Quelle heure

Soutiens

Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

3

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante :

http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de droite.

 

Dimanche 18 mai 2008

Un collègue nous a transféré une partie des discussions que l'on retrouve ces derniers jours sur la messagerie IA 59. Nous n'avons retenu que quelques extraits que nous avons regroupés pour une meilleure compréhension. Les inter-titres sont le fait de notre rédaction.
 
Du bon usage de la messagerie...
 
Tout commence par un communiqué du syndicat @venir écoles qui indique pourquoi il ne prend pas part à la grève du 15 mai 2008. Immédiatement, une première réaction fuse. Non pas pour commenter cette prise de position mais pour fustiger l'utilisation de la messagerie. Puis, c'est l'enchaînement...
 
Collègue A :
Bonjour, Pourquoi envoyez-vous un message syndical à partir d'une boite mail d'école ?

Collègue B :
Il y a encore des directeurs qui ont bien du temps pendant la classe !!!

Collègue C :
Bonjour, moi je suis directeur non déchargé, je fais classe d'abord, la direction hors temps de classe et je n'envoie pas de mails ni administratifs, ni de syndicats à 11 h 02 min !
Message envoyé à 6 h 45 et j'attends que les syndicats (tous) défendent mieux les directeurs et directrices.

Réponse du secrétaire du syndicat @venir écoles :
Je suis déchargé à 100 % ; de plus, nous ne possédons pas de bureau particulier pour notre syndicat.
Bien à vous.
 
 
De la représentativité des syndicats...
 
Communiqué d'un délégué du SNUipp 59 qui demande aux directeurs de "diffuser auprès de leurs collègues" la lettre de Gilles Moindrot au Premier ministre.
 
ExtraitComment comprendre, par exemple, que vous souhaitiez « l’existence de syndicats forts et représentatifs » et que les organisations syndicales du premier degré qui représentent plus de 85% des voix aux élections professionnelles soient écartées de toute discussion approfondie au sujet des programmes d'enseignement?

Collègue D :
C'est avec intérêt que j'ai lu le courrier que vous avez envoyé à Monsieur Fillon.
Ce jeudi, je serai gréviste, tout simplement parce que la politique de notre ministre de tutelle va à l'encontre de mes convictions et qu'il existe de graves menaces sur la qualité du service public d'enseignement.

Cependant, un détail me choque. Je vous cite :
" Comment comprendre, par exemple, que vous souhaitiez « l'existence de syndicats forts et représentatifs » et que les organisations syndicales du premier degré qui représentent plus de 85% des voix aux élections professionnelles soient écartées de toute discussion approfondie au sujet des programmes d'enseignement ?". Je suis tout à fait d'accord avec vous. Cependant, vous appliquez les mêmes méthodes que notre ministre quand vous refusez d'écouter les 93 % des directeurs d'école qui réclament un statut.
Il y a dans votre démarche quelque chose qui m'échappe et une certaine incohérence qui me saute aux yeux. C'est avec un intérêt certain que je lirai la réponse à ce courrier.
 
Collègue E :
C
'est pour ma part bien envoyé et je prône le fait que la responsabilité de la direction d'école mérite une bien meilleure attention de tous car il s'en faut de peu que nombre d'entre nous se lasse...

Collègue F :
On fait dire ce que l'on veut aux chiffres...
Pour arriver à "plus de 85 % des voix", le SNUipp comptabilise les suffrages obtenus par les 4 premiers syndicats du premier degré :

   SNUipp               45.05 %
   SE-UNSA            24.56 %
   FO                         7.79 %
   SGEN                    7.74 %

   Total                    85.14 %

Or, en 2005, le taux de participation était de 61.22 % (en recul de 5.68 % par rapport aux élections précédentes de 2002).
85,14 % (de voix) sur 61,22 % (de votants) ça ne représente que 52,12 % des enseignants du 1er degré...
52 %, pas mal... oui, mais à peine plus de 1 enseignant sur 2... pour l'ensemble des 4 syndicats arrivés en tête, c'est peu. Et, on est loin des 85 % !!!


Collègue G :
Lors d'une élection, politique ou syndicale, on calcule la représentativité sur 100% des gens qui se sont exprimés ...
Ceux qui ne votent pas ou s'abstiennent prennent la responsabilité de leur "non-expression".
Sauf à ce que les règles électorales de notre pays aient été récemment modifiées, notre système démocratique actuel est fondé sur ce principe.
Et je suis pourtant loin de partager les points de vue du SNUIPP !!!

  
Réponse du délégué du SNUipp :
Le document que le SNUipp vous a envoyé est un courrier UNITAIRE (dommage que le SNU soit le seul ou presque à l'avoir transmis aux collègues, d'où l'erreur de jugement que vous semblez faire). Le SNU ne trompe personne en avançant  85% des voix : le 85 représente bien tous les syndicats signataires et le 85% des voix, ça dit juste ce que ça veut dire : 85% des exprimés. Il n'y a là pas tromperie sur la marchandise...

Par contre, sur la participation, je suis bien d'accord, elle est en baisse : c'est mécanique depuis que le vote individuel par correspondance a été mis en place : avant on votait dans toutes écoles (ou presque), ça prenait 10 minutes au directeur (+ le temps pour poster l'enveloppe) et la participation était énorme.

Depuis, à chaque élection, le vote par correspondance s'étend (chacun reçoit le matériel de vote chez lui, le pose, le jette par erreur, se dit qu'il a le temps et puis oublie, ne reçoit rien et ne le dit pas, etc.) et l'abstention gagne. Pensez aux élections "CAMIF" ou "MGEN" : plus près des 15 % les bonnes années !!
Moins il y a de votants, tant que le quorum est atteint, et plus nos dirigeants sont contents... Ils ont face à eux des organisations affaiblies.

Faut-il leur jeter la pierre ou plutôt tout faire pour que nos collègues participent (pour qui ils veulent) à ces élections pour faire élire leurs délégués du personnel ?
 
 
De l'utilité d'un statut pour les directeurs...
 
Le même délégué du SNUipp ajoute un post-scriptum à son message :
PS : concernant le statut, étudiez celui des chefs d'établissement, le seul qui pourrait nous être appliqué : pour moi, c'est non. Quant à penser que ce gouvernement (ou tout autre d'ailleurs) pourrait nous accorder "tous les avantages" d'un statut "sans contrepartie" : qui peut sérieusement le croire ?
Du temps, de la considération, des moyens (pas que financiers) : alors là, tout à fait d'accord. Mais c'est ensemble qu'il faut l'exiger, et comme tous nos collègues qui écrivent "moi je suis enseignant d'abord, la direction ça vient après", alors c'est tous ensemble, adjoints et "enseignants directeurs" que nous devons faire avancer ce dossier qui n'a que trop duré.
Si nous étions à la recherche de voix (voir plus haut), je ne dis pas "par démagogie" parce que je respecte tous mes collègues qui pensent tous honnêtement qu'un statut pourrait régler nos problèmes, il nous serait facile de dire "nous voulons un statut", sans argumenter.
Rappelez-vous le "samedi matin" : en début d'année, 75% des enseignants étaient POUR la suppression du samedi matin. Le SNUipp a exigé la mise en place de rencontres avec le ministère, a travaillé à expliquer, à argumenter.
En mars de cette année, 78% des enseignants étaient CONTRE la signature du protocole ! La FCPE qui était pour vient de voter contre en Congrès.
Dommage que d'autres aient signé quand même.
 
Collègue H :
Lorsque je lis :
"moi je suis enseignant d'abord, la direction ça vient après", je me dis que le combat de la considération n'est pas gagné d'avance : pouvons-nous réclamer une quelconque reconnaissance de notre fonction si nous ne la respectons pas nous-même! Enseignant, bien sûr, et AUSSI, EN PLUS (et pas après !), directrice ou directeur. Et tous autant que nous sommes savons bien ce que nous coûte ce PLUS, en temps, en débauche d'énergie...
 
Réponse du délégué du SNUipp :

Tu as raison, je me suis mal expliqué.
Je voulais dire que je suis enseignant d'abord parce que répondre au téléphone durant la classe : non. Je prends le téléphone, je vais en réunion, je fais la paperasse après la classe (en terme de temps, pas de priorité)

                                                                Retour à la page d'accueil

par Les directeurs en lutte publié dans : Analyses
ajouter un commentaire commentaires (13)    recommander
Lundi 12 mai 2008



Une grande « révolution » est annoncée dans l’organisation et la gestion de la fonction publique. En effet, La France a décidé de « moderniser » sa fonction publique, et c’est un grand changement par rapport à la donne du début des années quatre-vingt (le statut actuel date de 1983-1984), cette modernisation devra s’opérer dans un cadre européen.

Cette réforme d’une ampleur sans précédent devrait nous concerner au premier chef. Réclamant avec insistance un statut particulier, nous souhaitons naturellement que cette reconnaissance aille jusqu’à la création d’un corps de directeurs d’école. Or, la réforme envisagée va, non seulement à l’encontre de la création de nouveaux statuts mais elle s’inscrit dans la refonte des statuts existants.

 

Quelques rappels utiles…

 

LE STATUT ET LA CARRIÈRE DES FONCTIONNAIRES

Du point de vue juridique, les fonctionnaires se distinguent des autres salariés par le fait que les différentes étapes de leur carrière professionnelle relèvent de règles spéciales, dérogeant au droit du travail, et fixées par le statut de la fonction publique.

Cette association des métiers du service public et d’un statut dérogatoire est solidement ancrée dans notre histoire, puisque, dès avant la Révolution jusqu’à l’arrivée au pouvoir de la gauche en 1981, la Loi n’a cessé de faire évoluer les textes qui régissent les fonctionnaires.

La singularité de la situation des fonctionnaires par rapport aux autres salariés tient donc à la fois aux règles spécifiques qui leur sont applicables et au fait que ces règles ne sont pas fixées par un contrat mais prévues par la loi ou par des actes réglementaires. La prééminence de la loi dans la fixation du droit applicable aux fonctionnaires résulte d’ailleurs de la Constitution elle-même, qui prévoit que « la loi fixe les règles concernant les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l’État ». Les fonctionnaires ne négocient donc pas avec leur employeur les conditions de leur activité professionnelle, mais doivent se conformer aux statuts que fixent le législateur et le pouvoir réglementaire.

 

LA PLURALITÉ DES STATUTS

Plusieurs professions bénéficient donc de statuts autonomes, ce qui signifie qu’elles ne sont pas régies par les dispositions du statut général, mais soumises à des règles propres (militaires, magistrats de l’ordre judiciaire…).

D’autres, et c’est la grande majorité des cas, relèvent de statuts particuliers prévus par le statut général.

 

LES ÉLÉMENTS FONDAMENTAUX DE LA CARRIÈRE DES FONCTIONNAIRES

Le corps regroupe l’ensemble des fonctionnaires soumis au même statut particulier.

Chaque corps comprend plusieurs grades auxquels correspond un indice déterminant le traitement, c’est-à-dire la part fixe de la rémunération. Le statut particulier fixe la hiérarchie des grades dans chaque corps, le nombre d’échelons dans chaque grade, les règles d’avancement d’échelon et de promotion au grade supérieur.

Dans la fonction publique de l’État, le nombre de corps, qui, à l’origine (1946), était d’une centaine, a culminé à la fin des années quatre-vingt dix aux environs de 1 500, pour diminuer fortement, à un peu plus de 500, en 2007, auxquels il faut ajouter 150 statuts d’emplois, soit environ 700 «unités statutaires». Les différences d’effectifs entre les corps sont considérables, depuis les 300 000 professeurs des écoles jusqu’aux 24 greffiers chefs de service et greffiers de chambre de la cour des comptes. Une trentaine de corps comptent moins de dix membres.

 

Les recommandations faites au gouvernement…

 

Objectifs à atteindre :

 - Refonder et simplifier l’organisation statutaire générale

 - Construire une fonction publique de métiers

 - Remplacer les 700 unités statutaires de la fonction publique de l’Etat par une cinquantaine de cadres statutaires regroupés en sept filières professionnelles

 - Faciliter les voies de passage entre statut et contrat

 

La multiplication des corps et des statuts d’emplois a conduit à la confusion du grade et de l’emploi, à la rigidification des carrières, à freiner la réduction de la mobilité, enfin à l’accroissement des coûts de gestion. Le corporatisme qui en est résulté est une cause majeure du blocage des réformes de l’administration depuis 20 ans : chacun, et parfois au plus haut niveau, dépense plus d’énergie à défendre son «pré carré» qu’à construire l’avenir.

L’instauration, dans de nombreuses administrations, en lieu et place de la participation, principe qui avait inspiré le statut de 1946, d’une «cogestion de fait» entre les employeurs et les syndicats, qui parfois ne le demandaient pas, a débouché sur une gestion uniforme et administrative des carrières de la plupart des agents, se limitant trop souvent à l’application de textes ou de barèmes de plus en plus complexes. Ce système n’est satisfaisant ni pour les organisations syndicales auxquelles on demande d’assumer des responsabilités qui ne relèvent pas de leurs missions, ni pour les administrations qui s’exonèrent ainsi facilement de leurs propres responsabilités.

 

REFONDER ET SIMPLIFIER L’ORGANISATION STATUTAIRE GÉNÉRALE POUR CONSTRUIRE UNE FONCTION PUBLIQUE DE MÉTIERS

Pour atteindre les objectifs, il convient de mettre en place ce qu’on appellera une « fonction publique de métiers ». Le métier est, en effet, au croisement, d’une part, d’une qualification professionnelle (définie par son niveau et son domaine) qui doit devenir le critère de recrutement des agents publics dans un grade donné, et, d’autre part, de l’emploi, c’est-à-dire de la fonction qu’occupera l’agent après son recrutement. Autrement dit, l’agent sera recruté pour exercer une famille de métiers demandant un certain type et un certain niveau de qualification, mais il sera amené à les exercer dans plusieurs administrations et, dans le cadre d’un parcours professionnel diversifié, il verra ses activités évoluer, grâce notamment à la formation et à la promotion.

 

La notion de corps n’a plus de signification. Tels qu’ils sont définis aujourd’hui, les corps, dans leur grande majorité, ne correspondent plus à un critère opérationnel permettant aux employeurs publics de gérer efficacement et équitablement leurs agents.

Ainsi, la notion de corps ne recouvre ni la notion de métiers – on compte environ 700 unités statutaires (corps ou statuts d’emplois) pour un peu plus de 200 métiers (selon le répertoire interministériel des métiers de la fonction publique de l’État) – ni celle de niveau hiérarchique ou de grille de rémunération, pas plus que celle d’employeur ou de formation initiale. D’ailleurs, différents métiers peuvent être exercés par les agents d’un même corps et un même métier peut être exercé par les agents de plusieurs corps. La notion de corps ne correspond donc plus qu’à un cadre juridique sans véritable pertinence fonctionnelle, ceci au préjudice tant des agents que du bon fonctionnement de l’administration (sauf pour certains corps qui restent très identifiés à l’exercice d’un métier comme ceux de la police nationale ou de l’enseignement).

 

La structuration par corps aboutit à un système très complexe et coûteux à gérer

Pour chaque corps ou statut d’emplois, l’administration est en effet tenue d’élaborer et de mettre à jour un corpus de textes statutaires, de constituer, au travers d’élections, des CAP et de les réunir plusieurs fois par an. L’élaboration de régimes indemnitaires propres à chaque corps est également très complexe. C’est parfois l’existence même d’une administration qui résulte de l’existence d’un corps. Par ailleurs, les dispositifs de contournement des blocages ont échoué : ainsi les statuts d’emplois, censés apporter une réponse aux spécificités de certains postes, notamment d’encadrement, ont accentué la complexité du système sans vraiment répondre aux objectifs qui avaient justifié leur création.

 

Réduire le « déterminisme » lié au statut de l’agent et simplifier l’organisation statutaire de la fonction publique de l’État

En lieu et place des quelque 700 unités statutaires actuelles de l'Etat (plus de 500 corps et environ 150 statuts d’emplois) relevant du statut général (c’est-à-dire hors militaires, magistrats judiciaires et agents des assemblées parlementaires), il est proposé de mettre en place un nombre restreint de « cadres statutaires » regroupés en quelques grandes filières professionnelles. Les actuels corps seraient fusionnés pour constituer ces nouveaux cadres statutaires. Les statuts d’emplois seraient supprimés. Chaque cadre serait doté d’un statut pris par décret.

Il est possible d’identifier sept filières professionnelles : filière d’administration générale ; filière financière et fiscale ; filière sociale ; filière de l’éducation et de la recherche ; filière culturelle ; filière technique ; filière de la sécurité.

Comme dans la fonction publique territoriale, le concept de filière professionnelle n’aurait pas de portée juridique. Un décret unique pourrait fixer les statuts de l’ensemble des cadres statutaires de chaque filière.

Les agents des cadres statutaires de l'ensemble des filières professionnelles auraient vocation à exercer leurs fonctions dans toutes les administrations (même si la correspondance entre certains cadres statutaires et certaines administrations serait plus marquée : tel est notamment le cas pour la filière de l'éducation). En effet, contrairement aux corps actuels qui sont, en général, liés à un ministère donné, un cadre statutaire correspondrait, on l'a dit, à un ensemble de qualifications et de métiers pouvant être exercés dans l'ensemble des administrations.

 

On le voit, les réformes à venir nous permettent de dire, sans crainte de nous tromper, que la création du corps des directeurs d’école est hautement improbable. Tout laisse à penser que les personnels de direction seront regroupés à l’intérieur du métier de l’éducation et de la recherche. Il nous appartient de ne pas rater le train de cette réforme. Il convient dès à présent de réfléchir à la définition de notre métier à l’aune des nouvelles dispositions qui vont régir la fonction publique.


                                                                                           Retour à la page d'accueil

par Les directeurs en lutte publié dans : Analyses
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Vendredi 9 mai 2008




D’après le décret relatif aux services des personnels des écoles, les enseignants consacreront «24 heures hebdomadaires d’enseignement à tous les élèves et 3 heures en moyenne annuelle, soit 108 heures à des activités se répartissant» selon quatre modalités.

 - 60 heures annuelles seront dévolues «à des actions directes auprès des élèves concernés et au temps d’organisation correspondant».

 - 24 heures annuelles seront consacrées aux travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents, à l’élaboration et au suivi des PPS pour les élèves handicapés.

 - 18 heures seront pour l’animation pédagogique mais aussi pour de la formation qui intègre ce temps.
 - 6 heures concerneront «la participation aux conseils d’école obligatoires».

 

Mais pour l'organisation concrète de la semaine scolaire, "de fortes interrogations demeurent quant à la façon d’utiliser les 60 heures annuelles destinées aux enfants en difficultés après le temps de classe pour tous". Selon le SNUipp, les inspecteurs d'académie "naviguent à vue".

Dans la Somme : 54 heures d’aides directes et 6 heures pour l’organisation (dont 2 heures hebdomadaires de prise en charge élève obligatoire après les vacances de la Toussaint).

Dans la Nièvre : 40 heures d’aides et 20 heures pour la préparation.

 
Autre casse-tête : Où placer ces heures dans le calendrier de la semaine ? Après la journée de classe ? Le mercredi matin ? Sur le temps de la pause méridienne ?

A Paris, deux possibilités sont retenues : 3 fois 40 minutes sur 30 semaines sur le seul temps du midi ou sur le mercredi matin en cas d’accord des équipes. Cependant, dans ce dernier cas, l’adjoint au maire chargé des affaires scolaires affirme que la mairie ne s’engagerait pas sur la mise en place d’heures scolaires le mercredi. D’autres IA n’ont pas encore entamé ou communiqué leurs orientations aux écoles.
 
Une impréparation inquiétante
alors que IA et IEN n’ont plus que quelques semaines pour arrêter et valider les organisations dans les écoles.

Retour à la page d'accueil

par Les directeurs en lutte publié dans : Analyses
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mercredi 7 mai 2008

 

Manque de concertation ou partage des rôles ? On ne sait. Toujours est-il que simultanément, la direction nationale du SNUipp donne l’impression de s’intéresser au sort des directeurs (cf article précédent) alors que l’équipe départementale du 82 attaque bille en tête les directeurs d’école par le biais de ceux qui portent leur voix puisque les syndicats ne le font pas.

A lire le SNUipp 82, émettre une idée différente de celle du SNUipp sur le métier de directeur suffit à être considéré comme un affreux suppôt du gouvernement. Il n’existerait, selon le SNUipp 82, qu’une vision correcte du fonctionnement de l’école : la sienne ! Autrement dit, la fonction de directeur d’école est vouée à l’immobilisme et ne peut évoluer alors même les responsabilités et les missions du directeur d’école ne cessent de croître et de s’alourdir.

Que le SNUipp 82 se donne la peine de lire tous nos articles et il verra que nous ne sommes pas tendres envers les différents ministres de l’Education nationale.

 

Une inexactitude : « les sites Directeurs en lutte et GDID lancent une consultation ». Notre site n’a participé en rien à cette consultation qui est le fruit du travail du GDID. Nous avons toujours pris soin de le préciser dans nos articles. Nous n’avons pas pour habitude de nous attribuer la paternité des actions de nos collègues.

 

Une absurdité : « Qui trouve-t-on derrière les sites Directeurs en lutte ou Dirlo/GDID ? »

« Le site directeurs en lutte, qui est à l’origine avec le GDID du sondage sur un statut de la direction, propose deux liens vers deux syndicats. Ces deux syndicats sont le SNE / CSEN et le SCENRAC-CFTC ».

Sur notre site, divers liens renvoient vers des acteurs favorables au statut que nous réclamons de toutes nos forces. Ainsi, un lien envoie vers la liste des parlementaires ayant manifesté leur désir de voir la direction d’école reconnue par un statut. On y trouve sensiblement autant de députés de gauche que de droite.

D’autres liens renvoient vers des sites favorables au statut du directeur : le GDID national et ses 10 sites départementaux. D’autres liens également vers deux syndicats favorables au statut du directeur (le SNE-CSEN et le SCENRAC-CFTC).

Le site « directeurs en lutte » n’a jamais fait état dans ses articles du moindre prosélytisme à l’égard de ces deux syndicats. Le SNUipp 82 serait bien en peine d’en trouver trace sur le site. Nous n’avons fait que souligner le trait commun qui est de se montrer favorable à un statut de directeur.

Une lecture attentive de notre site devrait suffire à convaincre les responsables du SNUipp 82 que nous n’analysons que les prises de position syndicales qui concernent les directeurs. Nous ne faisons que dénoncer le refus des syndicats majoritaires de prendre en compte les intérêts des directeurs d’école. Nous refusons de nous immiscer dans les autres aspects syndicaux. Nous gardons toujours à l’esprit l’objectif de notre implication dans ce débat. Il ne s’agit donc pas « d’antisyndicalisme primaire » comme certains voudraient le faire croire pour décrédibiliser notre action.

Profitons, d'ailleurs, de cet article pour réaffirmer, une nouvelle fois, notre totale indépendance à l’égard des partis politiques et des organisations syndicales.

Par la même occasion, nous tenons à redire que nous sommes également totalement indépendants du GDID même si nous sommes assurément proches de ses idées.

Enfin, rappelons que nous ne sommes pas une association mais un site d’information, de réflexion et d’analyse.

Sur le fond, le SNUipp 82 met en cause les résultats de la consultation IFOP – GDID sur un point essentiel : la question sur le statut. Si 93 % des directeurs y ont répondu favorablement, c’est que la question était orientée et qu’elle n’impliquait pas de réponse différente… Critique classique.

Si le SNUipp est convaincu de ce qu’il avance, il lui est facile de chercher à le vérifier. Il lui suffit de commander une nouvelle consultation des directeurs et de leur poser clairement la question. Les instituts de sondage ne manquent pas sur la place publique. Ce que le GDID a fait, le SNUipp peut le faire.

 

Quant à la conclusion du SNUipp 82 : « En clair, on trouve derrière ces sites, un syndicat de droite et un syndicat qui regroupe sans doute pas mal de directeurs des écoles ... confessionnelles.

Les directeurs des écoles … publiques peuvent avoir confiance ! », qu’en dire pour ne pas être blessant ? Disons… qu’elle montre que le SNUipp 82 a toujours le mot pour rire…

Retour à la page d'accueil

par Les directeurs en lutte publié dans : Position des syndicats
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mardi 6 mai 2008




Marie-Hélène Colovos, directrice (Le Touquet 62), nous fait part de son irritation devant la situation créée par la mise en place de stages filés pour assurer les décharges. Elle est une victime "collatérale", comme beaucoup d'autres collègues, de la signature du protocole en 2006. A maintes reprises, nous avons dénoncé, dans ces colonnes, les conséquences de l'engagement précipité du SE-Unsa.
Nous reproduisons le courrier que nous adresse Marie-Hélène ainsi que sa lettre à l'IA 62.
 

Déchargée par un PE2 en stage filé, je n'ai pas eu de décharge durant trois semaines fin janvier, et cela va recommencer pour les trois semaines qui viennent.

La secrétaire de mon IEN me dit qu'elle ne peut rien faire, et à l'IUFM, on me dit que nous n'avions qu’à pas signer, qu'on s'est bien fait avoir...

Alors j'ai encore pris ma plume, enfin plutôt mon clavier, et vous trouverez ci-joint le courrier que j'ai fait parvenir à mon IA sous-couvert de l'IEN. (il parraît que c'est pas bien d'écrire au ministre directement sans passer par la voie hiérarchique, ils étaient pas contents la dernière fois).
Si d'autres directeurs en faisaient autant, et que les syndicats nous soutenaient, alors, peut-être … Marie-Hélène Colovos.

 
Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

 

Je fais partie des directeurs d’école déchargés par des PE2 en stage filé.

Comme vous le savez, ces jeunes enseignants en formation effectuent leur stage dans nos écoles à raison de trente journées par an, alors que la décharge administrative des directeurs concernés devrait être de trente-six journées.

Vous nous avez promis qu’aucun directeur ne serait lésé, et que les six journées de décharge manquantes seraient assurées par des remplaçants.

Je me suis donc adressée à mon Inspection de circonscription, qui malgré toute sa bonne volonté est dans l’incapacité d’honorer cette parole, faute de personnel de remplacement.

Personne ne semble beaucoup s’inquiéter de cet état de fait, c’est pourquoi j’ai décidé de rédiger ce courrier.

L’an passé les directeurs d’école qui n’avaient pas renvoyé l’enquête 19 ont eu un retrait sur salaire pour service non fait d’environ 90 euros.

Il serait juste, cette année, que l’Education Nationale dédommage les directeurs dont la décharge ne sera pas complète, de la même manière, 90 euros par jour, pour service de l’administration non fait, ou rémunère ces 36 heures en heures supplémentaires.

Je pense que mes collègues directeurs seraient réconfortés de voir enfin leurs conditions de travail prises en compte, et pourquoi pas, de voir payées ces six journées de travail qu’ils vont devoir effectuer en dehors du temps scolaire si les décharges ne sont pas assurées par vos services.

Je sollicite votre bienveillance afin de trouver la meilleure solution pour nous venir en aide, et je vous prie d’agréer, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, mes très respectueuses salutations.

                                                                                                          Marie-Hélène Colovos.


Retour à la page d'accueil

par Les directeurs en lutte publié dans : Analyses
ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus