivante…

 

Page 12

R.A.S.E.D. rasés ?

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 13

Un mouvement en perpétuel mouvement : je veux un mouvement équitable.

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 14

Pub pour le syndicat « Au SE-UNSA, on préfère parler vrai ! »

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 15

Organisation du vote

« Je vote par correspondance »

« Je vote à l’école »

« Je suis directeur ou directrice d’une école de 8 classes ou plus : j’aurai une section de vote dans l’école, je dois mettre en place un bureau de vote mardi 2 décembre entre 9 heures et 15 heures ».

 

Enfin ! Il aura fallu atteindre l’avant-dernière page pour trouver les mots « directeur » et « directrice ». Encore une fois, la joie est de courte durée car s’ensuit une série d’injonctions pour nous rappeler notre rôle lors de ce scrutin…

 

« Je vérifie qu’il ne manque rien… (listes, enveloppes, bulletins, professions de foi…) »

« J’affiche les listes électorales et les profession de foi ».

« Je vérifie les listes d’émargement ».

« J’ajoute les votes reçus par courrier… »

« Je recense les votes des urnes ».

« Je remplis et signe le procès-verbal… ».

« Je me rends au guichet du bureau de poste pour… ».

 

Ouf ! Opération terminée.

Pas un mot pour dénoncer le malaise des directeurs d’école, la lourdeur de leurs tâches, l’empilement des responsabilités qui ne cessent de croître, évoquer leur volonté de reconnaissance… Il est vrai que le SE-UNSA a signé le protocole d’accord avec Gilles de Robien en 2006 et qu’il considère que cette signature a permis des « avancées » importantes pour la profession…

 

Page 16 (4ème de couverture)

Nouveau slogan « …on choisit la cohérence ».

 

Nos collègues apprécieront…cet oubli.

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