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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

9

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Position des syndicats

Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 13:19

Décidément, le SNUipp s’est réellement pris d’affection pour les directeurs d’école… Après un tour de chauffe dévolu aux sections départementales des Alpes-Maritimes et des Hautes-Pyrénées, voilà que la direction nationale lance une grande enquête destinée à donner la parole à l’ensemble des directeurs et adjoints. Cette consultation au double titre prometteur « Direction d’école : en quête d’évolutions » et « Fonctionnement d’école : quelle direction ? » montre ainsi que le SNUipp maintient sa formule habituelle « direction et fonctionnement de l’école ».

 

Un constat édifiant 

 

En guise de préambule à cette enquête nationale, le SNUipp dresse un constat sur les difficultés rencontrées par les directeurs d’école. Constat habituel décrit dans tous les rapports qui paraissent sur le sujet et que nul se songerait à contester.

Direction et fonctionnement de l'école, rien ne va plus. L'avalanche des tâches liées à la gestion de l'école et à la mise en place des réformes en cours est devenue insupportable. La charge de travail et les responsabilités juridiques, pédagogiques, administratives liées à la fonction se sont complexifiées et amplifiées.

Résultat : malgré l'intérêt de la fonction, 3000 directions d'école restent aujourd'hui vacantes, les directeurs et directrices l'affirment haut et fort : « le statut-quo n'est plus possible ». On notera, au passage, le lapsus (révélateur ?) entre « statut » et « statu quo »…

La seconde partie de son exposé est moins convaincante. Le SNUipp ne peut s’empêcher de céder à ses vieux démons. Il évoque le spectre de la création d’EPEP qui « complique les relations professionnelles » sans apporter de « réponses sur la question de l'alourdissement des tâches et des responsabilités ». Tout bon discours du SNUipp sur la direction d’école ne serait pas complet s’il ne comportait le fameux couplet du p’tit chef « relais des inspecteurs au sein de l'école sur les questions d'organisation et d'administration ».

Le SNUipp livre ensuite ce que sera très probablement la conclusion de l’analyse qu’il fera de cette enquête : « …nécessité de « plus de temps », d'une revalorisation financière, d'une aide à la fonction, d'une clarification des missions... » pour « tracer ensemble les évolutions nécessaires pour une direction et un fonctionnement de l'école adaptés aux nouvelles réalités et au service de tous les élèves ». Tout est dit.

 

Une enquête entachée d’une grossière erreur méthodologique

 

Destinée à l’ensemble des directeurs et adjoints, cette enquête nationale présente un inconvénient majeur qui la rend d’ores et déjà sujette à caution : elle ne présente aucune des garanties de fiabilité d’un véritable sondage.

En effet, cette enquête ne se conforme pas au standard méthodologique des enquêtes d’opinion dans la mesure où il est possible d’y répondre autant de fois que l’on veut depuis un même poste (aucun blocage des adresses IP). Rien à voir avec l’enquête commandée en 2006 par le GDID qui avait fait appel à un institut de sondages réputé (IFOP) et qui présentait toutes les assurances méthodologiques nécessaires pour fournir des résultats fiables.

En ne se donnant pas les moyens d’une enquête incontestable, le SNUipp ruine tous ses efforts de séduction déployés ces derniers temps pour afficher son intention de faire évoluer la « fonction » de directeur car, quels qu’ils soient, les résultats seront forcément affectés d’un doute. Doute d’autant plus fort que les deux précédentes enquêtes départementales (06 et 65) de ce syndicat étaient déjà entachées d’approximations, d’erreurs et d’incohérences qui leur ôtaient toute crédibilité.

 

Des résultats inexploitables

 

Sur le fond, enfin, que penser d’une enquête dont le commanditaire nous donne par avance les réponses qu’il souhaite y trouver ? Comme indiqué plus haut, le SNUipp affirme clairement ses choix. Il refuse les EPEP, s’oppose à un statut pour les directeurs et indique les mesures qui lui semblent suffisantes pour améliorer leur situation : « plus de temps, une revalorisation financière, une aide administrative et une clarification des missions ». Pourquoi, dès lors, proposer de donner « la parole » par le biais d’une enquête qui semble inutile et orientée ? Que fera le SNUipp de l’avis des collègues puisque le sien semble sans appel ?

En effet, que se passerait-il si, par le plus grand des hasards, les participants se montraient massivement favorables à la création d’EPEP et à la mise en place d’un statut de directeur ? Désavoué dans ses prises de positions tranchées, la direction du SNUipp démissionnerait-elle, reconnaîtrait-elle ses erreurs, reprendrait-elle à son compte les souhaits exprimés dans l’enquête, accepterait-elle de porter la lutte dans le sens demandé par les collègues ? Autant de questions qui risquent de rester sans réponses.

L’enquête présente un autre inconvénient de taille : elle est anonyme, ce qui n’est pas une faute en soi. Cependant, il deviendra impossible de différencier les réponses apportées par les directeurs et les adjoints puisque chacun aura le loisir de se faire passer pour qui bon lui semble et autant de fois qu’il le souhaitera. Comment imaginer que les auteurs de cette enquête n’y aient pas pensé ?

Doit-on croire à une quelconque inconséquence des responsables nationaux du SNUipp ou plutôt penser que ce syndicat recherche avant tout un plébiscite pour légitimer son dogmatisme  sur l’évolution de la direction d’école ?

Force est constater que cette enquête ne peut se parer d’aucune valeur scientifique. Quels qu’en soient les résultats, l’exploitation qui en sera faite ne pourra donner lieu à aucune analyse crédible et incontestée. Et hélas, il est à craindre que comme les précédentes, cette consultation ne contribue un peu plus à semer le trouble sur les véritables intentions du SNUipp à l’égard des directeurs d’école.

Coup d’épée dans l’eau ou nouvelle manipulation ? Faudra-t-il attendre le mois de mai (publication des résultats) pour en avoir le cœur net ?

 

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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 23:38

Les syndicats donnent l’impression de rivaliser dans l’intérêt qu’ils portent actuellement aux directeurs. Les enquêtes sont dans l’air du temps. Le 4 février dernier, nous avions déjà eu l’occasion de rendre compte des résultats de celle initiée par le SE-Unsa. Ce syndicat, après avoir probablement longtemps hésité, avait fini par dévoiler les chiffres en les laissant « fuiter » dans de rares sites départementaux. Néanmoins, les informations étaient honnêtes, courageuses et cohérentes.

 

On ne peut en dire autant du SNUipp qui nous gratifie de deux enquêtes récentes sur le même sujet. L’une dans les Alpes-Maritimes et l’autre dans les Hautes-Pyrénées. Toutes deux peuvent servir d’exemple à des enquêteurs stagiaires pour leur montrer les dérives à éviter dans leur futur métier de sondeur.

 

Une enquête volontairement floue et non chiffrée

Dans les Alpes-Maritimes
, le SNUipp 06 a fait fort. Il nous communique une synthèse des résultats sur environ 100 réponses. Sur un tel nombre, rien de plus simple pour le plus faible de nos élèves de CM2 de donner des pourcentages sans même savoir calculer. Or, nos responsables syndicaux ont réussi le tour de force de ne fournir le moindre chiffre.

En effet, aucun pourcentage ne vient ponctuer leurs réponses. Ils se contentent d’asséner les points positifs ou négatifs liés à la fonction de direction sans que l’on sache combien de collègues se retrouvent dans l’une ou l’autre catégorie.

L’on y apprend tout de même que « la grande majorité des collègues directeurs/trices ont fait le choix soit du statut non hiérarchisé, soit de l'échelon hiérarchique entre adjoint et IEN soit du grade de chef d'établissement. »

Il serait pourtant intéressant de connaître la proportion de chacune des réponses très différentes qui sont globalisées dans un seul et même résultat.

« Peu souhaitent conserver la situation actuelle. Beaucoup sont indécis. »

Entre « grande majorité » pour un statut et « beaucoup » d’indécis, il est difficile de s’y retrouver.

Même absence de clarté entre « ceux qui sont favorables à une reconnaissance du Conseil des maîtres » et « d’autres qui pensent que le Conseil des maîtres n’est plus adéquat ». Qui ? Combien ? Quel pourcentage des uns et des autres ? Mystère.

 

Et le SNUipp 06 de poursuivre en aveugle dans le classement « des revendications des collègues directeurs » et dans la définition des « actions ».

Simplement apprend-on que « une grande majorité des directeurs est prête à suivre des actions lancées sur le plan départemental (rassemblement, audience auprès de l'IA et des élus), mais surtout au plan national » et que « La proposition de blocage administratif ou de grève de la direction convient toujours à bon nombre de directeurs. »

 

Erreurs, incohérences et contresens

Dans les Hautes-Pyrénées
, les collègues directeurs font aussi l’objet de toutes les attentions du syndicat majoritaire. Mais dans ce département, le SNUipp 65 a choisi une stratégie totalement différente. Il nous abreuve de tableaux remplis de pourcentages. Hélas, trois fois hélas, si l’on sait que « 80 % des résultats émanent de directeurs et 20 % d’adjoints », il manque une donnée essentielle : le nombre de réponses retournées…

Signe évident que ce nombre est faible probablement, comme le souligne la synthèse parce que « nous sommes tous débordés ».

Effectivement, la participation a été des plus faibles puisque le nombre de réponses retournées est de l’ordre de la quarantaine ! Autant dire que nous ne nous attacherons pas à en analyser les résultats puisqu’ils n’ont aucune signification scientifique.

Là n’est pas, cependant, la seule anomalie de cette enquête. Les tableaux sont truffés d’erreurs et d’incohérences dont auraient pu nous épargner les auteurs de cette synthèse. Notamment dans les péréquations stipulant le regroupement des réponses « directeurs et adjoints » dans une rubrique « ensemble » puisque les premiers représentent 80 % des retours de l’enquête.

 

Quelques exemples :

 

Question : « Avez-vous pris connaissance du contenu détaillé du projet de création des EPEP ? »

Réponse dans la synthèse : oui à 54 %

Mais les chiffres dressés dans le tableau donnent les résultats suivants :

Directeurs : oui à 36 %

Adjoints : oui à 3 %

Ensemble : oui à 50 %

Comprenne qui pourra…

 

Question : « Pensez-vous que la question de la direction d’école ne concerne que les seuls directeurs ? »

Directeurs : oui à 96 %

Adjoints : oui à 100 %

Ensemble : 95,20 %

Amusant de constater que le pourcentage global est inférieur aux deux pourcentages cités.

Curieux de lire les mêmes chiffres mais une formulation contraire dans le tableau récapitulatif : « la direction ne concerne pas que les directeurs ».

Manifestement, le rédacteur du questionnaire et de la synthèse éprouve certaines difficultés avec l’emploi des négations. Ce qui est d’autant plus grave quand les deux formulations disent le contraire l’une de l’autre…

Comprenne qui pourra…

 

Autre bizarrerie :

Question : « Pensez-vous qu’il faille un statut particulier pour les directeurs ? »

Directeurs : oui à 33 %

Adjoints : oui à 62,50 %

Ensemble : oui à 38 %

Curieusement les adjoints sont plus nombreux à estimer que les directeurs doivent bénéficier d’un statut particulier et « 57 % des directeurs ne veulent pas d’un statut particulier ». Rappelons que l'enquête IFOP (une vraie celle-là) commandée par le GDID avait obtenu un score de 93 % de collègues favorables à un statut et que ce pourcentage était l’émanation de plus de 10 000 réponses. L’enquête du SNUipp ne comptabilise qu’une trentaine de directeurs dont une partie importante d’adhérents.

 

Nous pourrions continuer la litanie des incohérences ou des erreurs manifestes qui ôtent toute crédibilité à l’enquête du SNUipp 65. Ainsi, à 2 reprises, 3,75 % au lieu de 37,5 %. Ou encore 6 % et 0 % qui aboutissent à un total de 7,10 % et bien d’autres calculs approximatifs.

 

La conclusion n’en est que plus cocasse puisque « Le SNUIPP 65 va donc transmettre les résultats de cette enquête à nos Inspecteurs et leur demander une audience, ou mieux un groupe de travail pour réfléchir et trouver des solutions satisfaisantes aux difficultés actuelles de la direction d’école. »

Nous conseillons vivement aux « inspecteurs » de se munir d’une règle à calcul ou d’un boulier chinois et de chausser de bonnes lunettes grossissantes pour bien comprendre les résultats chiffrés de cette enquête.

Si ces mêmes « inspecteurs » auront matière à faire rire dans les chaumières à l’issue de cette entrevue… les directeurs d’école, eux, ne pourront que rire jaune en lisant ces deux enquêtes qui ne sont pas de nature à rendre crédible le combat qu’ils mènent pour une vraie reconnaissance de leur métier.

 

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 17:05


En octobre 2009, le SE-UNSA a lancé une enquête auprès des directeurs et adjoints, « pour connaître leur avis sur l’évolution du fonctionnement et de la direction d’école ».

Le 29 octobre dernier, dans un article, nous citions Stéphanie Valmaggia, déléguée nationale du SE-Unsa (29/10/2009) qui, au vu de premiers résultats, déclarait : « nous avons voulu prendre la température de la profession. Et nous avons beaucoup, beaucoup de réponses »… elle faisait alors allusion aux 400 bulletins retournés. Depuis, chacun pouvait s’étonner de ne pas avoir connaissance des résultats globaux de cette enquête. Le faible taux de réponses et le fait qu’elles proviennent essentiellement de directeurs semble gêner la direction nationale du SE-Unsa qui s’attendait probablement à des résultats plus contrastés.

Nous avons décidé de publier dans leur intégralité les résultats de cette enquête ainsi que les commentaires et l’analyse du SE-Unsa.

  

………………………………………………..

 

Préambule

 

Le SE-UNSA ne fait pas partie de ceux qui considèrent que l’Ecole Primaire française fonctionnerait parfaitement. Entre la fin du XIXème siècle où la République l’a imposée en France et 2010, son fonctionnement a beaucoup évolué, tout comme la société dans laquelle elle agit. Les directeurs, mais aussi les adjoints, ne trouvent pas forcément dans sa structure actuelle toutes les réponses satisfaisantes pour faire face aux nouvelles missions, aux nouvelles pratiques. Le SE-UNSA pense qu’il ne faut pas ignorer ces réalités. Pour autant, c’est de l’intérêt des élèves, du projet de l’école, de l’efficacité pédagogique que doit découler tel ou tel mode de gestion et non l’inverse. Dans le paysage, ces dernières années, le gouvernement a avancé une piste : la création d’établissements publics dans le premier degré. Ainsi, depuis 2004, année où est apparu le terme d’EPEP dans la loi relative aux responsabilités et libertés locales, ce cheval de bataille politique fait son bonhomme de chemin tant dans l’hémicycle que dans les services du Ministère de l’Education nationale. Comment l’idée de l’établissement est-elle accueillie sur le terrain ?

A travers l’enquête « Evolution du fonctionnement et de la direction d’école », le SE-UNSA a voulu y voir plus clair, notamment dans la perspective de son congrès national qui aura lieu en mars 2010.



Résultats 

 

1078 enquêtes analysées provenant de :

 

-       Adhérents du SE-UNSA : 36%

-       Directeurs : 91,63 %

-       Adjoints : 5,54 %

 

Question 1 : La situation actuelle convient-elle ?

 

OUI : 6,65 %

NON : 92,63 %

NSP : 0,72 %

 

Question 2 : Pour vous, la création d'un établissement public dans le 1er degré est-elle envisageable ?

 

OUI : 70,59 %

NON : 29,41 %

 

Question 2bis : quels avantages présente un établissement public (si réponse positive en question 2) ?

 

Taux les plus importants classés selon leur priorité :

-       une meilleure reconnaissance des directeurs d’école avec 50,90 %.

-        une structuration juridique plus assurée avec 28,88 %.

-        une meilleure autonomie avec 24,91 %.

-       une organisation financière et administrative avec 21,30 %.

-        une meilleure efficacité pédagogique, avec 20,22 %.

 

Dans les propositions faites par les collègues qui ont coché « autres », on trouve essentiellement la demande d’un statut pour les directeurs d’école.

 

Question 3 : Quelles autres structurations de l’école vous paraissent envisageables ?

-       un EPLE comme dans le 2nd degré : 29,36 %

-       des regroupements pédagogiques en milieu rural : 26,97 %

-       des fusions d’école en milieu urbain : 21,83 %

-       le statu quo : 8,44 %

-       autres (?) : 13,39 %

 

Question 4 : Pour vous quelles exigences doivent présider à la création d’un établissement public dans le 1er degré ?

Question ouverte, pas de proposition de choix, ce qui explique l’impossibilité de faire une statistique. Toutefois, à la lecture des commentaires, se dégagent majoritairement plusieurs exigences :

 

1-     par rapport à la structure-établissement

 

-       qu’elle soit utile aux élèves et qu’elle permette de mener à bien des projets concertés

-       stabilité de la structure et des moyens sur une période donnée

-       dotation en moyens suffisants de fonctionnement : une aide administrative formée et pérenne, des agents comptables

-       plafonner le nombre d’élèves ou le nombre de classes pour garantir un établissement à taille humaine et de proximité

-       que le conseil d’administration soit au moins tripartite (certains réclamant une majorité d’enseignants)

-        indépendance pédagogique vis-à-vis des élus et des IEN

 

2-     par rapport au fonctionnement de l’équipe

 

-       que les prérogatives de chacun soient respectées et que le directeur ne soit pas un supérieur hiérarchique

-       qu’il existe des conseils de maîtres ou des conseils pédagogiques gérés par l’équipe enseignante

-       le maintien de la liberté pédagogique

 

3-     par rapport à la fonction de directeur de l’établissement

 

-       qu’il soit issu du corps des PE ou des instituteurs

-       qu’il soit affecté en toute transparence sur un barème et sur ses compétences

-       une décharge complète et une formation initiale/continuée de qualité

-       un statut réel du directeur mais les avis divergent sur la dimension hiérarchique

-       qu’il soit président du conseil d’administration

 

 

Analyse du SE-UNSA

 

Les adjoints ont peu répondu. Il est vrai que l’enquête a été placée dans une publication spéciale directeurs, même si le questionnaire a été élargi ensuite à la profession. On se rend compte que les réponses sont sensiblement différentes lorsqu’on est adjoint, sauf pour la 1ère question, par rapport à la situation actuelle, qui rassemble très largement.

 

Quasiment tous les départements sont représentés (Métropole et DOM). Même si la question n’était pas posée, certains ont précisé qu’ils exerçaient en milieu rural ou urbain. On se rend compte que lorsqu’on applique ce filtre en fonction des réponses, là aussi un clivage s’opère, non pas dans le constat de la situation mais dans les solutions envisagées. On semble moins porté vers un EPLE en milieu rural par exemple …

 

Nous ne sommes pas très surpris par le taux de collègues qui affirment dès la 1ère question, que la situation actuelle n’est pas satisfaisante (plus de 92%), même si cela ne nous réjouit pas. Cela confirme le malaise dans le 1er degré, ressenti de manière plus prégnante depuis les réformes Darcos.

 

Quant à la création d’un établissement public dans le 1er degré, c’est très net ! Le mot n’est pas ou plus tabou mais … surtout chez les directeurs puisqu’ils sont plus de 96% à avoir répondu oui contre 40% chez les autres (en majorité des adjoints). Relient-ils le statut de l’établissement à leur statut ? Serait-ce lié, d’abord, à leurs propres conditions d’exercice qui priment plus que la recherche d’une autre structure ? La reconnaissance de la fonction, du métier (disent certains) est visiblement le moteur. Quant aux autres personnels, qu’est-ce qui joue en défaveur de l’établissement ? Nous n’avons pas assez d’éléments qualitatifs pour le dire.

 

L’avantage le plus évident à la création d’un établissement public est celui d’une meilleure reconnaissance des directeurs. Ce n’est pas étonnant quand on sait qu’ils représentent l’immense majorité de nos sondés. Le rapport établissement/meilleure efficacité pédagogique n’est pas prioritaire dans les avantages énoncés. Est-ce à dire que les collègues ne font pas le lien entre les 2 ?

 

Concernant les autres types de structures ou de fonctionnement proposés par les sondés, c’est l’EPLE type 2nd degré qui arrive en tête. Cela a sûrement un lien avec le besoin de reconnaissance exprimé par les directeurs. Pensent-ils que la position de « chef d’établissement » est en soi une vraie reconnaissance ?

Les demandes autour de regroupements pédagogiques ruraux recueillent aussi beaucoup de suffrages (2ème position). On se rend compte que c’est plus réclamé par les collègues travaillant en milieu rural qui jugent, dans leurs commentaires, qu’un établissement, quel qu’il soit, n’est pas adapté aux difficultés de fonctionnement qu’ils rencontrent.

 

Enfin, au sujet des exigences qui doivent présider à la création d’un établissement public dans le 1er degré, elles sont clairement exprimées par les collègues ; nous avons retenu celles qui revenaient le plus. Elles rejoignent par ailleurs, les exigences que nous portons aussi, à travers le projet syndical que nous soumettrons à débat lors du congrès de Brest, en mars.

Les collègues témoignent ici de leur volonté d’avoir les moyens de travailler et ce en toute liberté pédagogique. Pour la fonction de directeur, les réponses expriment le souhait de garde-fous pour que le directeur soit toujours un des leurs, garantie d’une « inféodation » à l’Administration ou à la collectivité territoriale de rattachement.

 

 

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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 13:10
http://bolq.liberation.fr/id/116044

Le constat est cruel : les syndicats enseignants ne parviennent plus à mobiliser. La manifestation organisée à Paris le samedi 30 janvier à l’appel de la FSU relayée par la CGT Educ'action, le SNALC-CSEN, le SNLC-FAEN, les lycéens de la FIDL et l'association APSES n’a pas réuni plus de 8000 personnes selon la police ou 12000 selon les organisateurs.

 

Les enseignants se mobilisent de moins en moins même lorsqu’il n’y a pas de journée de salaire à perdre. Les raisons sont naturellement diverses. Certains ont pu y voir une action à usage interne de la FSU à la veille de son congrès au cours duquel Gérard Aschiéri cédera son fauteuil de Secrétaire Général à Bernadette Groison.

« Cette manifestation n'est pas liée au congrès. On n'a pas besoin de ça » a assuré Gérard Aschiéri qui a reconnu, à demi-mot, l’échec relatif de ce rassemblement parisien : « Quant à la mobilisation, même si elle n'est pas massive, elle montre qu'il y a une persistance des problèmes et des gens qui ont encore envie de faire bouger les choses », a-t-il ajouté. « Ça montre qu'il y a une base militante importante, des gens qui se sont levés très tôt ce matin pour venir dans des cars et des TGV, ce qui me donne de l'espoir ». Certes, mais la base militante semble se restreindre comme peau de chagrin.

 

D’autres ont pu se lasser des mobilisations à répétition. Car n’oublions pas que cette manifestation vient après deux autres considérées par les médias comme un semi-échec le 24 novembre 2009 et un échec le 21 janvier 2010.

Cette fois encore, la manifestation serait complètement passée inaperçue dans les médias si la FSU n’avait eu l’idée de faire caracoler un dromadaire en tête du cortège. « Il symbolise le régime sec auquel est soumise l’Education nationale », résume Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp. « La réussite de nos élèves ne doit pas rester un mirage », « les ministres passent, les enseignants bossent ». Le dromadaire a attiré l’objectif des photographes…

 

Il faut dire qu’une telle manifestation ne dérange personne. Par ces temps de grand froid, les parisiens sont restés au chaud, parents et enfants sont en week-end ; la circulation est à peine perturbée. Il en faut davantage pour mobiliser les médias…

 

Cette manifestation organisée « pour protester contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des professeurs » traduit une véritable faillite : au mieux celle des méthodes de lutte, au pire celle du syndicalisme enseignant. Le résultat est dramatique car c’est le monde enseignant dans son ensemble qui en subit les conséquences.

 

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 22:41

A 57 ans, Gérard Aschieri, devenu une figure du syndicalisme français, va quitter la tête de la FSU la semaine prochaine au congrès de Lille après trois mandats depuis son élection en janvier 2001.

 

Bernadette Groison devrait être la prochaine secrétaire générale de la FSU à l'issue du sixième congrès de la fédération organisé du 1er au 5 février 2010 à Lille, à condition d’obtenir 70% des voix.

Membre du SNUIPP (le syndicat des enseignants du premier degré), elle figure en seconde position sur la liste des candidats de la liste « Unité et action » (tendance majoritaire) derrière Gérard Aschieri (Snes - enseignants du second degré).


Née le 26 juillet 1961, Bernadette Groison sort de l'école normale des instituteurs en 1987. Elle commence sa carrière dans l'académie de Dijon. En 1993, elle intègre la direction nationale du SNUIPP dont elle devient secrétaire générale adjointe en 2001, puis co-secrétaire en 2004 et jusqu'au congrès de 2007. Au sein de la FSU, elle siège actuellement au BDFN (Bureau délibératif fédéral national) et au CDFN (Conseil délibératif fédéral national) de la FSU.

 

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