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Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

8

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Position des élus

Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /Sep /2007 08:52

Trois députés supplémentaires ont alerté le ministre de l'Education nationale des difficultés rencontrées par les directeurs d'école et lui ont rappelé la nécessité de reconnaître ce métier par un véritable statut spécifique.

Ces élus sont :

Abelin Jean-Pierre (NC) – Vienne 17/07/2007 
Martin Philippe-Armand (UMP) – Marne 17/07/2007 
Hollande François (SRC) – Corrèze     14/08/2007

A noter que Jean-Pierre Abelin est un "récidiviste " en la matière. Nous publions donc, ci-dessous, les questions écrites des 2 autres députés.

M. Philippe-Armand Martin (Marne) attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation des enseignants du primaire assumant la fonction de directeur d'école qui souhaiteraient voir leur fonction mieux définie et valorisée par la création d'un statut de directeur d'école. Cette fonction est, à l'heure actuelle, considérée par les instituteurs comme peu attrayante. Les candidats à ce poste ne sont pas tellement nombreux, en raison du stress et des lourdes responsabilités, notamment pénales, que cette fonction comporte. Ce statut de directeur permettrait de prendre en compte la spécificité de leur métier, en le définissant précisément, et en lui octroyant des compensations : une augmentation de salaire significative, un temps de décharge de leur tâche d'enseignement plus important pour se consacrer à leurs tâches administratives, la mise à disposition de personnels administratifs qualifiés. Une réforme de l'éducation nationale sur ce point est urgente pour prendre en compte le malaise de ces enseignants. Aussi certains enseignants assumant la fonction de directeur d'école sont aujourd'hui en grève administrative et font l'objet de sanctions de la part de leur académie qui consistent en des retenues de salaire de l'ordre de 1/30. Cette mesure est injuste puisqu'elle n'est appliquée que par certaines académies, dont celle de Champagne-Ardenne. En conséquence, il lui demande de bien vouloir d'une part lui indiquer s'il est dans les intentions du Gouvernement de mettre en oeuvre un véritable statut de directeurs d'école et d'autre part, pour remédier à cette inégalité de traitement entre académies, s'il ne serait pas souhaitable de procéder à la levée immédiate de la retenue sur salaire.

   

 

M. François Hollande appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les difficultés récurrentes rencontrées par les directeurs d'écoles. Entre 4 000 et 5 000 écoles sont dépourvues d'un directeur. Par ailleurs, nombre d'entre eux débutent leur carrière d'enseignant et, malgré leur bonne volonté et leur talent, l'investissement dans les deux fonctions est trop important du fait du manque d'expérience. Cette pénurie est évidemment due au manque d'attractivité de cette fonction, en raison d'une absence de reconnaissance. Or ce malaise existe depuis de nombreuses années, et le protocole d'accord signé en 2006 n'a pas eu les effets escomptés par le Gouvernement. En effet la grève administrative a perduré au-delà de la décision de retenir des sommes importantes et injustes sur salaire, alors que l'indemnité de direction n'augmentait que très faiblement. Aussi des mesures prenant en compte le malaise de ces enseignants est urgente. Il est indispensable de reconnaître la spécificité de ce métier essentiel dans la vie de l'école, en instaurant un réel statut de directeur. Il lui demande donc, dans le souci de répondre des situations nombreuses très difficiles, de bien vouloir l'informer de ce que le Gouvernement envisage de mettre en oeuvre dans ce domaine.

 

Xavier Darcos a répondu à François Hollande le 18/09/2007. Voici la réponse du ministre au Premier Secrétaire du Parti Socialiste :

 

Le protocole de mesures pour les directeurs d'école du 10 mai 2006 a permis d'améliorer les conditions d'exercice des directeurs d'école. Le régime de décharge de service a ainsi été renforcé afin de ménager davantage de temps pour l'accomplissement des fonctions de direction. Le seuil permettant de bénéficier d'une décharge a été abaissé de 5 à 4 classes dans les écoles maternelles comme dans les écoles primaires, le service d'enseignement des directeurs concernés étant diminué d'une durée équivalant à trente-six jours par année scolaire. Il est en outre donné instruction aux services déconcentrés d'accorder une attention particulière aux décharges des directeurs des écoles de l'éducation prioritaire, en accordant en cas de besoin une bonification à celles des réseaux ambition réussite. En outre, une décharge dite de « rentrée scolaire » de deux jours fractionnables est instituée pour les directeurs d'école non déchargés, dans les quinze premiers jours de la rentrée scolaire. Par ailleurs, les directeurs d'école peuvent bénéficier de la collaboration d'un emploi vie scolaire pour l'exécution des tâches administratives. Le nombre de ces personnels, recrutés par contrat d'avenir ou contrat d'accompagnement dans l'emploi, dépassait ainsi 24 000 à la fin de l'année scolaire 2006-2007. Le ministère de l'éducation nationale poursuit cette mesure d'assistance administrative aux directeurs, en prévoyant le renouvellement de la totalité des emplois venant à échéance. Enfin, la charge de travail inhérente à ces fonctions est également reconnue sur le plan financier : les quelque 52 000 directeurs d'école avaient d'ores et déjà bénéficié d'une augmentation de 20 % de leur indemnité de sujétion spéciale (ISS) en vertu de l'arrêté du 24 août 2006 fixant les taux annuels de l'indemnité de sujétions spéciales attribuée aux directeurs d'école et d'établissement spécialisé. L'ISS était ainsi passée de 925 euros à 1 110,5 euros dans les écoles situées hors des zones d'éducation prioritaire et de 1 111 euros à 1 333 euros dans les écoles situées en zone d'éducation prioritaire. Cette revalorisation a été doublée dès le 1er janvier 2007. Pour 2007, l'indemnité s'établit donc à 1 295 euros (1 554 euros en éducation prioritaire).

 

Le ministre se contente d'énumèrer les "avancées engrangées" suite au protocole signé par son prédécesseur et le SE-Unsa.

 

Vous pouvez consulter la liste des parlementaires favorables à un statut de directeur en cliquant dans le module "soutiens" situé dans la colonne de gauche.

 

 

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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 08:37

Liste arrêtée au 12/12/2007

PC  -  1

Bocquet Alain  -  Nord

PS  -  19

Adam Patricia  -  Finistère
Boisserie Daniel  -  Haute-Vienne
Bono Maxime  -  Charente-Maritime
Darciaux Claude  -  Côte-d'Or
Emmanuelli Henri  -  Landes
Gaillard Geneviève  -  Deux-Sèvres
Glavany Jean  -  Hautes-Pyrénées
Hollande François  -  Corrèze
Imbert Françoise  -  Haute-Garonne
Jibrayel Henri  -  Bouches-du-Rhône
Kucheida Jean-Pierre  -  Pas-de-Calais
Lamy François  -  Essonne
Lignières-Cassou Martine  -  Pyrénées-Atlantiques
Mesquida Kléber  -  Hérault
Paul Christian  -  Nièvre
Peiro Germinal  -  Dordogne
Roy Patrick  -  Nord
Terrasse Pascal  -  Ardèche
Viollet Jean-Claude  -  Charente

UDF - Majorité Présidentielle  -  3

Abelin Jean-Pierre  -  Vienne
Lachaud Yvan  -  Gard
Perruchot Nicolas  -  Loir-et-Cher

UMP  -  21

Birraux Claude  -  Haute-Savoie
Blessig Emile  -  Bas-Rhin
Garrigue Daniel  -  Dordogne
Hamel Gérard  -  Eure-et-Loire
Lecou Robert  -  Hérault
Le Fur Marc  -  Côtes-d'Armor
Masdeu-Arus-Jacques  -  Yvelines
Mathis Jean-Claude  -  Aube
Mourrut Etienne  -  Gard
Nesme Jean-Marc  -  Saône-et-Loire
Perrut Bernard  -  Rhône
Philippe-Armand Martin  -  Marne
Pons Josette  -  Var
Raoult Eric  -  Seine-Saint-Denis
Remiller Jacques  -  Isère
Schreiner Bernard  -  Bas-Rhin
Tabarot Michèle  -  Alpes-Maritimes
Thomas Jean-Claude  -  Marne
Vialatte Jean-Sébastien  -  Var
Victoria René-Paul  -  Réunion
Voisin Gérard  -  Saône-et-Loire

Divers Droite  -  1

Vanneste Christian  -  Nord

Ces parlementaires ont adressé une question écrite au ministre de l'Education nationale pour manifester leur volonté de création d'un statut de directeur.


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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /Juin /2007 15:02

Au cours de la précédente législature, 52 députés avaient manifesté leur approbation à la création d'un statut du directeur d'école. A l'issue du second tour des élections législatives, parmi ces députés, 41 ont été réélus. En voici la liste :

PC  -  1

Bocquet Alain  -  Nord

PS  -  17

Adam Patricia  -  Finistère
Boisserie Daniel  -  Haute-Vienne
Bono Maxime  -  Charente-Maritime
Darciaux Claude  -  Côte-d'Or
Emmanuelli Henri  -  Landes
Gaillard Geneviève  -  Deux-Sèvres
Glavany Jean  -  Hautes-Pyrénées
Imbert Françoise  -  Haute-Garonne
Kucheida Jean-Pierre  -  Pas-de-Calais
Lamy François  -  Essonne
Lignières-Cassou Martine  -  Pyrénées-Atlantiques
Mesquida Kléber  -  Hérault
Paul Christian  -  Nièvre
Peiro Germinal  -  Dordogne
Roy Patrick  -  Nord
Terrasse Pascal  -  Ardèche
Viollet Jean-Claude  -  Charente

UDF - Majorité Présidentielle  -  3

Abelin Jean-Pierre  -  Vienne
Lachaud Yvan  -  Gard
Perruchot Nicolas  -  Loir-et-Cher

UMP  -  19

Birraux Claude  -  Haute-Savoie
Blessig Emile  -  Bas-Rhin
Garrigue Daniel  -  Dordogne
Hamel Gérard  -  Eure-et-Loire
Lecou Robert  -  Hérault
Masdeu-Arus-Jacques  -  Yvelines
Mathis Jean-Claude  -  Aube
Mourrut Etienne  -  Gard
Nesme Jean-Marc  -  Saône-et-Loire
Perrut Bernard  -  Rhône
Pons Josette  -  Var
Raoult Eric  -  Seine-Saint-Denis
Remiller Jacques  -  Isère
Schreiner Bernard  -  Bas-Rhin
Tabarot Michèle  -  Alpes-Maritimes
Thomas Jean-Claude  -  Marne
Vialatte Jean-Sébastien  -  Var
Victoria René-Paul  -  Réunion
Voisin Gérard  -  Saône-et-Loire

Divers Droite  -  1

Vanneste Christian  -  Nord

 

Nous avons donc un socle de 41 députés favorables à notre action. Il nous reste à convaincre un maximum d'autres parlementaires à les rejoindre pour mieux nous soutenir...

 

Florilège d'âneries

 

Plusieurs collègues rapportent sur le site du GDID quelques "perles" d'organisations qui se veulent et se disent syndicales... Nous ne résistons pas à la tentation de vous les présenter et d'en ajouter de nouvelles... Histoire de rire un peu...

A l'unanimité du jury, la palme de la bêtise revient à la CGT éduc'action.

CGT éduc'action Drôme :

"La CGT Éduc'action Drôme revendique l'attribution d'un quart de décharge pour les directions jusqu'à cinq classes, une demi-décharge à partir de la sixième classe (à partir de la quatrième dans les écoles de type RPI). La question des directions totalement déchargées mérite qu'on s'y attarde. Est-il bien raisonnable qu'un directeur ne soit pas en face à face pédagogique ? Le directeur n'est pas un gestionnaire et ne fait pas partie du personnel administratif, c'est un enseignant. L'idée serait de limiter à 3/4 de décharge pour le directeur, le quart restant étant attribué à un adjoint de l'école ; ceci à partir de la dixième classe (septième pour les RPI)".

 

"Super directeur ? Non, merci !

La situation de la direction d'école se dégrade d'année en année. Proche des réalités du terrain, le directeur est un interlocuteur de proximité pour tous les partenaires de l'école. Les projets de super directeur sont toujours dans les cartons du ministère (sous la forme d'Établissements Publics d'Enseignement Primaire), projets que la CGT Éduc'action Drôme combat dès maintenant. Les conséquences peuvent être désastreuses en ce qui concerne la transformation de la fonction de directeur vers un statut hiérarchique  ainsi que les dérives possibles sur l'attribution des moyens.

 

Quelques éléments annonciateurs interpellent des enseignants du Premier Degré, sur le terrain. Ils assistent ici et là à des dérives des pratiques, à un glissement insidieux des rapports des adjoints avec le directeur. De nouvelles façons de procéder apparaissent, des directeurs managent, ils prennent des décisions seuls. Un changement dans le rôle du directeur est ressenti et ceci crée un malaise. L'approche démocratique fait partie de la culture des écoles. Rappelons que le Conseil des maîtres est souverain, il décide et le directeur est seulement l'exécutif de ces décisions".

 

 

"Les directeurs ont besoin de moyens pour fonctionner.

 

Les Emplois de Vie Scolaire attribués aux écoles ne pourront répondre à cette attente. Affecter des secrétaires pour épauler les directeurs peut-il être la meilleure des solutions ? Les directeurs sont-ils préparés et ont-ils vocation à manager du personnel administratif ou du personnel peu qualifié ? La demande des directeurs est simple : "attribuez nous du temps supplémentaire !". Les problèmes à traiter sont des problèmes de terrain. Il est difficile de les transférer sur le plan strict du secrétariat. Il n'est pas forcément facile non plus de déléguer leur résolution à une tierce personne".

 

 

CGT éduc'action Isère :

"On peut imaginer que déjà, certains directeurs et directrices jubilent à l'idée de pouvoir enfin se voir offrir les moyens de devenir de véritables chefs (...en attendant les EPEP et leurs super-directions!). On a de bonnes raisons de croire que les EVS qui refusent de rentrer dans le moule auront tôt fait de se prendre un zéro pointé (même s’il n’est pas encore prévu dans la grille…!).
Bref, la porte est ouverte au triomphe de la hiérarchisation, à l’individualisation des rapports de travail, à l’inégalité de traitement entre les collègues par la multiplication des statuts ..." (texte rendu public par un collègue sur le forum du GDID).

 

 

Rappelons à ce "syndicat" qui n'a recueilli que 2,02 % de voix (sur seulement 60,80 % de votants) la principale revendication exprimée par 93 % des directeurs dans la consultation IFOP / GDID : la reconnaissance institutionnelle de la fonction par un statut !

 

 

 

SUD Education n'est pas en reste...

 

"Comme annoncé au rectorat mercredi 30 mai, les contrats des précaires de l’Education Nationale vont être reconduits jusqu’au 31 août 2008.
Les IEN contactent actuellement les écoles (par écrit ou par téléphone) sur l’emploi de personnels en contrat avenir (CAV). Les questions (la personne convient-elle? En souhaitez vous l'an prochain? Voulez-vous une autre personne?) sont posées au directeur de l’école.
SUD EDUCATION rappelle que la décision d’accepter ou non des personnels précaires relève du Conseil des Maîtres et non du simple choix du directeur
".

 

N'oublions pas le SNUipp qui, à propos des Emplois Vie Scolaire, déclare :

 

"Le Président de la République a annoncé le maintien des postes d’Emplois Vie Scolaire, chargés de l’aide à la scolarisation des élèves en situation de handicap et de l’aide à la direction et au fonctionnement de l’école". 
 

Pourquoi le SNUipp se sent-il obligé de compléter les citations officielles par une expression "maison" ? 
Il va de soi que cette liste est non exhaustive tant la bêtise est sans limites... Heureusement, le ridicule ne tue pas !

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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 23:18

Les trois candidats arrivés en tête du premier tour avaient dit et répété leur volonté de faire de l'éducation la priorité des priorités. Mais, au terme de la campagne, quelles sont les idées force que l'on peut en retenir ? Bien difficile à dire tant le débat a été escamoté.

 

En évoquant la sectorisation, les deux principaux candidats à l’élection présidentielle ont mis le système éducatif, de l’école à l’université, au centre de la campagne électorale. Il y a cinq ans, ce thème était resté largement sous silence. 

Cependant, malgré cet intérêt très fort pour l’éducation, les forces politiques ne soutiennent plus de « grands projets pour l’école », regrette Claude Lelièvre, historien de l’éducation. A l’exception du modèle néolibéral de Nicolas Sarkozy, peut-être l’une des visions les plus cohérentes proposées aujourd’hui, les candidats rencontrent des difficultés à articuler un programme de réforme de l’école et de l’université. Une constante apparaît néanmoins chez les principaux candidats : l’Etat doit devenir le régulateur, et les établissements, dans le secondaire comme dans le supérieur, doivent obtenir les moyens et les responsabilités de leur autonomie. De l’analyse comparative émane in fine un constat assez étonnant : celui d’une convergence très forte entre les programmes, peut-être beaucoup plus importante que les divergences.

 

L'Arlésienne de la campagne

         "Au début, on y a cru : la carte scolaire, le temps de travail des enseignants, les jeunes en très grande difficulté... A droite comme à gauche, nos candidats avaient décidé de parler école sous toutes ses coutures, parfois en usant de la caricature, mais pas forcément en termes consensuels. Las. Au lieu d'un débat, ce fut un feu de paille. Et finalement, on n'a discuté de rien. Le bon vieux consensus mou qui prévaut sur l'école (et qui contraste avec les discussions passionnées qui prévalent dans les familles et entre profs) a repris le dessus. Exit les questions qui fâchent et retour aux grandes incantations sur l'école, priorité des priorités. Unique grande question des impétrants à l'Elysée : comment se concilier les bonnes grâces de l'électorat enseignant échaudé par un pouvoir d'achat à la baisse et des postes en chute libre... Ségolène Royal, avec sa vidéo sur les 35 heures, avait un gros handicap à remonter. Elle fit par conséquent les promesses les plus larges. François Bayrou, agrégé donc ami, s'est attaché à ne pas compromettre l'avenir en promettant de ne rien bousculer ou presque. Nicolas Sarkozy chamboule trop pour être audible et peut-être même crédible. Chacun dans son rôle et vive la démagogie ! Le système scolaire heureusement possède sa propre capacité d'évolution. Ses ressorts internes existent. Mais l'occasion perdue, une nouvelle fois, laisse amer. A dans cinq ans pour un nouveau débat !"

Brigitte Perucca
Le Monde de l'Education

 

Le débat sur l'éducation que chacun attendait s'est résumé à quelques déclarations de principes sur la carte scolaire et à une passe d'armes sur les moyens alloués à l'école. Aucune discussion de fond, aucun projet d'envergure, aucune vision globale de l'école du XXIème siècle. On cherchera, en vain, un grand dessein ou même le souffle de rénovation dont a besoin notre système éducatif.

Bref, une fois de plus, la montagne a accouché d'une souris...

 

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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /Avr /2007 09:33

Juste avant de nous prononcer, jetons un coup d'oeil rapide sur la politique scolaire des deux finalistes dans leur région respective...

 

Ségolène Royal et l'école en Poitou-Charentes

 

"L'éducation est au cœur des priorités de la région" proclame le site Internet du Conseil régional. C'est aussi ce que montre le budget régional où l'éducation et la formation sont les premières dépenses (400 M). Pour autant le Conseil régional met en avant sa maîtrise du budget : une baisse de l'endettement, des économies, un taux d'endettement et une pression fiscale inférieurs à la moyenne nationale. Poitou-Charentes ferait partie du "carré vertueux" des 4 régions les mieux gérées.

 

Pourtant certaines dépenses nous ont fait sourire. Ce fut le cas en juin dernier quand le Conseil régional a décidé d'offrir à chaque interne une paire de… charentaises ! (les mêmes internes bénéficient depuis 2004 du prêt d'un ordinateur portable). Passons outre : le budget régional aligne des dépenses que l'on retrouve ailleurs : la gratuité des manuels scolaires et du matériel professionnel, le haut débit dans tous les lycées (un petit exploit quand même dans une région rurale), des actions de lutte contre le décrochage, un développement rapide et soutenu de l'apprentissage… Où trouver la "patte" de S. Royal ? 

 

La politique éducative de S. Royal a pourtant un élément unique. La présidente du Conseil régional a innové en 2005 avec "le budget participatif lycéen" (BPL), maintenant généralisé auprès des 93 lycées et EEA de la région. L'idée est résumée dans un slogan où on reconnaîtra des thèmes de la campagne présidentielle : "Partager les décisions pour prendre les bonnes. Décider ensemble pour agir juste".

 

Plutôt que de décider ce qui est bon pour les établissements, le Conseil régional a mis en place une procédure consultative qui à terme devrait concerner 10% du budget. Chefs d'établissement, mais aussi professeurs, personnels non-enseignants, parents d'élèves, lycéens sont invités à choisir ensemble les projets qu'ils estiment prioritaires pour mieux vivre et travailler au lycée. La consultation s'organise en deux réunions. Durant la première, les participants travaillent en sous-groupes et formulent des propositions. Les demandes sont ensuite chiffrées par les services régionaux. Lors d'une seconde réunion, les participants débattent des projets prioritaires. Proviseur ou lycéen, chacun dispose de 10 voix qu'il peut affecter librement sur les projets présentés. Le Conseil régional adopte les demandes par ordre de priorité.

 

Le BPL peut financer des projets d'amélioration de la vie lycéenne. Ainsi un lycée poitevin a acquis avec cet argent un mini bus, un établissement des Deux Sèvres a investi dans un journal lycéen. Le BPL sert aussi à aménager ou équiper des locaux. Un EREA a fait construire un préau, un lycée a aménagé un terrain de basket, un autre une maison des lycéens. Le BPL peut aussi financer des projets inter-établissements comme une aide aux échanges culturels.

 

Mais le BPL semble aller plus loin. Il favorise l'investissement dans la vie de l'établissement, le dialogue entre les différents acteurs (professeurs, lycéens, parents etc.) et finalement la qualité du climat scolaire. Il semble aussi marquer un style personnel et un rapport plus démocratique au pouvoir. "Après avoir vanté les mérites de la Démocratie Participative, Madame la Présidente innove avec la Démocratie Silencieuse. Le silence, voilà bien pour Madame la Présidente, le meilleur débat démocratique" estime l'opposition UMP. "La démocratie participative est devenue une réalité dans notre région, avec par exemple la généralisation des budgets participatifs des lycées, qui permettent de faire des choix au plus près des attentes de celles et ceux qui vivent et travaillent dans les établissements" répond la majorité PS. Ce qui est sûr c'est que les deux opinions ont droit de parole. Dans la région de S. Royal le débat est autorisé.

 

 

Nicolas Sarkozy et l'école dans les Hauts-de-Seine

 

Un budget richement doté. N. Sarkozy a succédé à Charles Pasqua à la tête d'un département qui a une caractéristique forte : c'est le département le plus riche de France. Aussi, même si l'éducation n'est pas la priorité du conseil général (c'est le logement), les collèges (ils sont une centaine) bénéficient de 102 millions de dépenses d'investissements et 9 millions pour le soutien scolaire. Isabelle Balkany pilote l'action éducative du département.

 

Le département mise sur les nouvelles technologies. Le conseil général soutient un  projet de télévision éducative sur Internet, le Canal éducatif à la demande. Celui-ci commence à diffuser des cours gratuits sous format vidéo pour le collège et le lycée. Le département a également un projet d'ENT, l'Environnement numérique des collèges 92. Pour le moment il est seulement en expérimentation dans 6 collèges. 

 

L'autre particularité du département c'est le soutien scolaire. Il prend différentes formes : ateliers pédagogiques regroupant une quinzaine d'élèves pour construire un projet, études du soir, fréquentées par 8 000 collégiens, 2 soirs par semaine pour aider aux devoirs ou revoir ses méthodes. Il y a aussi Premis, un ensemble d'ateliers qui visent à développer l'estime de soi chez les jeunes en leur faisant réaliser quelque chose de concret. Pour les élèves les plus en difficulté, le conseil général teste un "internat pour la réussite" qui accueille 18 élèves.

 

On y met les moyens. Le département paye directement les médiateurs éducatifs. La particularité des Hauts-de-Seine c'est que le conseil général apporte des compléments de rémunération aux principaux et aux enseignants qui contribuent à ces dispositifs. Ainsi l'autorité du président du conseil général peut-elle s'étendre sur chaque établissement.

 

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