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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

10

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

 


Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 14:22

A l'issue des 2 premières réunions de chacun des 2 groupes de travail, et à la lecture des premiers comptes rendus, la question de leur réel intérêt se pose véritablement.

 

L'impression dominante est que le ministère, sous couvert de débats participatifs ( la formule est à la mode), avance à pas comptés mais rapides vers la réalisation de ses objectifs : mise en place des EPEP et du statut d'emploi fonctionnel.

Les premières réunions n'ont pas donné lieu à ce que l'on pourrait qualifier de véritables échanges. En réalité, les différents participants ont profité de cette tribune, les uns pour exprimer leurs convictions, les autres pour justifier leur refus d'y participer.

 

En fin de compte, les représentants du ministère ont écouté sans entendre et ont imposé leur ligne directrice.

 

Premier groupe de travail consacré à l'étude du projet de décret relatif à l'expérimentation des Etablissements Publics d'Enseignement Primaire (EPEP)

Le 29/11/2006, Monsieur DEBBASCH, Directeur Général de l'enseignement scolaire affirme que le ministère n'a pas de projet préconçu et qu'il n'envisage pas d'imposer un modèle unique à l'ensemble des écoles. Il n'envisage que l'expérimentation d'EPEP dans 7 intercommunalités (85 communes), à la demande des élus locaux et dans le cadre de la loi Fillon.

Ce projet est-il discutable ? Non, bien sûr, puisque le groupe de travail aura comme objectif d'aider à clarifier les missions et les responsabilités de ces entités administratives...

M. Debbasch propose au groupe de poursuivre la réflexion sur l'organisation de l'école, l'efficacité du projet proposé par le ministère... 

  

Le 21/12/2006, M. Debbasch présente le projet de décret mettant en oeuvre les EPEP. Naturellement, s'il invite les membres du groupe à l'examiner article par article, il précise que le ministère sera le seul rédacteur du décret et que le groupe de travail n'est pas réuni pour réécrire le projet...

Autrement dit : ", Chers représentants du SE-Unsa, SNE et GDID, votre avis m'intéresse mais on n'en tiendra pas compte"...

 

 

Second groupe de travail consacré à la direction d'école

Le 30/11/2006, Monsieur DUWOYE, directeur général des Ressources Humaines du ministère cadre le débat en indiquant d'entrée qu'il n'y a pas d'espace pour créer un nouveau corps. Tout est clair !

Il propose de clarifier les fonctions du directeur et de réfléchir à la création d'un "statut d'emploi" en corrélation avec la mise en place des EPEP, des réseaux (RPI, RRE) et des écoles "Ambition Réussite".

Il conclut cette séance en précisant que cette direction des débats est retenue pour les prochaines réunions du groupe de travail.

 

 

Le 18/01/2007, M. Dewoye annonce la couleur : Le projet des EPEP sera soumis au Conseil Supérieur de l'Education fin janvier. Le "statut d'emploi" des directeurs des EPEP sera étendu aux directeurs complètement déchargés (écoles maternelles de 13 classes et élémentaires de 14 classes).

Il ne lui restait plus qu'à préciser quelques aspects de ce statut (détachement du corps initial, grille indiciaire spécifique, recrutement des futurs directeurs d'EPEP, durée du détachement d'environ 4 à 5 ans avec renouvellement possible...).

 

La question des directeurs non concernés par ce statut fera l'objet d'une prochaine réunion pour laquelle il "soumet à débat" les pistes de travail : mouvement des directeurs (spécifique ou non), déroulement de carrière...

 

Remarques, protestations, contestations... Rien n'y a fait. Lors de ces réunions, les représentants du ministère ont avancé leurs idées laissant le soin aux participants de les répercuter à leurs mandants...

Faut-il participer à cette parodie de groupes de travail...? Doit-on se prêter à cette caricature de concertation...? A-t-on intérêt à cautionner ce pastiche de débat...?

Il est légitime de se poser ces questions. Certains syndicats ont choisi d'y répondre par la politique de la chaise vide. Nous pensons, quant à nous, qu'il est préférable d'y assister (à défaut d'y être considéré comme véritable partenaire) pour faire entendre la voix de la profession qui ne voit dans ces projets aucune solution à ses problèmes.

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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 14:13

A en croire une déclaration récente du SNUipp, le fait de disposer d'un statut n'est pas la garantie d'obtenir de réelles avancées. Et de citer "l'exemple des chefs d'établissement du secondaire qui ont réussi une forte mobilisation dans les rues de Paris le 28 novembre dernier et qui, pourtant, n'ont pas été entendus...".

Pan sur le bec du SNUipp... car le SNPDEN vient d'obtenir satisfaction sur des revendications importantes de direction...

 

Il s'agit d'abord d'une "charte des pratiques de pilotage" qui répond à l'exaspération des chefs d'établissement. La charte prévoit par exemple de "constituer progressivement de véritables pôles opérationnels dans le EPLE et d'améliorer la communication et la concertation [avec les autorités académiques].

 

Les personnels de direction obtiennent également une limitation de leur temps de travail : "reconnaissance du temps de travail des personnels de direction comme cadres autonomes sur la base de 207 jours de travail par an, et reconnaissance d'un droit à congés de 47 jours ouvrés, soit 10 semaines. Par ailleurs, ce temps de travail ne devra plus dépasser ni 10 demi-journées par semaine, ni 11 h par jour, ni 48 h par semaine (44 h par semaine si le temps de travail continu dépasse 12 semaines d'affilée). Ce temps de travail n'est pas nécessairement un temps de travail dans l'établissement". S'y ajoutent des indemnités.

 

"Les principaux et adjoints de collèges "Ambition réussite" se verront attribuer une indemnité de sujétion spéciale, c'est-à-dire une prime annuelle de 1 000 euros modulable et au mérite" pour récompenser leur surplus de travail" a annoncé le ministre.

"Cette indemnité de 1 000 euros, c'est nous qui l'avions demandée. Cette prime ne repose pas sur le mérite puisque animer des réseaux Amition réussite demande inévitablement des investissements particuliers" a déclaré Philippe Guittet, Secrétaire général du SNPDEN.

 

Ces avantages devraient faciliter le recrutement de chefs d'établissements. Le SNPDEN a le triomphe modeste...

 

Si le fait d'être reconnu par un statut ne garantit pas l'obtention de moyens supplémentaires, il peut y contribuer grandement...  

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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 08:44

Eh bien, voilà, c'est fait ! Le problème de la direction d'école est réglé... La solution n'était pourtant pas bien loin. Elle était, là, à portée de main et nous ne le savions pas... Et, elle a un nom : Philippe Meirieu. Oui, le grand, le super pédagogue, Philippe Meirieu himself.

 

Mais comment diantre, n'y a-t-on pas pensé plus tôt ? Depuis le temps que chacun réfléchit... Tant de réunions d'experts mis à contribution, tant d'énergie gaspillée, tant de rapports volumineux, des années de grève administrative, une consultation Ifop par le GDID, des menaces de sanctions, des retenues sur salaire pour absence de service fait... Bref tout cela aurait pu, aurait dû être évité.

Que n'a-t-on pensé à cet homme providentiel ? Grand conseiller de Claude Allègre, de Jack Lang, universitaire, auteur de nombreux ouvrages de pédagogie, directeur d'IUFM...  Lui, modeste, ne s'est jamais manifesté.  

 

Heureusement, dans une interview à la revue "Fenêtres sur Cours" (n° 294), il nous livre enfin son analyse sur le problème de la direction d'école. Sauvés ! Nous sommes sauvés !

 

 

La clé du problème ? un fonctionnement coopératif ! "Face à un défi collectif, c'est par du collectif qu'il faut répondre". Tout simplement. Suffisait d'y penser...

Et notre sauveur de développer sa recette...

"Aujoud'hui, la direction, ce n'est ni fait, ni à faire, une espèce d'entre-deux insatisfaisant. Le directeur est une sorte de mandataire administratif sans la totalité des prérogatives qui restent à l'IEN, et sans avoir véritablement les moyens d'animer une équipe. Les modèles se construisent dans chaque école en fonction des personnalités de chacun, de la marge de manoeuvre laissée par l'IEN, et de l'entente et de la solidarité qui peuvent se créer entre les collègues. C'est un fonctionnement aléatoire et souvent rocambolesque.

Je penche pour un modèle plus coopératif : si on confie un ensemble d'élèves à un collectif d'adultes, il faut comptabiliser dans ce collectif d'adultes les tâches qui relèvent de la direction.

On pourrait parfaitement laisser les collègues s'organiser et voir comment ils assument ces tâches, quitte à ce que, dans certains cas, ils se les partagent, et dans d'autres cas, ils confient provisoirement à l'un d'eux la responsabilité de les exercer, qu'il y ait un interlocuteur identifié par les familles, mais sans forcément passer par des modalités faussement pyramidales".

 

 

 

 

 

"C'est l'idée forte de l'intelligence collective : on est plus intelligent à plusieurs que seul". Trop modeste, notre cher pédagogue... Eh oui, à lui seul,  il s'est montré plus intelligent que toute une cohorte d'experts, de conseillers et même de ministres...

 

Certes, comment l'empêcher, il se trouvera toujours de beaux esprits chagrins pour exprimer quelques doutes sur la faisabilité du modèle coopératif.

Aussi, dans le cas fort improbable où des problèmes viendraient à se poser dans la répartition des tâches (improbable car tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil), que Philippe Meirieu ne s'en offusque pas, les "directeurs en lutte" ont une proposition à faire pour procéder, éventuellement, à des tirages au sort :

 

Nous suggérons que les actuels directeurs d'école puisent dans la cagnotte qu'ils se sont constituée avec la revalorisation de l'ISS et qu'ils utilisent les 51 centimes à l'achat d'un jeu de dés.

En l'absence de cagnotte, une autre solution existe, moins coûteuse : se procurer quelques tiges de blé pour effecteur un tirage au sort à la courte paille... 

 

Heureux Gilles de Robien qui va pouvoir mettre un terme aux groupes de travail sur la direction d'école. Il lui suffit de nommer Philippe Meirieu à la tête de tous les IUFM de France afin qu'il généralise la formation qu'il n'a sans doute pas manqué de mettre en place à l'IUFM de Lyon lorqu'il le dirigeait... 

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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /Jan /2007 21:27

Voilà quelques jours, le SNUipp 93 mettait en ligne un dossier intitulé : "Création d'un statut d'emploi fonctionnel". Si l'article commence par une brève description de cette "nouveauté", il se poursuit essentiellement par un long commentaire, qui se veut complet, détaillé, précis, sur le "statut de directeur d'école". En somme un prétexte pour argumenter contre la demande de statut des directeurs.

 

Certes, à la première lecture, on peut penser à une possible "évolution" du SNUipp vers les thèses défendues par les 93 % de directeurs qui ont clairement affirmé leurs positions dans la consultation Ifop-GDID. Peut-être même, croit-on y déceler un certain infléchissement de la section du SNUipp 93 ? Hélas, trois fois hélas, plusieurs faits nous incitent à la plus extrême prudence.

 

Ce texte n'émane pas du SNUipp 93. En effet, plus d'une semaine auparavant, les "directeurs en lutte" en avaient pris connaissance lors de sa diffusion par le SNUipp 69.

Ce texte a été quelque peu modifié comme si le SNUipp 93 avait voulu en faire une version plus "lisse" qui ne prête pas à polémique. En un mot, pour qu'il apparaisse plus neutre et plus objectif, donc plus crédible.

Exemple 1 : Paragraphe "De quel statut parle-t-on ?"

Version SNUipp 69

[...] "Le statut est ainsi sensé mieux protéger, apporter la clarification des missions et une meilleure reconnaissance de la fonction. Evidemment, dans ces conditions et selon certains sondages, il n'est pas surprenant que l'immense majorité des directeurs soit favorable à un statut mais en faisant jouer à ce mot un autre sens".

Version SNUipp 93

Disparition de "et selon certains sondages".

 

Exemple 2 : paragraphe "Création d'un corps des directeurs d'école : éléments"

Version SNUipp 69

"La question du statut peut aller de pair avec celle de la création d'un nouveau corps. Nouveau métier, nouveau corps, nouveau statut... mais il n'est pas sûr que tous les collègues soient sur cette logique".

Version SNUipp 93

Disparition de "mais il n'est pas sûr que tous les collègues soient sur cette logique".

 

Dans ce paragraphe, à l'inverse, c'est le SNUipp 93 qui a ajouté quelques commentaires non présents dans le texte du SNUipp 69.

 

Les imprécisions de ce texte

Le pargraphe cité dans l'exemple 1 ci-dessus fait manifestement référence à la consultation Ifop et lui donne un coup de griffes. Le SNUipp 93 l'a bien compris.

"Il n'est pas surprenant que l'immense majorité des directeurs soit favorable à un statut mais en faisant jouer à ce mot un autre sens".

On est en droit d'attendre quelques explications. Que sous-entend cette phrase ? Quel sens le GDID aurait-il "fait jouer à ce mot" ? Ces critiques sont inutiles car non argumentées et surtout dénuées de tout fondement.

 

Les fragilités de ce texte

Dans le paragraphe concernant "la création d'un corps des directeurs d'école : éléments", le SNUipp écrit :

"C'est un peu à contre-courant de la tendance actuelle qui, dans le cadre de la modernisation de l'Etat, tend à fusionner des corps, surtout si on ajoute à cela qu'une des particularités du premier degré est précisément son homogénéité".

Il faut savoir qu'il existe actuellement environ 900 corps différents et que quelques-uns d'entre eux ne comportent que quelques agents. Ainsi, celui des "Monnaies et Médailles" compte moins de 10 personnes. L'objectif est effectivement de fusionner certains corps pour éviter les blocages et les pesanteurs liées à cet éparpillement. Mais, cela n'interdit en rien la création d'un corps de plusieurs milliers de directeurs d'école.

 

"Quoi qu'il en soit, si les collègues sont actuellement nommés sur un emploi de direction d'école après leur inscription sur liste d'aptitude, il en irait tout autrement s'il fallait qu'ils intègrent un nouveau corps. La procédure serait de toute façon plus sélective. Rien ne garantit que les collègues actuellement directeurs puissent accéder directement et automatiquement à ce nouveau corps".

Lorsque le corps des PE a été créé, une transition a été mise en place (qui n'est pas terminée, d'ailleurs) pour permettre le passage du corps de instituteurs à celui des professeurs des écoles. Il en fut de même lors de l'intégration des principaux de collège. Pourquoi serait-ce impossible pour les directeurs d'école ?

 

Les faiblesses de ce texte

"Le chef de service est défini explicitement par la loi. C'est celui qui a le pouvoir de notation, de nomination et disciplinaire : l'IA pour les écoles.

A contrario, le supérieur hiérarchique reste souvent dans l'implicite. Dans le silence des textes, c'est à la jurisprudence qu'il revient de définir qui il est, en prenant en compte la nature des fonctions exercées et l'organisation générale du service".

 

Le SNuipp devrait savoir que la jurisprudence n'est qu'une interprétation à un instant T et qu'elle est très fragile. En effet, elle peut être remise en cause par un texte ou même par une nouvelle jurisprudence.

Tout cela n'est que pur jargon syndical sans appui juridique. Tout comme l'est l'interprétation du décret qui définit les fonctions du directeur d'école.

"Si on regarde de près le décret n° 89-122 du 24 février 1989 et notamment son article 2, le directeur est compétent dans un certain nombre de domaines qui relèvent de l'organisation du service. [...] Les textes lui reconnaissent bien un pouvoir hiérarchique".

 

Ce texte montre un SNUipp déboussolé, d'un côté, par le camouflet que lui ont infligé les directeurs en se déclarant massivement (93 %) pour un statut et, de l'autre, par les initiatives du ministre. Manifestement, ce syndicat ne sait plus quel argument présenter pour justifier son refus idéologique de statut pour les directeurs. Il s'embrouille, se contredit, interprète les textes et ne craint pas les contrevérités.

Ce texte prend l'allure d'une manipulation savamment orchestrée visant à convaincre les directeurs qui se croyaient de simples instituteurs-chargés-d'école qu'ils ont déjà un statut et plus encore : un pouvoir hiérarchique !

"Voyons, camarades directeurs, pourquoi demander ce que vous avez déjà ?"

A vouloir leur faire prendre des vessies pour des lanternes, l'action concertée des sections départementales du SNUipp apparaît pour ce qu'elle est : une manipulation grossière méprisante à l'égard des directeurs.

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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /Jan /2007 15:31

Cher(e) collègue Secrétaire départemental(e) du SNUipp,

 

"Sur le dossier direction d'école, la seule réponse apportée aux demandes légitimes des directeurs est la sanction : un jour de salaire en moins pour les directeurs en grève administrative qui, par ailleurs, assurent toutes leurs missions ! C'est scandaleux et inacceptable", écrivez-vous. Nous partageons, sans réserve aucune, votre indignation.

 

Néanmoins, permettez-nous de vous rappeler que le SNUipp est l'un des acteurs principaux de l'action de "blocage administratif" sans avoir pris soin d'expliquer aux collègues la différence notoire entre "grève" et "blocage" sur un plan strictement juridique. Cet "oubli" est fâcheux car il est à l'origine de situations délicates pour de nombreux directeurs.

Certaines sections départementales l'ont bien compris et ont pris des initiatives diversement appréciées. Le SNUipp 38 a rapporté à l'IA les documents que lui avaient transmis les collègues grévistes. Le SNUipp 65 et le Sgen-CFDT 65 ont proposé "avec amertume aux collègues encore en blocage d'arrêter cette action qui pourrait les mettre en difficulté individuellement sans perspective de défense juridique syndicale".

Dans le même temps, en l'absence de coordination syndicale nationale, d'autres sections appelaient les directeurs à poursuivre leur mouvement de blocage administratif.

 

Si nous vous rejoignons sans peine pour exprimer notre colère et dénoncer ces sanctions iniques, en revanche, nous sommes en total désaccord avec deux de vos affirmations largement répandues dans la presse syndicale.

La première nous semble irresponsable. C'est votre insistance à minimiser les risques. Ainsi, le SNUipp 66 écrit : "Le Ministre oserait-il sanctionner des milliers de directeurs engagés dans l'action ?" On en voit le résultat aujourd'hui.

La seconde est franchement risible. Est-il sérieux de laisser croire à une solidarité des collègues adjoints ? Que penser de la lettre-type à destination de l'IA que le SNUipp 66 met à disposition des directeurs ?

"Les directeurs d'école n'ayant pas encore rendu l'enquête 19 sont à nouveau soumis à des pressions dans un courrier adressé cette fois à la demande du Recteur. L'ensemble de l'équipe pédagogique de l'école tient à vous manifester son indignation. 

Les problèmes liés à la direction et au fonctionnement des écoles restent entiers. Ils concernent l'ensemble des enseignants des écoles. L'action de blocage est une action collective".

 

Ou encore, Jean-François Sabourin, co-secrétaire départemental 85, qui déclare le 5 décembre dernier sur les ondes de Radio France Bleu Loire Océan : "Je tiens quand même à rappeler à vos auditeurs que ce n'est pas seulement les directeurs et directrices, mais ce sont bien des centaines et des centaines de collègues [en Vendée] qui, de manière solidaire et collective, ont décidé d'appliquer une consigne syndicale...".

 

Nous sommes en complet désaccord avec votre vision "collectiviste" de l'action. En effet, les directeurs le savent bien, ils restent seuls concernés par l'action de blocage administratif. Dans leur immense majorité, les adjoints ne se sentent nullement impliqués dans ce conflit. Pourquoi et en quoi le seraient-ils ? La plupart se désintéressent totalement de la partie de bras de fer engagée avec le ministère. Faut-il les en blâmer ? Assurément non. Ce problème n'est pas le leur et ils le disent.

Qui pourrait croire, une seconde, que le Ministre va associer les collègues adjoints dans la sanction et leur infliger une retenue sur salaire même s'ils se sont déclarés solidaires de leur directeur ? Vous le savez bien, seuls les directeurs auront leur salaire amputé.

  

Cependant, nous voulons croire que le SNUipp reste une organisation syndicale responsable. Nous espérons que son soutien ne sera pas que moral et qu'il s'en suivra une véritable solidarité financière pour tous ceux qui auront perdu une journée de salaire.

C'est d'ailleurs ce que vous laissez entendre dans le numéro 293 de "Fenêtres sur Cours" du 11/11/06 : "L'autocollant lancé par le SNUipp et le Sgen est également le moyen d'organiser la solidarité financière".

C'est aussi ce qu'affirment le SNUipp 65 et le Sgen-CFDT 65 qui vont "organiser une campagne de solidarité financière pour soutenir les collègues qui feront, malgré tout, le choix de continuer le blocage et qui nous le feront savoir".

 

Il nous semblerait également normal et naturel que vous lanciez une grande campagne de "contribution financière" auprès des collègues puisque, selon vous, "l'action de blocage est une action collective" et qu'elle concerne "l'ensemble des enseignants des écoles".

 

Faute d'appeler à cette solidarité qui serait un acte fort, toutes vos affirmations précédentes ne seraient que "paroles verbales" et vous feraient prendre place au Panthéon des bonimenteurs, aux côtés de Jacques Chirac qui, le 22 février 1998, dans le journal "Le Monde" déclarait : "les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent".

Nous comptons vivement sur votre action solidaire. Les directeurs vous en sauraient gré.

 

Ecrire un message

 

Nous encourageons les collègues concernés par la retenue sur salaire à envoyer copie de ce courrier (fonction copier-coller) à la section SNUipp de leur département.

 

L'adresse mail se compose ainsi :   snu00@snuipp.fr

 

Il suffit de remplacer les 00 par le numéro du département. Ainsi, snu02@snuipp.fr pour l'Aisne (02) ou snu67@snuipp.fr pour le Bas-Rhin (67).

 

Quelques exceptions :

snuipp01@snuipp.fr   snuipp2a@snuipp.fr   snuipp2b@snuipp.fr   snuipp03@snuipp.fr   snuipp04@snuipp.fr   snuipp08@snuipp.fr   snuipp11@snuipp.fr   snuipp16@snuipp.fr   snuipp18@snuipp.fr   snuipp21@snuipp.fr   snuipp22@snuipp.fr   snuipp24@snuipp.fr   snuipp25@snuipp.fr   snuipp44@snuipp.fr  

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