Les candidats viennent de rendre leur copie à l'AEF, l'Agence éducation emploi formation, qui les a conviés la semaine dernière à exposer leurs programmes. Le quotidien «20 Minutes» présente leurs idées phares.
Le PS pour la réussite éducative
Ségolène Royal prône un redécoupage de la carte scolaire qui «permettra à chaque famille de choisir entre plusieurs établissements». Les collèges et lycées assureront «un soutien scolaire gratuit dispensé par des répétiteurs». La candidate socialiste souhaite aussi créer un service public de la petite enfance, limiter à dix-sept les élèves en CP et CE1 dans les ZEP, doubler l'allocation de rentrée scolaire, promouvoir la pratique artistique et rétablir le programme d'intégration des élèves handicapés, Handiscol.
L'école, moteur du progrès social de l'UMP
Nicolas Sarkozy propose que chaque établissement ait progressivement la liberté de recruter des enfants en dehors de son secteur, tout en respectant une diversité sociale et géographique. Le candidat UMP veut «diviser par deux les effectifs dans les établissements les plus dégradés» et promouvoir les enseignants au mérite sur la base des progrès des élèves. Il propose aussi un crédit d'impôt pour les jeunes retraités qui s'investiraient dans le soutien scolaire. Il entend aussi permettre à 5% des meilleurs élèves de chaque établissement de rejoindre des classes préparatoires.
L'éducation, priorité qui fédère tout pour l'UDF
François Bayrou martèle que «100% des élèves doivent savoir lire et écrire à l'entrée en 6e». Dans ce combat, il considère la maternelle comme une «arme très précieuse». Il ne veut pas remettre en cause la carte scolaire, mais réclame des « parcours d'excellence» et prône «un même pourcentage d'accès aux classes prépas dans tous les établissements». Il veut que les enseignants puissent « avoir une carrière diversifiée, faite d'allers et retours entre public et privé».
Le chèque scolaire du FN
Jean-Marie Le Pen veut remplacer la carte scolaire par un chèque scolaire. Calculé par rapport au coût moyen de scolarité d'un élève, il permettra «le libre choix de l'école à tous les parents» et financera les établissements. Le leader frontiste exigera aussi «une tenue vestimentaire sobre pour estomper les différences sociales et éviter le racket».
7% du PIB pour le PCF
Marie-George Buffet prévoit d'abroger la loi Fillon, de rendre la scolarité obligatoire de 3 ans à 18 ans, d'intensifier les ZEP et de pratiquement doubler le budget de l'Education nationale pour le porter à 7% du PIB. Enfin, la candidate communiste veut engager 150 000 enseignants et 45.000 personnels supplémentaires dans les domaines de la santé, du social, de la vie scolaire...
Le MPF pour la liberté scolaire
Supprimer le collège unique, la carte scolaire et instituer la «liberté scolaire», c'est l'objectif de Philippe de Villiers. Le président du MPF veut recentrer l'école sur la transmission du savoir, la promotion du civisme et le rayonnement de la culture nationale.
Les Verts: des moyens selon l'origine sociale
Le parti écologiste préconise d'attribuer des moyens aux établissements selon l'origine sociale des élèves et d'étendre la carte scolaire au secteur privé. Dominique Voynet propose aussi «l'élection des chefs d'établissement» et la création d'un service public de la petite enfance.
CHIFFRES
- 59,7 milliards d'euros, c'est le budget de l'enseignement scolaire pour l'année 2006. Il s'agit du deuxième poste de dépense de l'Etat.
- 20,5 milliards d'euros, c'est le montant alloué à la recherche et à l'enseignement supérieur en 2006
- 884.021, c'est le nombre d'enseignants dans les écoles, collèges et lycées publics et privés. Les effectifs du personnel non enseignant s'élèvent à 259.534. Le supérieur compte 146.471 enseignants.
- 12.111.900, c'est le nombre d'élèves dans les premier et second degrés, auquel il faut ajouter 2.275.000 étudiants.
Communiqué de presse - Gilles de Robien 13/03/2007
Gilles de Robien arrête les principales mesures catégorielles en faveur des enseignants des premier et second degrés pour 2007
Gilles de Robien, ministre de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a arrêté plusieurs décisions d'ordre financier en faveur des enseignants du premier et du second degré pour 2007, au terme d'une concertation active avec tous les acteurs de la communauté éducative, et notamment à l'issue d'un entretien avec Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Éducation et Luc Bérille, secrétaire général du S.E.-UNSA.
Les trois mesures prises sont conformes aux priorités du ministre, qui sont la réussite de tous les élèves et l'amélioration de la situation des enseignants.
Première mesure : Un plus grand nombre de promotions à la hors classe pour les enseignants du second degré, afin de mieux reconnaître leurs mérites. Tous les taux promus/promouvables dépassent désormais les 5% :
5,7 % pour les agrégés (+ 670 promus supplémentaires)
5,37 % pour les certifiés (+ 1347 promus supplémentaires)
5,86 % pour les Professeurs de Lycée Professionnel (+270 promus supplémentaires)
5,7 % pour les Professeurs d'Education Physique et Sportive (+ 100 promus supplémentaires)
Le coût de la mesure est de 22,453 M € par année scolaire.
Seconde mesure : Doublement de l'augmentation de l'indemnité des directeurs d'école.
Dans la continuité du protocole d'accord signé le 10 mai 2006 avec le S.E.-UNSA, qui a mis fin au mouvement national de la grève administrative des directeurs d'école, Gilles de Robien marque la reconnaissance qui leur revient.
Le ministre double (+ 370 € annuel), au 1er janvier 2007, l'augmentation de 20 % de l'indemnité de sujétion spéciale (+ 185 € annuels) qui leur avait déjà été attribuée au 1er septembre 2006.
Pour 2007, l'indemnité annuelle des directeurs d'école s'élèvera donc à 1285 € hors Z.E.P. et 1 554 € en Zone d'Éducation Prioritaire. Le coût de cette mesure est de 10,121 M € par an.
Troisième mesure : Des heures supplémentaires pour épauler les élèves dans les lycées « Ambition Réussite »
Afin d'aider les élèves de ces lycées et de mieux préparer leur accès à l'enseignement supérieur, un soutien scolaire sera organisé dans chaque classe à compter de la rentrée 2007. Le coût de cette mesure est estimé à 5,15 M € en année pleine, qui permettront de rémunérer, sous forme d'heures supplémentaires, les enseignants qui assureront ces séances de soutien après la classe.
Communiqué de presse du SE-Unsa
UN PLUS FINANCIER DANS LA CARRIERE DES ENSEIGNANTS
e SE-UNSA, accompagné de sa fédération l’UNSA Education, a été reçu par le ministre de l’Education nationale ce jour. Cette rencontre, portant sur le déroulement de carrière des personnels enseignants et d’éducation, faisait suite à différentes interventions du syndicat sur ce dossier.
Lors d’une audience avec le directeur de cabinet le 23 février, le SE-UNSA avait ainsi demandé un accroissement des possibilités d’accès à l’échelle de rémunération de la hors-classe dans le premier comme dans le second degré (*).
Le SE-UNSA se réjouit de constater que ses demandes répétées ont été entendues par le ministre.
Dans le second degré en effet, outre l’annonce déjà faite sur la hors-classe des agrégés, le ratio de promotion à l’échelle de rémunération de la hors-classe des certifiés passera de 4,23 à 5,37 % (1347 promotions supplémentaires), celui des professeurs de lycée professionnel de 4,91 à 5,86 % (270 promotions supplémentaires) et celui des professeurs d’EPS de 4,89 à 5,70 % (100 promotions supplémentaires). Le SE-UNSA a également demandé que les conseillers principaux d’éducation bénéficient de mesures du même type mais n’a pu obtenir qu’un engagement d’étude de ce dossier.
Le ministre a par ailleurs annoncé l’affectation de 2 millions d’euros à la mise en oeuvre de soutien scolaire gratuit sous forme de crédits d’heures supplémentaires, particulièrement pour les lycées « ambition réussite ».
Dans le 1er degré, la demande du SE-UNSA concernant l’augmentation de la hors-classe des professeurs des écoles fera elle aussi l’objet d’une étude. Le ministre a également annoncé qu’il accédait à l’une des demandes du SE-UNSA formulée dans le cadre du comité de suivi du protocole d’accord sur la direction d’école signé par notre seul syndicat. L’indemnité de sujétion spéciale des 53 000 directeurs d’école, après l’augmentation de 20 % que le protocole avait permis d’engranger (+ 15,42 euros mensuels), sera accrue de la même somme à compter du 1er janvier 2007. Le protocole d’accord aura ainsi permis concrètement à la totalité des directeurs de France de voir leur indemnité passer de 925,44 à 1295,62 euros annuels, soit une augmentation globale de 40 % entre le 1er septembre 2006 et le 1er janvier 2007.
Pour le SE-UNSA, si elles sont limitées, les mesures financières arrêtées vont dans le bon sens. Elles constituent des points d’appui concrets pour aller vers la revalorisation globale de la carrière des personnels d’enseignement et d’éducation que le syndicat posera sur le bureau du prochain ministre. D’ici là, il entend faire en sorte que les engagements d’études pris par le ministre sur certaines catégories soient tenus.
(*) L’échelle de rémunération de la hors-classe permet d’atteindre l’indice 783 en fin de carrière (environ 2855 Euros nets par mois) alors que l’indice terminal de la classe normale n’est que de 658 (environ 2400 euros nets par mois)
Paris, le 13 mars 2007
Luc BERILLE
Secrétaire Général
Dépêches AFP
Augmentation des indemnités : "annonces électoralistes" selon le Sgen
Le syndicat de l'éducation Sgen-CFDT a qualifié mercredi d'"annonces électoralistes" et de "mesurettes" la revalorisation des primes de directeurs d'école et des salaires de certains enseignants, annoncée mardi par le ministre de l'Education, Gilles de Robien.
"Les personnels de l'Education nationale attendent une autre politique pour l'Ecole, pas des mesurettes", a ajouté le syndicat.
Par ailleurs, le Sgen-CFDT s'est demandé si avec "une indemnité pour les directeurs d'école de 15,42 euros par mois, on peut réellement croire qu'il s'agit là d'une réponse à la préoccupante question de la direction et du fonctionnement des écoles ?".
Regroupement d'écoles rurales: Robien rassure les partenaires sociaux
Le ministre de l'Education Gilles de Robien a cherché mardi à rassurer les partenaires sociaux à propos des Etablissements publics d'enseignement primaire (EPEP), des regroupements d'écoles rurales qui doivent être expérimentés dès la rentrée 2007.
Les EPEP sont des établissements dont les conseils d'administration, composés majoritairement d'élus, chapeauteront plusieurs écoles primaires.
Le 5 février, le Conseil supérieur de l'Education (CSE), instance consultative et représentative de l'Education nationale, avait massivement rejeté le projet de décret sur l'EPEP, estimant qu'il pourrait conduire à des fermetures d'écoles et réclamant une majorité de représentants des écoles au conseil d'administration.
"Il n'y a pas de concentration dans un site unique. Chaque site garde sa pertinence. Les partenaire sociaux s'inquiètent inutilement", a répondu Gilles de Robien, en visite dans la Meuse où plusieurs EPEP devraient être mis en place.
"Les EPEP ne remettent pas du tout en cause l'école communale. Ils permettent au contraire une concertation beaucoup plus grande entre les élus, l'équipe éducative et les parents. Et quand il y a concertation, il n'y a jamais valeur soustraite mais valeur ajoutée", a poursuivi le ministre.
Le décret sur les EPEP, créés sur la base du volontariat des élus communaux, après avis des écoles concernées, accord de l'autorité académique et du représentant de l'Etat, sera examiné par le conseil d'Etat "dans la semaine qui vient", selon le ministère de l'Education.
Moins d'une dizaine d'établissements du genre, disséminés sur trois départements pilotes, la Meuse, le Cher et le Tarn, devraient voir le jour à la rentrée 2007-2008, de même source.
La durée maximum d'expérimentation de ce programme est de cinq ans.

Bref... demain, on rase gratis ! Qu'on se le dise, bonnes gens !
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