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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

12

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Analyses

Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /Oct /2006 22:38

Deux dépêches nous annoncent que le temps est venu, pour le ministère, de mettre un terme à la grève administrative. Aux yeux du ministre, la signature du protocole par le SE-Unsa a pour corollaire la cessation de la grève.

Article paru dans "VousNousIls".

Directeurs d'école: fin de la grève selon le ministère, pas selon SNUipp-FSU 

La grève administrative des directeurs d'école, entamée en 1999 pour protester contre leur surcharge de travail, est sur le point de se terminer, selon le ministère de l'Education nationale, tandis que selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, le mouvement se poursuit.

Cette grève administrative empêche le ministère de fournir des chiffres précis sur les enfants scolarisés dans le primaire à chaque rentrée.

"La transmission par les directeurs d'école aux autorités académiques des enquêtes de rentrée (...) a été rétablie", a affirmé le ministère dans un communiqué, soulignant que "ces informations ont, à ce jour, été transmises par 72 % des directeurs d'école".

 "Les inspecteurs d'académie adresseront dans les jours à venir une lettre de relance" qui "devrait permettre aux derniers directeurs concernés de remplir leurs obligation de service", a ajouté le ministère.

Le ministère y voit la conséquence du protocole d'accord signé en mai avec le syndicat des enseignants SE-Unsa, qui prévoyait notamment une revalorisation de 20% de l'indemnité de direction, une décharge immédiate d'un jour par semaine pour tous les directeurs d'écoles de quatre classes et la possibilité de recruter des emplois de vie scolaire (EVS).

Le SNUipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, qui n'a pas signé le protocole, a contesté l'interprétation du ministère et insisté sur le fait que 30% des directeurs d'école étaient toujours en grève administrative, a déclaré à l'AFP son secrétaire général Gilles Moindrot.

 M. Moindrot a fait état "de nombreuses pressions sur les directeurs depuis la rentrée" pour qu'ils cessent leur mouvement, mais le SNUipp-FSU réclame notamment qu'une journée de décharge soit accordé aux directeurs d'école de moins de quatre classes et qu'un jour de plus soit attribué à ceux qui dirigent entre sept et dix classes.

 

 

Cette dépêche laisse à penser que tout va se passer normalement, en douceur ou presque... Les IA vont relancer les récalcitrants et ces derniers vont rentrer gentiment dans le rang...

La chronique matinale de Emmanuel Davidenkoff, sur France Info, semble plus proche de la réalité. Le journaliste résume beaucoup mieux l'agressivité du ministre qui ne supporte plus le mouvement de grève alors que le SE-Unsa a signé le protocole. Il a décidé de siffler la fin de la récréation, quitte à employer les grands moyens.

  

Voici le script de cette chronique dans son intégralité :

"La machine est repartie. 72 % des directeurs ont fait remonter les résultats de la grande enquête de rentrée, ce qui n'était pas arrivé depuis des années. C'est une enquête qui permet d'obtenir une photographie de ce qui se passe dans les écoles et permet de piloter le système.

L'enjeu est central. Depuis que les directeurs grévistes refusaient d'accomplir ce genre de tâches, le ministère était en quelque sorte borgne. En contrepartie, les 28 % de directeurs d'école qui ne l'ont pas fait, soit environ 12 000 d'entre eux, s'exposent désormais à des retenues de salaire en moyenne de 100 euros par jour. Ce sera la première fois depuis 8 ans que cette grève administrative fait l'objet de sanction financière. Une mesure qui fait écho à la décision du gouvernement Raffarin en 2003, de faire payer aux enseignants chaque journée de grève. Jusque-là, les grèves courtes faisaient l'objet de prélèvement à 100 % mais pas les grèves longues.

Cette politique de fermeté pourrait tendre un peu plus les relations avec les syndicats qui viennent d'annoncer qu'ils vont se rencontrer le 8 novembre pour décider d'une action contre, je cite, "la campagne de dénigrement conduite par le ministère de l'Education nationale vis-à-vis de l'école et de ses personnels".

Coûte que coûte, le ministre est prêt à employer les grands moyens. Sait-il que la plupart des directeurs ne gagnent pas 100 euros par jour ? Que penser de la responsabilité des syndicats et notamment du SE-Unsa qui, par sa signature, a accepté la fin de la grève administrative ?

Décidément, nous n'avons pas fini "d'engranger les avancées" du protocole...

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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 14:30

Quelques esprits chagrins pensent avoir trouvé la faille pour pouvoir contester la consultation Ifop commandée par le GDID. Leur critique se résume en ce qu’ils croient être un argument : « quand on commande un sondage, on sait ce qu’on veut y trouver et on le trouvera… ».

C’est faire peu de cas de l’honnêteté des instituts qui réalisent ces enquêtes. Quel intérêt pour la Sofres, l’Ifop, Ipsos, LH2, le CSA et les autres de faire plaisir à leurs clients ? Pour nuire à leur image de marque et à leur crédibilité qui sont leur fonds de commerce ?

Bref, si ces esprits chagrins croient avoir trouvé là une stratégie de riposte, autant leur conseiller d’en changer tout de suite, parce que sur ce terrain ils n’iront pas bien loin !...Quand on se sait désavoué sur le fond, on s’en prend à la forme, voilà une vieille technique qui ne trompe plus personne.

Sur le fond justement, les enquêtes sont utilisées pour rechercher des réponses à des questions qui préoccupent telle ou telle partie de l’opinion. Dans le cas de la consultation du GDID, deux questions apparaissent essentielles :

               -          comment sont perçues les mesures contenues dans le protocole ?

           -          les directeurs d’école sont-ils favorables à un statut ?

La première parce que le SE-Unsa a signé ce protocole dans lequel il voyait des « avancées à engranger » et la seconde parce que les syndicats majoritaires répètent et martèlent que les directeurs ne veulent pas de statut.

Dans les deux cas, ces organisations syndicales parlent au nom des directeurs. S’agissant des mesurettes, les pseudo consultations de mai dernier ont amusé la galerie. Concernant le statut, personne ne nous a jamais interrogés. Les syndicats pensent, parlent et agissent à notre place !

Quand les études sont diligentées auprès d’instituts ayant pignon sur rue, on peut, au moins, être rassuré quant à leur garantie de sérieux, de rigueur et de transparence. Est-ce le cas lorsqu’elles sont organisées « en interne » par telle ou telle organisation ET pour son propre compte ?

Lorsque le SE-Unsa et le SNUipp ont mis en place leur stratagème de consultation en mai dernier, n’avaient-ils pas en tête les résultats avant même de poser les questions ? N’avaient-ils pas pipé les dés en décidant de consulter l’ensemble de la profession sur des problèmes ne concernant que les directeurs ? Leurs consultations offraient-elles le minimum de rigueur indispensable à ce type d’opération ?

Ces mêmes organisations syndicales sont-elles, aujourd’hui, crédibles pour porter la contestation sur ce sujet ? Ont-elles montré l’exemple de rigueur et de transparence pour se permettre de jeter l’opprobre sur la consultation du GDID ? Craignent-elles à ce point d’être désavouées par les directeurs d’école qu’elles ne l’ont pas organisée elles-mêmes ? Qu'elles n’en prennent pas ombrage mais qu’elles en retirent une leçon de démocratie ! Alors, peut-être, elles verront revenir les adhérents qu’elles ont abandonnés sur le bord du chemin syndical au fil des ans…

Dans tous les cas, cette malheureuse tentative de critique préventive est déjà un premier signal donné bien malgré elles par les organisations syndicales… un signal de panique

 

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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 22:05

La consultation des directeurs confiée à  l’Ifop par le GDID nous remet en mémoire la parodie de consultation organisée par le SNUipp pour son propre compte en mai dernier. Ceux qui s’en souviennent en rient encore…

 

Ces deux consultations n’ont en commun que le nom et rien d’autre. Elles ne sont comparables ni sur le fond, ni sur la forme.

 

Sur le fond :

Alors que le GDID ne consulte que les directeurs, le SNUipp a consulté l’ensemble de la profession. En effet, ce syndicat ne connaît pas les directeurs. Il utilise toujours l’expression toute faite « direction et fonctionnement de l’école ». Il lui semblait indispensable que tous les enseignants se prononcent sur les propositions ministérielles destinées, rappelons-le, à venir en aide aux directeurs.

Mais avant de se prononcer sur ces mesures, le SNUipp avait besoin de connaître l’avis des collègues adjoints sur le protocole. Ces derniers étant beaucoup plus nombreux que les directeurs, c’est leur avis qui risquait de primer.

C’est ainsi que le SNUipp a interrogé les collègues adjoints sur des sujets ne concernant que les seuls directeurs :

« L’attribution d’un quart de décharge aux directeurs des écoles de 4 classes vous paraît-elle acceptable ? »

 « L’augmentation de 20 % de l’ISS pour tous les directeurs vous paraît-elle acceptable ? »

« La réalisation d’un vade-mecum juridique du directeur d’école vous paraît-elle acceptable ? »…

Grotesque ! En quoi ces questions intéressaient-elles les collègues adjoints ? Si ce n’est dans le but de nier l’existence même des directeurs conformément à l’idéologie du SNUipp !

Tout en revenant sur les mesurettes ministérielles que le SE-Unsa considère comme des avancées, le GDID a le courage de poser la question essentielle : les directeurs réclament-ils ou non un statut ? Aveuglés par leur idéologie, les syndicats majoritaires affirment mordicus que les directeurs n’en veulent pas !

 

Sur la forme :

Ce qui caractérise surtout la consultation du SNUipp, c’est son absence totale de rigueur. Pour s’identifier, il suffisait d’inscrire une adresse mail (qui « servira à la validation de votre participation » était-il indiqué) et le département d’exercice. Il n’était même pas demandé l’adresse officielle de l’école.

Les « directeurs en lutte » ont testé le dispositif. N’importe quelle adresse faisait l’affaire. Quand on sait que l’on peut se créer quantité d’adresses en un seul clic chez Yahoo, à La Poste ou ailleurs… La même adresse pouvait également être utilisée plusieurs fois en changeant le numéro du département… Nous avons aussi demandé à des personnes étrangères à l’Education nationale de répondre à cette consultation. Elles l’ont fait sans le moindre problème.

Même absence de rigueur dans les autres questions d’identification ! Réponse individuelle ou collective, nombre de participants…

 

Et quels résultats pouvait-on attendre d’une telle consultation ? Le SNUipp serait-il en mesure de fournir des réponses cohérentes ? Eh bien oui ! sans aucune gêne, sans le moindre scrupule, le SNUipp a communiqué de beaux tableaux remplis de chiffres très précis indiquant à l’unité près le nombre de participants aux différentes questions ! A mourir de rire !

 

Réponses individuelles

 

10608

 

 

 

 

Directeurs

 

7277

 

68,60%

 

Adjoints

 

2856

 

26,92%

 

?

 

475

 

4,48%

 

 

 

 

Réponses collectives papier       483

 

soit 2732 participants

 

 

 

 

Réponses collectives Internet     339

 

soit 1373 participants

 

 

 

 

 

 

 

Total         14713    réponses

 

Bref ! Une consultation « Canada Dry » : l’allure d’une consultation, la forme d’une consultation, mais pas une consultation !

 

Rien à voir, mais alors RIEN A VOIR avec la consultation commandée par le GDID à l’Ifop.

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Vendredi 8 septembre 2006 5 08 /09 /Sep /2006 22:02

Selon qu'on a apposé sa signature au bas du protocole (SE-Unsa) ou refusé de le signer après bien des hésitations (SNuipp), ou encore qu'on participe à son financement (Conseil Général), l'idée qu'on se fait de cette mesure est radicalement différente...

1- Le point de vue du SE-Unsa n° 97 de "l'enseignant" (août-septembre 2006)

"Dans le courant du mois de juin, les inspecteurs d'académie se sont lancés dans la campagne de recrutement des Evs. Les écoles avaient le choix de refuser cet emploi de vie scolaire, dédié à l'assistance aux directeurs d'école. A ce jour, nous n'avons pas de chiffres précis sur le nombre d'Evs recrutés. Mais, selon les premières remontées, nous constatons qu'une large majorité de directeurs a accepté cette aide supplémentaire, compte tenu de tout le travail administratif chronophage qu'ils ont à gérer en plus de l'animation pédagogique".

2- Le point de vue du SNUipp du Nord

"EVS - Contrat d’avenir. L’aide au fonctionnement et à la direction d’école est une demande forte des écoles : aide administrative, BCD, informatique, accompagnement... Le besoin d’emplois nouveaux avait été mis en évidence au moment des aides éducateurs. Pour qu’elle soit de qualité, cette aide doit s’appuyer sur un emploi pérenne et qualifié. Les contrats des EVS sont des contrats de 10 mois sans formation avec garantie de chômage, payés au SMIC horaire sur une base de 26h par semaine, le CPE ferait presque pâle figure à côté. Continuons à affirmer notre exigence de nouveaux emplois statutaires".

3- Le point de vue du financeur

Quel avenir pour les "contrats d'avenir" dans le Nord ?

Depuis quelques mois, le Conseil Général du Nord par la voix de son Président Bernard DEROSIER refuse de signer avec l’Etat les conventions permettant la mise en œuvre des contrats d’avenir.

Le Président DEROSIER dénonce avec fermeté la non prise en charge intégrale de l’Etat du transfert des coûts du RMI . La signature d’un contrat d’avenir ne doit pas avoir pour objet de permettre à l’Etat de ne plus financer la compensation du RMI au département alors que la charge financière demeure. "J'emploie un mot fort : c'est une escroquerie", a-t-il déclaré à la télévision (M6).

 

Dans son édition du 05/09, la "Voix du Nord" fait un récit de la lutte qui oppose l'Etat au Président socialiste du Conseil Général du Nord.

"Ils sont restés à la porte...

Pour eux aussi, ce devait être jour de rentrée, synonyme de nouveau départ. Après plusieurs mois d’espoir, cent cinquante-huit RMistes du Nord, censés épauler le personnel enseignant dans diverses activités, sont finalement restés à la porte des écoles. Sans grand espoir pour leur avenir. La raison : le refus, par le président du conseil général, de signer de nouveaux contrats aidés… avant que l’État ne revoie sa position.

Au départ, il y a la loi Borloo qui prévoit la création dans l’académie de Lille de 4 100 emplois de « vie scolaire », destinés en priorité aux personnes en difficulté sociale. Avec l’objectif qu’elles donnent un coup de main dans divers domaines : aide administrative, aide à l’accueil des élèves et aux activités… Une aubaine pour les établissements scolaires qui ont très vite passé en revue leurs besoins. « À la fin du mois de juillet, 977 dossiers avaient été bouclés dans le Nord », explique Michel Soussan, inspecteur académique du Nord. Des dossiers bouclés et des recrutements lancés par les ANPE, en lien « avec les inspecteurs de circonscription et les directeurs d’école ».

Les choses sont allées très loin, comme pour cette maman de Caudry : « J’avais signé une convention fin juin… on m’avait donné mes horaires. Je commençais le 1er septembre. » Vendredi, elle s’est donc présentée à l’école … où le directeur l’a renvoyée chez elle.

Il manquait à son contrat la signature de Bernard Derosier, président du conseil général, financeur de cet emploi, comme des 157 autres bloqués.

Bernard Derosier justifie sa position : « Actuellement, c’est le Département qui finance le RMI, en recevant une compensation de l’État. Les RMistes peuvent signer ce type de contrat, tout en continuant de percevoir leur allocation, sauf qu’alors… l’État ne compense plus. » Pour Bernard Derosier, il y aurait donc un tour de passe-passe financier, même s’il précise quand même : « J’ai signé 5 000 contrats d’avenir (1) dans le département… » Sans imaginer « qu’il n’y aurait pas de compensation de la part de l’État. » Cette fois, il jure que « si l’État ne change pas de position, il n’en signera plus ».

 

L’Éducation nationale est donc visiblement allée trop vite en besogne, même si Michel Soussan précise avoir envoyé aux directeurs « la liste des contrats dûment signés », deux ou trois jours avant la rentrée. Visiblement, il y a eu quelques ratages… et beaucoup de déçus des deux côtés".

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Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /Sep /2006 14:51

Dans son numéro 100 de « LA BOUTEILLE A L’ENCRE », le GDID annonce qu’il a commandé un sondage à l’Ifop. Sur son site, le GDID précise que ce sondage sera réalisé, à partir du 11 septembre, auprès de 42 000 écoles. Probablement ce nombre correspond-il aux écoles connectées à Internet puisque nous serons appelés à répondre à ce questionnaire via le Net. 

Petite précision de vocabulaire : il ne semble pas s’agir ici d’un sondage mais d’une consultation. En effet, un sondage est une enquête réalisée auprès d’un échantillon donné (1 000 personnes, par exemple). Mais ne jouons pas sur les mots : sondage ou consultation, peu importe. L’essentiel est que la profession soit consultée et cela semble le cas dans ce qui nous est annoncé. 

 

« Les directrices et directeurs d’école doivent être consultés ! » réclame le SNE. Nous ne pouvons qu’adhérer à cette exigence.  

 

« On ne gouverne pas avec des sondages », rétorqueront ceux qui en craignent les résultats. Erreur ! Tous nos gouvernants, de droite comme de gauche, font appel aux sondeurs pour connaître l’opinion des citoyens et surfer sur la vague et l’air du temps.  

 

Tous les prétendants au suffrage universel commandent des enquêtes pour ne pas commettre d’impair. Comme le soulignaient les journalistes réunis lundi soir (04/09) sur RTL, c’est d’ailleurs la raison qui explique l’étonnante ressemblance (à quelques nuances près) des propositions de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Tous deux se basent sur les souhaits des citoyens électeurs (cf « le vrai débat »).  

 

Eric Dupin (qui enseigne l’analyse des médias à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris) faisait déjà l’analyse suivante dans Le Monde, en 2002 : « C’est aussi la faiblesse des corps intermédiaires (partis, syndicats et associations) qui favorise la commande de sondages…  Le Parlement peine à jouer pleinement son rôle d’expression démocratique. Il en résulte un face à face brutal entre l’opinion et l’exécutif. Le cas des conflits sociaux est typique. L’usage a été pris de les faire arbitrer, grâce aux sondages, par « les Français ». Le pouvoir a du mal à résister à un mouvement de protestation populaire. Plus généralement, les gouvernants intériorisent fréquemment l’impossibilité d’agir contre le sentiment populaire du moment. Rocard avait même théorisé, en septembre 1990, qu’une réforme n’était légitime que si elle était acceptée par l’opinion ».  

 

Rêvons un instant que les directeurs d’école soient bien représentés par les syndicats « majoritaires ». Ces derniers entendraient leurs revendications et négocieraient pour les faire aboutir. L’amélioration des conditions de travail des directeurs conduirait, de facto, à un meilleur « fonctionnement de l’école » comme dit le SNUipp…  

 

Mais, voilà… La réalité est bien différente ! Les directeurs ne sont pas correctement représentés et les ministres successifs trouvent l’occasion bien belle de ne faire aucun effort budgétaire en leur faveur. Leur réponse est toujours la même : « on ne peut pas accorder un statut aux directeurs… leurs syndicats n’en veulent pas. »  

 

Le SNUipp va plus loin : il affirme que les directeurs eux-mêmes ne veulent pas de statut. Comment le sait-il ? Mystère ! Il n’a jamais consulté les directeurs sur ce sujet. Ce ne sont pas les quelques directeurs qui n’ont pas encore déserté les « syndicats dits majoritaires » qui peuvent lui être d’un grand secours pour appréhender l’opinion de toute la profession. Ils sont si peu nombreux. 

 

Alors, il faut croire que le SNUipp fait sienne la boutade prêtée au Général de Gaulle (lorsque je veux savoir ce que pense la France, je m’interroge) et qu’il la paraphrase ainsi : « lorsque je veux savoir ce que pensent les directeurs d’école, je m’interroge »…  

 

En tous cas, les syndicats devraient se réjouir de l’initiative du GDID. Ils sont tous attachés à la liberté d’expression, à la démocratie et ils devraient donc se féliciter que les directeurs d’école expriment leur opinion. Pour une fois qu’on leur permet de le faire !

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