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Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

5

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante :

http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp

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 N'oubliez pas de revenir... en forme.
Il nous reste beaucoup à faire pour l'obtenir... ce STATUT

Mercredi 7 mai 2008

 

Manque de concertation ou partage des rôles ? On ne sait. Toujours est-il que simultanément, la direction nationale du SNUipp donne l’impression de s’intéresser au sort des directeurs (cf article précédent) alors que l’équipe départementale du 82 attaque bille en tête les directeurs d’école par le biais de ceux qui portent leur voix puisque les syndicats ne le font pas.

A lire le SNUipp 82, émettre une idée différente de celle du SNUipp sur le métier de directeur suffit à être considéré comme un affreux suppôt du gouvernement. Il n’existerait, selon le SNUipp 82, qu’une vision correcte du fonctionnement de l’école : la sienne ! Autrement dit, la fonction de directeur d’école est vouée à l’immobilisme et ne peut évoluer alors même les responsabilités et les missions du directeur d’école ne cessent de croître et de s’alourdir.

Que le SNUipp 82 se donne la peine de lire tous nos articles et il verra que nous ne sommes pas tendres envers les différents ministres de l’Education nationale.

 

Une inexactitude : « les sites Directeurs en lutte et GDID lancent une consultation ». Notre site n’a participé en rien à cette consultation qui est le fruit du travail du GDID. Nous avons toujours pris soin de le préciser dans nos articles. Nous n’avons pas pour habitude de nous attribuer la paternité des actions de nos collègues.

 

Une absurdité : « Qui trouve-t-on derrière les sites Directeurs en lutte ou Dirlo/GDID ? »

« Le site directeurs en lutte, qui est à l’origine avec le GDID du sondage sur un statut de la direction, propose deux liens vers deux syndicats. Ces deux syndicats sont le SNE / CSEN et le SCENRAC-CFTC ».

Sur notre site, divers liens renvoient vers des acteurs favorables au statut que nous réclamons de toutes nos forces. Ainsi, un lien envoie vers la liste des parlementaires ayant manifesté leur désir de voir la direction d’école reconnue par un statut. On y trouve sensiblement autant de députés de gauche que de droite.

D’autres liens renvoient vers des sites favorables au statut du directeur : le GDID national et ses 10 sites départementaux. D’autres liens également vers deux syndicats favorables au statut du directeur (le SNE-CSEN et le SCENRAC-CFTC).

Le site « directeurs en lutte » n’a jamais fait état dans ses articles du moindre prosélytisme à l’égard de ces deux syndicats. Le SNUipp 82 serait bien en peine d’en trouver trace sur le site. Nous n’avons fait que souligner le trait commun qui est de se montrer favorable à un statut de directeur.

Une lecture attentive de notre site devrait suffire à convaincre les responsables du SNUipp 82 que nous n’analysons que les prises de position syndicales qui concernent les directeurs. Nous ne faisons que dénoncer le refus des syndicats majoritaires de prendre en compte les intérêts des directeurs d’école. Nous refusons de nous immiscer dans les autres aspects syndicaux. Nous gardons toujours à l’esprit l’objectif de notre implication dans ce débat. Il ne s’agit donc pas « d’antisyndicalisme primaire » comme certains voudraient le faire croire pour décrédibiliser notre action.

Profitons, d'ailleurs, de cet article pour réaffirmer, une nouvelle fois, notre totale indépendance à l’égard des partis politiques et des organisations syndicales.

Par la même occasion, nous tenons à redire que nous sommes également totalement indépendants du GDID même si nous sommes assurément proches de ses idées.

Enfin, rappelons que nous ne sommes pas une association mais un site d’information, de réflexion et d’analyse.

Sur le fond, le SNUipp 82 met en cause les résultats de la consultation IFOP – GDID sur un point essentiel : la question sur le statut. Si 93 % des directeurs y ont répondu favorablement, c’est que la question était orientée et qu’elle n’impliquait pas de réponse différente… Critique classique.

Si le SNUipp est convaincu de ce qu’il avance, il lui est facile de chercher à le vérifier. Il lui suffit de commander une nouvelle consultation des directeurs et de leur poser clairement la question. Les instituts de sondage ne manquent pas sur la place publique. Ce que le GDID a fait, le SNUipp peut le faire.

 

Quant à la conclusion du SNUipp 82 : « En clair, on trouve derrière ces sites, un syndicat de droite et un syndicat qui regroupe sans doute pas mal de directeurs des écoles ... confessionnelles.

Les directeurs des écoles … publiques peuvent avoir confiance ! », qu’en dire pour ne pas être blessant ? Disons… qu’elle montre que le SNUipp 82 a toujours le mot pour rire…

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par Les directeurs en lutte publié dans : Position des syndicats
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Mardi 6 mai 2008




Marie-Hélène Colovos, directrice (Le Touquet 62), nous fait part de son irritation devant la situation créée par la mise en place de stages filés pour assurer les décharges. Elle est une victime "collatérale", comme beaucoup d'autres collègues, de la signature du protocole en 2006. A maintes reprises, nous avons dénoncé, dans ces colonnes, les conséquences de l'engagement précipité du SE-Unsa.
Nous reproduisons le courrier que nous adresse Marie-Hélène ainsi que sa lettre à l'IA 62.
 

Déchargée par un PE2 en stage filé, je n'ai pas eu de décharge durant trois semaines fin janvier, et cela va recommencer pour les trois semaines qui viennent.

La secrétaire de mon IEN me dit qu'elle ne peut rien faire, et à l'IUFM, on me dit que nous n'avions qu’à pas signer, qu'on s'est bien fait avoir...

Alors j'ai encore pris ma plume, enfin plutôt mon clavier, et vous trouverez ci-joint le courrier que j'ai fait parvenir à mon IA sous-couvert de l'IEN. (il parraît que c'est pas bien d'écrire au ministre directement sans passer par la voie hiérarchique, ils étaient pas contents la dernière fois).
Si d'autres directeurs en faisaient autant, et que les syndicats nous soutenaient, alors, peut-être … Marie-Hélène Colovos.

 
Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

 

Je fais partie des directeurs d’école déchargés par des PE2 en stage filé.

Comme vous le savez, ces jeunes enseignants en formation effectuent leur stage dans nos écoles à raison de trente journées par an, alors que la décharge administrative des directeurs concernés devrait être de trente-six journées.

Vous nous avez promis qu’aucun directeur ne serait lésé, et que les six journées de décharge manquantes seraient assurées par des remplaçants.

Je me suis donc adressée à mon Inspection de circonscription, qui malgré toute sa bonne volonté est dans l’incapacité d’honorer cette parole, faute de personnel de remplacement.

Personne ne semble beaucoup s’inquiéter de cet état de fait, c’est pourquoi j’ai décidé de rédiger ce courrier.

L’an passé les directeurs d’école qui n’avaient pas renvoyé l’enquête 19 ont eu un retrait sur salaire pour service non fait d’environ 90 euros.

Il serait juste, cette année, que l’Education Nationale dédommage les directeurs dont la décharge ne sera pas complète, de la même manière, 90 euros par jour, pour service de l’administration non fait, ou rémunère ces 36 heures en heures supplémentaires.

Je pense que mes collègues directeurs seraient réconfortés de voir enfin leurs conditions de travail prises en compte, et pourquoi pas, de voir payées ces six journées de travail qu’ils vont devoir effectuer en dehors du temps scolaire si les décharges ne sont pas assurées par vos services.

Je sollicite votre bienveillance afin de trouver la meilleure solution pour nous venir en aide, et je vous prie d’agréer, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, mes très respectueuses salutations.

                                                                                                          Marie-Hélène Colovos.


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par Les directeurs en lutte publié dans : Analyses
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Mardi 6 mai 2008


Le fait est suffisamment rare pour que nous prenions la peine de le souligner. Voilà deux syndicats qui ne sont pas particulièrement connus pour s'intéresser à la cause des directeurs d'école et qui se mettent, soudainement, à en parler.
 
Le SGEN-CFDT Lorraine vient de communiquer les résultats d'une étude intéressante réalisée auprès de 3200 enseignants lorrains (soit 1 sur 10). Le questionnaire distribué avait pour objet de mieux cerner le métier enseignant comme métier de relation et de communication.
Les questions étaient relatives aux divers aspects du métier d'enseignant : relations avec les élèves, les parents, situations de tension ou de violence, avis sur la formation, travail avec les collègues, missions du directeur dans le cadre du fonctionnement de l’école...
Selon le SGEN, 1750 enquêtes ont été retournées. Nous ne publions ici que les résultats aux questions concernant plus ou moins directement les directeurs d'école. 
     
23. Selon vous, pour un directeur ou un chef d’établissement, la mission prioritaire pour le bon fonctionnement de l’école ou de l’établissement, c’est :

Réponses globales (premier et second degré)

 Contrôler les obligations de service  4 %

 Ecouter les personnels et gérer les problèmes relationnels  34,50 %

 Etre garant de la mise en oeuvre d’une politique de projet, favoriser toutes les initiatives allant dans ce sens  59,70 %

 Développer des partenariats avec l’extérieur  1,80 %

 

25. Dans votre travail au quotidien, par rapport à l’attitude de votre direction, vous dites :

Réponses globales (premier et second degré)

 Je me sens particulièrement contrôlé(e), j’ai l’impression que l’on n’a pas confiance en moi  4,40 %

 L’attitude de la direction est un problème, la pression actuelle bloque le fonctionnement collectif  12,20 %

 Il n’y a pas de vrai problème relationnel mais les projets ne sont pas suffisamment encouragés  36,30 %

 Je me sens soutenu(e), la direction favorise le fonctionnement collectif  47,10 %

 

29. Comment qualifieriez-vous vos relations de travail :

Cette question a été posée respectivement pour les relations avec l’inspecteur, le chef d’établissement, (pour le Second Degré), entre le directeur d’école et les autres collègues, entre collègues enseignants, avec les parents, avec les élèves.

Réponses concernant les relations de travail entre le directeur d’école et les autres collègues :

 Elles sont difficiles, voire pénibles, on ne s’en sort pas !  1,55 %

 C’est un problème qu’il faut aborder, les choses sont loin d’être parfaites  6,46 %

 Ça va, même si tout n’est pas parfait  36,24 %

 Très satisfaisantes  53,75 %

 Inexistantes  0 %

 
Notre commentaire
Dans son enquête, le SGEN-CFDT mettait surtout l'accent sur le travail en commun. Les résultats partiels publiés ci-dessus montrent que le directeur d'école est plutôt bien perçu tant dans le rôle qu'il est amené à jouer au sein de son établissement que dans les relations qu'il entretient avec son équipe. 
Etait-ce bien ce que voulait démontrer le SGEN en réalisant cette étude ? On voudrait le croire.

  
Direction d’école : le SNUipp demande audience au ministère

Le SNUipp demande audience au ministère à propos de la situation des directeurs d’école. « La nouvelle organisation de la semaine l’année prochaine et la mise en œuvre des stages de remise à niveau, accentuent leur charge de travail et leurs responsabilités » indique le syndicat dans un courrier transmis à Xavier Darcos. Sur le terrain, le malaise est perceptible. Beaucoup s’inquiètent de l’avenir des personnels en charge de l’aide administrative dont les contrats arrivent à échéance en fin d’année.

La charge quotidienne des directeurs est toujours aussi pesante : réunions d’équipes pédagogiques ou éducatives, discussions avec les parents d’élèves directement confrontés au handicap ou à la difficulté scolaires, implication dans les procédures d’orientation , les structures nécessaires comme les RASED, accompagnement des jeunes enseignants ,des stagiaires en stage filé,…

Le silence du ministère est jugé « incompréhensible » par le syndicat. Ce dernier demande l’ouverture de discussions notamment sur les dispositions des heures libérées par le samedi matin qui doivent faire l’objet selon le relevé de conclusions « d’un examen particulier ».


Notre commentaire
Bravo au SNUipp. Il est sur la bonne voie. Nous aurions simplement envie de lui dire "plus d'audace, que diable !". Nous souhaitons naturellement que le SNUipp soit entendu sur "l'examen particulier des 2 heures du samedi" et lui demandons, dans la foulée, de demander des négociations plus larges sur la reconnaissance de la fonction de directeur d'école. Que le SNUipp n'hésite pas à réclamer un statut, il a l'assurance d'être suivi et soutenu par l'ensemble des directeurs.

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par Les directeurs en lutte publié dans : Position des syndicats
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Jeudi 1 mai 2008

Après « la lettre de l’éducation », c’est au tour du « Monde de l’éducation » (édition de mai 2008) de publier un « éclairage » sur la fonction de directeur d’école, son absence de statut, les revendications et les attentes des directeurs. Nous reproduisons, ci-après, l’article de Maryline Baumard.

 

Tâches qui s’accumulent, faibles décharges… Les directeurs d’école voient leurs journées s’allonger, mais pas leur rémunération. Car contrairement aux principaux et aux proviseurs, ils n’ont ni statut ni prime de fonction.

 

Ça grogne chez les directeurs, ces enseignants qui bénéficient d’un petit dédommagement et d’une décharge (si leur école compte plus de quatre classes) pour assurer des missions de plus en plus lourdes. La position n’est pas facile et les postes peu prisés : 3500 d’entre eux sont aujourd’hui vacants, et un bon nombre ont été attribués d’office aux sortants d’IUFM, apportant une nouvelle preuve que les bagarres syndicales pour obtenir ces décharges (passées récemment de 6 à 4 classes) n’ont pas tout résolu.

Mais un malaise plus profond semble gangrener cette catégorie hétéroclite. Ce n’est pas nouveau mais le phénomène s’aggrave. Dans son étude sur le climat des écoles primaires, Georges Fotinos tirait déjà la sonnette d’alarme fin 2006 : sur 900 directeurs interrogés, 85 % se montraient pessimistes sur le système scolaire, soit 33 % de plus que dans le second degré. Aux yeux de cet inspecteur général, « les directeurs d’école souffrent de l’absence d’une identité professionnelle. On leur demande la quadrature du cercle, alors qu’ils n’ont ni budget, ni autorité, ni même de mission reconnue ».

 

Il est temps d’agir

« Identité professionnelle » : le terme masque le besoin d’un statut, inexistant puisque le directeur est un enseignant choisi parmi ses pairs, et de surcroît tabou depuis une vingtaine d’années. En 1986-1988, le ministre de l’éducation René Monory s’était attiré les foudres du corps enseignant en cherchant à mettre en place un statut de maître-directeur. Face à ce rejet, la formule fut enterrée, ses successeurs se gardant de rouvrir le dossier afin de ne pas fâcher les syndicats les plus représentatifs. Il est peut-être temps de reposer la question.

« Nos écoles primaires sont-elles en mesure d’être pilotées, alors que l’institution ne reconnaît aucun statut à ses directeurs et ne leur offre aucune formation longue dans ce domaine », se demande Laurence Bergugnat-Janot, maître de conférence à l’IUFM d’Aquitaine. Et elle n’est pas la seule. Une association de directeurs, le Groupement de défense des intérêts des directrices et directeurs (GDID), qui compte 1300 adhérents et enregistre chaque semaine plusieurs dizaines de nouveaux venus, relaye cette requête. « L’absence de statut génère un conflit identitaire qui empêche nos collègues de se penser comme chefs d’établissement », résume le président de l’association, Alain Rei, qui se définit moins comme « enseignant avec une fonction de directeur que [comme] directeur qui conserve une fonction d’enseignement ». Prudente, l’association précise que le statut qu’elle revendique ne doit pas inclure le volet hiérarchique. Directeur d’école oui, mais chef des professeurs d’école non ! Un refus que partagent les syndicats d’enseignants. Le Syndicat des enseignants UNSA accepte une discussion sur le statut des établissements, mais pas un corps de direction. Au SNUipp (FSU), Gilles Moindrot s’interroge autant sur ce qu’un statut des directeurs ou de l’établissement améliorerait dans le fonctionnement des écoles, que sur ce qu’il y a derrière le terme de « statut ». Fin de la discussion ?

Le débat ne peut que rebondir. Comme le rappelle Alain Rei, les directeurs agissent en chefs d’établissement lorsqu’ils signent une autorisation de sortie pour un collègue ou décident une évacuation d’élèves… Il est donc hypocrite de leur refuser la reconnaissance de cette fonction – et accessoirement le salaire – qui l’accompagne. L’association a testé cette idée auprès de 40 000 directeurs. Sur les 10 000 réponses dépouillées, il apparaît que 93 % d’entre eux souhaitent un statut, quelle que soit la taille de l’école qu’ils dirigent.

« Dans une telle enquête, on table en général sur 10 % de retours. Notre enquête réalisée à la demande du GDID a obtenu ce taux incroyable de retours ! » s’étonne encore Damien Philippot, le directeur d’études de l’IFOP. De là à conclure que ceux qui font tourner les écoles ont un réel besoin de se faire entendre, il n’y a qu’un pas. Que les directeurs franchissent dans cette même enquête, estimant, à hauteur de 53 %, n’être pas assez bien représentés par les syndicats.

Au-delà des grognes conjoncturelles – contrairement à leurs collègues du second degré, les directeurs d’école n’ont pas eu droit à une prime substantielle de fin d’année – cette question du statut fait apparaître un changement de fond. Une nouvelle culture serait-elle en train de naître dans un premier degré anarcho-syndicaliste ?

Qui sont donc ces nouveaux directeurs an quête d’une définition de leur métier ? La dernière promotion de chefs d’établissement du second degré compte 12 % de transfuges du premier degré. Les observateurs notent que, pour une nouvelle génération d’enseignants du premier degré, l’école est devenue un passage et non plus une carrière. « Ils passent ce concours [de professeur des écoles], projettent de rester cinq ou six ans et de passer ensuite d’autres concours en interne », assure un professeur d’IUFM. S’il existait une fonction de chef d’établissement du premier degré, peut-être n’iraient-ils pas vers le secondaire…

En 2000-2001, l’administration de Jack Lang avait pour projet de créer des regroupements d’écoles avec un « responsable de regroupement » à sa tête. A son tour, Gilles de Robien a proposé un texte. Xavier Darcos, lui, a voulu ouvrir une expérimentation, « mais personne ne s’est porté volontaire parce que c’était l’inspecteur d’académie qui devait désigner le chef d’établissement », regrette Alain Rei. Le dossier a été de nouveau remisé. Et ce alors que l’école à la française – sans statut ni directeur – fait toujours figure d’exception dans le concert international.

Maryline Baumard

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par Les directeurs en lutte publié dans : Analyses
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Jeudi 1 mai 2008



Ce matin, après avoir lu l’édito du journal « Le Monde », je m’en vais voir les réactions des lecteurs. Et là, stupeur ! Mais « qu’est-ce que c’est que ça ? » Les commentaires étaient tous signés de noms les plus farfelus : « Bellacio, Marc P., Galilée, nodog, skiron, Eh (dito) !... ». QUOI ?!?! « Le Monde », ce journal de référence, aurait bidonné les commentaires ?

Bien sûr que non ! Les lecteurs utilisent des pseudos comme cela se fait sur tous les sites, dans tous les forums. Ouf, rassuré parce, sans nous comparer au grand quotidien national (on n’a pas encore la grosse tête à la rédac’ de « directeurs en lutte », « ON » nous soupçonne de « bidonner » nos commentaires…

Faut relativiser, évidemment, car « ON » se compte « sur les doigts du pouce » comme disait Coluche… Mais pourquoi ce soupçon ? Tout vient de deux articles écrits l’un après l’autre et qui ne sont pas dans le droit fil de ce qu’il est bon ton de penser.

Delphine, fidèle lectrice nous donne son point de vue sur la notion de statut hiérarchique. Nous le publions. Juste après, un autre lecteur réagit par un long texte que nous publions également.




Mais « qui c’est celui-là ? », ce Jacques Marmey qui ose aller dans le même sens de déviance. Nous allons vous le dire. Il est réellement CPAIEN. Il a été directeur. Mais il a écrit sous un pseudo. Pourquoi ? Parce qu’il relate une discussion privée qu’il a eue avec son IEN et qu’il ne tient pas à la gêner. Son identité ne sera donc pas révélée (à sa demande).

Deux articles favorables à un statut qui comporte une part de hiérarchie, deux têtes qui sortent du rang… c’est louche ! Et si on y ajoute des collègues qui réagissent sous des pseudos (saluons Pierre, Stéphan, Henri, Ewen, Cédric, Lucien, Patrick, Merlin et les autres…), c’est carrément suspect... Pensez donc, ils écrivent sans décliner leur identité (Nom, Prénom, lieu d’activité, Nom de jeune fille de la mère…). Et parmi eux, certains « osent » même défier le « statut non hiérarchique ». Inconcevable, c’est truqué, c’est bidon…

Le mois dernier est sorti un livre qui a fait du bruit « Faut-il supprimer les écoles maternelles ? » écrit par Julien Dazay (un pseudonyme). Promis, juré, ici, aux « directeurs en lutte », on n’y est pour rien, c’est pas nous…

La semaine dernière, « Marianne.fr » révèle que les élèves de l’ENA ont voté en AG pour demander la suppression du classement de fin de sortie. Ils ont ensuite publié un texte expliquant la situation sous le nom de Arnaud Mandrin. Encore un pseudonyme. Promis, juré, ici, aux « directeurs en lutte », on n’y est pour rien, c’est pas nous…

 

Redevenons sérieux un instant. Lorsque que le directeur lambda se rend sur les forums du GDID et qu’il lit ce qu’ont écrit « Surfer, DirloNet, Randonneur, ou Baby… », connaît-il qui se cache sous ces pseudos ? Se pose-t-il seulement la question de savoir s’il y a vraiment quelqu’un ? Non ! Il s’y rend parce qu’il est intéressé par les analyses que font nos collègues « Surfer, DirloNet, Randonneur, ou Baby… ». Il fait confiance aux administrateurs du site et aux nombreux collègues qui donnent de leur temps à faire avancer le débat. Là est bien l’essentiel.

 

Quant à nous, modestement, nous continuerons à informer, dénoncer, proposer, expliquer pour parvenir à notre unique objectif : la reconnaissance du métier de directeur d’école.

Nous continuerons dans l’autonomie qui nous caractérise (nos écrits en attestent) tant vis-à-vis du pouvoir que des organisations syndicales. Nous travaillerons parallèlement mais indépendamment du GDID comme, cela a toujours été le cas. Nous avons toujours pensé que complémentarité valait addition.

Oui, c’est vrai, l’histoire que nous venons de vous conter est d’un ridicule… Mais, on le sait bien, le ridicule ne tue pas… Elle nous aura, cependant, permis de nous détendre en concevant cet article...

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par Les directeurs en lutte publié dans : Analyses
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