Quelle heure ?

 

Nos objectifs

Créé en avril 2006 par un collectif de directeurs d’école, ce blog a pour objectif la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d’école par la création d’un statut professionnel.


Nous ne sommes membres d’aucun parti, d’aucun syndicat afin de préserver une totale indépendance d’esprit à l’égard de tous les pouvoirs ou oppositions.


Bien que soutenant et partageant les objectifs du GDID, nous sommes également totalement indépendants de cette association qui a vocation à regrouper et représenter les directeurs d’école.  


Nous sommes essentiellement un site d’information, de réflexion et d’analyse. Notre ambition est, en effet, de diffuser des informations relatives à notre métier par le biais d’articles intéressants, argumentés et si possible bien écrits afin de susciter réflexion et analyse chez nos collègues.

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

7

 

Recommander

Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

 


Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 23:04

 

C’était l’un des maigres acquis de la signature du protocole d’accord 2006 entre le ministère et le SE-Unsa. Il est aujourd’hui remis en cause. La création d’EVS instaurait une aide administrative aux directeurs d’école. En 2009-2010, 17 000 assistants d’éducation (essentiellement sur des postes d’AVS) et 50 000 EVS sous contrats aidés étaient en exercice dans les écoles maternelles et élémentaires. Il semble que cet avantage soit en passe d’être réduit fortement, RGPP oblige

Depuis le 1er janvier 2010, un seul contrat, le nouveau « contrat unique d’insertion » (CUI) est proposé aux emplois de vie scolaire. Déjà, depuis le 1er Août, dans certains départements, les contrats initiaux ou renouvellements traités par Pôle emploi  sont signés pour une période de 6 mois uniquement.

En juillet, la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle a demandé aux Préfets « d’inscrire leur mobilisation pour l’emploi dans un cadrage budgétaire contraint qui implique une stricte mesure des flux et des paramètres de prise en charge ».

Les recteurs ont reçu pour consigne de réduire les contrats aidés dont l’Education nationale est friande. Il a donc été décidé de donner priorité à l’accompagnement aux élèves en situation de handicap au détriment de l’aide aux directeurs d’école.

Dans de nombreux départements, les IA se voient contraints de supprimer massivement les emplois assignés à l’aide administrative des directeurs d’école. Selon le SNUipp, les coupes seraient de 80 dans la Drôme, 160 en Haute-Savoie, 357 dans les Bouches-du-Rhône, 120 dans l’académie de Besançon. Ailleurs comme dans le Haut-Rhin ou le Var aucun recrutement ni renouvellement de contrat ne seraient possibles.

 

Alertés, les principaux syndicats enseignants n’ont pas tardé à réagir. Ainsi, le SE-Unsa, signataire du protocole, voit sa signature remise en cause et en fait un casus belli. Il vient de publier un communiqué assorti d’une lettre au ministre :

 

Communiqué : « L’aide administrative, ça ne se discute plus !

 

« En cette rentrée 2010, l’aide administrative à la direction d’école est en partie suspendue dans nombre de départements. La mesure menace d’être étendue d’ici le mois de janvier 2011. Le SE-Unsa s’y oppose fermement et a solennellement écrit à Luc Châtel pour lui demander le respect de la parole ministérielle engagée par le protocole d’accord sur la direction d’école signé en 2006.

Déjà lancés dans la rigueur du budget 2011, des Recteurs, des Inspecteurs d’Académie ont gelé les recrutements afin de passer sous la toise de la diminution par deux des emplois aidés. Cette décision prise dans plusieurs départements aurait donc vocation à être généralisée d’ici quelques mois. Pour le SE-Unsa, c’est inacceptable pour les EVS comme pour les directeurs d’école.

Les perspectives économiques ne permettent pas de renoncer à une politique d’emplois aidés en abandonnant ainsi, sans ménagement, des dizaines de milliers de chercheurs d’emploi alors que les besoins resteraient sans réponse.

La nécessité de l’aide administrative enfin reconnue en 2006 par le ministère ne peut plus faire débat. Les tâches administratives et les demandes de l’institution se sont encore surmultipliées depuis, accroissant la charge et les responsabilités directeurs d’école jusqu’à l’épuisement.

Alors que l’aide administrative a besoin d’être stabilisée et professionnalisée, sa disparition conduirait au conflit. Le Ministre est désormais prévenu. »

 

Lettre au ministre Luc Chatel :

 

« Monsieur le Ministre,

Depuis 2006, suite au protocole que le SE-UNSA a signé avec l’un de vos prédécesseurs, les directrices et directeurs d’école bénéficient d’une indispensable aide administrative.

A cette rentrée, des informations convergentes nous indiquent que cette aide sera réduite, voire supprimée, dans de nombreux départements. Les inspecteurs d’académie justifient ces décisions par la diminution importante du nombre des contrats dont bénéficie le ministère de l’Education nationale et par la priorité donnée à la scolarisation des enfants en situation de handicap.

Les directrices et les directeurs d’école sont actuellement affairés à la réussite de la rentrée dans leur école. C’est un moment important où leurs charges administratives sont particulièrement lourdes. L’absence de cette aide administrative pèse.

Au-delà de cet aspect, derrière chacun de ces emplois se trouvent des hommes et des femmes dans l’incertitude de voir leur contrat renouvelé. C’est désastreux en matière de gestion de ressources humaines. Plusieurs milliers de personnes pourraient se trouver concernées et, faute de solution rapide, aller grossir les rangs des demandeurs d’emplois.

Le SE-UNSA, seul signataire du protocole d’accord de 2006 instituant enfin cette aide administrative, n’acceptera pas la diminution, voire la suppression de cette assistance indispensable aux directeurs d’écoles.

Nous vous demandons, Monsieur le Ministre, de revoir de toute urgence ces situations et les consignes que vous avez données. Si les notifications de suppression ou de diminution de ces emplois devaient être maintenues, vous ouvririez la voie à un nouveau conflit sérieux dans les semaines à venir. Depuis 2006, la charge et les responsabilités des directeurs d’école ne se sont pas amoindries. Sachez que le SE-UNSA et les directeurs sont déterminés à voir rapidement rétablie l’aide administrative dont ils ont besoin. »

 

Le SNUipp dénonce, lui aussi, « la suppression d’emplois d’EVS, pourtant nécessaires au bon fonctionnement des écoles. Outre les diverses tâches qu’ils remplissent dans les établissements avec les équipes, les EVS assistent les directrices et directeurs pour tout ce qui concerne le travail administratif, particulièrement lourd dès la rentrée. Voici donc encore une mesure qui ne va pas dans le sens de l’amélioration des conditions de travail dans les écoles. »

Le syndicat majoritaire s’est également adressé à Luc Chatel pour « demander l’annulation de ces suppressions et réaffirmer sa demande de reconnaissance de ces emplois par la création de postes pérennes et statutaires. »

 

Le SNUDI-FO réagit à ces suppressions de postes.

« Des personnels contractuels apprennent ainsi qu’ils sont brutalement renvoyés au chômage.
Dans le même temps, des écoles sont encore plus désorganisées, les conditions de travail des directeurs davantage dégradées.

Le SNUDI-FO, qui revendique la transformation de tous les emplois contractuels en emplois statutaires à temps plein de la fonction publique, intervient avec la FNEC-FP-FO auprès du ministère pour exiger :

- l’annulation de ces mesures

- qu’aucun contractuel ne soit au chômage

Il invite les sections et syndicats départementaux à intervenir en ce sens auprès des IA ».

 

Le SNE demande audience au ministre pour dénoncer « le projet de détournement des missions des EVS aides-administratifs de leur rôle auprès des directeurs d'école.

Cette confiscation de ces aides administratives, affectées à d’autres missions quand elles ne sont pas purement et simplement supprimées, laisse une nouvelle fois les directeurs dans une situation intolérable de surcharge de travail et de responsabilités.

Un mépris et un désaveu éprouvant autant qu'édifiant de la fonction de directeur d'école ! »

 

N’oublions pas que l’aide administrative était l’une des trois mesures présentées comme des avancées par le SE-Unsa en 2006 (avec la décharge accordée aux écoles de 4 classes et une aumône financière). Supprimer ou même réduire cette aide, c’est effectivement faire preuve d’un formidable mépris à l’égard des syndicats et des directeurs d’école.

Un mépris à l’égard des partenaires sociaux qui ont négocié, signé un accord, obtenu des contreparties en échange de la fin de la grève administrative des directeurs. Comment, demain, faire confiance à un gouvernement qui renie sa signature dans un accord signé avec une organisation syndicale ?

Un mépris doublé d’hypocrisie à l’égard des directeurs d’école si on se réfère aux propos tenus par les différents ministres sur les difficultés du métier. Comment comprendre les contradictions d’un pouvoir qui commande une mission sur le statut de l’école et des directeurs et dans le même temps rend leur travail plus difficile ?

En agissant de la sorte, et quelles qu’en soient les nécessités financières édictées par la RGPP, le ministre se décrédibilise aux yeux des syndicats enseignants. En rendant plus pénible encore la fonction de directeur, il affaiblit l’école publique. En avait-elle besoin ?

Il serait temps, enfin, que les ministres de l’Education nationale mettent en adéquation leurs propos flatteurs à l’égard des directeurs d’école et les actes qui, eux, contribuent à leur rendre la tâche plus compliquée...

 

Retour à la page d’accueil


Ecrire un commentaire - Voir les 56 commentaires - Publié dans : Propositions du Ministère

Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 23:45

 

On aurait pu penser que la pause estivale aidant, la nouvelle direction nationale du SNUipp prêterait une oreille plus attentive aux récriminations des directeurs d’école. Sébastien Sihr a remplacé Gilles Moindrot à la tête du syndicat mais la pensée dominante persiste : « un statut pour la direction n’améliorerait pas le fonctionnement des écoles ».

Pour étayer son affirmation, le SNUipp fait référence à l’enquête qu’il a initiée « sur la direction et le fonctionnement de l’école ». Le 7 juin dernier, nous avions consacré un article à cette enquête pour en regretter « l’impossible analyse des résultats ».

 

Le 21 août dernier, le SNUipp est revenu sur les résultats de cette enquête en ces termes :

 

Direction et fonctionnement de l’école : la parole aux personnels !

 

Directeurs et adjoints, d’écoles maternelles et élémentaires, ce sont près de 10 000 collègues qui ont répondu à l’enquête nationale du SNUipp sur la direction et le fonctionnement de l’école.

Cette participation confirme que la situation actuelle n’est plus acceptable et que de vraies réponses sont nécessaires.

 

Trois axes d’évolution se dégagent :

-       un fonctionnement plus collectif de l’école et une structuration à clarifier

-       une redéfinition des tâches qui deviennent exponentielles

-       une reconnaissance de la direction d’école avec du temps de décharge pour toutes les écoles ainsi que des moyens matériels.

 

Pour la majorité des personnels ayant répondu à l’enquête, ni un statut pour la direction, ni la création d’EPEP n’amélioreraient le fonctionnement des écoles.

 

A partir de ces pistes, le SNUipp appellera les collègues à engager l’action et interviendra auprès du ministère pour faire changer la donne :

-       plus de temps de décharge,

-       plus de fonctionnement collectif avec le conseil des maîtres,

-       une meilleure reconnaissance financière

-       et plus de temps de concertation pour tous.

 

Le SNUipp s’adressera à tous ses partenaires en ce sens.

 

Nous ne pouvons que réitérer nos critiques concernant la méthodologie de cette enquête qui en rend les résultats inexploitables. Nous relevons également une certaine ambiguïté dans les termes mêmes du communiqué reproduit ci-dessus. Il nous semble contradictoire de réclamer « une reconnaissance de la direction d’école » tout en lui refusant un statut. Certaines expressions mériteraient d’être explicitées pour être plus compréhensibles (« structuration à clarifier »)…

Enfin, nous rappellerons au SNUipp qu’il existe une enquête incontestée GDID-IFOP sur les véritables revendications des directeurs d’école et dont il ferait bien de s’inspirer pour conserver un minimum de crédibilité, notamment s’il souhaite parler en leur nom.

 

Retour à la page d’accueil


Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires - Publié dans : Position des syndicats

Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 22:59

 

Depuis le mois d’avril, Frédéric Reiss, chargé par le ministre de l’Éducation nationale d’une mission sur les directions d’écoles, recueille les points de vue d'associations, parents d’élèves, syndicats enseignants et représentants de l’Éducation nationale. Il s’est ainsi rendu dans différentes académies (Bordeaux, Nantes, Nice, Paris...).

 

Dans une interview à l’AEF, le député dresse le constat de ses premières auditions.

 

Statut du directeur d’école

 

« Quand on demande aux enseignants si le directeur doit avoir un statut, la réponse est “oui” à une grande majorité, rapporte-t-il dans une interview accordé à AEF. Mais tout le monde ne met pas la même chose derrière le terme « statut » ».

« Lorsqu’on les interroge sur le fait que le directeur doit être représentant de l’État, elle est déjà plus nuancée », ajoute le député.

Mais il ne peut que constater que les enseignants auditionnés se prononcent systématiquement « contre » un statut de directeur hiérarchique.

 

Création d’EPEP

 

La possibilité de mettre en place des établissements publics dans le premier degré est reçue « de manière mitigée » par la profession. Les enseignants rencontrés, sont globalement « assez défavorables aux Epep ».

 

Les cycles à l’école primaire

 

Cette politique de cycles, mise en place par la loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989, n’a jamais été vraiment mise en œuvre si l’on en croit de nombreux rapports ou audits réalisés ces dernières années. Certains rapports récents vont même jusqu’à attribuer cet échec de la mise en place des cycles à l’absence de pilotage des écoles primaires. Pourtant, « vingt ans après la loi Jospin, tous mes interlocuteurs me vantent le principe des cycles, si critiqués au début, et me disent combien ils jouent un rôle essentiel dans le continuum des apprentissages », déclare Frédéric Reiss…

 

Après avoir reçu, écouté (« sans entendre », selon le SNUipp), Frédéric Reiss vient d'exposer au directeur de cabinet du ministre de l'Education les premières pistes de son travail.

 

  • Un statut de directeur sur le modèle du chef d’établissement

 

Le directeur d’école doit pouvoir jouer le rôle d’un véritable pilote du projet d’école. « Le statut que je vais proposer, quel qu’il soit, devra permettre au directeur d’obtenir l’adhésion des enseignants au projet d’école. » Dans un souci de continuité des cycles, le député estime qu’ « il est important d’avoir un directeur unique pour la maternelle et l’élémentaire ». De même, il fera des propositions pour que le directeur assure le lien CM2/sixième, qui constitue aujourd’hui une « marche infranchissable pour certains élèves ».

 

  • Des établissements publics pour le premier degré (EPEP) pour les grandes écoles urbaines

 « ... car la situation le justifie pleinement, mais ce n’est qu’une solution parmi d’autres. », ce qui permettrait « notamment aux écoles de signer des contrats d’emplois vie scolaire (EVS). Aujourd’hui, cette charge revient aux EPLE ».

Le député se défend pourtant de vouloir imposer les EPEP « d’autant que je suis juste en train de me plonger dans le fonctionnement des regroupements, des réseaux, des RPI ».

 

Fédéric Reiss préconise également d'améliorer la prise en compte des années de direction d'école dans la retraite, de revoir les temps de décharge, de structurer l'intercommunalité, de favoriser l'émergence d'établissements du socle commun et de laisser davantage de place à l'expérimentation.

 

Il précise que son rapport ne se limitera pas à une proposition unique : « Je peux d’ores et déjà dire que je ne proposerai pas une solution au ministre [de l’Éducation nationale] mais différentes solutions qui dépendront de la taille et de la situation des écoles, selon qu’elles sont situées en zone rurale ou urbaine ».

 

Il devrait rendre son rapport définitif à Luc Chatel « la troisième semaine de septembre 2010 ».

 

Retour à la page d’accueil 


Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires - Publié dans : Propositions du Ministère

Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 22:20

François Baroin, ministre du Budget, vient de présenter  le  quatrième rapport d’étape et les décisions du Conseil de Modernisation des Politiques Publiques.

 

Le Conseil de modernisation des politiques publiques, présidé par le Président de la République a adopté une série de près de 150 nouvelles mesures pour la période 2011-2013.

« Cette nouvelle étape de la RGPP contribuera également à la réduction des dépenses publiques. Les nouvelles mesures permettront de dégager une économie de 10 milliards d’euros et de réduire les effectifs de l’État à hauteur de 100 000 postes. De 2007 à 2012, cet exercice aura conduit à ne pas remplacer plus de 150 000 fonctionnaires et à ramener les effectifs de l’État à ceux du début des années 1990. »

 

Chaque ministère dresse le bilan des actions mises en place et leur degré de réalisation. Ainsi, « la RGPP au ministère de l’Education nationale a conduit à mettre en œuvre dans le premier degré une nouvelle organisation du temps scolaire, avec notamment la création d’un créneau de deux heures par semaine dédié à une aide personnalisée. Cette réforme a été complétée par la réécriture des programmes afin de renforcer les priorités du socle commun de connaissances et la maîtrise de la lecture. L’analyse des résultats des évaluations nationales CE1 et CM2 permet d’en mesurer l’efficacité.

Afin de renforcer encore la lutte contre l’échec scolaire, le ministère poursuit ses efforts dans deux directions :

-          Renforcer le soutien scolaire à l’aide des stages de remise à niveau

-          Optimiser l’organisation scolaire et la mettre au service des objectifs de lutte contre l’échec scolaire et d’ancrage du socle commun de connaissances. Cette mesure concerne l’organisation du réseau des écoles. Le ministère travaille à la création de groupements d’établissements, nommés « Etablissements du socle commun », constitués autour d’un collège. Au-delà de la rationalisation de l’organisation et d’une plus grande souplesse de l’action pédagogique, cette mesure vise à renforcer la continuité des apprentissages du socle commun et la communication entre les enseignants des 1er et 2nd degrés, au bénéfice des élèves et de leurs familles. Cette mesure s’accompagnera d’une optimisation de la taille des classes, prenant en compte les spécificités de chaque établissement. »

 

Dans le précédent rapport d’étape de la RGPP, le ministère se l’Education nationale se félicitait de l’état d’avancement des réformes programmées. Parmi les 6 mesures visant à l’amélioration de la réussite scolaire à l’école primaire, seule l’une d’entre elles restait affublée d’un clignotant rouge (selon la nomenclature utilisée) : la mise en place des établissements publics de l’enseignement primaires (EPEP).

 

Dans le quatrième et tout récent rapport d’étape, cette mesure n’apparaît plus. Elle est littéralement passée sous silence. En revanche, elle semble remplacée par « la création de groupements d’établissements, nommés ‘’Etablissements du socle commun’’ ».


En avril 2010, un rapport parlementaire propose d’expérimenter des « réseaux du socle commun » sur le modèle des RAR, de restructurer l’Igen autour de grands champs, d’instaurer la bivalence pour les enseignants ou encore de remplacer dès 2012 le diplôme national du brevet (DNB) par une attestation de compétences.

Considérant que le socle commun conduit à envisager le parcours de l’élève de l’école primaire à la Troisième, le député Frédéric Reiss (actuellement chargé d’une mission sur le statut des écoles) estime qu’il convient de réorganiser les structures pédagogiques des premier et second degrés pour tirer toutes les conséquences de la réforme votée par le Parlement en 2005.

« De manière plus profonde et plus prospective, le socle commun des connaissances et de compétences couvrant la scolarité obligatoire, n’est-il pas logique d’envisager, pour des raisons d’efficacité pédagogique évidentes, de regrouper, dans un avenir pas trop lointain, écoles primaires et collège(s) sous un même établissement ? L’heure n’est pas encore venue, mais une nouvelle architecture des enseignements du premier et du second degré devrait être ainsi mise en place autour d’"écoles du socle commun ».

En attendant ces « établissements du socle commun », une première étape pourrait être franchie en s’appuyant sur une organisation déjà existante, les réseaux « ambition réussite » mis en place à partir de 2006. On sait que chaque réseau est piloté localement par un principal de collège, pour le second degré, et par un inspecteur de l’éducation nationale pour le premier degré. Un comité exécutif réunit ainsi le principal du collège, son adjoint, l’inspecteur et les directeurs des écoles.

 

Aucune annonce gouvernementale n’ayant accompagné la publication de ce quatrième rapport d’étape de la RGPP, quelques questions subsistent qui intéressent les directeurs d’école :

-          La création des EPEP est-elle abandonnée ?

-          Que seront réellement ces « établissements du socle commun constitués autour d’un collège » ?

-          Quel serait le rôle du directeur d’école par rapport au principal du collège ?

-          Les enseignants des écoles seraient-ils sous la tutelle du principal de collège ?

-          Quel serait le statut du directeur d’école dans ce nouvel établissement ?

-          A terme, le nouvel établissement serait-il le fruit d’une fusion des écoles et du collège ?

-          Les syndicats enseignants approuvent-ils ce dispositif ?

 

Bref, beaucoup d’interrogations…

Retour à la page d’accueil


Ecrire un commentaire - Voir les 54 commentaires - Publié dans : Propositions du Ministère

Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 17:06

 

Au terme d’un dernier mandat non renouvelable, Gilles Moindrot, Secrétaire général depuis 6 ans, a cédé la place à Sébastien SIHR. Lors du Congrès de Brive, l’ancien patron du SNUipp a dressé un bilan de son action à la tête du premier syndicat de l’enseignement primaire. Fort de la progression de son syndicat aux élections professionnelles, Gilles Moindrot a également rappelé que son organisation syndicale avait aussi « progressé de plus de 3000 syndiqués de 2007 à 2009 ».

Gilles Moindrot précise toutefois que « cette situation s’est légèrement inversé cette année : elle concerne uniquement une baisse chez les nouveaux syndiqués en revanche les taux de resyndicalisation sont les mêmes. A l’évidence, notre activité et notre orientation conviennent à nos syndiqués mais nous avons plus de mal cette année à aller vers de nouveaux collègues : est-ce le fait des difficultés à organiser des réunions d’infos syndicales ? De la réforme de la formation ? Il reste aussi un effort considérable à fournir en direction des actifs de manière générale et des débuts de carrière. Nous comptons toujours un écart entre le taux de féminisation de la profession (80,3%) et celui du syndicat (76,75%) mais celui-ci s’est légèrement réduit. »

 

Comme toujours avec les syndicats, les chiffres de syndicalisation ne sont pas dévoilés. Tout juste annonce-t-on une hausse de 3 000 adhérents en 3 ans mais sans préciser la valeur de la « baisse chez les nouveaux syndiqués ».

Une lecture fine des propos de Gilles Moindrot permet, en outre, de comprendre que les actifs « de manière générale » et les « nouveaux collègues » font de plus en plus défaut. Ce qui est plutôt inquiétant pour le SNUipp…

 

Dans sa longue intervention, le futur ex-secrétaire général dresse un état de l’école. Il en profite pour passer en revue les multiples réformes qui accompagnent la RGPP et se traduisent par des coupes sombres dans le budget et les moyens alloués à l’Education nationale : « De la suppression du samedi matin aux nouveaux programmes, de l’aide individualisée aux Rased, des évaluations à la comparaison entre le curé et l’instituteur, du SMA, de la maternelle à la formation continue, la formation initiale, les EPEP, tous les secteurs, tous les enseignants sont concernés, et les conséquences sont là …. ». Il évoque ensuite la réforme de la formation, « la suppression de milliers de postes de stagiaires » avant de rappeler « quelques éléments essentiels des propositions de transformation de l’école » relayées par son syndicat.

Nous ne reprendrons ici que celles qui ont un rapport certain avec notre métier de directeur d’école :

« Développer le travail en équipe. Il faut sortir de l’exercice trop solitaire de notre métier. Les questions d’élaboration et de travail collectifs se posent dans tous les métiers. Travailler à plusieurs, croiser les regards, cela permet de prendre le recul nécessaire sur les difficultés et les réussites des élèves. La grande majorité de la profession aspire à son développement, mais tous les enseignants disent que la question du temps de travail est devenue incontournable.

Avec l’augmentation de la charge de travail, le volontariat atteint ses limites ; des décisions institutionnelles sont indispensables : il faut augmenter la part du temps consacré à la réflexion collective. Afin de diversifier les pratiques enseignantes, de pouvoir alterner travail en groupe classe et en petit groupes, de mieux prendre en charges les élèves en difficulté, il est indispensable d’attribuer plus de maîtres que de classes. »

 

Propos ambigus de Gilles Moindrot. Lorsqu’il parle de « l’augmentation de la charge de travail », et ajoute que « le volontariat atteint ses limites », pense-t-il aux directeurs d’école ? On peut en effet l’imaginer.

Quand il poursuit en affirmant que « des décisions institutionnelles sont indispensables », fait-il alors allusion à la nécessité de reconnaître le métier de directeur par un statut ?  

Les doutes sont d’autant plus permis qu’à aucun moment il ne cite précisément les directeurs d’école. Néanmoins, si tel n’était pas le cas, on comprendrait mal ce qu’a voulu dire Gilles Moindrot. A moins qu’à cet instant, il n’ait eu présent à l’esprit le fameux « Conseil des Maîtres Décisionnaire » si cher à la direction du SNUipp…

 

Quelle que soit l’interprétation que l’on puisse faire de ses propos, force est de constater que dans ses adieux, Gilles Moindrot a oublié de saluer les directeurs d’école et omis de présenter les propositions de son syndicat pour améliorer, à travers eux, le fonctionnement de l’école. Espérons que son successeur trouvera les mots justes pour réconforter les « enseignants chargés de direction » dont le « volontariat atteint ses limites »…

 

Retour à la page d’accueil


Ecrire un commentaire - Voir les 43 commentaires - Publié dans : Position des syndicats

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés