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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

9

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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directeurs en lutte

Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 09:05

Le ministre a inscrit à l'ordre du jour du C.S.E. (Conseil Supérieur de l'Education) du 25 janvier l'examen du projet de décret autorisant des communes à créer des EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire). 

Ces établissements publics du premier degré bénéficient de la personnalité morale et permettent "une gestion mutualisée des moyens destinés aux écoles".

Le conseil d'administration de l'EPEP sera composé pour moitié de représentants des communes. Les 50 % restant seront partagés entre enseignants et parents. Le directeur sera chargé d'exécuter les décisions du C.A.

 

Pour le ministère, "il s'agit d'une expérimentation qui vise à l'amélioration de l'offre éducative sur un territoire donné et à la gestion mutualisée des moyens. Elle devrait permettre de renforcer l'articulation entre les actions en temps scolaire et périscolaire et de coordonner les différentes politiques éducatives, notamment les dispositifs de réussite éducative".

 

Dans un communiqué commun, syndicats (SNUipp, SE-Unsa, Unsen-CGT, Sgen-CFDT) et parents (FCPE, PEEP et Unaf) manifestent leur opposition à ce texte. "Nos organisations sont favorables à une large reflexion sur l'organisation des écoles et de la fonction de directeur d'école. Pour autant, toute modification profonde du fonctionnement de l'école ne peut s'accomplir qu'après un large débat avec les enseignants, les parents, les élus et plus généralement l'ensemble des citoyens. En effet, c'est le lien entre l'école et la commune ou son quartier qui est remis en cause par ce projet de décret. L'absence de concertation sur ce point et la précipitation avec lesquelles le ministère procède pour un texte de cette importance nous amènent à demander solennellement de retirer ce point de l'ordre du jour du C.S.E.".

 

Le Conseil Supérieur de l'Education (C.S.E.)

 

Le Conseil Supérieur de l'Education est une instance consultative présidée par le ministre de l'Education nationale (ou son représentant).

Il est composé de 97 membres représentant les personnels du ministère, les parents d'élèves, les étudiants, les élèves des lycées, les collectivités territoriales, les associations complémentaires de l'enseignement public ainsi que les grands intérêts éducatifs, sociaux, économiques et culturels.

Le C.S.E. donne des avis sur les objectifs et le fonctionnement du service public de l'éducation. Il a un rôle consultatif pour toutes les questions d'intérêt national concernant l'enseignement et l'éducation et, en particulier, pour les réglements relatifs aux programmes, aux examens, à la délivrance des diplômes, à la scolarité.

Le C.S.E. est obligatoirement consulté sur tous les textes et les réformes qui régissent l'éducation. Il donne aussi des avis sur tous les textes concernant l'enseignement privé.

Son avis est simplement consultatif.

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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 14:22

A l'issue des 2 premières réunions de chacun des 2 groupes de travail, et à la lecture des premiers comptes rendus, la question de leur réel intérêt se pose véritablement.

 

L'impression dominante est que le ministère, sous couvert de débats participatifs ( la formule est à la mode), avance à pas comptés mais rapides vers la réalisation de ses objectifs : mise en place des EPEP et du statut d'emploi fonctionnel.

Les premières réunions n'ont pas donné lieu à ce que l'on pourrait qualifier de véritables échanges. En réalité, les différents participants ont profité de cette tribune, les uns pour exprimer leurs convictions, les autres pour justifier leur refus d'y participer.

 

En fin de compte, les représentants du ministère ont écouté sans entendre et ont imposé leur ligne directrice.

 

Premier groupe de travail consacré à l'étude du projet de décret relatif à l'expérimentation des Etablissements Publics d'Enseignement Primaire (EPEP)

Le 29/11/2006, Monsieur DEBBASCH, Directeur Général de l'enseignement scolaire affirme que le ministère n'a pas de projet préconçu et qu'il n'envisage pas d'imposer un modèle unique à l'ensemble des écoles. Il n'envisage que l'expérimentation d'EPEP dans 7 intercommunalités (85 communes), à la demande des élus locaux et dans le cadre de la loi Fillon.

Ce projet est-il discutable ? Non, bien sûr, puisque le groupe de travail aura comme objectif d'aider à clarifier les missions et les responsabilités de ces entités administratives...

M. Debbasch propose au groupe de poursuivre la réflexion sur l'organisation de l'école, l'efficacité du projet proposé par le ministère... 

  

Le 21/12/2006, M. Debbasch présente le projet de décret mettant en oeuvre les EPEP. Naturellement, s'il invite les membres du groupe à l'examiner article par article, il précise que le ministère sera le seul rédacteur du décret et que le groupe de travail n'est pas réuni pour réécrire le projet...

Autrement dit : ", Chers représentants du SE-Unsa, SNE et GDID, votre avis m'intéresse mais on n'en tiendra pas compte"...

 

 

Second groupe de travail consacré à la direction d'école

Le 30/11/2006, Monsieur DUWOYE, directeur général des Ressources Humaines du ministère cadre le débat en indiquant d'entrée qu'il n'y a pas d'espace pour créer un nouveau corps. Tout est clair !

Il propose de clarifier les fonctions du directeur et de réfléchir à la création d'un "statut d'emploi" en corrélation avec la mise en place des EPEP, des réseaux (RPI, RRE) et des écoles "Ambition Réussite".

Il conclut cette séance en précisant que cette direction des débats est retenue pour les prochaines réunions du groupe de travail.

 

 

Le 18/01/2007, M. Dewoye annonce la couleur : Le projet des EPEP sera soumis au Conseil Supérieur de l'Education fin janvier. Le "statut d'emploi" des directeurs des EPEP sera étendu aux directeurs complètement déchargés (écoles maternelles de 13 classes et élémentaires de 14 classes).

Il ne lui restait plus qu'à préciser quelques aspects de ce statut (détachement du corps initial, grille indiciaire spécifique, recrutement des futurs directeurs d'EPEP, durée du détachement d'environ 4 à 5 ans avec renouvellement possible...).

 

La question des directeurs non concernés par ce statut fera l'objet d'une prochaine réunion pour laquelle il "soumet à débat" les pistes de travail : mouvement des directeurs (spécifique ou non), déroulement de carrière...

 

Remarques, protestations, contestations... Rien n'y a fait. Lors de ces réunions, les représentants du ministère ont avancé leurs idées laissant le soin aux participants de les répercuter à leurs mandants...

Faut-il participer à cette parodie de groupes de travail...? Doit-on se prêter à cette caricature de concertation...? A-t-on intérêt à cautionner ce pastiche de débat...?

Il est légitime de se poser ces questions. Certains syndicats ont choisi d'y répondre par la politique de la chaise vide. Nous pensons, quant à nous, qu'il est préférable d'y assister (à défaut d'y être considéré comme véritable partenaire) pour faire entendre la voix de la profession qui ne voit dans ces projets aucune solution à ses problèmes.

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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 14:13

A en croire une déclaration récente du SNUipp, le fait de disposer d'un statut n'est pas la garantie d'obtenir de réelles avancées. Et de citer "l'exemple des chefs d'établissement du secondaire qui ont réussi une forte mobilisation dans les rues de Paris le 28 novembre dernier et qui, pourtant, n'ont pas été entendus...".

Pan sur le bec du SNUipp... car le SNPDEN vient d'obtenir satisfaction sur des revendications importantes de direction...

 

Il s'agit d'abord d'une "charte des pratiques de pilotage" qui répond à l'exaspération des chefs d'établissement. La charte prévoit par exemple de "constituer progressivement de véritables pôles opérationnels dans le EPLE et d'améliorer la communication et la concertation [avec les autorités académiques].

 

Les personnels de direction obtiennent également une limitation de leur temps de travail : "reconnaissance du temps de travail des personnels de direction comme cadres autonomes sur la base de 207 jours de travail par an, et reconnaissance d'un droit à congés de 47 jours ouvrés, soit 10 semaines. Par ailleurs, ce temps de travail ne devra plus dépasser ni 10 demi-journées par semaine, ni 11 h par jour, ni 48 h par semaine (44 h par semaine si le temps de travail continu dépasse 12 semaines d'affilée). Ce temps de travail n'est pas nécessairement un temps de travail dans l'établissement". S'y ajoutent des indemnités.

 

"Les principaux et adjoints de collèges "Ambition réussite" se verront attribuer une indemnité de sujétion spéciale, c'est-à-dire une prime annuelle de 1 000 euros modulable et au mérite" pour récompenser leur surplus de travail" a annoncé le ministre.

"Cette indemnité de 1 000 euros, c'est nous qui l'avions demandée. Cette prime ne repose pas sur le mérite puisque animer des réseaux Amition réussite demande inévitablement des investissements particuliers" a déclaré Philippe Guittet, Secrétaire général du SNPDEN.

 

Ces avantages devraient faciliter le recrutement de chefs d'établissements. Le SNPDEN a le triomphe modeste...

 

Si le fait d'être reconnu par un statut ne garantit pas l'obtention de moyens supplémentaires, il peut y contribuer grandement...  

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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 08:44

Eh bien, voilà, c'est fait ! Le problème de la direction d'école est réglé... La solution n'était pourtant pas bien loin. Elle était, là, à portée de main et nous ne le savions pas... Et, elle a un nom : Philippe Meirieu. Oui, le grand, le super pédagogue, Philippe Meirieu himself.

 

Mais comment diantre, n'y a-t-on pas pensé plus tôt ? Depuis le temps que chacun réfléchit... Tant de réunions d'experts mis à contribution, tant d'énergie gaspillée, tant de rapports volumineux, des années de grève administrative, une consultation Ifop par le GDID, des menaces de sanctions, des retenues sur salaire pour absence de service fait... Bref tout cela aurait pu, aurait dû être évité.

Que n'a-t-on pensé à cet homme providentiel ? Grand conseiller de Claude Allègre, de Jack Lang, universitaire, auteur de nombreux ouvrages de pédagogie, directeur d'IUFM...  Lui, modeste, ne s'est jamais manifesté.  

 

Heureusement, dans une interview à la revue "Fenêtres sur Cours" (n° 294), il nous livre enfin son analyse sur le problème de la direction d'école. Sauvés ! Nous sommes sauvés !

 

 

La clé du problème ? un fonctionnement coopératif ! "Face à un défi collectif, c'est par du collectif qu'il faut répondre". Tout simplement. Suffisait d'y penser...

Et notre sauveur de développer sa recette...

"Aujoud'hui, la direction, ce n'est ni fait, ni à faire, une espèce d'entre-deux insatisfaisant. Le directeur est une sorte de mandataire administratif sans la totalité des prérogatives qui restent à l'IEN, et sans avoir véritablement les moyens d'animer une équipe. Les modèles se construisent dans chaque école en fonction des personnalités de chacun, de la marge de manoeuvre laissée par l'IEN, et de l'entente et de la solidarité qui peuvent se créer entre les collègues. C'est un fonctionnement aléatoire et souvent rocambolesque.

Je penche pour un modèle plus coopératif : si on confie un ensemble d'élèves à un collectif d'adultes, il faut comptabiliser dans ce collectif d'adultes les tâches qui relèvent de la direction.

On pourrait parfaitement laisser les collègues s'organiser et voir comment ils assument ces tâches, quitte à ce que, dans certains cas, ils se les partagent, et dans d'autres cas, ils confient provisoirement à l'un d'eux la responsabilité de les exercer, qu'il y ait un interlocuteur identifié par les familles, mais sans forcément passer par des modalités faussement pyramidales".

 

 

 

 

 

"C'est l'idée forte de l'intelligence collective : on est plus intelligent à plusieurs que seul". Trop modeste, notre cher pédagogue... Eh oui, à lui seul,  il s'est montré plus intelligent que toute une cohorte d'experts, de conseillers et même de ministres...

 

Certes, comment l'empêcher, il se trouvera toujours de beaux esprits chagrins pour exprimer quelques doutes sur la faisabilité du modèle coopératif.

Aussi, dans le cas fort improbable où des problèmes viendraient à se poser dans la répartition des tâches (improbable car tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil), que Philippe Meirieu ne s'en offusque pas, les "directeurs en lutte" ont une proposition à faire pour procéder, éventuellement, à des tirages au sort :

 

Nous suggérons que les actuels directeurs d'école puisent dans la cagnotte qu'ils se sont constituée avec la revalorisation de l'ISS et qu'ils utilisent les 51 centimes à l'achat d'un jeu de dés.

En l'absence de cagnotte, une autre solution existe, moins coûteuse : se procurer quelques tiges de blé pour effecteur un tirage au sort à la courte paille... 

 

Heureux Gilles de Robien qui va pouvoir mettre un terme aux groupes de travail sur la direction d'école. Il lui suffit de nommer Philippe Meirieu à la tête de tous les IUFM de France afin qu'il généralise la formation qu'il n'a sans doute pas manqué de mettre en place à l'IUFM de Lyon lorqu'il le dirigeait... 

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Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /Déc /2006 22:47

 

Comme vous avez pu le constater, l'équipe des "directeurs en lutte" prend quelques vacances afin de revenir plus en forme que jamais début janvier. L'année 2006 a été riche d'enseignements les plus divers. Dans quelques jours, nous en dresserons le bilan.

Dès 2007, nous engagerons une nouvelle phase de la campagne de reconnaissance des directeurs et directrices d'école. Nous poursuivrons en toute indépendance notre combat pour une véritable information. Nous nous donnerons tous les moyens pour convaincre, dénoncer les faux-semblants, et faire émerger le débat, le vrai, loin des rideaux de fumée des idéologies d'un autre âge de syndicats acquis à la cause du statu quo.

 

A tous ceux, de plus en plus nombreux, qui nous rejoignent et se retrouvent dans notre lutte quotidienne, nous adressons nos voeux de BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2007.

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