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Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

12

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 23:08

Depuis sa création, le site des "directeurs en lutte" n'a cessé d'interpeller les acteurs de la vie publique pour les sensibiliser au problème de la direction d'école (médias, parlementaires et candidats à l'élection présidentielle).

 

Vous trouverez ci-dessous l'interview vidéo de 2 candidats qui ont accepté de répondre à nos questions.

 

 

 

Cliquez sur la photo des candidats pour visualiser leur interview.

 


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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 15:19

"L’agent doit informer son supérieur hiérarchique des comportements dont il estime être victime afin d’obtenir qu’il y soit mis fin. Il saisit l’échelon hiérarchique supérieur si le harceleur présumé est son supérieur hiérarchique direct.
L’agent qui s’estime victime d’un harcèlement moral doit savoir d’une part, qu’il a tout intérêt à consigner par écrit le compte rendu précis et détaillé des faits constitutifs, à ses yeux, de harcèlement, et d’autre part, qu’il peut prendre conseil auprès des professionnels de proximité ou du médecin de prévention. Cet agent, peut, s’il le souhaite, être accompagné dans ses démarches par la personne de son choix. Cette personne peut être un représentant d’une organisation syndicale". Le dernier rapport du Médiateur de l'éducation nationale avait mentioné des cas de harcèlement moral d'enseignants ou de personnel administratif et demandé un texte. Le B.O. du 8 mars publie une circulaire.  Celle-ci envisage la médiation ou le recours administratif gracieux ou hiérarchique. Or le médiateur montrait comment l'administration quand elle accepte de se pencher sur les faits ne trouve souvent comme solution que le déplacement de la victime, c'est-à-dire sa sanction.

 

Le législateur a souhaité une meilleure prise en compte du harcèlement moral. L’administration a en effet le devoir de protéger ses agents contre de telles pratiques. Il est donc apparu important qu’au sein de l’éducation nationale, soit rappelé et précisé ce risque, ainsi que les moyens de le prévenir et d’y mettre fin.
Après un rappel de la définition du harcèlement moral, la présente circulaire a pour objet de proposer un dispositif de proximité, de prévention, d’alerte et de prise en charge de ce problème. Elle vise également à encourager la mise en place d’actions de formation en ce domaine et à préciser les sanctions auxquelles s’exposent les auteurs de harcèlement.
Cette circulaire s’adresse aux agents en fonction dans les services académiques, les EPLE, les écoles et les établissements publics d’enseignement supérieur, les établissements de recherche sous la tutelle du ministre chargé de la recherche et à l’administration centrale.

 

I - La définition du harcèlement moral au travail
          La définition législative
          L’identification du harcèlement moral

II - La prévention du harcèlement moral au travail
          L’information
          La formation

III - La prise en charge d’un cas de harcèlement moral au travail
          Repérer le harcèlement moral et le signaler
          Le traitement des cas de harcèlement moral

IV - La médiation et les autres recours 
          La médiation
          Les recours administratifs
          La saisine de la HALDE 
          Les recours contentieux

VI - Les sanctions 
          Les sanctions administratives
          Les sanctions pénales

 


Directeur harcelé

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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /Mars /2007 21:30

Le 21 février dernier, dans un article intitulé "Mais où est donc passé Gilles de Robien", nous faisions part de notre étonnement devant le silence assourdissant du ministre de l'Education nationale. A cette date, 40 députés lui avaient envoyé une question écrite relative au statut des directeurs d'école.
Nous écrivions : "Mystère au Gouvernement : Gilles de Robien est aux abonnés absents ! ... Lui, si prompt à réagir aux critiques des détracteurs de son action, pourquoi reste-t-il sans réponse aux questions posées ? Cet homme n'est pourtant pas avare de paroles..."

 

Deux jours plus tard, une collègue directrice, Marie-Claire Girondier (GDID 24), nous avait contactés pour nous fournir l'explication du silence de Gilles de Robien, après l'avoir entendu sur Europe 1 :

"Bonnes gens, soyez rassurés : Il ne s'occupe pas de nous, certes, mais Il n'est point perdu !

 
Comme Il était annoncé sur Europe 1, ce matin, à 8h 20, je L'ai attendu, le coeur battant, l'estomac déjà en déroute à l'idée de savoir que j'allais être encore et toujours une moins que rien... payée à ne quasiment rien faire et à le faire mal depuis 35 ans, voire encore plus mal depuis que je suis dirlette (sept 2003) !
Mais que nenni ! M. De Robien ne venait pas parler Education ! Mon estomac s'est peu à peu dénoué, ma bouche s'est de nouveau humidifiée, mes poings se sont décrispés, tout mon petit corps s'est détendu... je me suis soudain sentie aussi bien que massée et "embullée" chaudement dans un spa !
M. De Robien s'était attelé à une tache bien plus importante que celle consistant à s'occuper des enseignants et de leur médiocrité, des directeurs en particulier, de l'éducation en général, des pôv' élèves confiés à de si bêtasses personnes 6 heures par jour  : Il écrivait un manifeste politique ! Enfin, du solide, du réfléchi, de l'intéressant... du GRAND De Robien ! On sentait que c'était pour Cela qu'Il existait, qu'Il était fait... pas pour un ministère quelconque.
Désolée... mais comme cela ne concernait pas l'Education (hou ! la vilaine corporatiste !), mes oreilles ont fini par décider qu'elles n'écoutaient plus (quoique, même des fois où notre ministre parle éducation, elles ont aussi cette horrible tendance-là ... pour protéger mon estomac !)
Voici donc l'extrait de la présentation de son interview, pris sur le site d'Europe 1 :

vendredi 23 février 2007

G. de Robien sort "Présidentielle 2007: Manifeste pour éviter la gueule de bois" (Michel Lafon). Il dénonce une campagne d'images et de mirages. Il estime qu'un tiers de la France est coincé entre un candidat de droite bien trempé et trop peu soucieux de solidarité, un candidat UDF opposant stérile et oublié des valeurs qu'il défend et un candidat de gauche d'un autre âge.
Interview de M. Tronchot.

Maintenant, Il va pouvoir nous revenir et s'occuper de nouveau de ces taches bassement terre à terre qui l'attendent à son ministère... et pour lesquelles il a été payé, lui, même si, apparemment, il était occupé à toute autre chose.
Ou alors,ou alors... Il écrivait la nuit pour se mettre dans la peau d'un pôv' dirlo au petit matin quand il doit repartir vers son lieu de travail, après s'être endormi très très très tardivement devant ses préparations, ses corrections d'enseignant ou sur une pile de joyeusetés directoriales. Maintenant, notre ministre va enfin pouvoir lire les lettres des députés en sachant de quoi ils parlent ! Il va pouvoir aussi leur répondre...
Aïe ! Pourquoi mon estomac se rétracte-t-il brusquement ? Pourquoi ma "boule d'angoisse" refait-elle sa réapparition au creux du sternum, alors que je suis en belles et bonnes vacances ?

Marie-Claire Girondier
Enseignante et Directrice... ou Directrice et Enseignante ?"

 

Ainsi, grâce à  Marie-Claire, nous savons que notre ministre était fort occupé par son livre... Délivré de l'écriture, il a davantage de temps libre. Mais, nous lui conseillons de prendre rapidement connaissance de son courrier car celui-ci s'accumule... En effet, depuis le 21 février, ce sont 5 nouveaux parlementaires qui lui ont écrit...

 

Ce sont donc maintenant 45 députés qui s'adressent à Gilles de Robien pour attirer son attention sur la difficulté du métier de directeur d'école et la nécessité de le reconnaître par un statut.

 

Voici, par exemple, la question écrite que vient de lui adresser M. Francois GUILLAUME (Meurthe-et-Moselle) :

 

"M. François Guillaume appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le problème du statut des directeurs d'école. En effet, un nombre croissant de directeurs d'écoles maternelles et primaires évoque les difficultés qu'ils rencontrent à assumer concomitamment la préparation de leurs cours, l'enseignement proprement dit, la gestion administrative de leur école et de son personnel, les rencontres avec les parents ainsi qu'avec les élus de leur commune. Cette charge croissante de travail oblige nombre de directeurs d'école à sacrifier de leur temps personnel afin de faire face aux responsabilités qui leur incombent sans que cette implication ne soit vraiment reconnue par leur administration de tutelle. Une situation qui conduit à la vacance de milliers de postes de directeurs d'école à chaque nouvelle rentrée scolaire, au détriment du bon fonctionnement de nos écoles maternelles et primaires. C'est pourquoi il lui demande quelles mesures il compte prendre afin d'encourager les professeurs des écoles maternelles et primaires à accepter la mission de direction de leur école, en instituant par exemple un véritable statut de chef d'établissement primaire, à l'instar de celui mis en oeuvre pour les chefs d'établissements de l'enseignement secondaire".

 

Liste des 45 parlementaires ayant répondu à l'appel lancé par "les directeurs en lutte" :
(les nouveaux en bleu)

 

M. Nesme Jean-Marc  -  UMP  -  Saône-et-Loire  -  06/03/07
M. Guillaume François  -  UMP  -  Meurthe-et-Moselle  -  06/03/07
M. Emmanuelli Henri  -  PS  -  Landes  -  27/02/07 
M. Lamy François  -  PS  -  Essonne  -  27/02/07
M. Weber Gérard  -  UMP  -  Ardèche  -  27/02/07
M. Mathis Jean-Claude  -  UMP  -  Aube  -  20/02/07
Mme Lignières-Cassou Martine  -  PS  -  Pyrénées-Atlantiques  -  20/02/07
M. Hamel Gérard  -  UMP  -  Eure-et-Loir  -  20/02/07
M. Huwart François  -  PS  -  Eure-et-Loir  -  13/02/07
Mme Imbert Françoise  -  PS  -  Haute-Garonne  -  06/02/07
M. Charroppin Jean  -  UMP  -  Jura  -  06/02/07
Mme Tabarot Michèle  -  UMP  -  Alpes-Maritimes  -  06/02/07
Mme Gaillard Geneviève - PS  -  Deux-Sèvres  -  30/01/07
M. Roques Serge  -  UMP  -  Aveyron  -  23/01/07
M. Vialatte Jean-Sébastien  -  UMP  -  Var  -  16/01/07
M. Perrut Bernard  -  UMP  -  Rhône  -  26/12/06
M. Perruchot Nicolas  -  UDF  -  Loir-et-Cher  -  26/12/06
Mme Darciaux Claude  -  PS  -  Côte-d'Or  -  19/12/06 et 13/02/07
M. Masse Christophe  -  PS  -  Bouches-du-Rhône  -  19/12/06
M. Birraux Claude  -  UMP  -  Haute Savoie  -  19/12/06
M. Charroppin Jean  -  UMP - Jura  -  12/12/06
M. Thomas Jean-Claude  -  UMP - Marne  -  12/12/06
M. Roy Patrick  -  PS  -  Nord  -  12/12/06
M. Raoult Eric  -  UMP - Seine-Saint-Denis  -  12/12/06
Mme Briot Maryvonne  -  UMP - Haute-Saône  -  28/11/06
M. Mesquida Kléber  -  PS  -  Hérault  -  28/11/06
M. Lecou Robert  -  UMP - Hérault  -  21/1106
M. Vanneste Christian  -  UMP - Nord  -  21/11/06
M. Remiller Jacques  -  UMP  -  Isère  -  21/11/06
M. Glavany Jean  -  PS  -  Hautes Pyrénées  -  07/11/06
M. Abelin Jean-Pierre  -  UDF  -  Vienne  -  03/10/06
M. Bono Maxime  -  PS  -  Charente-Maritime  -  26/09/06
M. Merville Denis  -  UMP  -  Seine-Maritime  -  19/09/06
M. Boisserie Daniel  -  PS  -  Haute-Vienne  -  12/09/06
M. Schreiner Bernard  -  UMP  -  Bas-Rhin  -  22/08/06
M. Bocquet Alain  -  PC  -  Nord  -  15/08/06
M. Viollet Jean-Claude  -  PS  -  Charente  -  15/08/06
Mme Adam Patricia  -  PS  -  Finistère  -  01/08/06
M. Kucheida Jean-Pierre  -  PS  -  Pas-de-Calais  -  25/07/06
M. Vachet Léon  -  UMP  -  Bouches-du-Rhône  -  11/07/06
M. Paul Christian  -  PS  -  Nièvre  -  11/07/06
Mme Tanguy Hélène  -  UMP  -  Finistère  -  04/07/06
M. Mourrut Etienne  -  UMP  -  Gard  -  27/06/06
Mme Pons Josette  -  UMP  -  Var  -  27/06/06
M. Victoria René-Paul  -  UMP  -  Réunion  -  20/06/06

 

A noter également, la question de M. Kléber Mesquida (PS - Hérault) relative au projet de décret concernant l'expérimentation d'EPEP :

 

"M. Kléber Mesquida attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le projet de décret relatif à la mise en oeuvre expérimentale d'établissements publics d'enseignement primaire (EPEP). Les syndicats enseignants voient ce texte comme une simple approche structurelle, remettant en cause l'indépendance pédagogique des enseignants. Ils craignent une mise sous tutelle de l'école par les élus locaux qui deviendraient majoritaires dans les conseils d'administration. Aussi il lui demande quelles mesures il compte prendre pour que soit préservée l'autonomie professionnelle des enseignants et pour que ce texte réponde aux exigences des syndicats en matière d'efficacité pédagogique et de réussite des élèves".

 

Voici donc beaucoup de questions posées à Gilles de Robien. Rappelons qu'aucune n'a reçu la moindre réponse à ce jour !

 

Nous avions proposé quelques solutions pour acheminer le courrier avec l'assurance qu'il soit bien réceptionné au 110 rue de Grenelle... Notamment en confiant ces missives à un huissier qui les porterait lui-même au ministère...

Mais peut-être faudra-t-il que les parlementaires utilisent un autre moyen pour se faire entendre plus efficacement de notre ministre...

 

Continuons à écrire à nos parlementaires. Plus nous serons nombreux à le faire, plus ils seront sensibilisés à la difficulté de notre métier. Et plus nous pourrons compter sur leur soutien.

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Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /Mars /2007 09:51

Dans le dernier numéro de "Fenêtres sur cours" de février 2007, Sébastien Sihr signe un article consacré au "projet d'EPEP et statut d'emploi". Nous y avons relevé un paragraphe sur la direction d'école :

 

"De plus, avec le statut d'emploi fonctionnel, c'est un statut hiérarchique qui ne dit pas son nom qui se profile. Il ne concerne d'ailleurs qu'une minorité de directeurs (EPEP, décharge complète), et introduit de fait des directions à "2 vitesses". Ces directeurs devraient être recrutés hors mouvement, avec des missions et responsabilités étendues. Rien en ce qui concerne la reconnaissance pour tous les directeurs dont les responsabilités et les missions n'ont cessé de s'alourdir. Si la question du pilotage des écoles ne peut être éludée, elle est pour le primaire liée avec la notion d'équipe enseignante. D'où, comme le met en perspective le SNUipp, la nécessité de temps et de moyens pour la direction et l'école".

 

Rien de très nouveau dans ce discours, si ce n'est l'apparition d'un mot hier encore tabou : "RECONNAISSANCE"... "la reconnaissance pour tous les directeurs"...

 

Rappelons-nous les discours précédents, il n'y a pas si longtemps, dans lesquels le SNUipp, comme le SE-Unsa, affirmait sans crainte du ridicule : "les directeurs d'école ne veulent pas d'un statut".

Suite à la signature du protocole en mai 2006 par le SE-Unsa, le SNUipp a senti le vent de la fronde des directeurs. Son discours a alors subi une très sensible évolution. Ainsi, en août 2006, dans FSC, Sébastien Sihr écrivait :

"Aujourd'hui plus que jamais, le SNUipp réaffirme son exigence de prise en compte de la réalité des besoins  des écoles pour une direction et un fonctionnement améliorés. Cela nécessite des réponses d'une autre ampleur : du temps supplémentaire pour toutes les écoles, des emplois administratifs stables, des aides matérielles, une redéfinition et un allègement des tâches de direction, une réelle revalorisation indiciaire".

 

Puis, la consultation IFOP commandée par le GDID a obligé les centrales syndicales à revoir leur vocabulaire et leurs arguments. On alors entendu le SNUipp réclamer "la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision" (cf notre article). Nouvelle provocation à mettre sur le compte de l'affolement devant les réponses claires et sans appel des directeurs favorables à 93 % à la reconnaissance du métier par un statut ? Contre-offensive des idéologues de service à la tête du SNUipp ? A suivre...

 

Aujourd'hui, le même Sébastien Sihr emploie le vocable "reconnaissance". Le mot lui aurait-il échappé ? Ou, comme nous le pensons, subit-il la pression des directeurs qui en ont assez d'être bafoués par le SNUipp ? A suivre...

 

Nous devons continuer notre combat pour la création d'un statut de directeur d'école. La reconnaissance, version SNUipp, ne restera qu'un vain mot si elle ne se traduit pas de façon institutionnelle. Et c'est à partir de là que nous pourrons exister et réclamer de réels moyens, d'abord pour nous-mêmes et donc, au final, pour un meilleur fonctionnement de l'école, termes chers à nos syndicats...

 

Cette lente mais notable évolution des discours syndicaux montre que nous parvenons à nous faire entendre. La consultation IFOP-GDID n'y est pas étrangère. Nous devons poursuivre notre rassemblement autour de ces idées partagées par la quasi totalité des directeurs. 

Notre pression doit surtout être orientée vers les syndicats majoritaires. Aucun gouvernement, de gauche, de droite ou du centre, ne nous accordera de statut si les syndicats enseignants s'y opposent. Depuis le drame des mainifestations de décembre 1986 (mort de Malek Oussekine), aucun ministre ne prend le risque de braver les organisations syndicales sur des sujets "mineurs" pour le ministère.

En revanche, nous savons bien qu'aucun ministre ne refuserait de "reconnaître la fonction de directeur d'école" par un statut avec l'assentiment des syndicats enseignants. Tout cerveau normalement constitué, sauf à être perverti par une quelconque idéologie, ne peut s'opposer à la reconnaissance d'un métier à responsabilité.

Qui peut croire que la mise en place d'un statut de directeur d'école créerait un climat révolutionnaire dans les écoles ? 

Qui peut croire que les adjoints partiraient en guerre ouverte contre les directeurs ? L'école primaire serait-elle en danger ? Son fonctionnement s'en trouverait-il perturbé ? Qui peut le croire, hormis quelques idéologues post-soixante-huitards ? 

 

N'oublions pas que nos idées progressent. Lentement, certes. Mais qui aurait pu prédire, que la création du GDID par une poignée de collègues aboutirait, quelques années plus tard, à donner la parole à l'ensemble des directeurs de ce pays ? 

Qui aurait pu prédire que 93 % des directeurs affirmeraient leur volonté d'être reconnus par un statut ? Qui aurait pu croire que les syndicats majoritaires seraient aussi cruellement désavoués par la base ?

 

Ne perdons pas espoir. Profitons de toutes les occasions pour faire entendre notre voix et ainsi montrer la bonne voie à ceux, tels le SNUipp, qui sont dans une impasse sur le sujet de la direction d'école.

 

Ne baissons pas les bras. En reprenant le vieil adage "les petits ruisseaux font les grandes rivières", nous reproduisons le sympathique message d'encouragement que nous a envoyé notre collègue Marie-Claire, directrice et membre du GDID 24 :

 

"Mine de rien... dans l'enseignement, personne (ou quasiment) ne lit "directeurs en lutte" comme personne (ou quasiment) ne lit "la bouteille à l'encre" ou " le bulletin du GDID"... mais c'est étonnant le nombre de collègues qui savent ce qui y est écrit ! Je vous prie de me pardonner la comparaison, mais ça me fait penser au déni de lecture de ... "Gala" ou "Voici" !

Bravo pour le temps que vous nous donnez. [...]
Alors, s'il vous plaît, malgré le travail supplémentaire que cela demande, continuez, comme le GDID, à nous "débloguer" le cerveau avec impertinence, humour et sans langue de bois : en ces temps d'élections, ce parler-là est encore plus rare que d'habitude... et donc bien appréciable".

 

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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /Fév /2007 21:27

Hélas... Hélas... Hélas... Les miracles, ça n'existe pas !

    

Pour les gourmets ou les gourmands, on peut proposer...

 

 


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