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Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

10

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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directeurs en lutte

Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 09:17

Dans nos colonnes, nous avons souvent dénoncé les contorsions du SNUipp pour éviter d'utiliser le mot "directeur". Tous les termes du dictionnaire des synonymes ont été employés : "collègue chargé de la direction", "la direction", les responsables des écoles"... Bref, tout y est passé.
A Paris, la section départementale du SNUipp utilise, quant à elle, le terme "directeur". Elle en définit même les responsabilités, son rôle et passe en revue les divers aspects du métier. Certes, le texte n'est pas nouveau puisqu'il émane du dernier congrès SNUipp 75 (juin 2005) mais ce sont, pour ce syndicat, les "Tables de la Loi" valant mandat jusqu'au prochain congrès.
Il nous a donc paru utile de publier ces textes de congrès car ils font apparaître la différence de discours entre la direction nationale du SNUipp et sa section départementale parisienne. La situation particulière à Paris contraint le SNUipp à être moins arrogant avec les directeurs sauf à se priver d'adhérents. Ceci explique sans doute cela...
 

 

Textes du congrès du SNUipp 75 (juin 2005)   -  Le rôle du directeur

 

1- Le directeur/directrice est avant tout un enseignant, et c'est bien comme cela

Même si, bien entendu, il assume un grand nombre de tâches administratives, il ne saurait être question de le remplacer par un personnel administratif ni même de l'assister de ce même personnel. Les aspects administratifs de cette fonction comporte tout le temps des aspects éducatifs sous-jacents. Ces tâches administratives ne peuvent être correctement effectuées que grâce à sa connaissance de la réalité des classes étant lui-même un enseignant. (On peut d'ailleurs s'interroger sur la disparition d'une AGS minimum pour postuler aux fonctions de directeur/directrice). Cette connaissance de toutes les facettes administratives, sociales et pédagogiques de la réalité lui permet d'effectuer ces tâches dans l'intérêt de l'école et de ses personnels, des élèves et de leur famille. Cette conception du rôle du directeur/directrice doit bien évidemment s'organiser dans le cadre des textes réglementaires qui confient aux directeur/directrices des responsabilités particulières et spécifiques.

2- Le directeur/directrice n'est pas un supérieur hiérarchique des enseignants, et c'est tant mieux
De plus en plus, le travail collectif de l'équipe est une nécessité. Le directeur/directrice est et doit rester pleinement partie prenante de cette équipe. Un statut hiérarchique créerait une fonction supplémentaire de " jugement " et de " rapport " sur le travail des adjoints, fonction incompatible avec l'égale et libre circulation de la parole et des idées au sein du Conseil des Maîtres. N'oublions pas que le travail d'équipe c'est essentiellement ce qui se passe entre les adultes (entre maîtres et/ou entre les différents personnels éducatifs) sans les élèves.

3- Le temps de décharge est un temps au service de l'école

Ce temps est et doit être du temps pour les équipes pédagogiques et éducatives, pour les élèves, pour les familles (Aide à la réalisation de projets pédagogiques, lien écoute des familles, liens entre tous les intervenants…). Autant de tâches qui exigent une personne qualifiée et disponible. Dans le cadre parisien tellement envié par tous nos collègues de France, les moyens en temps donnés par la Ville de Paris ne sont pas des cadeaux faits aux directeur/directrices ni du temps accordé pour remplir des tâches administratives communales supplémentaires à celles prévues par les textes. La décharge totale à partir de 5 classes et la demie décharge pour les autres écoles sont un plus pour tout le monde et notamment pour les enseignants et les élèves. Il est à noter que certaines écoles parisiennes ont plus d'élèves que des collèges alors qu'elles n'ont pas de personnel supplémentaire. Un accroissement des décharges dans ces écoles devrait être envisagé sous la forme d'une décharge de service pour un collègue de l'équipe.

4- Le Directeur/directrice - animateur - notamment pédagogique - de toute l'équipe

Cette formule doit s'entendre en premier lieu pour les enseignants de l'école. Il coordonne, fédère, facilite les actions pédagogiques menées par les enseignants. Les PVP en école élémentaire font bien évidemment partie intégrante de l'équipe enseignante. Si la spécificité parisienne des PVP est " un plus " pour les écoles élémentaires, les directeur/directrices doivent pouvoir les considérer comme des membres à part entière des équipes d'écoles, constitutifs des projets pédagogiques de classes et/ou d'école . Les ASEM en école maternelle, de par leur rôle et leur formation (CAP petite enfance), font elles aussi totalement partie intégrante de l'équipe éducative. Les animateurs périscolaires enfin, de par leur présence dans ces temps complémentaires du temps scolaire, sont à associer pleinement à l'équipe de l'école pour sa part éducative indispensable dans la vie cohérente et harmonieuse des élèves/enfants.
 
5- Le directeur/directrice est un acteur important du lien social

Une école est dans un quartier un lieu important pour les liens sociaux. Ces liens que les directeur/directrices assurent entre l'Ecole, les familles, les associations péri ou post scolaires, les instances municipales… sont très importants. C'est pourquoi les directeur/directrices qui le souhaitent doivent pouvoir être logés dans leur école. Ce rôle social est également assuré par les autres enseignants qui doivent aussi, pour ceux qui le souhaitent, être logés dans le quartier de leur école.

6- La formation initiale et continue des directeur/directrices doit être améliorée

La multiplicité des tâches et des partenaires des directeur/directrices nécessite une formation bien plus longue et bien plus complète que celle actuellement proposée. Cette formation devrait s'entendre comme une réelle mise à niveau permanente et pourrait même prendre la forme d'une formation en alternance. Elle devrait aussi prendre en compte les relations institutionnelles et obligatoires avec la Ville.
 
7- Le directeur/directrice n'est pas un enseignant supplétif

On le voit dans notre esprit, le directeur/directrice est un maillon essentiel de la vie des écoles. Il ne doit donc nullement être considéré comme enseignant supplétif par l'administration pour assurer le remplacement des enseignants absents, voire même des animateurs absents, non remplacés.

 

 

 

 

 

Suppression de 10 000 postes d'enseignants à la rentrée 2008

 

 

 

 

 

 

L'annonce par X. Darcos de la suppression de 10 000 postes d'enseignants à la rentrée 2008, auxquels il faudra ajouter 8 000 emplois sous contrats aidés, principalement dans le secondaire, suscite de vives réactions.

Le Snpden, qui regroupe la majorité des chefs d'établissement, estime que le préalable serait "avant toute annonce de cette ampleur, de définir ce que l’on attend de l’Ecole au XXIe siècle en répondant concrètement aux interrogations que l’ensemble de la population devrait se poser.  Quels moyens  mettre en oeuvre pour que chaque élève à la fin de la scolarité obligatoire au collège puisse acquérir le socle commun de connaissances et de compétences sans organiser un enseignement à plusieurs vitesses ?  Comment assurer la cohérence d’ensemble de la scolarité ?... Comment annoncer de multiples suppressions de postes sans avoir commencé le débat sur les missions des enseignants ? " interroge P. Guittet. Le Snuipp estime inacceptable la suppression de postes alors que le nombre d'élèves augmente.

La Fcpe demande "comment le gouvernement peut-il, comme il l’a annoncé, lutter contre l’échec scolaire, améliorer la scolarisation des enfants handicapés, organiser les études dirigées le soir, tout en supprimant cette année encore plusieurs milliers de postes ?"

 

 


Xavier Darcos : "Il faut rétablir l'Éducation nationale"

(entretien publié par Le Figaro Magazine le 29/06/2007)

 

«Qu'est-ce qui faisait autorité à l'école ? D'abord un consensus social. Jusqu'au dernier tiers du siècle dernier, dans la famille paysanne comme dans la famille bourgeoise, le père et le fils respectaient une même vision du savoir scolaire. Et les parents donnaient toujours raison au maître dont personne ne contestait le droit à exercer une autorité même contraignante. Ensuite, c'est le savoir lui-même qui faisait autorité parce qu'il représentait une garantie de progression, de carrière, d'insertion. C'est le savoir scolaire qui a permis la progression sociale de la première génération de fils de paysans éduqués, puis celle des enfants d'instituteurs qui sont devenus plus tard énarques, polytechniciens ou normaliens. Enfin, la cohérence du savoir ne se discutait pas. La culture comportait une cohérence interne, au fond sans rivale. Aujourd'hui, ces trois données fondatrices ont volé en éclats : le consensus a été mis à mal ; la garantie d'intégration liée au savoir n'est plus assurée ; la cohérence du savoir est concurrencée par les technologies de la communication. Cette dispersion a affaibli l'institution scolaire. Que faire alors ? Il est difficile de répondre par une solution simpliste. Il faut avant tout repersuader les jeunes et l'institution de l'autorité du savoir, constitutif de liberté. Après les événements de 68, on a considéré la liberté comme un point de départ, une éclosion en rapport avec l'enfance qui devaient être sauvegardés. Je ne suis pas d'accord avec cette illusion. La liberté est l'aboutissement d'un long parcours d'acquisitions et de contrainte. Je crois à l'école de la verticalité, à l'école de la transmission. Car communiquer, ce n'est pas transmettre. Il faut aussi reséparer la sphère politique de la sphère privée, dont l'école fait partie. L'irruption perpétuelle des grèves, du militantisme, des débats sociaux dans l'enceinte de l'école ne sont pas de nature à favoriser la relation maître-élève. L'école devient une sorte de forum agité par trop d'activisme et pas assez de citoyenneté authentique. Voilà pourquoi il faut rétablir l'éducation civique. C'est-à-dire enseigner ce que sont les institutions mais surtout inculquer le respect d'autrui. J'ai l'impression que l'on assiste à une petite dérive citoyenne depuis que l'on a mondialisé les débats. On promeut à juste titre dans les écoles un amour de l'humanité, on y aborde des questions comme celle des enfants soldats ou du sous-développement, ce qui est très bien, mais on finit par ignorer son voisin immédiat. Il y a une forme d'altruisme à distance et de misanthropie de proximité. Mais, sur ce sujet comme sur d'autres, l'école n'est que le reflet de ce qui se passe ailleurs. Un creuset. Alors que la famille vole en éclats, que la police se fait caillasser, que les juridictions sont discutées, on demande à l'école de faire autorité entre 8 h30 et 16 heures. On nous demande de vider la cuvette alors qu'il faudrait d'abord fermer le robinet !» Propos recueillis par K. C.

 

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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /Juin /2007 23:17

 

Directeur depuis quinze ans dans une ville frontalière de la Belgique, Jean-Claude Klimanek jette l’éponge. Il quitte bruyamment la direction et tient à en faire savoir les raisons.

Il a accordé deux entretiens aux journaux régionaux : « La Voix du Nord » et « Nord Eclair ». Nous avons décidé de relayer sa colère sachant qu’il n'est qu'un exemple parmi des milliers de collègues qui, année après année, abandonnent la fonction de directeur, le plus souvent sans faire de vagues.
  

« La Voix du Nord » (vendredi 15 juin 2007)

"Après 34 ans passés à Halluin dont 19 à l’école Jean Macé et 15 à Marie Curie, le directeur de cette dernière va rejoindre une brigade de remplacement à l’école Camus de Tourcoing. Une manière de protester contre une pression devenue insupportable, celle de la charge d’un directeur qui se sent bien esseulé pour tout assumer. 
 
Jean-Claude Klimanek en a gros sur la patate, lui qui s’investit sans compter, que ce soit dans la vie associative, élective, sociale et scolaire. La coupe est pleine et, cette fois, il a décidé de passer à l’acte : quitter son poste de directeur d’école maternelle. « La grève administrative que j’ai menée en tant que directeur n’est pas reconnue, c’est seulement un blocage de documents non essentiels. La surcharge continuelle des responsabilités est toujours là, c’est de plus en plus lourd pour 100 euros d’indemnités. Il y a des tonnes de paperasse à assumer pour les enfants handicapés et d’autres. Je dois tout suivre comme le projet personnalisé d’éducation. L’école n’a cessé de grossir (9 classes, 270 élèves et jusqu’à 300 demandes pour la prochaine rentrée, une équipe de 25 adultes). Le projet d’école, c’est toujours l’affaire du directeur. Je ressens un désengagement des enseignants, un manque de soutien de l’inspection. Je dois gérer l’absentéisme et, même si je suis respecté, j’éprouve souvent un sentiment de solitude dans l’équipe et par rapport à l’institution ». 

Il souhaite plus de cohésion au profit de la réussite des élèves, comme le stipulait  la loi d’orientation Jospin de 1991. De stigmatiser également les différences « d’horaires et de salaire avec les professeurs de collège et de lycée ». Pugnace, Jean-Claude Klimanek a dû se battre comme un Don Quichotte pour parvenir à l’extension de son école. […] Dans le même temps, le niveau social des familles a reculé de 400 rangs sur une échelle de 1700 dans l’enquête sociale. […] 

L’amertume est d’autant plus grande pour le directeur qu’il est animé de la sérénité du devoir accompli. « J’ai énormément de bons souvenirs avec les collègues, le personnel de mairie, les enfants. Les parents d’élèves s’investissent dans la vie de l’établissement via la coopérative scolaire », reprend-il sans céder au désenchantement… " (Patrick Bonte)  

 

« Nord-Eclair » (mercredi 20 juin 2007)  

 "Usé par sa fonction de directeur, Jean-Claude Klimanek quitte l’école Marie-Curie. Il était directeur depuis 15 ans. En septembre, il fera partie de la brigade de remplaçants et sera basé à Tourcoing. 

Quelles sont les raisons de votre départ ? 
Jean-Claude Klimanek : « C’est le ras le bol comme beaucoup de directeurs. En tant que directeur, nous avons de plus en plus de responsabilités et de charges. La seule reconnaissance est deux augmentations de 15 €. Nous sommes en grève depuis plusieurs années, sans que cela change. Il y a un vrai malaise par rapport aux équipes. On est comme eux. Nous n’avons pas d’autorité. On doit y arriver avec notre charme et notre conviction. Ce n’est pas suffisant ». 


Quand avez-vous pris votre décision ? 
J-C. K. : « Ça fait deux ans que j’en parle avec l’inspection académique. Et ça ne change rien. Aujourd’hui, je n’ai plus le choix même si j’en ai gros sur le cœur ». 

Quel a été l’élément déclencheur ? 
J-C. K. : « Les conflits avec certains enseignants. Avant, le directeur avait un pouvoir naturel. Ce n’est plus le cas. Or, l’inspection nous demande de faire respecter les programmes et des réunions où certains enseignants ne viennent pas alors qu’elles sont obligatoires. Je ne vois pas actuellement de solution ». 

Pourquoi avoir décidé de devenir remplaçant ? 
J-C. K. : « Je ne veux plus m’impliquer dans une école. Vous savez, je suis rattaché à l’école Camus de Tourcoing où il manque un directeur. On m’a déjà sollicité. Mais je ne veux plus car je suis incapable de faire quelque chose sans m’investir ! » 

Que souhaitez-vous à votre remplaçante ? 
J-C. K. : « Qu’elle arrive à remotiver l’équipe. Certains projets tournent bien, d’autres non. Il faut moins d’individualisme et plus de collectif ». (A. Cl.)  

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Lundi 25 juin 2007 1 25 /06 /Juin /2007 22:42

Qu'est-ce que "Base élèves" ? 

Il s'agit d'un système d'information mis en oeuvre par le ministère de l'Éducation nationale pour aider à la gestion des élèves et au pilotage académique du premier degré. Les informations peuvent être partagées avec les communes et portent sur les effectifs d'élèves et les différentes caractéristiques des écoles maternelles et élémentaires.

Le système d'information envisagé comporte des bases de données partagées entre les différents acteurs : directeurs d'école, mairies, inspecteurs de circonscription, inspecteurs d'académie. Les données concernent les élèves et leurs parcours scolaires (base élèves) et les écoles maternelles et élémentaires (base écoles).

L'expérimentation de la "Base élèves 1er degré" a débuté le 13 décembre 2004 sur un échantillon d'écoles de cinq départements : Essonne, Gironde, Loir-et-Cher, Orne et Puy de Dôme.

Au cours de l'année 2005, d'autres départements ont également démarré l'expérimentation : Hautes-Alpes, Haute-Vienne, Marne, Savoie, Pyrénées-Orientales, Val-de-Marne, puis Alpes Maritimes, Loire, Meurthe et Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Somme, Tarn, Territoire de Belfort, Vienne.

En 2006, se sont ajoutés tous les départements des académies de Toulouse et de Montpellier ainsi que : Bouches du Rhône, Calvados, Charente, Charente Maritime, Dordogne, Doubs, Drôme, Finistère, Haute-Savoie, Haute-Saône, Hauts-de-Seine, Ille-et-Vilaine, Indre, Indre-et-Loire, Loire Atlantique, Lot-et-Garonne, Maine-et-Loire, Manche, Moselle, Oise, Seine Saint-Denis, Seine Maritime, Yvelines.

L'accès aux données nominatives est réservé aux acteurs locaux (directeurs d'école, mairies, inspecteurs de circonscription et inspecteurs d'académie directeurs des services départementaux de l'Éducation nationale), selon des procédures sécurisées.

Les rectorats et l'administration centrale n'ont accès qu'aux données anonymées afin de permettre des suivis statistiques.

La polémique est née des risques liés au fichage centralisé du fait de certains renseignements : nationalité, date d'arrivée en France... Le ministère s'efforce de rassurer les utilisateurs sur le caractère inoffensif et confidentiel de ce fichier. Rien n'y fait : de nombreuses polémiques persistent.
 

Nous reproduisons l'article que publie la CNIL sur son site. Dans ce texte, la CNIL répond à un certain nombre d'interrogations quant à l'accès aux données de "Base élèves".

 

Que contiennent les fichiers d’élèves des écoles maternelles et élémentaires et qui peut y accéder ?

   

 

La CNIL est régulièrement interrogée sur les fichiers des élèves du 1er degré dits « base élèves » mis en œuvre par le Ministère de l’Education nationale. Elle revient donc sur les grandes lignes de ce dispositif.

 

En 2004, le Ministère de l’Education nationale a déclaré à la CNIL la mise en œuvre d’une application informatique à caractère personnel, dénommée "Base élèves 1er degré" pour laquelle un récépissé a été délivré. En effet, depuis la loi d’août 2004 ce type de dispositif n’est plus soumis à l’avis préalable de la CNIL. 

Ce système concerne tous les élèves des écoles maternelles et élémentaires, privées et publiques, y compris ceux recevant une instruction dispensée en dehors de l’école. Il a pour finalité la gestion administrative des élèves (inscription, admission, non fréquentation, répartition dans les classes, suivi des effectifs, suivi de la scolarité), le pilotage pédagogique, le suivi des parcours scolaires de la maternelle à l’entrée en 6ème et l’élaboration de statistiques académiques et nationales. L’inscription scolaire étant obligatoire pour les enfants jusqu’à 16 ans, les parents ne peuvent s’opposer à ce dispositif concernant leur enfant.

Un système identique de gestion et de pilotage, le traitement "Scolarité", existe depuis 1995 pour les élèves du second degré.

La mise en œuvre de la "Base élèves 1er degré" associe plusieurs acteurs, à savoir les directeurs d’écoles, les inspecteurs de l’éducation nationale, les inspecteurs d’académie et les maires, ces derniers étant chargés du contrôle de l’obligation scolaire et de la gestion des inscriptions.

Les maires sont donc habilités à accéder à des données concernant les d’enfants en âge scolaire résidant dans leur commune. Celles-ci sont relatives à l’identité de l'enfant (nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance, adresse) et à celle de son responsable légal (nom, prénom, adresse, téléphone, lien avec l’enfant). Ces informations ne sont pas nouvelles pour les mairies puisque depuis 1991, une norme simplifiée adoptée par la CNIL prévoit la collecte de ces catégories d’informations à leur bénéfice. En revanche, les données relatives à la nationalité, à l’année d’arrivée en France de l’enfant et aux coordonnées de l’employeur des parents ne sont pas transmises aux maires en raison de leur absence de pertinence au regard de leur missions en la matière.

A la lecture de la déclaration, la collecte de l’information sur la nationalité des élèves est destinée uniquement à l’élaboration de statistiques anonymes par le Ministère de l’Education nationale. La CNIL a cependant interrogé le Ministère sur les modalités exactes selon lesquelles cette information est exploitée ainsi que sur la nomenclature des nationalités utilisée.

S’agissant des élèves en difficulté, la déclaration du ministère précise que seuls le directeur de l’école d’affectation de l’élève, l’inspecteur d’académie chargé de circonscription et l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale sont destinataires de l’indication relative à un besoin éducatif particulier des élèves tels que le bénéfice d’un dispositif d’accueil individualisé (PAI), d’assistance pédagogique à domicile (SAPAD) ou d’un dispositif RASED (réseau d’aide aux élèves en difficultés).

Concernant le suivi de la scolarité, seules les données factuelles du cursus scolaire de l’élève sont conservées (école, classe, niveau (9 niveaux), apprentissage suivis) et non les notes ou évaluations de l’élève. 

Le dossier déposé par le Ministère indique que la fiche de renseignements individuels adressée par le directeur d’école aux parents ou à la personne responsable de l’élève porte mention des dispositions de la loi informatique et libertés.

 Dernière modification : 22/06/07

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Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /Juin /2007 15:00

Le SNUipp a été reçu par le ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos. Des désaccords importants sont mis en avant par le syndicat FSU.

Sur le plan pédagogique, "le ministre a rappelé qu'il n'envisageait pas de réforme pédagogique d'ampleur en raison de l'empilement des réformes et des dispositifs existants. A la demande du SNUipp, il a répondu que l'évaluation CM2 n'aura pas de caractère obligatoire à la rentrée 2007 et n'a pas exclu des évolutions de programmes qui remettent en cause les circulaires De Robien".

"Si le ministre de l'Education Nationale se montre ouvert en matière pédagogique, en revanche il confirme des orientations budgétaires inacceptables qui aggravent la situation existante et hypothèquent toute possibilité de transformation de l'école".

Mais ce sont les perspectives budgétaires qui signent le désaccord. "Le ministre a confirmé la mise en place d'un chantier sur le métier d'enseignant qui concernera les professeurs des écoles. Une première réunion aura lieu dès juillet. La discussion a confirmé de fortes divergences sur l'expérimentation des EPEP qui avait suscité une très large opposition. Si le ministre a annoncé qu'il différait la publication du décret et qu'il procèderait à de nouvelles consultations, il n'en a pas moins affirmé sa volonté de mettre en place des EPEP. Le ministre a confirmé que le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite concernera l'Education Nationale. Le SNUipp s'opposera à cette politique de régression de l'emploi public qui ne prend en compte ni l'augmentation du nombre d'élèves en primaire, ni la nécessité d'améliorer et de transformer l'école".

 

Base Elèves

 Évelyne Sire-Marin ex-Présidente du Syndicat de la Magistrature s’inquiète de la mise en place du fichier Base Élève et du dispositif législatif, loi Sarkozy sur la prévention de la délinquance, dans lequel il s’intègre.

Dans une tribune publiée dans la revue Politis (29/03/2007), Évelyne Sire-Marin, magistrate, coprésidente de la Fondation Copernic, s’insurge contre la loi de prévention de la délinquance, qui apporte une réponse pénale à des problèmes relevant de l’urgence sociale.

Dans son article, elle fait référence au logiciel "Base Elèves" actuellement utilisé dans de nombreux départements et en voie de généralisation dans l'ensemble des écoles primaires.

"La Loi prévention de la délinquance étend les techniques de fichage bien au-delà de l’activité policière (1). Elle crée le fichier des allocations familiales et un fichier scolaire, appelé « Base élèves », contenant des données nominatives sur tous les enfants scolarisés dans l’enseignement du premier degré, auquel le maire de la commune aura accès. Dès la rentrée 2007, l’origine des familles, leur date d’arrivée en France et la langue parlée à la maison seront enregistrées (2). Il est à craindre que ces informations, de peu d’intérêt pour la scolarité des enfants, servent dans le cadre de l’expulsion des familles étrangères sans papiers […]. Le maire coordonnera tous ces fichiers, qui seront accessibles au président du conseil général, à l’inspecteur d’académie, au chef d’établissement scolaire, au préfet, et au directeur de la caisse d’allocations familiales. Un « secret partagé » entre l’élu et les travailleurs sociaux est donc institué, permettant au maire d’accéder à des données protégées par le secret professionnel". (Politis 29 mars 2007)

 

 

(1) Il existe déjà 33 fichiers policiers et judiciaires, d’après l’Observatoire national de la délinquance.

 

(2) Voir la rubrique « Big Brother » sur le site : www.ldh-toulon.net

 

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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 23:28
A leur demande, nos collègues et amis du GDID ont été reçus ce mercredi 20 juin 2007 au Palais de l'Elysée par un conseiller du Président Nicolas Sarkozy.
 
Le simple fait d'être reçu par le pouvoir témoigne de la notoriété et de la représentativité acquise en quelques années par le GDID et notamment depuis l'enquête IFOP de septembre 2006 qui a mis en évidence l'adhésion à ses idées de 93 % des directeurs.
 
L'honneur fait au GDID de le recevoir montre également que les plus hautes autorités de ce pays ont pris conscience que les syndicats enseignants ne sont plus en phase avec les directeurs d'école qu'ils ne peuvent plus dignement représenter.
Le GDID, qui avait déjà été appelé à participer aux groupes de travail mis en place par Gilles de Robien, apparaît décidément comme l'interlocuteur indispensable lorsqu'il s'agit d'évoquer le problème de la direction d'école.
 
Nous reproduisons le compte rendu de l'entretien que chacun peut retrouver sur le site du GDID.
 
LE G.D.I.D. RECU A L'ELYSEE !!!
Le mercredi 20 Juin, une délégation du GDID a été reçue à l'Elysée par Mr DE FROMENT, Conseiller à l'Education du Président.
Cette entrevue, suite à notre demande, prouve bien la place et l'ampleur prise par notre association en très peu de temps. La délégation du GDID était composée d'Alain REI ( Roquefort-la-Bédoule / 13), Chantal LAFFONT ( Paris ) et Thierry FABRE ( Marseille )

Alain REI présentait notre association, ses objectifs d'une reconnaissance de la direction d'école et de la création d'un nouveau corps.
L'évolution de la direction d'école en a fait un nouveau métier impliquant pilotage pédagogique, gestion d'équipe, partenariat, lien administratif, relationnel avec parents et communes, etc... Ce nouveau métier doit être reconnu, ses responsabilités clarifiées, ses missions précisées. Cette vision est partagée par plus de 93 % des directeurs d'école.

Chantal LAFFONT évoque la participation du GDID à différentes structures de travail et de réflexion sur la direction d'école, tant avec les ministères précédents qu'avec la représentation nationale (députés et sénateurs). Le GDID, représentant l'immense majorité des directeurs d'écoles, leur permet une expression authentique.

Thierry FABRE souligne l'urgence de sortir d'une situation de conflit permanent et d'entamer un réel dialogue avec les directeurs d'école. Deux grèves administratives successives, plus de 10 ans de conflit, un protocole, des sanctions financières n'ont débouché sur rien, si ce n'est la démission, en 7 ans, de plus de 26 000 directrices et directeurs d'école. Là où ministère comme syndicats enseignants ont privilégié un traitement catégoriel, AVOIR un peu de décharges, un petit peu plus d'indemnités, les directeurs d'école réclament d'ETRE.
Nous pensons que l'urgence est aujourd'hui de définir clairement ce qu'est un directeur d'école, ce que doit être son rôle et ses responsabilités, et de lui donner les moyens d'y faire face.

Mr DE FROMENT précise son champ d'intervention, souligne que le Ministère de l'Education Nationale reste l'interlocuteur privilégié, mais précise tout l'intérêt de la Présidence pour ce dossier, ainsi que pour l'apport réflexif d'une telle rencontre.
Mr DE FROMENT annonce un démarrage rapide d'une vaste consultation organisée par le Ministère sur la redéfinition des métiers d'enseignants. La question de la direction d'école aurait toute sa place dans ce débat.
Cela devrait déboucher sur un "livre vert" de diagnostic partagé, et, début 2008, sur un "livre blanc" de proposition.
La possible redéfinition de la direction d'école ne passerait pas obligatoirement par une nouvelle loi et pourrait relever du simple cadre réglementaire (décrets). Enfin, Mr DE FROMENT souligne que la volonté de répondre au malaise enseignant s'inscrit dans un cadre budgétaire contraint.

Alain revient sur la consultation IFOP de Septembre 2006 et souligne l'attente de milliers de collègues.

Chantal rappelle les capacités du GDID à participer utilement à toute consultation, à y jouer tout notre rôle d'expertise et de proposition. Notre projet de statut est d'ailleurs remis à Mr DE FROMENT.

Thierry revient sur les EPEP (Robien) et sur les projets de réseaux (Darcos / 2003). Cette entrée par la structure école, impliquant des regroupements importants ne nous paraît pas à même de résoudre les problèmes posés.
Si la création d'établissements publics des écoles reste une nécessité, si l'autonomie budgétaire de tels établissements aurait son utilité, cela ne doit pas à nos yeux impliquer des regroupements mettant à mal le lien séculaire entre école et commune. Le GDID propose plutôt de s'appuyer sur les regroupements existants, sur les RPI qui ont fait preuve de leur utilité et de leur capacité à préserver l'Ecole Publique en milieu rural

Mr DE FROMENT souligne l'intérêt de telles remontées du terrain, et pour le ministère, et pour la présidence.

Alain propose un audit de la direction d'école, sous l'égide de l'Inspection Générale, et indique notre souhait d'être associé, en tant qu'association nationale des dirlos, à cette consultation.

Chantal souligne que les différentes législations européennes en matière de direction d'école ont toutes évolué dans le sens des demandes formulées par les directeurs d'école français. Elle revient notamment sur le récent statut accordé aux directeurs d'école en Belgique.

Thierry précise qu'un geste fort viendrait prouver à des milliers de directeurs d'école la volonté d'écoute et de dialogue du gouvernement: la levée des sanctions financières pour cause de grève administrative.

Mr DE FROMENT clôt la réuni­on en remerciant notre délégation des divers échanges et propositions, il souligne que c'est désormais au Ministère de gérer cette question.


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